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Sarkozy , l'homme à " 2 neurones d'intelligence" veut embarquer l'UMP ... et peut-être aussi la France dans une autre longue aventure sans lendemain !?

Avant l’interview télévisée de ce soir, Sarkozy évoque « sa stratégie, ses rivaux et ses projets pour l’UMP » dans un entretien exclusif accordé au Journal du Dimanche.

Lors d’un entretien exclusif publié dans le Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy qui a annoncé son retour sur la scène politique ce vendredi prévient "Je n’annoncerai pas que je suis candidat à la présidentielle", précisant toutefois que " ce sera un autre temps ". "L’étape d’aujourd’hui, c’est de remettre ma famille politique au travail", estime celui qui planifie "une nouvelle organisation" pour l’UMP, notamment en proposant de "changer le nom du parti". Il souhaiterait "mettre en place une nouvelle organisation, installer une relève et faire revenir les adhérents et donateurs pour redresser les comptes ", rappelle le journal Le Monde.


Reconnaissant que "C’est une longue marche qui commence.", l’ancien président qui prévoit de passer sur le plateau du 20 heures de France 2 ce soir lance "Si je réussis cette nouvelle formation, ils [Alain Juppé et François Fillon] ne pourront plus me rattraper". Pour rappel Alain Juppé avait mis en garde Sarkozy quant au respect de primaires ouvertes à droite. A ce titre, l’ancien premier ministre et candidat à la primaire UMP pour la présidentielle a lancé "Je vais faire attention à deux choses, d’abord l’esprit de rassemblement droite et centre et l’engagement d’organiser des primaires ouvertes".


Quant aux affaires qui menacent l’ex-locataire de l’Elysée, le journal Le Monde rapporte les explications de Sarkozy : "Je suis sorti de Karachi. J’ai été blanchi dans Bettencourt. Sur la Lybie, ils (les juges) savent que les documents sont faux ". "Quant à Bygmalion"," c’est moi qui suis la victime. Chacun sait que ce n’est pas un système dédié à Sarkozy ", précise-t-il.

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L'interview de Nicolas Sarkozy sur France 2 n'a pas convaincu. L'ex-président n'a pas réussi l'exercice. Sur la forme mais aussi sur le fond.

L'intervention a été réfléchie longuement, pensée, millimétrée. Après deux ans d'absence dans le débat, l'animal politique qu'est Nicolas Sarkozy ne pouvait pas se permettre de rater son retour dimanche sur France 2. C'est pourtant ce qui lui est arrivé. La preuve.

Le modeste... Raté

On le détestait grande gueule, on l'aimerait forcément humble. Dès le début de l'interview, Nicolas Sarkozy a voulu adopter une ligne tout en modestie. "Je n'ai jamais cru à l'homme providentiel", dit-il d'emblée, concernant son retour. "Vous croyez que je pense que les autres sont très mauvais et moi formidable?", va-t-il jusqu'à s'interroger. Alors que Carla Bruni, en 2012, estimait que son mari avait "tout bien fait" durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy assure désormais: "Je ne prétends pas tout avoir bien fait."

Mais l'exercice présente vite ses limites lorsque l'ancien Président assure ne "pas avoir le choix" que de revenir au vu de la situation de la France... reprenant ainsi ses oripeaux d'homme providentiel. Interrogé sur son bilan, Nicolas Sarkozy n'a pas non plus admis d'erreurs précises, se retranchant derrière la "crise mondiale" pour expliquer ses contre-performances économiques. Comme il l'avait déjà fait en 2012.

Le sage... Raté

Il le dit. L'âge - il aura bientôt 60 ans - s'il donne "moins d'énergie", confère "plus de sagesse". Nicolas Sarkozy refait le coup du "j'ai changé". Il va même jusqu'à regretter certaines "expressions", en référence au "cass'toi pov' con" ou au "Karcher". "Si c'était à refaire, je ne le referai pas". Une expression malencontreuse "peut compliquer le problème". "On ne le résout pas" ainsi, concède-t-il. De la même façon, tente-t-il d'adopter une posture très présidentielle, comme il l'avait fait au 6 mai 2012, en se refusant à attaquer François Hollande. "Je ne veux pas polémiquer avec François Hollande. Il pense le plus grand mal de moi. Je ne pense rien de lui."

