ASEM: le sommet Asie-Europe
2008-10-26 Xinhua
BEIJING, 25 octobre 7e sommet Asie-Europe (ASEM)
Des dirigeants et représentants de 45 pays et organisations asiatiques et européens ont participé à ce sommet de deux jours, dont dix chefs d'Etat et 26 chefs de gouvernements et d'organisations régionales, a informé M. Yang ( Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi )
Plus de 1 800 journalistes chinois et étrangers venus de 51 pays sont venus à Beijing pour couvrir cet événement, a-t-il ajouté.
"Le sommet est une réunion pragmatique, ouverte, qui vise à obtenir un consensus, et qui a témoigné de la forte volonté de l'Asie et de l'Europe de promouvoir le dialogue et la coopération, de faire face ensemble aux défis et de chercher un développement commun", a indiqué M. Yang.
Trois documents ont été adoptés lors du sommet, la Déclaration de l'ASEM sur la Situation financière internationale, la Déclaration de Beijing sur le Développement durable et la Déclaration de la Présidence, qui comportent 17 propositions de coopération.
L'actuelle crise financière globale se trouvait à la tête des thèmes du sommet.
Lors du sommet, les dirigeants asiatiques et européens ont convenu de renforcer le partage des informations, les échanges des politiques et la coopération pragmatique sur la supervision et l'administration du domaine financier, tout en intensifiant la surveillance, la prévention et la réponse efficaces face aux risques financiers, afin d'assurer le développement durable, stable et sain de l'économie.
M. Yang a affirmé que le consensus obtenu lors des discussions sur la crise financière globale constituait un plan efficace pour la réponse conjointe de l'Asie et l'Europe face à cette crise.
"Cela contribue au rétablissement de la confiance du marché et à la sauvegarde de la stabilité financière et économique du monde", a-t-il poursuivi.
Les dirigeants ont également discuté de la sécurité alimentaire, de la lutte contre les catastrophes naturelles, du développement durable, du changement climatique, ainsi que du dialogue entre les différentes civilisations, tout en lançant des initiatives constructives et prévoyantes, a ajouté M. Yang.
"Le sommet joue un rôle clé dans la coopération Asie-Europe, fera certainement progresser le nouveau partenariat entre les pays asiatiques et européens, contribuera à la paix, à la prospérité et à l'harmonie dans le monde", a conclu M. Yang.
Les 45 pays membres et organisations de l'ASEM représentent plus de la moitié du PIB total du monde et 60% de la population et du volume commercial de la planète.
Revue de presse
24 octobre 2008
La crise internationale des marchés est un des thèmes principaux du VIIème Sommet Asie-Europe (Asia Europe Meeting, Asem), la rencontre de deux jours qui débute aujourd’hui à Pékin. Les représentants de 43 pays, dont 27 européens et 16 asiatiques, prendront part à la rencontre; parmi ces derniers l’Inde, le Pakistan et la Mongolie y participent pour la première fois au côté de représentants de la Commission européenne et de l’Asean (Association des pays du sud-est asiatique).
L'ASEAN a été fondée par 5 états, principalement de l'Asie du Sud-Est maritime : Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, et Thaïlande. Le Brunei les rejoints 6 jours après son indépendance du Royaume-Uni le 8 janvier 1984. Le Vietnam entre en 1995, suivi du Laos et de la Birmanie le 23 juillet 1997 et du Cambodge le 30 avril 1999.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée a le statut d'observateur depuis 1976. Le 23 juillet 2006, le Timor oriental a posé sa candidature et pourrait devenir membre d'ici 5 ans. L'Australie est aussi intéressée mais certains pays membres s'y opposent.
