Manifestation interdite ou autorisée : comment ça marche ?
Contrairement aux rassemblements violents du week-end dernier, une manifestation pro-palestinienne est autorisée mercredi soir à Paris. Des sources policières en expliquent les raisons.
Comment s'y retrouver ? Certaines manifs pro-palestiniennes comme celles de ce week-end à Paris et Sarcelles sont interdites alors que d'autres sont autorisées par le gouvernement.
Pourquoi ? L'interrogation, légitime, se pose. Certains dirigeants de l'UMP ou du PS ont critiqué cette contradiction apparente. La contradiction est apparente en effet puisque lorsque l'on penche sur la question en interrogeant les responsables des forces de l'ordre, les raisons des décisions prises sont plus limpides.
- Quand interdire une manifestation ?
Après les violences qui ont suivi les manifestations pro-palestiniennes de Paris et Sarcelles, des policiers assurent que malgré les critiques, l'interdiction reste le meilleur moyen de limiter les débordements. Les décisions d'interdiction sont "à chaque fois motivées par de réelles raisons de troubles, ce ne sont pas des décisions prises au doigt mouillé", explique un haut fonctionnaire. Par exemple, pour la manifestation interdite samedi à Barbès, les services de renseignement de la préfecture de police de Paris (avaient prévu plus de 10.000 personnes en cas d'autorisation, une masse bien plus difficile à gérer pour les policiers.
C'est également le point de vue d'une source dans l'entourage de Manuel Valls qui justifie aussi le cantonnement des manifestants : "même si cela reste difficile, c'est quand même plus facile d'assurer l'ordre dans un espace délimité que sur un dispositif mouvant qui passe par des endroits sensibles". Les éléments recueillis par les services de renseignement "sont essentiels à la prise de décision pour les interdictions", explique une source policière pour qui "il ne s'agit pas d'interdire une expression politique quelle qu'elle soit, mais bien d'éviter des troubles qui, quoi qu'on en dise, auraient été bien plus importants en cas de non-interdiction".
"La différence avec les politiques, c'est que nous, nous savons qui va se rendre à ces rassemblements, via les services de renseignements, explique Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie officiers, 2e syndicat d'officiers de police. Et quand on sait que ce sont des casseurs, des radicaux violents qui vont venir, il est évident qu'il faut l'interdire, c'est du bon sens". Surtout, l'une des priorités des autorités policières était d'éviter tout affrontement inter-communautaire, après les dérapages d'une première manifestation pro-palestinienne le 13 juillet, où des heurts avaient eu lieu devant deux synagogues. "Grâce à l'encadrement policier, au final, il n'y a pas eu d'attaque de synagogue ou de juifs ou de musulmans tabassés. Ce n'est pas rien vu le contexte", résume un haut fonctionnaire policier.
- Quand autoriser une manifestation ?
Après force renseignements, la préfecture autorise une manifestation si les organisateurs lui inspirent confiance, aussi bien en termes d'organisation que de mots d'ordre. Ainsi, la manifestation, prévue mercredi à 18h30 de la place Denfert-Rochereau jusqu'aux Invalides, est autorisée car elle est organisée par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, qui regroupe des associations, syndicats et partis politiques. Samedi dernier au contraire, les organisateurs de la manif interdite, le Parti des indigènes de la République (PIR) et le Mouvement des jeunes Palestiniens (PYM-France) notamment, n'avaient pas de service d'ordre aguerri et n'avaient pas appelé clairement à la dispersion la semaine précédente, entraînant des incidents rue de la Roquette.
L'autorisation de la manifestation est une "juste victoire pour la démocratie et la liberté d'expression qui a été mise à mal par le gouvernement", a commenté Taoufiq Tahani, président de l'Association France Palestine solidarité (AFPS). Son association a organisé plus de 250 manifestations à travers toute la France sans incident.
Si l'accord pour la manif de mercredi a été donné, c'est aussi parce qu'elle sera encadrée par les services d'ordre de quatre organisations : CGT, NPA, Parti de gauche et Parti communiste français, a-t-il précisé. Certes, la CGT a fait savoir que son service d'ordre serait responsable de son cortège et non de l'ensemble du rassemblement. Mais la centrale syndicale a laissé entendre que des « gros bras » encadreraient bel et bien le carré de tête de la manifestation.
Certains élus socialistes participent aussi aux manifestations de mercredi .
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L'ONU lance une enquête sur l'offensive israélienne à Gaza
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a lancé mercredi une commission internationale d'urgence pour enquêter sur «toutes les violations» qui auraient été commises dans le cadre de l'offensive israélienne à Gaza, où plus de 670 Palestiniens ont été tués.
