Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon a qualifié mercredi d'« injustifiable » le bombardement d'une école de l’ONU à Gaza, qui a fait au moins 16 morts. L’ONU accuse l’armée israélienne d’avoir bombardé cette école malgré les avertissements des Nations unies sur la présence de civils. La Bolivie a quant à elle placé Israël sur sa liste des Etats « terroristes ».
Ce nouveau bombardement sur une école de l’ONU a stupéfait les dirigeants onusiens. L’adjoint de Ban Ki-moon, Jan Eliasson, assure que l’UNRWA a donné 17 fois à l’armée israélienne les coordonnées de cette école de Jabaliya où des centaines de Palestiniens s’étaient réfugiés. « Les mots me manquent, a-t-il affirmé. Aucun endroit n’est sûr à Gaza. »
Le chef des opérations humanitaires, John Ging, s’est insurgé contre l’allégation selon laquelle des roquettes auraient pu se trouver dans cette école. « Des roquettes ont été trouvées, a-t-il expliqué, uniquement dans des bâtiments abandonnés par l’ONU en raison des combats, en aucun cas dans des écoles abritant des réfugiés sous contrôle des Nations unies. »
Désarroi du personnel onusien
John Ging a également fait une mise au point sur le ciment utilisé par le Hamas pour construire des tunnels. « Ce ciment, dit-il, vient peut-être de la contrebande avec l’Egypte, mais pas des stocks autorisés par Israël pour l’ONU et dont l’ensemble est strictement répertorié. »
Une image suffit à exprimer le désarroi du personnel onusien : celle de Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA, qui a éclaté en sanglots en direct, pendant une interview avec la chai=îne de télévision al-Jazira.
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L’ONU condamne Israël pour ses "violations des droits de l’Homme" et veut placer les Palestiniens sous protection internationale
Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a lancé mercredi une commission internationale d'urgence pour enquêter sur "toutes les violations" qui auraient été commises dans le cadre de l'offensive israélienne à Gaza, où plus de 670 Palestiniens ont été tués, en vue de juger les responsables.
Une résolution en ce sens, déposée par la Palestine, a été adoptée par 29 voix pour, 1 voix contre (les Etats-Unis) et 17 absentions, lors d'une session extraordinaire du Conseil demandée par les pays arabes pour exiger le respect du droit international dans les Territoires palestiniens occupés.
Les USA disent "non", l’Europe et le Japon ne se prononce pas
Parmi les 47 Etats membres du Conseil, seuls les Etats-Unis se sont opposés à la résolution palestinienne. Le représentant américain auprès du Conseil, Keith Harper, a souligné que "nous travaillons intensément pour garantir une cessation immédiate des hostilités mais cette résolution ne va pas nous aider". Tous les pays européens présents au Conseil, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Unis, se sont en revanche abstenus. Tout comme le Japon.
Possibles crimes de guerre
Un peu plus tôt, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, avait appelé à une enquête sur de possibles crimes de guerre commis par Israël à Gaza, et avait dénoncé aussi les attaques aveugles menées par le Hamas contre des zones civiles.
Une résolution qui condamne Israël
La résolution adoptée par le Conseil après presque 7 heures de débats condamne "les violations généralisées, systématiques et flagrantes des droits de l'Homme et des libertés fondamentales" découlant des opérations militaires israéliennes menées depuis le 13 juin, dans les Territoires Palestiniens occupés, "en particulier la dernière offensive militaire d'Israël dans la bande de Gaza (...) qui a impliqué des attaques sans discrimination et disproportionnées (...) , qui peuvent constituer des crimes internationaux".
Pour "mettre fin à l'impunité"
Elle demande "d'envoyer d'urgence une commission d'enquête indépendante, internationale" pour enquêter sur ces violations et invite les enquêteurs à dresser une liste des "violations et des crimes perpétrés" et "d'identifier ceux qui en sont responsables" en vue de les juger et de "mettre fin à l'impunité".
Placer les Palestiniens sous protection internationale
Le texte demande par ailleurs de placer les Palestiniens sous "protection internationale immédiate". Il appelle à "une cessation immédiate des attaques militaires israéliennes" et "à mettre fin aux attaques contre les civils, y compris des civils israéliens".
Organiser une conférence d’urgence
La résolution demande aussi à la Suisse, en tant qu'Etat dépositaire des conventions de Genève -des textes fondamentaux du droit humanitaire-, d'organiser une conférence d'urgence sur la situation dans les Territoires occupés. Une lettre en ce sens, datée du 9 juillet, a déjà été envoyée par le président palestinien Mahmoud Abbas à Berne.
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Médias internationales et françaises .
__Les médias françaises parlent des morts palestiniennes en général , mais n'épiloguent jamais longuement sur la mort des enfants palestiniens .
Depuis que l’armée israélienne a bombardé quatre enfants palestiniens «sous les yeux des journalistes», la presse dominante communie dans une longue affliction, et n’en finit plus de s’interroger sur «ce que l’on sait» de cette tuerie dont les quatre victimes «avaient autour de dix ans»: elle va même jusqu’à se demander – ô hardiesse - s’il ne s’agit pas de «la bavure (1) de trop».
Cet empressement, où le quotidien Le Monde narre par exemple (2) la détresse des Palestinien(ne)s qui se demandent «comment on peut tirer sur des enfants qui courent», témoigne d’une sensibilité tout à fait admirable – en même temps qu’un peu sélective.