Dates d’adhésion
Indonésie (1967)
Malaisie (1967)
Philippines (1967)
Singapour (1967)
Thaïlande (1967)
Brunei (1984)
Viêt Nam (1995)
Laos (1997)
Myanmar (1997)
Cambodge (1999)
Programmée pour discuter surtout de coopération économique, cette réunion représente la première occasion internationale en présence d’un si grande nombre de chefs d’état et de gouvernement depuis le début de la crise financière; pour cette raison ce thème crucial a été placé au centre de l’agenda des travaux, même si l’Asem ne prévoit pas la participation des États-Unis, directement impliqués dans le problème. Les changements climatiques et les mesures visant à les combattre est l’autre thème fort de la rencontre à l’issue de laquelle les participants devront adopter une position commune. La réalisation des Objectifs du Millénaire, la sécurité sociale et les droits humains seront les autres arguments abordés à Pékin.
Mis en place en 1996 sur initiative de la France et de Singapour, l’Asem est une rencontre biennale pour favoriser les rapports, en particulier économiques, entre les deux régions et chacune des nations même si des thèmes d’une portée plus globale – comme les changements climatiques – ont eu une place majeure au sein des débats de ces dernières années.
Les ministres de l'Économie et les dirigeants des banques centrales des 10 pays membres de l'Asean (Association des pays du Sud-est asiatique) ainsi que ceux de Chine, Japon et Corée du Sud, se rencontreront en novembre à Manille pour y décider des mesures communes à prendre pour faire face à la crise financière internationale : cette dernière décision a été annoncée vendredi à l'occasion du Sommet Europe-Asie (Asem), qui se tient actuellement à Pékin, après que dans la matinée, des sources diplomatiques avaient fait part de la création future par le groupe Asean+3 d'un fonds de sécurité de 80 milliards de dollars destiné à atténuer les impacts éventuels de la crise dans la région. La rencontre de Manille se tiendra ainsi un mois avant celle de décembre, au Japon.
Pendant ce temps, parmi les rencontres bilatérales qui ont eu lieu pendant l'Asem se détache celle du Premier ministre japonais Taro Aso, de son homologue chinois Wen Jiabao et du président chinois Hu Jintao : les trois dirigeants ont en effet décidé d'établir une nouvelle ligne téléphonique directe entre Tokyo et Pékin afin de consolider la confiance entre deux nations divisées pendant des décennies par des désaccords et une méfiance réciproque. Cette ligne d'urgence servira à "procéder à des échanges d'opinion fréquents et en temps opportun" et à "trouver un accord sur le rôle que la Chine et le Japon sont susceptibles de jouer dans cette circonstance", lit-on dans un communiqué du gouvernement japonais. Le Sommet de Pékin a également été le cadre d'une réunion importante entre les chefs de gouvernement du Cambodge et de la Thaïlande qui ont souligné leur volonté de trouver une solution politique à leur litige territorial sur le temple hindouiste de Preah Vihear.
La 7ème Réunion Asie-Europe (ASEM) à Beijing accueille le plus grand rassemblement de dirigeants asiatiques et européens depuis que le sommet biennal a été établi en 1996, a déclaré mardi dernier un diplomate chinois de haut niveau.
"C'est le taux de participation le plus élevé de chefs d'Etats et de gouvernements de l'histoire du sommet "
Il a ajouté que le sommet, intitulé «L'action et la vision: vers une solution gagnant-gagnant », va tenter de trouver un plan commun aux pays européens et asiatiques pour lutter contre les trois grands défis auxquels le monde est en train de faire face : les turbulences financières, le problème de l'énergie et de la sécurité alimentaire.
La Chine appuie les initiatives de la présidence française de l'UE en faveur d'une réforme du système financier international.
Les malheurs des marchés semblent faire le bonheur de la relation Europe-Chine, et France-Chine en particulier. Le sommet Europe-Asie (Asem) s'est terminé samedi à Pékin sur un spectaculaire consensus. En clôturant une réunion de 43 chefs d'État et de gouvernement , le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a employé des mots que n'aurait pas reniés Nicolas Sarkozy, venu à Pékin en avocat d'une refonte du système financier mondial.