Une résolution en ce sens, déposée par la Palestine, a été adoptée par 29 voix pour, 17, 1 voix contre (les États-Unis) et 17 abstentions.
La haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, avait appelé plus tôt à une enquête sur l'offensive, et avait dénoncé aussi les attaques indiscriminées menées par le Hamas contre des zones civiles.
Citant des récents exemples de destructions de maisons, et de civils tués, dont des enfants, dans la bande de Gaza, Mme Pillay, qui participe à une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur l'offensive israélienne, indique qu'il y a «une forte possibilité que le droit international humanitaire ait été violé, d'une manière qui pourrait constituer des crimes de guerre» et avait demandé une enquête sur chacun de ces incidents.
Elle souligne également qu'«une fois de plus, les principes de distinctions et de précaution ne sont pas clairement respectés durant les attaques indiscriminées menées contre des zones civiles par le Hamas et d'autres groupes palestiniens armés».
L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »
Mme Pillay a fait son intervention devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, en réunion d'urgence mercredi à Genève, à la demande de la Palestine et des pays arabes, pour exiger le respect du droit international dans les territoires palestiniens occupés.
Un projet de résolution est sur la table des participants. Le texte, qui sera soumis à approbation aux participants de la réunion, condamne «avec la plus grande fermeté les violations massives et systématiques des droits de l'homme découlant des opérations militaires israéliennes dans les territoires palestiniens occupés depuis le 13 juin en particulier l'offensive israélienne à Gaza».
Le texte recommande aussi que la Suisse, comme État dépositaire des Conventions de Genève, convoque rapidement la conférence des États parties à la 4e convention de Genève pour décider des mesures à prendre pour que la convention, un texte essentiel du droit humanitaire, soit appliquée dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est.
Les pays européens et les États-Unis n'ont pas soutenu la convocation de la réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme mercredi à Genève.
La France s’abstiendra mercredi au cours du vote d’une résolution déposée par la Palestine devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, réclamant la protection internationale des Palestiniens et une enquête sur l’offensive israélienne, a annoncé le chef de la diplomatie française.
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Gaza, champ d’expérimentation de nouvelles armes ? Israël utiliserait le DIME, une arme non conventionnelle
Les révélations en exclusivité de l’Humanité, dans son édition de dimanche dernier, faites par un praticien norvégien, professeur à Oslo, Erik Fosse, un chirurgien faisant partie de l’équipe de chirurgiens qui travaillent et opèrent à l’hôpital Al-Chifa de Gaza City, sont de matière à l’ouverture d’une enquête internationale, devant traduire devant le TPI, pour crimes contre l’humanité.
L’actualité de ces derniers jours fait état en effet de l’utilisation par l’État hébreu de bombes Dime (Dense Inert Metal Explosive), qui sont tirées par des drones de l’armée israélienne sur des civils palestiniens, comme cela a été le cas au Liban-Sud en 2006 et à Gaza, lors de l’offensive menée fin 2008, début 2009.
Cette arme redoutable a été mise au point au début des années 2000 par les laboratoires de l’US Air Force.
Le Dime est une munition à base d’une enveloppe en fibres de carbone contenant un explosif mélangé à un alliage de métaux lourds et de poudre de tungstène avec du cobalt, du nickel ou du fer. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Le Dime provoque des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (le derme, les muscles et les os).
Une arme particulièrement utilisée lors des guerres asymétriques officiellement pour éviter les dommages collatéraux. Une arme qui n’est pas interdite, mais dont les effets sont atroces. Erik Fosse n’en est pas à sa première dénonciation.
Lors de l’offensive “Plomb durci” en 2008-2009, il avait courageusement dénoncé l’utilisation du Dime. Les médecins norvégiens Eric Fosse et Mads Gilbert, qui travaillaient à Gaza à l’époque avec les équipes palestiniennes, ont fait état de lésions qu’ils n’avaient jamais vues auparavant, qui prouvaient que les Israéliens avaient utilisé et testé de nouvelles armes ainsi que du phosphore blanc dans des endroits très peuplés. En plus des graves brûlures, il y avait un nombre anormalement élevé d’infirmes et de gens qui avaient perdu un membre parmi les blessés.
En sus des explosifs à métal dense inerte (Dime), des sources ont fait état de bombes au phosphore blanc qui contiennent des substances chimiques imprégnées dans des petites bandes de feutre qui se dispersent sur un rayon de 100 m quand la bombe explose dans les airs.
