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Une parcelle de la forêt de Compiègne bradée à prix d'amis !?

From : Vie immo , Yahoo ,

 

Eric Woerth aurait  « bradé » l’hippodrome de Compiègne. Le bien a été vendu il y a quelques mois à la Société des courses de Compiègne pour un prix défiant toute concurrence, rapportent Le Canard Enchaîné et Marianne.

Voilà une information dont Eric Woerth se serait bien passé. Selon les deux hebdomadaires, l’ancien ministre du Budget se serait assuré, quelques jours avant son transfert au Travail, en mars dernier, de la vente d’une parcelle de la forêt de Compiègne, dans l’Oise, pour 2,5 millions d’euros. Soit huit fois moins environ que la valeur réelle du bien, estimée à une vingtaine de millions d’euros. Le bien a été cédé de gré à gré à la Société des courses de Compiègne (SCC), jusqu’alors locataire des lieux, et « ami[e] d’amis » du ministre, indique Marianne.



L’information a été démentie par Bercy, qui assure que la transaction s’est déroulée dans les règles. Interrogé à l’antenne d’i-Télé en marge du défilé du 14 juillet, Eric Woerth a indiqué que la cession s’était déroulée « au prix des Domaines ». «  »C’est pas du journalisme, c’est de la malfaisance », a-t-il ajouté, à l’encontre des deux journaux.

L’article de Marianne précise que la SCC, qui devait jusqu’à maintenant obtenir l’accord de l’Office national des forêts (ONF) pour « réaliser le moindre aménagement », n’aura désormais « plus de comptes à rendre à personne pour transformer l’hippodrome ». La construction d’un restaurant panoramique serait notamment envisagée...

 

 

 

Cette parcelle, comprenant un hippodrome et un golf, a été cédée de gré à gré 2,5 millions d'euros à une société de course alors qu'elle en vaudrait dix fois plus, selon les hebdomadaires.

Le ministère du Budget a répondu que cette vente était "complètement régulière" et qu'elle s'est révélée bénéfique pour les finances de l'Etat.

"Quand vous avez un terrain qui ne vous rapporte quasiment rien, que vous ne pouvez pas louer à quelqu'un d'autre et que vous avez la possibilité de le vendre dans des conditions intéressantes à l'occupant, normalement vous le faites si vous préservez l'équilibre écologique", a-t-on déclaré.

 

D’après le ministère, « le droit forestier et domanial permet la vente d’une partie d’un domaine public forestier à trois conditions », réunies dans cette transaction : une parcelle de moins 150 ha, l’absence d’impact écologique et qu’il ne s’agisse pas d’une exploitation forestière. C’était effectivement le cas puisque le terrain en question était déjà utilisé par l’hippodrome du Putois pour les courses.

 

Le Canard Enchaîné affirme que la transaction a "été conclue de gré à gré sans enchère, ni appel d'offres".

La vente s'est faite sans enchères, ni appel d'offres alors que les sociétés de courses ne peuvent bénéficier d'un tel privilège selon une décision du Conseil d'Etat de 1979, avance le Canard enchaîné.

Six jours avant son départ du ministère du Budget, Eric Woerth, au centre d'une tempête politique dans l'affaire Bettencourt, aurait imposé par arrêté à l'Office national des forêts de vendre pour 2,5 millions d'euros "ce joyau de 57 hectares" à une association privée, la Société des courses de Compiègne jusqu'alors locataire des lieux.

Selon le Canard Enchaîné, cette parcelle de la forêt de Compiègne, ainsi que ses équipements, vaudrait au moins 20 millions d'euros.

 

 

L'hebdomadaire Marianne publie pour sa part une lettre montrant qu'Eric Woerth s'est occupé personnellement du dossier et qu'il a donné son accord à cette vente.

 

Le président de la Société des courses de Compiègne, qui a acquis cette parcelle, est l'un des dirigeants de France Galop, association dont Florence Woerth, épouse de l'actuel ministre du Travail, fait partie depuis 2003, dit le Canard enchaîné.

M. Woerth, actuellement ministre du Travail, est maire de Chantilly, dans l'Oise, où son épouse a monté une petite écurie de galopeurs.

Florence Woerth voit dans cet article "une nouvelle marque de la détermination de ceux qui cherchent à nuire à la famille Woerth", a déclaré son avocat, Me Antoine Beauquier.

Le ministère du Budget affirme qu'il était parfaitement légal de céder des parcelles de forêt à certaines conditions environnementales "qui ont toutes été remplies".

 

 

Prié de dire pourquoi la transaction s'est faite six jours avant le départ du ministre, le ministère invoque les délais pour la finaliser.

Le ministère justifie l'absence d'appel d'offres et le prix de vente jugé très bas par le fait que la société de course de possédait un bail de 12 ans et qu'elle était propriétaire des bâtiments déjà existant.

"La société de course payait 50.000 euros par an, soit un rendement locatif de 2% par an. Ce n'est pas intéressant pour l'Etat de toucher 2% par an, dans ces cas là il vaut mieux vendre", dit-on.

On insiste sur le fait que cette société "était la seule à pouvoir acquérir parce qu'elle avait un bail".

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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