Mais là encore, le naturel reprend le dessus. Visiblement tendu, Nicolas Sarkozy se montre plusieurs fois énervé face aux questions de Laurent Delahousse. "Qu'est-ce que c'est que cette virilité?", agresse-t-il le journaliste. "Êtes-vous si drogué à l'actuelle quotidienne?", l'interpelle-t-il également quand il ne lui suggère pas, excédé, de consacrer une émission spécialement dédié à son bilan.

Quant aux bonnes résolutions vis-à-vis de François Hollande, elles ne tiennent pas longtemps. Nicolas Sarkozy l'accuse notamment d'avoir transformé son anaphore de "moi, président" en une "litanie de mensonges".

L'homme des idées... Raté

Il se devait d'émettre quelques propositions novatrices. Mais Nicolas Sarkozy n'a quasiment pas parlé de fond. Quand il l'a fait, c'est pour rappeler son scepticisme sur l'Europe de Schengen et son envie de "réintroduire le référendum" dans la vie politique française. Des éléments déjà au coeur de son programme de 2012. Interrogé sur sa position sur le mariage pour tous, il a esquivé, préférant critiquer la forme qu'a pris le débat dans l'opinion française.

Le rassembleur... Raté

"J'aurais besoin de tout le monde", y compris d'Alain Juppé et de François Fillon, a assuré Nicolas Sarkozy qui s'est affiché davantage comme un chef de bande qu'un sauveur dimanche soir. Il est allé jusqu'à reconnaître que, par le passé, il avait des "difficultés à déléguer" le travail. Et a fustigé la "vanité" qu'il y a à croire que l'on peut "réussir seul". "Si je ne réussis pas ce travail [de rassemblement], qui le fera?"

Alors qu'il disait cela, Alain Juppé mettait en ligne sur son blog les grandes lignes de son "projet pour l'alternance". "Alain Juppé aura besoin de Nicolas Sarkozy, un partenaire, un ami, un compagnon", ironise sur Twitter un proche conseiller du maire de Bordeaux. Pour le rassemblement, Nicolas Sarkozy repassera.

Le candidat à la présidence de l'UMP... Raté

Difficile de se rappeler ce à quoi Nicolas Sarkozy est candidat lorsqu'on l'écoute. Son projet pour l'UMP, dont il brigue la présidence, a été très peu abordé. Elu président du parti, il a rappelé qu'il se donnerait "trois mois pour créer les conditions d'un nouveau rassemblement". Une idée, bien floue, qu'il avait déjà exprimée dans sa tribune sur Facebook. Interrogé sur ses recettes pour remonter les finances de l'UMP, Nicolas Sarkozy a répondu de façon elliptique: "Qu'on m'élise." "On va créer un enthousiasme", assure-t-il comme pour expliquer que l'afflux de militants pourra remettre à flots le parti. Ou plutôt cette nouvelle formation aux contours programmatiques inconnues. Un voeu pieux bien plus qu'un projet. Concernant la tenue de primaires en 2016 - un casus belli pour ses rivaux Alain Juppé et François Fillon - il n'a pas énoncé de garanties. Il s'est contenté de dire que le maire de Bordeaux pourrait être rassuré. "Son post Facebook était creux. On attendait de cette intervention qu'elle soit le deuxième étage de la fusée. On ne l'a pas vu...", glisse-t-on dimanche soir dans l'entourage de Bruno Le Maire, le candidat le plus sérieux contre Nicolas Sarkozy à la présidence du parti. Interrogé par Laurent Delahousse à la fin de l'interview sur les "36 mois" qui s'annonçaient longs, Nicolas Sarkozy n'a pas réagi. L'élection qu'il brigue n'a lieu que dans deux mois.

From :L'Info.re l 'Express , ........

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"à 2 neurones d'intelligence" : expression utilisée par Sarkozy sur lui-même ?

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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