Les bombes à uranium appauvri ont été utilisées pour attaquer des grands bâtiments, pas des tanks. Enfin, les Israéliens ont été accusés d’utiliser des armes thermobariques dans les tunnels de la frontière égyptienne. Et d’autres, qui sont encore tenues secrètes…
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Chiến dịch đẫm máu của Israel tại Gaza bị tố cáo là tội ác chống nhân loại
Chiến dịch tấn công vào dải Gaza của Israel hôm nay 23/07/2014 bước qua ngày thứ 16. Trước con số người chết gần lên đến 700 người, đại đa số là thường dân Palestine vô tội, áp lực quốc tế trên quốc gia Do Thái càng lúc càng tăng. Vấn đề tội ác chiến tranh, thậm chí tội ác chống nhân loại đã được chính thức gợi lên, đặc biệt nhắm vào Israel.
Nhân một cuộc họp đặc biệt của Hội đồng Nhân quyền Liên Hiệp Quốc tại Genève, Ngoại trưởng Palestine đã cáo buộc Israel phạm tội ác chống nhân loại trong chiến dịch tấn công Gaza. Theo ông Riad Malki : « Israel đang phạm vào tội ác ghê tởm. Israel phá hủy hoàn toàn các khu dân cư... Những gì Israel đang làm (...), là một tội ác chống lại loài người… (và) vi phạm các Công ước Genève ».
Lãnh đạo ngành ngoại giao của chính quyền Palestine báo động : « Từ 16 ngày qua, Israel đã nhắm vào trẻ em, phụ nữ, người già, và tước đi quyền được sống của họ thông qua các vụ pháo kích. Cũng có chiến dịch xâm lược trên bộ (...) và điều này sẽ kéo theo các tội ác chống lại thường dân Palestine, sẽ kéo theo những vụ cố tình sát hại thường dân. »
Tuyên bố của Ngoại trưởng Palestine đã được nhiều đại sứ có mặt vỗ tay hoan nghênh.
Về phần mình, đại diện Israel tại Hội đồng Nhân quyền, Eviatar Manor, đã cáo buộc lực lượng Hồi giáo Hamas phạm vào « tội ác chiến tranh » khi pháo kích vào thường dân, xây dựng đường hầm để tấn công các ngôi làng, và giấu đạn dược trong các trường học. Do đó, đại diện Israel lập luận : Chính Hamas phải chịu trách nhiệm hoàn toàn về việc người Palestine bị thiệt mạng ở Gaza.
Theo hãng tin Pháp AFP, nếu cộng đồng quốc tế đều tố cáo các vụ pháo kích của phong trào Hồi giáo Hamas vào Israel, thì những lời chỉ trích Israel gây quá nhiều tổn thất nhân mạng tại dải Gaza, chủ yếu là dân thường, cũng vang lên ngày càng nhiều.
Cao ủy Nhân quyền Liên Hiệp Quốc Navi Pillay đã ghi nhận « khả năng rất lớn là luật nhân đạo quốc tế đã bị vi phạm, theo một cách thức mà có thể bị coi là tội ác chiến tranh ».
Ngoại trưởng Pháp Laurent Fabius hôm qua cũng cho rằng số lượng to lớn của thường dân Palestine bị thiệt mạng là « một điều mà không ai có thể chấp nhận được. »
Hội đồng Nhân quyền Liên Hiệp Quốc tổ chức một cuộc họp đặc biệt vào hôm nay để xem xét một dự thảo nghị quyết do Palestine đệ trình, kêu gọi quốc tế bảo vệ người Palestine và khẩn cấp mở một cuộc điều tra về cuộc tấn công Palestine của Israel.
Tính đến hôm nay, chiến sự tại Gaza đã khiến hơn 650 người Palestine thiệt mạng – đa số là thường dân – và 31 người chết phía Israel, trong đó có 29 binh sĩ.
Tại Pháp, nơi nổi tiếng về truyền thống ủng hộ người Palestine, vào hôm nay, sẽ lại diễn ra nhiều cuộc biểu tình đòi Israel chấm dứt chiến dịch đẫm máu tại Gaza. Riêng cuộc biểu tình ở Paris đã được cấp phép vào giờ chót, sau khi đã có lệnh cấm.
Tuy nhiên, sau những vụ xuống đường bạo động cuối tuần qua tại khu phố Barbès trong nội thành Paris, hay ở thị xã Sarcelles vùng ngoại ô, Cảnh sát thủ đô Pháp đã được lệnh canh chừng chặt chẽ và sẵn sàng trấn áp ngay các phần tử gây rối.
From : la presse.ca , liberté-algérie ,RFI,............
Des israéliens se réjouissent de la mort d’enfants : des israéliens ivres de haine, chantent en se réjouissant de la mort d'enfants : « Il n’ y aura pas d’école demain (en Palestine) on a tué tous les enfants ».




