Le Parti de Gauche affirme que le chômage n’a pas baissé en août
Le Parti de Gauche estime que les radiations à pôle emploi en août, sont l'unique explication à la baisse du taux de chômage en aoûtLe Parti de Gauche estime que les radiations à pôle emploi en août, sont l'unique explication à la baisse du taux de chômage en août
«Contrairement à ce que prétend le gouvernement, le niveau du chômage n’a pas baissé en août», a affirmé jeudi le Parti de Gauche, réagissant aux chiffres publiés mercredi par le gouvernement.
Selon le ministère du Travail, le chômage a légèrement reculé en août avec 11.100 inscrits sans activité de moins à Pôle emploi en métropole.
«La diminution affichée vient en fait des radiations de pôle emploi qui ont augmenté de 14% par rapport à juillet soit 28.000 personnes de plus», a assuré le Parti de Gauche dans un communiqué.
«La méthode visant à faire la chasse aux chômeurs, à les radier et à les culpabiliser pour baisser artificiellement les chiffres du chômage est une honte pour notre pays (...) La politique du gouvernement et ses mensonges sont inacceptables», a jugé le Parti de Gauche, exigeant «l’arrêt des radiations».
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Le gouvernement fait-il trop ou pas assez de cadeaux aux entreprises?
Pour les patrons, le plan d’allégement des charges est insuffisant. Pour une partie de la majorité, il est incohérent. Mais la vraie question, c'est l'effet sur la croissance.
Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef. Christophe Lebedinsky pour Challenges
Un psychodrame. Ces derniers jours, patronat, syndicats et gouvernement ont multiplié les invectives autour des baisses de prélèvements sur les entreprises, la mesure centrale du pacte de responsabilité. Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro deux du Medef, a dénoncé une "supercherie complète" ; Michel Sapin, le ministre des Finances, a rétorqué qu’il en avait "assez des patrons chigneux", un avis partagé par Laurent Berger (CFDT), ciblant les chefs d’entreprise qui n’arrêtent pas de "se plaindre, geindre, pleurnicher".
Jamais content, le Medef ?
Ce coup de sang patronal paraît étonnant au moment où le gouvernement met en musique son vaste plan d’allégements dans des projets de loi (finances et Sécurité sociale), présentés en Conseil des ministres les 11 et 18 juin. En prenant en compte le CICE, les charges et impôts des entreprises seront allégés de 25,5 milliards l’année prochaine, et de plus de 37 milliards en 2017. Soit presque sept fois plus que les baisses d’impôts et de cotisations accordées aux ménages (5,5 milliards d’euros à partir de 2015). "Depuis trente ans, c’est la première fois qu’un gouvernement réduit autant les prélèvements qui pèsent sur l’offre", admet Patrick Artus, directeur de la recherche de Natixis.
Alors, jamais content, le Medef ? En fait, pour l’organisation patronale, le compte n’y est toujours pas. "Arrêtons de parler d’un allégement sans précédent, assène Geoffroy Roux de Bézieux. On remet les compteurs à zéro après une hausse d’impôts sans précédent." Son diagnostic est conforté par la Commission européenne, qui vient de féliciter la France pour la baisse du coût du travail, estimée à 30 milliards. Mais en rappelant qu’elle "est du même ordre que l’augmentation de la fiscalité des entreprises entre 2010 et 2013", dont plus de la moitié est imputable au gouvernement Fillon.
Ensuite, le Medef déplore la lenteur des baisses, concentrées en 2016 et 2017. "Ce sont des promesses, lance Roux de Bézieux. Et le gouvernement a montré qu’il ne les respectait pas toujours. Il avait promis que la surtaxe d’IS de 2,5 milliards devait durer deux ans. Il vient de la prolonger d’une année." Enfin, les patrons grognent à cause de nouveaux impôts : la taxe carbone – près de 800 millions en 2015, selon Bercy – et l’écotaxe, qui devait rapporter 1,2 milliard avant sa suspension, mais dont on ne connaît ni les modalités ni les contribuables visés.
Les PME privilégiées
A Bercy, on met surtout en avant la "logique" du calendrier des baisses de prélèvements : "Nous avons ciblé les PME et les bas salaires, afin de maximiser les créations d’emplois", souligne-t-on dans l’entourage de Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget. Ainsi, la baisse de charges au niveau du smic va entrer en vigueur dès 2015, alors que celle des cotisations familiales, jusqu’à 3,5 smic, destinée aux plus hauts salaires de l’industrie, attendra 2016. Par ailleurs, la C3S, une contribution qui frappe le chiffre d’affaires au-dessus de 760.000 euros, sera allégée de 1 milliard seulement en 2015, alors qu’elle en rapporte 6. Mais elle sera supprimée pour 200.000 sociétés au-dessous de 3,2 millions d’euros d’activité, sur les 300.000 qui la paient. "Le Medef n’est pas content, car nous avons privilégié les PME", décrypte un conseiller de Bercy. D’ailleurs, la CGPME se garde bien d’en rajouter.
