Photo en mode « top model » sur la couverture de Times magazine, « une » du Daily telegraph, interviews à la BBC : Valérie Trierweiler, l'ex-compagne de François Hollande, entame en fanfare la tournée promotionnelle de son livre, qui sort mardi 25 novembre au Royaume-Uni. Onze autres traductions du best-seller Merci pour ce moment sont prévues, dont en russe et en italien, mais aussi en chinois et en albanais.
Sous le titre « Sexe, secrets et mensonges présidentiels », l'entretien publié samedi court sur six pages denses du Times magazine, et il est suivi d'extraits du livre. Le journal a rencontré Mme Trieweiler, « image vivante de la féminité blessée, mais debout » à Paris, dans un « hôtel discret juste à côté de la Place des Vosges ». L'ex-première dame, « qui est sexy et le sait », y raconte sa « passion » avec François Hollande, puis le moment où elle a découvert sa liaison avec Julie Gayet. Pour le journaliste du Times, le livre « peut se lire comme une longue confession sur le sentiment d'impuissance confronté à la passion », autrement dit « un chaos sentimental habillé en haute couture ». Ainsi, « il ne peut pas être plus français », commente-t-il.
« Bombardée de textos et d'emails »
L'auteure dit se sentir espionnée par l'Elysée et le président. Elle affirme que François Hollande lui a envoyé des bouquets de fleurs dans des hôtels au Maroc et aux Etats-Unis, où l'Elysée n'était pas censé savoir qu'elle se trouvait. Elle affirme que la police pourrait avoir demandé l'aide des ambassades de France pour la localiser. Le président a « employé certaines méthodes », lance-t-elle. « Il m'a dit : “Je saurai toujours te trouver”. » Des déclarations qui inspirent à l'interviewer du Times ce commentaire : « Dans beaucoup de pays, le recours d'un chef d'Etat à des policiers, voire des diplomates, pour suivre à la trace les voyages à l'étranger d'une ex-compagne constituerait un scandale considérable. En France ? On va voir. »
Valérie Trierweiler répète aussi que le président l'a « bombardée de textos et d'emails » pendant le printemps et l'été pour la supplier de revenir. Elle est également convaincue qu'on lui a administré un supplément de sédatifs pour l'empêcher d'accompagner le président à Tulle. « C'est le médecin lui-même qui me l'a dit le lendemain », assure-t-elle. Le médecin a-t-il reçu un ordre de l'Elysée ? « Oui », répond Mme Trierweiler, qui conclut pourtant : « Je ne regrette rien », expression qui, grâce à Edith Piaf, n'a pas besoin d'être traduite pour les lecteurs du Times.
« Si c'est cela que les Français appellent l'élite... »
Le Royaume-Uni, familier du French bashing, va-t-il adorer le « François bashing » ? Probablement, si l'on considère à quel point est exotique le détachement avec lequel les Français considèrent les aventures sentimentales de leur président, dans un pays où la vie privée des hommes politiques est disséquée quotidiennement à longueur de colonnes. Probablement aussi en raison du contexte électoral (les législatives britanniques auront lieu en mai prochain), où la France et son marasme économique sont utilisés comme repoussoir par la majorité conservatrice. A moins que les médiocres qualités littéraires et l'impression de « déjà entendu » ne prévalent.
Le Guardian, journal de centre-gauche, considère en tout cas Merci pour ce moment comme un livre « pénible à lire », « une série de clichés à couper le souffle trempés dans suffisamment de venin pour couler un gouvernement , sans parler de la narcissique prétentieuse qui semble avoir construit toute sa carrière autour d'un égo fragile ». Le contenu du livre « manque entièrement de ce qu'on pourrait appeler le sens commun », estime la journaliste du Guardian, avant d'asséner : « Si c'est cela que les Français appellent l'élite, que le Ciel vienne en aide aux pauvres ! »
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Valérie Trierweiler poursuit une vengeance à la mesure de son extraordinaire sentiment de trahison à l’égard de son ancien compagnon : une vengeance aussi destructrice qu’orchestrée avec une précision chirurgicale.
