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L'Assemblée nationale verse près de 10 millions d'euros par an à l'ensemble des groupes, dont quelque 3 millions pour l'UMP.
Ce sont des dotations allouées par l'Assemblée, autrement dit de fonds publics.

 

Prêt de 3 millions d'euros : des députés UMP demandent des comptes ....la révélation du prêt de 3 millions d'euros consenti en 2012 à l'UMP par le groupe UMP à l'Assemblée a encore ravivé la guerre interne à droite.

Mediapart a révélé samedi que le groupe UMP à l'Assemblée nationale a prêté 3 millions d'euros à l'UMP en 2012, des fonds puisés sur la dotation parlementaire.

Luc Chatel assure n'avoir découvert l'affaire qu'au dernier moment: «J'ai été informé la semaine dernière par Christian Jacob et 540.000 euros ont déjà été remboursés», explique le nouveau gestionnaire du parti.

 

Un nouvel appel à la transparence qui commence à faire tache d'huile au sein de l'opposition

La réunion hebdomadaire du groupe va être "chaude", promet un député, et Christian Jacob, pour calmer les troupes, s'est engagé à y présenter les comptes.

"En tant que parlementaire UMP qui apporte sa cotisation à son groupe régulièrement (200 euros par mois, NDLR), qui permet à son groupe de toucher une dotation de l’État, chaque année, en signant mon accord pour que cela puisse être fait, j’ai le droit de savoir pourquoi et dans quelles conditions cela s’est passé. Nous n’avons jamais été informés de cela et cela me choque, très clairement", a ainsi déclaré sur RCJ le député-maire de Nice, Christian Estrosi.

 

Le député de Lozère Pierre Morel-A-l'Huissier, qui a déposé plainte avec son collègue Yves Blanc "au nom des militants" dans l'affaire Bygmalion, a crié pour sa part sa "colère" et son "écœurement". Une dizaine de ses collègues se sont associés à sa plainte et se réuniront mardi matin, avant la réunion du groupe, a-t-il annoncé à l'AFP 
Il a aussi contesté les contrats passés par le groupe avec Bygmalion, pour 5,5 millions d'euros entre 2008 et 2013, selon Le Canard Enchaîné.

 

Pour le député de Lozère, "s'il est avéré que Christian Jacob a utilisé des fonds pour autre chose que ce à quoi ils sont destinés, le fonctionnement du groupe, s'il a fait des bêtises, il doit partir".

"Je demande a Jacob de justifier de l'utilisation des fonds du groupe mais en aucun cas sa démission car il m'a promis toute transparence", a toutefois ensuite twitté le parlementaire.

D'autres membres du groupe se montrent moins sévères, même si beaucoup, à l'instar de Philippe Gosselin, ont parlé d'un "trouble". "Nous pensions jusqu'ici, peut-être naïvement, que le groupe était préservé de ce qui se passait dans le parti", a soupiré cet élu de la Manche.

 

Luc Chatel :«Au lendemain des élections législatives, en attendant la dotation de l'État, le parti avait un trou de trésorerie et comme les finances du groupe le permettaient, on a fait un prêt de 3 millions d'euros au parti, avec une convention, un échéancier, un taux d'intérêt», avait pour sa part expliqué Christian Jacob dès samedi. Le patron des députés a précisé qu'il n'avait pas informé ses collègues de ce prêt parce qu'il ne s'agissait «pas d'un don». Par la suite, ce prêt à échéance de 2017 a été annexé à un prêt groupé de plusieurs banques «lors du refinancement de l'UMP à l'automne 2013», a-t-il détaillé. Ultime précision: «Cela a fait l'objet d'une convention qui est connue du pool bancaire, du trésorier et du président de l'UMP de l'époque», soit respectivement Catherine Vautrin et Jean-François Copé.

 

Il n'en fallait pas plus pour que le député de Haute-Savoie Lionel Tardy, qui avait déjà été le premier à condamner ce qu'il appelle le «système Copé», reparte à l'assaut. «J'ai eu quelques collègues députés au téléphone, personne n'était au courant de ce prêt, a-t-il déclaré sur BFMTV. Donc nous allons demander des explications à notre président mardi en réunion de groupe.» Pour l'élu d'Annecy, «l'argent qui est donné au groupe UMP à l'Assemblée nationale pour son fonctionnement doit rester au sein de l'Assemblée nationale». Regrettant de n'avoir pas été mis «au courant qu'il y avait une cagnotte de 3 millions d'euros» dans la trésorerie du groupe, il a exigé «une règle étanche entre le groupe UMP et l'UMP elle-même». En fait, le parti a donné aussi de l'argent à ses futurs parlementaires. En 2012, par exemple, l'UMP a fait don de 8000 euros à chacun de ses candidats aux législatives. Le montant total de cette participation du parti à la campagne avoisinait les 4 millions d'euros. Aucun député ne s'est plaint depuis de cette absence d'«étanchéité»

