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Le mystère fascine les médias français et étrangers: depuis le début du mois d'octobre, plusieurs survols de drones de petite taille ont été signalés au-dessus de centrales nucléaires et du Commissariat à l'énergie atomique. Dernières «victimes» en date, celles de Penly (Seine-Maritime) et de Golfech (Tarn-et-Garonne), survolées durant la nuit du 30 au 31 octobre. Des plaintes ont été déposées par EDF et le CEA.

Que risquerait le (ou les) individus (peut-être non coordonnés puisque, selon le Figaro, les enquêteurs s'interrogent sur un éventuel phénomène de mimétisme) responsables de ces survols?

L'utilisation des drones a été réglementée par deux arrêtés du 11 avril 2012 sur «les aéronefs qui circulent sans personne à bord», qui sont notamment résumés ici. Un particulier peut faire voler librement un drone en-dessous de 150 m (de même qu'un avion télécommandé, par exemple) à condition de le garder en vue et de ne pas le faire voler au-dessus d'une agglomération, d'un rassemblement, d'un aérodrome ou d'un espace aérien «spécifiquement réglementé»... qui inclut bien sûr celui des centrales nucléaires. Pour obtenir une dérogation, il faut une autorisation de la préfecture et/ou de la Direction générale de l'aviation civile. Selon le scénario retenu, une licence ou un certificat peut aussi être nécessaire.

L'individu qui violerait ces règles peut être condamné en application de l'article L.6232-4 du code des transports, à une peine maximale d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende, mais jusqu'ici, les affaires de drones arrivées en justice ont été de petite ampleur. En février, un légionnaire a été condamné à 1.000 euros d'amende, dont 500 avec sursis, pour avoir fait voler un drone près de la Tour Eiffel. En mai, un lycéen de Nancy a été condamné à 400 euros d'amende dans le cadre d'une procédure de plaider-coupable après avoir survolé la ville sans autorisation. Même procédure et même peine, début octobre, pour un touriste israélien dont le drone avait survolé l'île de la Cité et le parvis de Notre-Dame de Paris.


La facture peut-être plus lourde si l'incrimination de mise en danger de la vie d'autrui est retenue: en juillet, deux hommes ont été condamnés à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bayonne pour avoir filmé avec un drone le sauvetage d'un cargo.

Mais bien entendu, les peines encourues pourraient être bien plus graves s'il était établi que ces survols s'inscrivent dans un plan destiné à opérer une attaque terroriste sur une ou des centrales (Greenpace a évoqué un impact potentiellement catastrophique de la chute sur une centrale d'un drone chargé de TNT). Le Code pénal punit l'association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste de vingt ans de prison et 500.000 euros d'amende, il n'existe en revanche pas pour l'instant de délit de préparation individuelle d'acte terroriste, mais celui-ci, passible de dix ans de prison, va être créé par le projet de loi antiterroriste actuellement examiné au Parlement.

Centrale nucléaire

Une centrale nucléaire est un site industriel destiné à la production d'électricité, qui utilise comme chaudière un réacteur nucléaire pour produire de la chaleur. Comme pour toute centrale thermique conventionnelle, cette chaleur vaporise de l'eau, la vapeur d'eau entrainant en rotation une turbine accouplée à un alternateur qui produit à son tour de l'électricité. C'est la principale application de l'énergie nucléaire dans le domaine civil.

Une centrale nucléaire est constituée d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires dont la puissance électrique varie de quelques mégawatts à environ 1 500 mégawatts (pour les réacteurs actuellement en service)1.

Au 31 mars 2014, 435 réacteurs sont en exploitation dans 31 pays différents dans le monde (dont une centaine aux États-Unis et 58 en France) pour une puissance installée totale de 372 gigawatts nets ; par ailleurs 72 réacteurs sont aussi en construction2. En 2012, environ 10 % de l'électricité mondiale était d'origine nucléaire3.