Valérie Trierweiler dans "Times Magazine" : 4 raisons qui justifient cette vengeance
Après avoir publié son livre brûlot, "Merci pour ce moment", qui s’est avéré en France être le plus grand best seller de la rentrée, l’ex-compagne du président de la République vient de passer à la deuxième étape de sa vendetta anti-Hollande avec une énergie qui n’a d’égale que son désir de lui faire mal.
La voilà en tournée en Grande-Bretagne, dans ce pays qui déteste à la fois la France, les Français et leurs représentants politiques.
Il suffit de lire les extraits de l’interview qu’elle vient d’accorder au "Times Magazine", mais aussi à "BBC 2" (qui diffusera son entretien ce lundi) pour se convaincre que Valérie Trierweiler ne fait aucun cadeau à celui qui a osé la laisser choir du jour au lendemain pour la comédienne Julie Gayet.
Pour autant, il me semble qu’aussi forte soit la riposte de l’ex-première dame, il ne faut pas lui jeter la pierre. Et ce pour au moins quatre raisons :
1. Il faut du temps pour tourner la page
Nous n’insisterons pas sur la première raison qui a consisté, pour Valérie Trierweiler, a découvrir assez violemment la réalité des infidélités du chef de l’État à travers le scoop d’un magazine people, "Closer", et les photos montrant François Hollande casqué et en scooter, surpris par un paparazzi alors qu’il était en train de se rendre nuitamment chez sa maîtresse.
Il faut du temps pour tourner la page après de tels événements, c’est ce que dit en substance celle qui est redevenue, depuis la séparation, une simple journaliste.
Sans doute faut-il avoir été trompé pour comprendre ce qu’on peut ressentir dans des moments pareils, comme elle l’explique à "Times Magazine" :
"Êtes-vous marié, demande-t-elle à son intervieweur ? Est-ce que vous imaginez votre femme dans les bras d'un autre homme ? Essayez et vous comprendrez…"
Et l’ex-première dame d’expliquer que ni la souffrance, ni même l’humiliation ne s’évaporent pas d’un coup de baguette magique, en prenant l’exemple de celle qui a partagé la vie de François Hollande avant d’être éjectée à son profit :
"Il a fallu sept ans à Ségolène Royal pour pardonner. Il me faudra peut-être moins de temps."
2. Elle se sent surveillée par l’Élysée
La deuxième raison de cette énorme colère, c’est que Valérie Trierweiler, à tort ou à raison, a le sentiment d’être sans cesse surveillée par l’Élysée depuis la séparation. Sans doute faut-il, sur ce terrain, faire la part de ce qui relève d’un sentiment naturel de persécution après ces moments difficiles de ce qui repose sur la réalité.
Par exemple, quand elle affirme qu’elle est "espionnée" et qu’elle en détient la preuve quand François Hollande lui fait envoyer des fleurs dans les hôtels où elle fait étape à l’étranger, c'est oublier qu’elle bénéficie sans doute encore d’une protection rapprochée et que les policiers qui assurent sa sécurité rendent aussi des comptes au "château".
À l’évidence, il y a dans cette surveillance de tous les instants, de la raison d’état même s’il est impossible de trier ce qui en relève véritablement de ce qui serait de l’excès de zèle.
Ainsi, est-on tenté de la croire quand elle raconte à la journaliste de "BBC 2" la violence de l’épisode de son hospitalisation, mais l’on se demande si Kirsty Wark n’en fait pas un peu trop quand elle s’offusque : "qu’un président de la République puisse droguer sa compagne pour éviter qu’elle ne parle."
La scène a été racontée à de nombreuses reprises et il semble avéré que Valérie Trierweiler était en pleine crise de nerfs et qu’elle avait un besoin urgent de calmants. Une prescription qui, au bout du monde, s’est sans doute avérée utile à tout le monde, y compris à l’Élysée où chacun, sans doute, était désireux de limiter la casse.
3. Les photos de "Voici" ravivent sa douleur
Il y a un hasard assez curieux entre la publication des photos de "Voici" qui nous montrent François Hollande en compagnie de Julie Gayet dans l’enceinte de l’Élysée et la tournée promotionnelle de l’auteure de "Merci pour ce moment" en Grande-Bretagne.
L’Élysée a-t-elle souhaité désamorcer la bombe Trierweiler en officialisant plus ou moins la relation entre la comédienne et le président de la République ?