Pour François Hollande, l’attaque patronale est dure à avaler. Car, au même moment, le chef de l'Etat subit une autre offensive de députés de sa majorité, dénonçant les "cadeaux" aux entreprises. "Cet allégement massif n’est pas cohérent, déplore Pierre-Alain Muet, ex-conseiller de Lionel Jospin à Matignon. Alors qu’il était absent des promesses de la campagne, il est devenu l’alpha et l’oméga de la politique économique." Surtout, l’opération est jugée très "déséquilibrée" : "Il ne faut pas seulement un socialisme de l’offre mais aussi de la demande", ajoute Muet. Proche de Martine Aubry, le député Jean-Marc Germain, lui, a promis une bataille d’amendements pour rééquilibrer ce pacte en faveur des ménages. "Globalement, c’est du 80-20 pour l’offre. Nous souhaitons du 50-50", a-t-il déclaré dans le quotidien libéral L’Opinion.
Au-delà de la controverse idéologique, le plan porté par Manuel Valls recèle un vrai risque macroéconomique : "Les allégements mettront plusieurs années avant de se traduire en investissements et en emplois, car beaucoup d’entreprises vont remonter leurs marges dégradées, décrypte Patrick Artus. En revanche, l’effet dépressif des économies de dépenses publiques sur la consommation sera immédiat. Cela risque de ralentir la croissanceDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque ces trois prochaines années."
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Les hommes plus touchés par le chômage, les femmes par le «sous-emploi»
Le taux de chômage des hommes a dépassé celui des femmes en 2013, mais ces dernières sont restées plus touchées par le temps partiel et le Le taux de chômage des hommes a dépassé celui des femmes en 2013, mais ces dernières sont restées plus touchées par le temps partiel et le "sous-emploi", selon une étude de l'Insee.
Le taux de chômage des hommes a dépassé celui des femmes en 2013, mais ces dernières sont restées plus touchées par le temps partiel et le «sous-emploi», selon une étude de l’Insee.
Selon la «Photographie du marché du travail en 2013» de l’Insee, la situation des hommes s’est fortement dégradée depuis 2011 en métropole, leur chômage augmentant de 1,5 point pour s’établir à 10% en 2013. Ce taux est désormais supérieur à celui observé chez les femmes (9,7%).
Tous les actifs confondus, le chômage s’élève en moyenne à 9,8% sur l’année 2013, en hausse de 0,4 point sur un an. Cela «masque toutefois une stabilisation en cours d’année», nuance l’Institut de la statistique.
Les hommes sont aussi «un peu plus touchés que les femmes par le chômage de longue durée», selon l’étude: 4,1% des hommes actifs sont chômeurs depuis un an ou plus, contre 3,9% des femmes actives.
En revanche, «près de 80%» des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Parmi elles, près d’un tiers (32,5%) «souhaitent travailler davantage».
Par conséquent, les femmes sont également surreprésentées (71,7%) parmi les 1,68 million d’actifs «en sous-emploi». Cette catégorie regroupe des personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, ainsi que des personnes traversant une période de chômage technique ou partiel.
Au total en 2013, 18,4% de la population active est à temps partiel et 6,5% en sous-emploi, deux statistiques en hausse de 0,4 point sur un an. Les personnes à temps partiel travaillent en moyenne 23 heures par semaine (hors congés ou RTT), contre près de 41 heures pour les temps complets.
L’étude fait également un bilan plus général du marché du travail en 2013: en moyenne, la France métropolitaine comptait 28,6 millions d’actifs, dont 25,8 millions en emploi (dont 88,8% de salariés) et 2,8 millions au chômage au sens du Bureau international du travail.
Parmi les salariés, 86,5% sont en contrat à durée indéterminée (CDI), 9,5% en contrat à durée déterminée (CDD), 2,2% en intérim et 1,8% en apprentissage. Ces parts sont stables sur un an.
Par secteur, le tertiaire regroupe 76,2% des emplois, l’industrie 13,5%, la construction 6,6% et l’agriculture 3,0%.
Toujours en 2013, l’Insee recense 22 millions d'«inactifs», qui «ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un». Parmi eux: des étudiants, des retraités, des parents au foyer ou encore des personnes en incapacité de travailler
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