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Après les nombreuses manifestations de soutien aux habitants de Gaza qui se sont tenues en France, le Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF a rassemblé plusieurs milliers de personnes ce jeudi pour une grande manifestation pro-Israël.

Ce rassemblement s’est déroulé de 18h30 à 19h30 devant l’ambassade d’Israël, avenue de Matignon, dans le 8eme arrondissement de Paris. Sur place, un policier interrogé faisait état de 4000 à 5000 manifestants. Un important dispositif policier avait été mis en place avec plusieurs barrages filtrants. Le CRIF avait mandaté en renfort le SPCJ, le service de protection de la communauté juive.

Parmi les personnalités politiques présentes, on a aperçu le député Claude Goasguen ou bien encore la maire adjointe de Levallois-Perret, Isabelle Balkany qui a déclaré aux médias : “Je suis là car je suis Française, juive et élue de la République”.

Isabelle Balkany, l'un des rares élus présent dans le cortège

En tête de cortège, Serge Klarsfeld portait quant à lui une pancarte à la mémoire des fils et filles de déportés.

Une grand-mère a même brandi une de leurs affiches. Lorsqu’une manifestante lui a répondu qu’ils véhiculaient une idéologie d’extrême-droite, la vieille dame a rétorqué : “C’est faux, il faut arrêter de lire la presse. Il n’y a pas de meilleurs enfants qu’eux, ils respectent la Torah”.

Slogans anti-Hamas, psaume pour les morts, prière pour la France et bénédiction en l'honneur d'Israël...

Slogans anti-Hamas, psaume pour les morts, prière pour la France et bénédiction en l'honneur d'Israël... Un rassemblement pro-israélien a réuni mercredi soir à Paris des milliers de personnes, dont quelques membres discrets de la LDJ, menacée de dissolution.

Les manifestants, clamant le droit à la "légitime défense" d'Israël, étaient 4.500 selon la préfecture de police, à l'appel de toutes les grandes organisations juives de France (Crif, Consistoire, Fonds social juif unifié, UEJF...).

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On remarque que les personnalités politiques , intellectuelles ou artistiques n'étaient pas présentes à ce rassemblement . Elles n'osent donc pas apporter leur caution au massacre des enfants innocents et de la population civile palestinienne d'Israël .

Dominique de Villepin dénonce le "massacre qui est perpétré à Gaza" par Israël. L'ancien Premier ministre appelle à une interposition de l'ONU dans les territoires occupés et à des sanctions contre l'Etat hébreu, dans une tribune virulente publiée vendredi 1er août par Le Figaro.

"Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France", écrit Dominique de Villepin qui ajoute que "par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada".

" Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la 'retenue' quand on tue des enfants en connaissance de cause? ... Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël?", s'exclame-t-il.


"Il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie"

L'armée israélienne, qui a déclenché les hostilités le 8 juillet et est entrée dans la bande de Gaza le 17 juillet, a conclu jeudi soir un nouveau cessez-le-feu de 72 heures avec le Hamas palestinien qui entre en vigueur vendredi à 8 heures (7 heures à Paris). Avec environ 1 450 morts et plus de 8. 00 blessés, en grande majorité des civils,cette guerre est au moins aussi meurtrière que Plomb Durci (2008-2009) qui avait déjà été déclenchée pour mettre un erme aux tirs de roquettes du Hamas. Parmi les morts figurent au moins 242 enfants selon l'Unicef. L'armée israélienne a pour sa part perdu 56 soldats, ses pertes les plus lourdes depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006.

"Il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre", s'insurge l'ancien Premier ministre qui estime qu'Israël "ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier [qu'il] assassine ces derniers". "Oui il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écoeurés par le rôle qu'on leur a fait jouer", écrit-il encore.

"Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d'en proposer un", regrette-t-il en dénonçant l'absence de "partenaire en Palestine ... Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël ... il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale". Parmi les "outils" il propose des sanctions contre Israël. "Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël ... Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées". Enfin, Dominique de Villepin propose d'imposer une "interposition" par "la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales."

From : les Inrocks ,FranceTVInfo ,.............

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure, #Stratégie - Défense - Relations Internationales
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