La liste de réacteurs nucléaires regroupe les réacteurs nucléaires construits1 dans le monde, qu'ils soient en fonctionnement, à l'arrêt ou bien démantelés. Ils sont classés par pays et par fonction : soit pour les applications militaires, soit pour la production d'électricité dans une centrale nucléaire (réacteur dit de puissance), soit pour la recherche.

Réacteurs nucléaires militaires

En 2002, les cinq grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France et Chine) disposaient de 245 réacteurs nucléaires militaires sur 182 bâtiments de guerre. Entre 1954 et 2002, environ 760 réacteurs nucléaires servant à propulser des navires de guerre ont été construits dans le monde. Dans cette liste ne figurent pas les réacteurs nucléaires utilisés pour la production de plutonium, ni ceux embarqués sur des satellites (source : CDRPC).

Réacteurs nucléaires civils

Dénombrement et âge


Âge des réacteurs nucléaires dans le monde en 2013
Au 1er avril 2012, 436 réacteurs de puissance fonctionnent dans vingt-huit pays différents dans le monde et 61 sont par ailleurs en construction2. A eux seuls quatre pays (États-Unis, France, Japon et Russie) disposent de 244 réacteurs soit 56 % du nombre total de réacteurs dans le monde.

La répartition par filière est la suivante : 272 réacteurs à eau pressurisée, 84 réacteurs à eau bouillante, 47 réacteurs à eau lourde pressurisée, 2 réacteurs à neutrons rapides, 16 réacteurs refroidis au gaz (GCR) et 15 réacteurs refroidis à l'eau légère et modérés au graphite (LWGR).

L'accident nucléaire de Fukushima a eu un impact sur le nombre de réacteurs en service au Japon (4 réacteurs détruits et 42 réacteurs à l'arrêt), en Allemagne (8 réacteurs définitivement arrêtés) et au Royaume-Uni (1 réacteur arrêté). Toutefois parallèlement plusieurs réacteurs ont été mis en service dans certains pays en 2011 après l'accident de Fukushima (1 au Pakistan, 3 en Chine, 1 en Iran et 1 en Russie) et en 2012 (2 en Corée du Sud).

Le tableau ci-dessous récapitule le nombre de centrales et de réacteurs nucléaires en activité au 1er avril 20123. Il ne tient pas compte des réacteurs de recherche.

L'âge de chaque réacteur a été évalué par différence entre le 1er avril 2012 et la date de raccordement au réseau de chacun des réacteurs (et non de mise en service commerciale). L'âge moyen pour un pays est la moyenne des âges des réacteurs du pays. La durée de vie pour lesquels les réacteurs sont calculés est en général de 40 ans. Au-delà de cette limite, des inspections de l'état de chaque réacteur par l'autorité de sûreté de chaque pays sur la base du référentiel de sûreté alors en vigueur permet de statuer sur la prolongation de service de chaque réacteur ou sur son arrêt. Sont ainsi indiqués dans le tableau les nombres de centrales par pays d'âges respectivement supérieurs à 30 ans et à 40 ans. L'âge moyen du parc de réacteurs nucléaires est ainsi de 25,1 ans. Au 1er avril 2012, 153 réacteurs ont plus de 30 ans d'âge et 21 plus de 40 ans.


Pays possédant le plus de réacteurs

Les pays sont rangés par ordre d'importance du parc des réacteurs de production.
A eux seuls, trois pays (les États-Unis, la France et le Japon) comptent 49 % des sites nucléaires et produisent 57 % de l'électricité provenant des centrales nucléaires.


En juin 2013 (données WNA6), les États-Unis possèdent 102 réacteurs électronucléaires en exploitation répartis dans 62 centrales nucléaires, constituant ainsi le plus grand parc de réacteurs au niveau mondial. 67 réacteurs appartiennent à la filière des réacteurs à eau pressurisée et les 35 autres à celle des réacteurs à eau bouillante. Ils représentent une puissance nette installée de 99,0 GW, soit environ 20 % de la puissance en exploitation dans le monde.

From : Slate ,

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire

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Tag(s) : #Stratégie - Défense - Relations Internationales
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