Nicolas Sarkozy se pose en rassembleur, mais peine à réunir depuis son arrivée à la tête de l'UMP. Alors que les sarkozystes font une entrée en force dans le nouvel organigramme du parti, selon un blog du Monde.fr spécialisé sur l'UMP, le nouveau président de la formation froisse parmi ses plus fidèles soutiens.
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Ainsi, Nadine Morano, trésorière de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy, a refusé un poste au sein du parti, rapportent Paris-Match et L'Obs, mercredi 10 décembre.
Avant elle, d'autres membres de la formation ont dit "non" aux propositions du nouveau dirigeant.
Le nouveau président de l'UMP lui a proposé un poste de secrétaire nationale à l'apprentissage et à la formation professionnelle.
Pour elle, c'est non. Nadine Morano ne veut pas avoir l'impression d'être déclassée. Selon les informations de L'Obs, la députée européenne n'a pas donné suite à la proposition de Nicolas Sarkozy de lui confier un secrétariat national à l'UMP, en charge de l'apprentissage et de la formation professionnelle. Malgré son amitié avec l'ancien président de la République, Nadine Morano ne souhaite pas occuper ce poste dont elle a déjà couvert le sujet en tant que ministre. Jusqu'ici, la députée européenne était également déléguée générale aux élections, un poste qui ne lui a pas été reproposé.
Dans Paris-Match, Nadine Morano riposte plus directement. «Je n'ai pas déploré la guerre de chefs pour subir la bataille des petits chefs», lâche-t-elle. Elle raconte que son rendez-vous avec Nicolas Sarkozy de la veille s'est bouclé en à peine un quart d'heure. «Elle est arrivée face à un Sarkozy très énervé qui lui a hurlé dessus en lui rappelant qu'il l'avait faite ministre», raconte un témoin.
Au site de l'hebdomadaire, elle explique: «Nicolas m'a proposé de devenir secrétaire nationale à la formation professionnelle et à l‘apprentissage. Je lui ai répondu: 'C'est une plaisanterie, c'est indigne, scandaleux, un manque de respect à mon égard'». Avant de souligner que, la première fois qu'elle a été nommée secrétaire national, c'était par Alain Juppé en 2002. «Me proposer un tel déclassement, c'est tout le contraire de ce que tu as promis dans ta campagne, à savoir récompenser le courage, le travail et le mérite», a-t-elle poursuivi.
Pendant la campagne électorale de Nicolas Sarkozy pour la présidence du parti, Nadine Morano a défendu bec et ongles son candidat. Mais en prenant, par moment, une certaine liberté et en adressant quelques recommandations. Elle a notamment porté un regard critique sur la campagne présidentielle de son champion lui demandant de ne pas refaire les mêmes erreurs. Dans Le Monde, elle expliquant qu'«avec une autre organisation, nous n'aurions jamais perdu en 2012». «Qui a mis Jean-François Copé à la présidence du groupe à l'Assemblée en 2007? Ce devrait être Christian Estrosi, pas Copé», a-t-elle reproché. «Chirac, lui, plaçait ses proches à des postes clés. Jamais il n'aurait fait de telles erreurs.»
Un liberté dont elle a déjà profité pendant la campagne
Nadine Morano avait également critiqué le casting de la campagne: selon le Canard enchaîné, elle avait eu un jugement sévère sur le choix de Gérald Darmanin comme porte-parole, qualifié de «chihuahua» (propos qu'elle avait démenti, NDLR). «Si c'est pour recommencer les mêmes conneries qui t'ont fait perdre en 2012 avec tous les gens qui t'ont planté des coups de couteau dans le dos...», rapportait également l'hebdomadaire.
Plus récemment, après l'élection, elle avait une nouvelle fois invité Nicolas Sarkozy à s'entourer de fidèles. Sur Europe 1, elle avait souligné sa «loyauté» et mis en lumière «d'autres qui ont vite retourné casaque, voire même craché dans la soupe».
Ce mardi, Nicolas Sarkozy a annoncé a procédé à une nouvelle vague de nominations. Trois délégués généraux ont été choisis, ainsi que quatre secrétaires nationaux fonctionnels et dix-huit secrétaires nationaux thématiques. Par ailleurs, le nouveau président de l'UMP a lancé un «comité des maires» et un «comité des Outre-mer».
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Nathalie Kosciusko-Morizet s'était vantée, par l'intermédiaire de ses proches, de sa "totale liberté de parole" à l'UMP. Soit. Sauf que cette "totale liberté de parole" peut parfois irriter – et pas seulement Laurent Wauquiez.
Nicolas Sarkozy, par exemple, a parfois du mal avec cette autonomie. En témoigne ce dialogue entre le nouveau président de l'UMP et la numéro 2 du parti, rapporté par Le Canard Enchaîné du mercredi 10 décembre. La scène se déroule après les obsèques de Jacques Barrot. Voici le dialogue entre NKM et Nicolas Sarkozy tel que rapporté par l'hebdomadaire :
- Nicolas Sarkozy : Bon, puisqu'on est là, il faut qu'on discute ! Qu'est-ce qu'on peut donner à Guillaume Peltier ?
- Nathalie Kosciusko-Morizet : Mais, Nicolas, nous avons discuté ensemble pendant 72 heures et nous avons passé un accord : Peltier ne fera pas partie du dispositif.
- Nicolas Sarkozy : Tu commences à m'emmerder !
- Nathalie Kosciusko-Morizet : Dans ce cas, je préfère m'en aller.
- Nicolas Sarkozy : Si tu passes cette porte, pas la peine de revenir.
Une bien bonne ambiance donc. Il faut l'intervention de Brice Hortefeux, qui selon Le Canard rattrape NKM pour que les esprits se calment un peu. Enfin, un peu seulement. Car, quand Nicolas Sarkozy demande à Nathalie Kosciusko-Morizet quel est son problème avec Guillaume Peltier, la députée de Paris fait usage de sa "totale liberté de parole". Voici sa réponse :
Je n'aime pas les fascistes.
Point barre. Du coup, Nicolas Sarkozy accepte de revoir le cas Peltier en janvier. En attendant, l'ancien vice-président de l'UMP, co-fondateur avec Geoffroy Didier du mouvement La droite forte, ne fait pas partie de la liste des 22 secrétaires nationaux nommés mardi 9 décembre par l'UMP.
NKM a donc obtenu gain de cause contre celui qui, lors de la primaire UMP pour les municipales à Paris avait appelé à voter pour les adversaires de la députée de l'Essonne. "La dernière fois que quelqu'un a appelé nominativement à me faire battre, c'était Marine Le Pen", avait noté Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'un point presse avant de comparer Guillaume Peltier à l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson. "Peltier, c'est le Buisson qui cache la forêt", avait-elle dit.
From : France TV info , Figaro ,..........
http://lelab.europe1.fr/Nicolas-Sarkozy-a-Nathalie-Kosciusko-Morizet-Tu-commences-a-m-emmerder-19332