Car en effet – et selon l’ONU, qui n’est pas exactement une officine islamo-gauchiste: un quart des victimes civiles du déluge de bombes sous lequel l’armée israélienne ensevelit (encore une fois) Gaza depuis la semaine dernière sont des enfants.
Ce qui signifie, pour le dire autrement, que cette armée a (encore une fois) tué, en l’espace de quelques jours, plusieurs dizaines d’enfants palestiniens.
Mais sur ces morts-là, mentionnées au détour d'articles dédiés, le plus souvent, à l'équilibrage d'une situation déséquilibrée: la presse n’a guère épilogué.
Plus précisément: elle ne s’est guère interrogée sur ce que l’on savait de ce massacre – perpétré, il est vrai, un peu loin des yeux des journalistes –, et de ses victimes.
Voir :
__Médias internationales ( RFI ,...... )
L’offensive israélienne de plus en plus critiquée en Amérique latine ....
Selon le magazine brésilien Carta Capital, l’« invasion israélienne » constitue une violation des droits de l’homme. Les puissances occidentales se rendent « complices par leur impuissance », estime Carta Capital qui publie un reportage de Gaza intitulé : « Lorsque Goliath est juif ». La présidente brésilienne a pour sa part qualifié de « massacre » la mort des Palestiniens dans cette enclave.
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De la Cour Européenne des Droits de l'Homme
Qu'est la CEDH et quel est son rôle ?
Qu'est-ce que la CEDH?
Dans la foulée de la victoire contre le nazisme, la Convention Européenne des Droits de l'Homme a été élaborée au sein du Conseil de l'Europe. Inscrite dans le droit fil de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, elle est signée par les États membres du Conseil de l'Europe le 4 novembre 1950. Les premiers pays signataires sont : Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, RFA, Royaume-Uni et Irlande du Nord, Suède, Turquie, Sarre. Depuis lors des pays à démocratie douteuse ont adhéré : Russie, Ukraine.
La convention est entrée en vigueur le 3 septembre 1953. Depuis lors quatorze protocoles additionnels ont été adoptés, ajoutant des droits et libertés à ceux reconnus dans le texte initial, comme l'interdiction générale de toute discrimination (Protocole no 12).
Afin de protéger ce texte, une Cour européenne des droits de l'homme a été mise en place en 1959 dont le siège est à Strasbourg. C'est une juridiction internationale qui n'est pas une institution de l'Union Européenne. Elle comprend 47 membres issus des pays signataires de la convention. Leur mandat est de 6 ans non renouvelables. La France l'a ratifié en 1974.
Les magistrats de la Cour sont totalement indépendants, ils siègent à titre individuel et ne représentent pas l'État au titre duquel ils sont élus.
La Commission européenne des droits de l'homme, qui l'assistait à l'origine, a fusionné avec la CEDH en 1998. Depuis, la CEDH siège de façon permanente.
Quel est le rôle de la CEDH ?
La Cour a une compétence obligatoire, c'est-à-dire que tout État contractant doit se soumettre à sa juridiction. Dès lors chaque État signataire de la Convention et, depuis 1998, toute personne résidente (particulier, association…) s'estimant victime d'une violation de ladite Convention et qui a épuisé les voies de recours devant les juridictions de son pays, peuvent saisir la Cour. Les affaires sont instruites selon une procédure contradictoire et publique. À défaut de solution amiable, la Cour prend un arrêt que l'autorité nationale mise en cause est tenue d'appliquer. Aujourd'hui, la croissance du nombre des requêtes individuelles (plus de 50.000 nouvelles requêtes chaque année) allonge, parfois de façon considérable, les délais de jugement (moyenne : 3 ans).
La jurisprudence de la Cour, chargée de veiller au respect des droits de l'homme et des libertés de quelques 800 millions de citoyens européens, s'impose à chaque Etat partie. C'est une des cours les plus puissantes au monde. Ses arrêts s'imposent de facto à chaque pays et à chaque juridiction nationale. Dans la majeure partie des cas, ils imposent au pays mis en cause de changer sa législation voire sa pratique. Parmi les principaux droits et libertés garantis par la Cour figurent : le droit à la vie, le droit à un procès équitable, la liberté d'expression, la liberté de conscience et de religion. Par ailleurs elle interdit : la torture et les traitements inhumains ou dégradants, l'esclavage, la peine de mort, la détention arbitraire et illégale.
Il faut signaler que la France, pays des droits de l'homme, est au 8ème rang des pays européens les plus condamnés par la CEDH. Ce n'est pas du meilleur effet, on ne peut le contester. Les dernières décisions, on l'a dit, font polémique. D'autres le feront. Selon nous, de deux choses l'une. Soit, au nom des libertés individuelles, on continue d'accepter la règle du jeu d'une convention que l'on a signé et on adapte nos textes voire nos pratiques. Soit, au nom d'une certaine idée de notre souveraineté, on dénonce ladite convention. Dans un cas comme dans l'autre, c'est avant tout une question de courage politique.
From : Raphael Piastra , RFI , RTL be ,..........
Des israéliens se réjouissent de la mort d’enfants : des israéliens ivres de haine, chantent en se réjouissant de la mort d'enfants : « Il n’ y aura pas d’école demain (en Palestine) on a tué tous les enfants ».




