GÉOPOLITIQUE • L'Alliance atlantique, une notion à revoir
le Courrier international
Pour le grand chroniqueur du New York Times Thomas Friedman, Washington aurait dû ménager la Russie plutôt que la tenir à l'écart de l'OTAN.
Pourquoi Vladimir Poutine s'en est-il pris aux Etats-Unis, le 10 février dernier [lors de la 43e conférence internationale de Munich sur la sécurité] ? A cause de l'expansion de l'OTAN. Je reviens tout juste de Moscou, et c'est ce que des analystes m'ont confié, là-bas, et que m'ont confirmé les libéraux russes.
En 1991, après la dissolution du pacte de Varsovie [l'alliance militaire des différents Etats du bloc communiste, conclue en 1955, qui faisait pendant à l'OTAN], les gouvernements de Bush senior et de Bill Clinton ont décidé de bâtir une nouvelle alliance de sécurité, une OTAN élargie, et ont déclaré à la Russie qu'elle ne pouvait pas en faire partie. N'oublions pas que la Russie, à laquelle nous avons dit de rester à l'extérieur, dans le froid, était alors celle de Boris Eltsine et de ses collègues réformistes. A l'époque, ils nous avaient prévenus que cela risquait de les affaiblir.
Mais Clinton a continué d'affirmer aux Occidentaux : "Ne vous inquiétez pas, la Russie est faible. Eltsine serrera les dents et acceptera l'expansion de l'OTAN. Tout cela ne nous coûtera rien."
Donc, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque ont été invitées à rejoindre l'Alliance atlantique en 1997 ; la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie leur ont emboîté le pas en 2002. Ces derniers temps, on parle même d'une intégration de l'Ukraine et de la Géorgie. Si Poutine, ancien officier du KGB et vétéran de la guerre froide, a pu arriver au pouvoir après Eltsine, c'est en partie du fait des vibrations négatives liées à l'expansion de l'OTAN. Nous avons dit à la Russie : ravalez votre fierté, le monde a changé. Nous, nous avons le droit d'élargir notre sphère d'influence, pas vous. De surcroît, la nôtre s'arrêtera juste devant votre porte.
Mais, maintenant que la Russie est de nouveau puissante grâce à la hausse des prix du pétrole et du gaz, Poutine nous balance la fierté renaissante de son pays au visage. "Le processus d'expansion de l'OTAN n'a rien à voir avec la modernisation de l'Alliance, a-t-il lancé à Munich. Nous sommes en droit de demander : contre qui cette expansion est-elle dirigée ?"
Nous connaissons tous la réponse à cette question : l'expansion de l'OTAN est dirigée contre la Russie. Nous étions prêts à exaspérer Moscou pour pouvoir élargir l'OTAN, mais qu'avons-nous gagné en échange ? Pour ceux d'entre nous qui sommes opposés depuis le début à l'expansion de l'Alliance, l'argument est limpide : nous ne pouvons espérer résoudre aucun des grands problèmes géostratégiques, surtout pas une crise comme celle de l'Iran, sans l'aide de la Russie. Par conséquent, pourquoi ne pas adopter un comportement qui favoriserait le désir des Russes de collaborer avec nous et renforcerait leurs démocrates, plutôt que d'intégrer dans l'OTAN des pays qui ne nous sont d'aucun secours et qui ne sont plus menacés par la Russie ?
Les Russes que j'ai rencontrés ont été très clairs là-dessus. "L'expansion de l'OTAN n'était pas nécessaire", m'a ainsi affirmé Vladimir Ryjkov, l'un des derniers libéraux de la Douma à oser critiquer ouvertement le gouvernement de Poutine. "Dans le monde d'aujourd'hui, la Russie ne constitue un danger militaire pour aucun de ses voisins. L'OTAN élargie n'était pas le bon concept. Il vous faut trouver une autre architecture."
Thomas L. Friedman, The New York Times
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Moscou, le retour
RUSSIE - 18 février 2007 - par PATRICK SEALE
Jeune Afrique
Vladimir Poutine dénonce l’unilatéralisme américain. Et appelle à l’instauration d’un système multipolaire fondé sur un équilibre du pouvoir.
Il est très généralement admis que, dans les relations internationales, l’équilibre du pouvoir est un facteur de paix et le déséquilibre un facteur de guerre, car le fort sera toujours tenté d’imposer sa volonté au faible. À part un ou deux épisodes comme la crise des missiles à Cuba en 1962, chacun convient que c’est l’équilibre de la terreur qui a fait prévaloir la paix entre les États-Unis et l’Union soviétique pendant les décennies de la guerre froide.
Autre exemple : la paix qui règne entre l’Inde et le Pakistan depuis que ces deux pays sont devenus des puissances nucléaires.