L'hôte chinois de l'Europe a laissé entendre qu'il appuierait les initiatives de la France, présidente en exercice de l'UE, lors du sommet de Washington le 15 novembre prochain. Wen Jiabao a ainsi estimé que seule une coopération internationale renforcée permettrait de rétablir la confiance sur les marchés. Il a insisté sur la nécessité de «clarifier» les responsabilités des gouvernements, des entrepreneurs et des autorités de supervision des marchés. Et affirmé que le monde avait «besoin d'innovations financières», mais encore plus de «contrôle pour assurer la sûreté financière».
Des décisions «concrètes»
Nicolas Sarkozy peut donc être satisfait. Son objectif était de dégager un consensus eurasiatique pour arriver en force au sommet de Washington. Et ce notamment pour esquiver une tentation américaine de diluer les discussions et de s'en tenir à des déclarations de principe. À Pékin, le président a martelé qu'il voulait des décisions «concrètes». «Chacun a parfaitement compris qu'il n'était pas possible de se réunir uniquement pour parler», a souligné Nicolas Sarkozy, en estimant qu'à Washington, la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, l'Indonésie joueront un rôle de premier plan. «L'Europe veut, avec eux, et bien sûr le Japon, essayer de définir des positions communes sur les réponses opérationnelles», a-t-il ajouté. La Chine comme les autres pays d'Asie auraient montré leur volonté «que le sommet soit conclusif, qu'il y ait des décisions».
Jusqu'ici relativement épargnés par la crise financière, les pays d'Asie se sentent aujourd'hui concernés, en raison des premiers effets ressentis sur l'économie réelle. La Chine, notamment, craint un sérieux coup de frein pour ses exportations. Reste la question de l'appréciation du yuan, un sujet très sensible pour les Américains comme pour les Européens. Nicolas Sarkozy a redit qu'il était impossible de parler de réforme financière «sans parler des monnaies». Mais sur ce sujet épineux, rien n'est acquis. Le gouverneur de la Banque centrale de Chine a insisté, dimanche, sur la volonté de Pékin de «maintenir la stabilité fondamentale du taux de change du yuan». S'ils adhèrent à plus de contrôle, les dirigeants chinois n'iront pas là où ils ne veulent pas aller. Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, l'a clairement dit au sommet : la priorité du régime reste la «croissance chinoise».
La Chine et le Vietnam conviennent d'élargir la coopération économique et commerciale
Xinhua -- La Chine et le Vietnam ont déclaré qu'ils approfondiraient davantage leur coopération économique et commerciale et qu'ils fixeraient un objectif de 25 milliards de dollars pour leur commerce bilatéral d'ici l'an 2010.
Dans une déclaration conjointe publiée samedi, les deux parties ont convenu de mettre en oeuvre un plan de développement quinquennal pour la coopération économique et commerciale, dont la négociation est en cours, et de faciliter les investissements mutuels.
La Chine et le Vietnam feront également avancer l'établissement d'un groupe de travail pour échanger des informations et des opinions sur des affaires liées au commerce et pour résoudre des problèmes existants, a indiqué la déclaration.
Les deux parties renforceront la communication et la coordination dans la lutte contre la contrebande, la contrefaçon et l'escroquerie, pour assurer le développement sain du commerce entre les deux parties.
Les deux gouvernements conseilleront et soutiendront les entreprises des deux parties pour les encourager à mettre en oeuvre les accords et contrats signés selon les règles du marché, selon la déclaration.
Ils ont également convenu de coopérer dans de grands projets, et d'encourager la coopération entre les grandes entreprises des deux pays dans la construction d'infrastructure, le transport, l'électricité, la construction de résidences, la conception, l'industrie chimique, le trafic maritime et d'autres industries concernées.
La Chine et le Vietnam renforceront les communications et les échanges entre leurs experts économiques, qui offriront des conseils sur la façon de faire face aux changements de la situation économique internationale, a dit la déclaration.