la Manif pour tous :
Les organisateurs de la Manif pour tous n’aiment pas du tout l’image de cathos intégristes qui colle à leur mouvement et qu’ils ne cessent de dénoncer. Dimanche, en tête du cortège, il y avait une grande banderole écrite en français et en arabe : « Les Français musulmans disent non au mariage homosexuel. »
SMS appelant les parents à ne pas envoyer leurs enfants en classe – une journée – afin de protester contre le prétendu enseignement de la « théorie du genre » à l’école.
Au sein de cette communauté, beaucoup ont mis en garde contre une réaction hâtive et une tentative d’instrumentalisation – tout en partageant les mêmes inquiétudes. D’autres ont choisi de participer au boycott initié par Farida Belghoul, ex-militante de gauche, présentée désormais comme proche d’Alain Soral.
Du coup, cet après-midi, les journalistes ont systématiquement demandé aux musulmans présents s’ils n’avaient pas peur de marcher aux côtés de l’extrême droite. La réponse se décomposait toujours en trois temps :
•Le mariage homo, la GPA et la PMA ou encore le « genre » sont des problématiques nationales, qui dépassent les clivages politiques (comprendre, on s’en fout si le FN est là-aussi) ;
•on n’est pas des moutons, on sait réfléchir par nous-mêmes et voir où sont nos intérêts ;
•on défile avec des personnes qui partagent les mêmes valeurs et que l’on remercie pour leur magnifique accueil.
« Ils nous veulent pour foutre le bordel ? »
Dimanche, les organisateurs de « la Manif pour tous » appelaient à marcher contre « la familiophobie » du gouvernement, après une semaine marquée par la polémique sur les opérations de sensibilisations aux questions de genre en maternelle et au primaire.
Selon leurs estimations, 500 000 personnes ont défilé à Paris et 40 000 à Lyon (les chiffres de la police disent respectivement 80 000 et 20 000). Alors que le ministère de l’intérieur craignait des débordements, aucun incident majeur n’a été signalé.
Chaque fois qu’il toise la foule, il se marre. Et chaque fois qu’il voit un « blond » féliciter « un jeune bronzé » ou « une femme voilée », il me demande de noter :
« C’est fou, on dirait que les musulmans viennent d’une autre planète. C’est comme si on ne pouvait pas être comme tout le monde et être concernés par les débats de ce pays. On nous renvoie toujours à un statut “à part”, celui de l’étranger. »
Il me raconte une blague qu’il a entendue :
«Derrière la banderole évoquée un peu plus haut, Najib Guarraz, un homme d’une cinquantaine d’années venu de Rennes avec ses enfants et grand habitué de la Manif pour tous. « Farida Belghoul est une femme formidable », répond-il, un brin provocateur, quand on lui parle des liens de celle-ci avec Alain Soral :
« Pourquoi vouloir toujours mettre les gens dans des cases ? Là, on parle de l’intérêt commun. »
« Faire corps avec la nation française »
Camel Bechikh, l’un des porte-parole de la Manif pour tous, ne dit pas le contraire :
« Les musulmans présents sont là pour faire corps avec la nation française [..]
Quand j’emmène mes enfants à l’école, j’attends qu’on leur apprenne l’histoire et la géographie, pas qu’on leur inculque la notion du bien et du mal. Ça, ça relève de moi, en tant que père. »
Bechikh est le président de l’association « Fils de France », qui prône un islam patriote. L’homme, courtois, est proche de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), mais surtout des milieux souverainistes.
Il parle souvent des racines catholiques de la France, se prononce contre l’immigration et rappelle dès qu’il le peut son attachement aux valeurs du terroir.