Bien qu’ils se soient fait la guerre à trois reprises en 1947, 1965 et 1971, la possibilité qu’ils ont maintenant de s’entre-détruire les a obligés à s’entendre sur le Cachemire. La guerre n’est plus pour eux une option réaliste.
Mais après l’effondrement de l’URSS, l’Amérique est devenue la seule superpuissance mondiale, et les guerres, les violences et les massacres se sont succédé. Le monde connaît aujourd’hui une quasi-anarchie, en particulier le Moyen-Orient. Une grande partie du problème vient de l’unilatéralisme pratiqué par l’Amérique depuis que George W. Bush est à la Maison Blanche. Ces six dernières années, les États-Unis n’en ont fait qu’à leur tête : invasions, torture, massacres et destructions, au mépris du droit international et des conventions. L’absence de contrepoids leur a permis d’envahir l’Afghanistan, puis l’Irak, de briser ces deux pays, de renverser leur régime, de tuer un très grand nombre de leurs habitants - pour se retrouver écrasés par la responsabilité d’une reconstruction qu’ils sont incapables d’assumer. En plus, ils font maintenant campagne contre Téhéran, réclament des sanctions internationales contre les Iraniens, cherchent à bloquer leur système bancaire, à les priver de technologie avancée et les menacent même de les attaquer militairement.
Les États-Unis ont également engagé ce qu’ils appellent une « guerre mondiale contre le terrorisme », font litière de la souveraineté de leurs amis et de leurs ennemis, arrêtent des suspects à tout-va, les transfèrent dans des prisons secrètes où ils sont torturés ou les gardent interminablement en détention sans procès dans des conditions lamentables comme à Guantánamo.
De la même manière, un déséquilibre de pouvoir a permis à Israël, allié de l’Amérique, d’occuper militairement des territoires palestiniens, de persécuter et de tuer leurs habitants, de violer leurs droits humains, de détruire leurs maisons et de s’emparer de leur terre - et, comme les États-Unis, d’en garder arbitrairement en prison une dizaine de milliers, y compris des femmes et des enfants.
Cette même absence de contrepoids arabe a donné à l’État hébreu la liberté d’envahir son voisin plus faible, le Liban, à pas moins de cinq reprises, en 1978, 1982, 1993, 1996 et 2006, et de faire des milliers de morts et d’énormes destructions. Le principe de base de ces agressions est que la sécurité de l’Amérique et d’Israël est la seule chose qui compte, et qu’elle a la priorité sur tout le reste, même au prix de l’insécurité - ou pire - des autres. On a fait une croix sur l’idée que la sécurité internationale est une et indivisible.
La nouvelle la plus encourageante de ces derniers mois est qu’il commence à y avoir des signes que cette dangereuse situation touche à sa fin. Compte tenu du statut de grande puissance qui était celui de l’Union soviétique dans le passé, il n’est peut-être pas surprenant que Moscou se retrouve de nouveau en position de faire contrepoids aux États-Unis. Le président Vladimir Poutine s’est lancé dans une campagne diplomatique personnelle au Moyen-Orient, sans hésiter dans le même temps à s’en prendre vivement à Washington et à dénoncer ce qu’il considère comme la part de responsabilité de l’Amérique dans l’insécurité et le chaos actuels.
Pour un pays sûr de lui et dominateur comme les États-Unis, habitué à traiter de haut le reste du monde, ses critiques et ses initiatives politiques ne peuvent être que des sources d’inquiétude. Les remarques formulées par Poutine lors d’une conférence sur la sécurité mondiale, le 10 février, à Munich, donnent une idée de la nouvelle stratégie adoptée par la Russie pour s’opposer à l’unilatéralisme américain. « L’unipolarité, a déclaré Poutine, est non seulement inacceptable, mais également impossible dans le monde actuel. » C’est une situation où « il y a un seul centre d’autorité, un seul centre de force, un seul centre de décision… un seul maître, un seul souverain ». Ce système est pernicieux, dit-il, non seulement pour tous ceux qui y sont soumis, « mais aussi pour le souverain lui-même, qui se détruit de l’intérieur ». Rien ne pouvait être plus blessant que cette remarque pour l’amour-propre américain. Nous avons été témoins, a poursuivi Poutine, d’un « abus presque sans limite de la force qui a plongé le monde dans un abîme de conflits permanents. Nous constatons un mépris de plus en plus marqué pour les principes fondamentaux du droit international. Un seul pays, les États-Unis, a outrepassé de toutes les manières ses frontières internationales. »
Cette domination américaine, a déclaré Poutine, a encouragé un certain nombre de nations à acquérir des armes de destruction massive - il faisait probablement allusion à la Corée du Nord et à l’Iran - et elle a provoqué une extension du terrorisme « qui a pris aujourd’hui des dimensions mondiales ». « Je suis convaincu, a conclu Poutine, que nous nous trouvons à un moment historique où nous devons sérieusement réfléchir à l’architecture de la sécurité mondiale. Nous devons nous mettre en quête d’un équilibre raisonnable entre les intérêts de tous les participants au dialogue international. »
Les propos de Poutine doivent retenir l’attention des capitales occidentales parce qu’ils trouveront un large écho dans beaucoup de pays du Tiers Monde, même chez les alliés riches en pétrole des États-Unis, profondément inquiets de la manière dont ces derniers semblent avoir perdu la tête après les attentats du 11 septembre 2001 en s’embarquant dans une campagne mondiale contre des ennemis réels et imaginaires.