Si tel était le cas, le résultat est sans doute à l’opposé de celui qu’on pouvait en attendre puisque ce "scoop" de "Voici", après celui de "Closer" en janvier dernier, ne peut que raviver la douleur de Valérie Trierweiler.
Or, il ne faudrait pas grand chose pour que celle-ci mette sa menace à exécution, elle qui, sur "BBC 2" a réaffirmé qu’elle avait gardé les SMS de François Hollande, y compris ceux qui, dit-elle, apportent la preuve que ce dernier appelle bien les pauvres "les sans dents".
4. Hollande, un séducteur comme Chirac
Valérie Trierweiler n’a sans doute aucune raison d’être tendre avec François Hollande, le chef de l’État dont on vient de découvrir, ces jours-ci, le goût assez prononcé pour la drague. Il suffit pour s’en convaincre, de regarder l’incroyable (et hilarante) séquence (à 3min15) tournée lors de sa visite de l’usine Thales, en Australie.
On y voit le président faire semblant de s’intéresser aux produits tricolores présentés par les directeurs de Thalès et soudain se passionner pour les "antennes de flanc" des sous-marins, et la charmante jeune femme qui en fait la promotion.
"Vous, ça fait combien de temps que vous êtes en Australie?", lui demande-t-il, l’œil allumé et le sourire large, au point de provoquer la gène de son interlocutrice. Ce qui n’empêche pas François Hollande de poursuivre sur le même ton charmeur :
"À quel moment vous rentrez alors? Vous aviez fait quelles études ?"
Un épisode qui rappelle la "séquence drague" de Jacques Chirac (encore filmée par l’équipe de Yann Barthès) qui, en 2009 en Corrèze, s’était fait griller par Bernadette.
Sauf que, contrairement à Mme Chirac, Valérie Trierweiler est une enfant du féminisme et qu’il est bien révolu le temps où les femmes acceptaient sans broncher les humiliations et les trahisons. François Hollande, décidément, est bien placé pour le savoir.
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En Une du Times, Valérie Trierweiler confie avoir laissé ses larmes écrire son livre
Campagne de promotion et nouveau tacle à son ex-compagnon de Président: la vengeance 2 en 1 de Valérie Trierweiler connait ce week-end un nouvel épisode. Deux mois après la parution en France de Merci pour ce moment, elle prépare la sortie du livre à l'étranger. En une du Times, elle apparaît métamorphosée par un maquillage très appuyé. Pour ajouter de l'intensité dramatique, le titre en anglais, Thank you for this moment, a été agrémenté du sous-titre "a story of love, power and betrayal" (une histoire d'amour, de pouvoir et de trahison).
En attendant une apparition, lundi sur la BBC puis la sortie, mardi, du roman au Royaume-Uni, Valérie Trierweiler a donné ce samedi une interview au Times. "Hell hath no fury", titre le magazine. L'expression (écornée) signifie qu'une "femme dédaignée est pire que l'enfer". Voici ce qu'il faut retenir de cette nouvelle charge de l'ex-première dame.
Pas de pitié pour la presse française
Les médias français en prennent pour leur grade. Si Valérie Trierweiler a accordé sa première interview autour du livre à un quotidien britannique, c'est parce que la presse française (dont fait partie) "s'est retournée en masse contre elle, on ne peut pas lui faire confiance", explique le Times. Le magazine note que Valérie Trierweiler, dans les médias français, est décrite comme "incontrôlable, hystérique", et même vue comme une menace pour le Président.
Le livre a été "descendu par la plupart des critiques parisiens", indique encore le journal anglais, qui raconte comment "les librairies les plus snobs" ont boycotté le livre. La presse et les libraires ne sont pas les seules à être égratignées par le Times, qui décrit le contraste entre une Valérie Trierweiler "sexy, élégante" et un François Hollande "potelé", qui depuis toujours "ressemble à un prof de géographie approchant de la retraite".
Non, elle ne s'est pas bagarrée avec l'ex-femme du ministre
Elle se défend d'avoir divulgué des secrets d'Etat ou des détails trop intimes, comme elle dément la bagarre au Banana café avec l'ex-épouse du ministre Michel Sapin. "Rien de tout cela n'est arrivé. Oui, il y a eu une dispute, mais ça ne s'est pas passé de la manière dont la presse l'a décrit. Il y avait un tas de gens avec leurs smartphones, si une scène d'une telle violence avait eu lieu on aurait retrouvé des photos sur Internet", argumente-t-elle.