 

Interrogé sur BFMTV samedi, le député UMP Lionel Tardy promet que le président du groupe UMP Christian Jacob devra s'expliquer: «J'ai eu quelques collègues députés au téléphone, personne n'était au courant de ce prêt. Donc, nous allons demander des explications à notre président mardi en réunion de groupe.» Le député savoyard s'indigne: «L'argent qui est donné au groupe UMP à l'Assemblée nationale pour son fonctionnement doit rester au sein de l'Assemblée nationale. Déjà, on n'était pas au courant qu'il y avait une cagnotte de 3M d'euros (…) Il faut une règle étanche entre le groupe UMP et l'UMP elle-même.»

 

Invité du Grand Entretien de RCJ ce dimanche, le député UMP des Alpes-Maritime s'est dit «choqué» par les révélations de Mediapart. Il ajoute: «En tant que parlementaire UMP qui apporte sa cotisation à son groupe régulièrement, qui permet à son groupe de toucher une dotation de l'État, chaque année, en signant mon accord pour que cela puisse être fait, j'ai le droit de savoir pourquoi et dans quelles conditions cela s'est passé. Nous n'avons jamais été informés de cela et cela me choque, très clairement.»

Alors que la direction provisoire du parti a promis un audit sur ses comptes pour le 1er juillet, certains n'hésitent pas déplorer une nouvelle nuisance pour l'image de l'UMP consécutive aux campagnes de 2012 . 

 

 Le président de l'Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, a annoncé par communiqué qu'il allait demander une révision «du statut des groupes pour permettre l'exercice d'un contrôle sur l'utilisation qu'ils font des dotations qui leur sont versées». «Je suis favorable à tout ce qui peut permettre plus de transparence», a bien sûr répondu Luc Chatel.  

 

 

Marianne cette semaine démontre que l’étau se resserre autour de l’ex-président de la République et de son entourage. Alors que Jérôme Lavrilleux ne disposait pas de la délégation de signature durant la campagne présidentielle, qui d’autre en dehors d’Eric Césari, chargé également des meetings, aurait pu signer les devis d’Event & Cie ? En début de semaine, Libération a d’ailleurs révélé que seule la signature d’Eric Cesari figurait sur les devis des conventions bidons.

«BigMillions » Ils étaient bien inspirés ceux qui avaient rebaptisé de la sorte Bygmalion, la société de communication et d’événementiel dirigée par deux proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alvès. Ce jeudi, Libération apporte, documents à l’appui, la preuve que l’entreprise, installée dans un hôtel particulier cossu du IXe arrondissement de Paris, a brassé les euros par centaines de milliers. Ce sont même, d’après le quotidien, près de 20 millions d’euros qui auraient été versé par l’UMP à l’entreprise en seulement six mois, de janvier à juin 2012.
 
Les faits les plus troublants portent sur l’organisation, pour le compte du parti dirigé par Copé, de 55 conventions durant la campagne présidentielle contre 12,7 millions d'euros. Des conventions thématiques qui, pour une très grande partie semble-t-il, n’ont laissé aucun souvenir. Y compris dans les mémoires de ceux qui étaient censés les animer ! C’est le cas, par exemple, d’Arnaud Robinet, secrétaire national de l’UMP en charge des retraites. Interrogé par Libération sur la tenue d’une convention le 21 mars 2012 portant sur la « réforme des retraites » et la « sauvegarde du régime par répartition » (une « sauterie » à 299 000 euros), celui-ci déclare tout bonnement qu’elle n’a pas eu lieu ! Et pour le quotidien de s’interroger. S’agit-il de « frais de campagne déguisés » ? Bygmalion était-elle la « caisse noire de l’UMP » ?

 

"Je ne peux pas ne pas revenir "

Si Nicolas Sarkozy semble à plus d’un titre vouloir revenir dans le jeu politique et hâter son retour à la tête du parti, c’est aussi parce que la maison UMP renferme de lourds secrets à ne pas laisser dans n’importe quelles mains. Les pièces comptables qui permettraient d’y voir plus clair — les devis et les engagements de dépenses —, avaient d’ailleurs été mises sous scellés fin février, sur demande de Jérôme Lavrilleux. Elles ont alors été entreposées dans le bureau 504, au 5ème étage du siège de l’UMP. Ces pièces étaient celles des campagnes présidentielles de 2012… et de 2007. On comprend mieux la panique de la Sarkozie…

 

 

 

 

 

From : NouvelObs ,Figaro ,Marianne,..............

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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