Les commentateurs américains ont interprété le discours de Poutine comme un retour à la guerre froide. C’est une erreur. C’est plutôt une invitation à instaurer un système international multipolaire plus sain, fondé sur un équilibre du pouvoir et appuyé par un équilibre de la terreur dans lequel les conflits seraient résolus et non pas exacerbés, les forts ramenés à la raison, et où les faibles ne vivraient plus dans la peur.
Certains États du Moyen-Orient comme l’Iran et la Syrie seront à coup sûr énormément rassurés par les propos de Poutine, mais ce sera aussi le cas de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe, qui sont aussi très désireux de diversifier leurs relations internationales afin de réduire leur dépendance à l’égard d’une Amérique dangereusement imprévisible. Les initiatives diplomatiques de l’Arabie saoudite en Palestine, au Liban et dans le monde arabe en général témoignent d’une volonté nouvelle des grands pays arabes de prendre leur destin en main et d’assurer eux-mêmes la protection de leurs intérêts vitaux, plutôt que de s’en remettre à des puissances extérieures. Un des grands événements de l’année passée au Moyen-Orient a été la venue à Riyad du président chinois Hu Jintao et l’explosion des échanges commerciaux entre les deux pays. La visite du président Poutine dans la capitale saoudienne les 11 et 12 février est un autre moment historique.
Inquiets à juste titre pour leur sécurité, l’Iran et ses amis locaux - la Syrie, le Hezbollah et même le Hamas - ont essayé de contrer et de contenir la puissance américano-israélienne. Si vous nous attaquez, disent-ils, nous contre-attaquerons. C’est un comportement légitime et qui a été relativement payant, mais ils ne doivent pas aller trop loin. Ils doivent admettre que le monde occidental a lui aussi des intérêts à défendre : la libre circulation du pétrole, par exemple, ou le pluralisme libanais. Un équilibre du pouvoir suppose le respect des intérêts de tous, et pas seulement des siens.
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RUSSIE-ÉTATS-UNIS
Une nouvelle course aux armements?
• Les fortes charges de Vladimir Poutine contre l’administration Bush suscitent diverses interprétations. Toutes négatives
PAR ELSA CLARO, de Granma international
LES critiques les plus fortes émises par la Russie contre les États-Unis ont eu comme décor un sommet des ministres de la Défense de l’OTAN, à Munich. Sur l’alliance militaire Vladimir Poutine a déclaré qu’il était hostile à ce que celle-ci remplace l’ONU, en allusion à deux faits au moins. L’un concerne celui où Washington a critiqué l’organisme international en l’accusant de refuser de soutenir l’invasion contre l’Irak et le deuxième concerne les actions actuelles du gouvernement de Bush destinées à créer de nouvelles installations militaires en Europe centrale, malgré la décision, lors des négociations pour la réunification allemande en 1990, de n’en créer aucune au-delà de l’Allemagne.
Le fait est que Washington se prépare à déployer dans la République tchèque et en Pologne une partie de son dénommé bouclier anti-missiles. À ce sujet et réaffirmant les déclarations prononcées par le président russe, Serguei Ivanov, alors ministre de la Défense et qui vient d’être nommé vice-président de la Russie, a déclaré que les prétextes utilisés pour installer une partie de ce bouclier dans ces deux nations d’Europe de l’Est, étaient invraisemblables.
«Remarquez où sont, sur la carte, la République tchèque et la Corée du Nord, et vous verrez que l’argument ne tient pas debout. Quant à l’Iran, Téhéran a des missiles capables d’atteindre une distance entre 1 400 et 1 600 kilomètres. Son rayon d’action est, par conséquent, plus dangereux pour Israël et pour le propre territoire russe, que pour l’OTAN. Et dans le cas où l’Iran détiendrait des missiles d’une portée de 5 000 kilomètres, ce qui n’arrivera pas du jour au lendemain, il faudrait déployer le bouclier à des endroits comme la Turquie, l’Afghanistan ou même l’Irak, étant donné que le meilleur moment pour détruire des missiles réside au début de leur lancement».