Espionnée par François Hollande
Valérie Trierweiler indique à nouveau dans cet article qu'elle est espionnée. D'après elle, François Hollande aurait demandé aux ambassades de France dans d'autres pays des renseignements pour pouvoir la suivre. Elle dit ainsi avoir reçu des bouquets de fleurs dans sa chambre d'hôtel, au Maroc ou aux Etats-Unis. "Il m'a dit, 'je saurais toujours où te trouver'". Et de trouver "flippante" cette idée du président-espion. Le Times estime pour sa part que "dans la plupart des pays, l'utilisation de la police et des diplomates pour faire suivre l'ex-petite amie du Président dans ses voyages ferait scandale. En France? Attendons de voir".
Bientôt un chapitre inédit
Le livre de Valérie Trierweiler devrait lui rapporter autour de 1,3 à 1,7 million d'euros, selon son éditeur Laurent Beccaria, directeur des Arènes. Mais ce n'est pas l'argent qui intéresse l'ex-compagne du Président, affirme-t-elle au Times. "Il est important que mon livre devienne un best-seller, mais pas pour des raisons financières. C'est pour que chaque lecteur puisse me dire 'maintenant nous comprenons ce que vous avez vécu, nous comprenons qui vous êtes'". Si elle dément les rumeurs d'un second tome à paraître, elle prévoit cependant d'ajouter un chapitre inédit lors de futurs tirages du livre. Il s'agira d'une mise en abîme où elle racontera comment elle a vécu la fabrication du livre.
Un livre écrit avec des larmes
"J'ai laissé mes larmes écrire ce livre. J'ai commencé par les scènes qui m'étaient les plus douloureuses. Après cela, j'ai mis du temps à continuer et je n'étais même pas sûre d'en être capable", explique-t-elle, toujours amère. "Il m'a séduite et apparemment, je n'étais pas la seule", poursuit-elle dans une allusion à peine voilée à Julie Gayet, nouvelle compagne non-officielle du Président.
Malgré tout, Valérie Trierweiler laisse entendre qu'elle pourrait pardonner à son ancien amant. Mais ignore combien de temps cela prendra. "Il a fallu sept ans à Ségolène Royal pour lui pardonner, peut-être que cela me prendra moins longtemps", lance-t-elle. Parions que cela prendra au moins le temps de faire la promotion du livre dans le monde entier. Au moins 12 traductions sont déjà prévues.
L'article, intitulé « Hell hath no fury » (L'enfer ne connaît aucune colère comparable) revient sur les « 18 mois malheureux » de Valérie Trierweiler. Son histoire d’amour avec François Hollande, son sentiment d’être espionnée ou encore l’affaire Hollande-Gayet, dans une interview fleuve, la journaliste de « Paris Match » dit tout. « Tout ce que je dis, c’est qu’il m’a séduite et apparemment je n’étais pas la seule », lance alors l’ex-compagne du président de la République dans le « Times Magazine ».
« J’ai laissé mes larmes écrire ce livre »
Elle explique ensuite que lorsqu’elle n’était plus avec François Hollande, et que ce dernier ignorait où elle se trouvait, il aurait réussi à lui faire parvenir des fleurs. Pour ce faire, le chef de l’Etat a « eu recours à certaines méthodes », selon elle. « Il m'a dit : Je saurais toujours te trouver », ajoute-t-elle dans le « Times ». Et de préciser : « Dans beaucoup de pays, le recours d'un chef d'Etat à des policiers voire des diplomates pour tracer les voyages à l'étranger d'une ex-compagne constituerait un scandale considérable. En France ? On verra bien.»
Valérie Trierweiler explique enfin qu’elle a laissé ses « larmes écrire ce livre ». « J'ai commencé par les scènes qui m'étaient les plus douloureuses. Après cela, j'ai mis du temps à continuer et je n'étais même pas sûre d'en être capable », poursuit-elle avant de conclure : « C'est important que ce soit un best-seller mais pas pour des raisons financières. Tous ceux qui le lisent, comprennent ce que j'ai vécu et qui je suis.
From : Elle , l'Express , le Monde ,NouvelObs ,.........