Ivanov avait déjà fait allusion à l’affaire devant ses homologues, lors d’une autre réunion récente à Séville, où il avait assuré que «nous ne retournerons pas à une course aux armements» mais «nous développerons nos systèmes stratégiques (¼ ). Il ne s’agit pas d’une menace, mais nous voulons être absolument sûrs que nous serons exposés à aucune pression politique ou militaire sous aucune circonstance».
Ces allusions se basent sur des données qui montrent que les États-Unis ont dépensé plus d’argent dans l’armement que durant la période de la Guerre froide. Ce qui est vrai, c’est que lors de la conférence de Munich, les représentants de l’administration Bush, ont exhorté les membres de l’OTAN à investir des dépenses militaires en prenant l’Afghanistan comme exemple en soulignant qu’un éventuel échec dans cette nation d’Asie centrale constituerait un affront pour le pacte.
Sur ce terrain le dirigeant russe avait déclaré que l’administration étasunienne était un train de provoquer une nouvelle course aux armements, car les petites nations sont disposées à développer des armes nucléaires à cause des politiques de force étasuniennes. Poutine a déclaré à Munich à la chaîne Al Yazira, que son pays aspire au retour d’un monde multipolaire car l’unipolarisation actuelle des États-Unis «signifie dans la pratique une seule chose: un centre de pouvoir, un centre de force, un centre de décisions, qui agit comme unique souverain». Il a fait en outre référence à «l’usage exagéré et quasi incontrôlable de la force dans les relations internationales», déclarant que «la Russie n’aspire pas au rôle de superpuissance et n’a pas l’intention d’entrer en conflit avec personne» (¼ ), mais qu’elle entend en revanche «influer sur la construction d’un nouvel ordre mondial».
La fermeté de ses propos a été confirmée quelques jours après, quand réunis à New Delhi, les ministres des Affaires étrangères de Chine, de l’Inde et de propre Russie, ont signé un document où ils s’engagent clairement à établir un système mondial « plus stable et plus équilibré».
Il serait obtenu grâce à des réformes à l’intérieur de l’ONU et à la «démocratisation» des relations mondiales. Ce sont trois puissances nucléaires, d’une superficie importante et très peuplées et qui sont, en outre, dans une phase d’expansion économique. S’unir ensuite dans l’idée de promouvoir l’harmonie et la compréhension internationales et «trouver des terrains d’entente sur des sujets divergents», est quelque chose de louable dans cette étape complexe.
L’axe trilatéral, comme certains médias ont commencé à le qualifier, établit dans son communiqué final de leur réunion que les activités antiterroristes ne doivent pas s’effectuer d’une manière «sélective», mais être menées d’une manière globale sans adopter la politique du «deux poids deux mesures». Ces expressions sont une critique évidente des États-Unis.
Celles utilisées par Poutine ont été directes sur ce sujet et bien d’autres encore. «Les terroristes n’ont pas besoin de missiles. Ils ont, par exemple, des terroristes kamikazes». Il faisait allusion à l’équipement anti-missile que Washington entend installer près de ses frontières. Peu après, le Kremlin a annoncé qu’il pourrait abandonner le traité sur les Forces nucléaires de moyenne portée pour la destruction de missiles de court et moyenne portée (signé par l’URSS en 1987) si les États-Unis insistaient à installer leurs engins en Europe centrale.
Concernant l’Irak, le dirigeant a estimé que la situation était «inquiétante, dommageable et tragique» et que l’invasion nord-américaine a été plus meurtrière que l’époque de Saddam Hussein, car si le dirigeant irakien a été exécuté pour avoir exercé «la violence contre les populations chiites», ce qui a provoqué des centaines de morts, les actions étasuniennes ont provoqué un nombre bien supérieur de victimes civiles, sans compter les «plus de 3 000 nord-américains» qui ont perdu la vie.
«Les décisions qui sont imposées de l’extérieur (¼ ) et qui ne surgissent pas du développement naturel de la société même, entraînent seulement avec elles des tragédies. Le meilleur exemple de cela est l’Irak», a souligné Poutine, en faisant allusion aux critiques et aux impositions de modèle que la Maison Blanche a l’habitude de faire aux autres nations, en ignorant la poutre qui l’aveugle. Poutine a redonné son avis sur le problème irakien en déclarant que la solution au problème était facile. Il suffirait de renforcer les forces intérieures de sécurité, de retirer les troupes étrangères et de permettre au peuple «de choisir son destin».
Pour certains analystes ces déclarations énergiques de Poutine sont seulement l’expression conjoncturelle d’un désaccord sur la façon dont la Maison Blanche minimise le rôle que pourrait exercer Moscou. Pour d’autres il s’agit seulement d’une simple bravade ou d’une légère dispute entre amis, tandis que de nombreux autres estiment qu’il s’agit d’une réaction logique face aux actions nord-américaines pour encercler militairement la Russie. Le temps dira qui a raison et jusqu’où pourront aller les désaccords.