Est-il le musulman d’extrême droite que les médias cherchaient pour illustrer la jonction entre islam et milieux cathos intégristes ? Non, assure Tareq Oubrou, son mentor spirituel, joint par téléphone il y a quelques jours. L’imam de la grande mosquée de Bordeaux estime le positionnement politique de son ami beaucoup plus complexe. Celui-ci plaisante :
« Vous savez, c’est bon signe que l’on se demande si des musulmans sont d’extrême droite. Cela veut dire qu’ils sont comme tous les autres citoyens français et ont des sensibilités politiques différentes. C’est encourageant : on sait désormais qu’ils ne forment pas un bloc. »
Michel Reeber, spécialiste de l’islam, explique :
« Les valeurs traditionnelles d’une partie des musulmans impliquent forcément une convergence avec celles d’autres communautés, dont certaines franges sont ancrées très à droite. Mais ça ne suffit pas pour parler d’une adhésion proprement dite. »
Auteur de « Ce populisme qui vient », Raphaël Liogier, chercheur, abonde dans son sens. Il étaye :
« Il y a peu de chances que le FN parvienne à gagner du terrain dans la communauté musulmane. Ces dernières années, l’extrême droite est allée beaucoup trop loin dans la stigmatisation. »
Après la polémique du « genre » cette semaine, y-a-t-il eu un engouement au sein de la communauté musulmane pour cette Manif pour tous ? Difficile à dire. Najib Guerraz, clairon à la main, pense qu’il y a eu un « réveil » :
« Les musulmans se sont souvent tenus à l’écart des manifestations, en raison du rapport ambigu qu’ils entretiennent parfois avec la citoyenneté. Mais là, ils commencent à comprendre que les lois sur la famille vont de plus en plus loin. Là, elles touchent même leurs enfants. »
Driss Samir, porte-parole de la section lilloise du collectif Musulmans pour l’enfance, né à Lyon, assure que les petites mosquées de quartier ont fait pas mal de bruit pour encourager leurs fidèles à se déplacer à Paris. Des bus auraient même été mis à disposition pour le déplacement. En revanche, pas de chiffres.
Dans le cortège, ce dimanche, une femme voilée originaire de Meaux (Seine-et-Marne) confirme aussi que la mosquée locale a encouragé ses fidèles à participer au rassemblement, et qu’elle s’est prononcée en faveur de la journée de retrait – ce qu’elle avait démenti au départ.
Pas très loin, Meriem, une petite dame âgée, s’insurge contre les amalgames de journalistes :
« Est-ce que défendre la famille veut dire qu’on fait partie du Front national....
Dans la foule, beaucoup de drapeaux roses et bleus ou tricolores. Des sifflets, des cornes de brume et des pancartes pour défendre la famille. « Éduquer les enfants, c’est le rôle des parents », martèle une jeune fille sur la grande sono centrale. « Hollande, ta loi on n’en veut pas », scandent les manifestants, très remontés contre « Taubira et Peillon », ces ministres qui veulent « déconstruire les fondements de la famille ».
Entre 80 000 et 500 000 participants
De l’intérieur du cortège, difficile d’évaluer avec précision l’ampleur de la manifestation. Mais il y a beaucoup de monde, incontestablement. Les organisateurs avancent le chiffre de 500 000 à Paris, alors que la police parle de 80 000 manifestants.
Ce qui semble soulager Philippe Gaujard, maire de Fontenay-sur-Conie, une petite commune d’Eure-et-Loir. confie cet élu, ceint de son écharpe tricolore, bien décidé à combattre « tous ces projets du gouvernement qui dépassent l’entendement ».
Fidèle de la paroisse parisienne Saint-François-de-Sales, Hugues, retraité, accompagné de son épouse, fait valoir que l’enfant n’appartient « ni à l’école ni à l’État, mais à sa famille ». « Ce ne sont ni l’Église ni les politiques qui sont dans la rue mais des citoyens français responsables. Ils méritent d’être entendus », souligne-t-il.
la « théorie du genre » inquiète
Même voté, le mariage homosexuel reste au cœur des préoccupations. Tout comme la gestation pour autrui (GPA) et l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux célibataires. Ces derniers jours, le gouvernement a répété que ces deux dispositions ne feraient pas partie du futur projet de loi sur la famille. « Des mensonges », estime Antoine, 24 ans, venu du Calvados. « La parole du gouvernement est discréditée », ajoute Philippe Vaille-Brunet, un quinquagénaire d’Orléans.
« Dans le respect des règles et des lois, nous sommes venus dire que nous ne lâcherons pas », résume Louis-Georges, 42 ans, venu de Nantes avec sa belle-sœur et deux de ses cinq enfants. « Je suis personnellement concerné par un cas de GPA dans mon entourage, confie Benoît, 51 ans, père de quatre enfants et diacre à Rennes. Cet enfant conçu pour 120 000 dollars aux États-Unis, nous allons bien sûr l’accueillir, mais au prix de terribles divisions dans la famille ! »
Alors que les slogans sur l’avortement ou la fin de vie restent peu nombreux, les « ABCD de l’égalité », expérimentés dans dix académies, pour lutter contre les stéréotypes hommes-femmes, suscitent une profonde défiance. « La théorie du genre, ce n’est pas du tout ce que racontent les médias à la parole ficelée », souffle Bernadette, originaire de Loches (Indre-et-Loire). « Les enfants, qui ne sont pas très stables, ne sauront plus s’ils sont des filles ou de garçons. »
Une inquiétude partagée par Eymen, 41 ans, juriste en droit social à Paris, venu avec sa fille Inès, 3 ans. « Je suis français, musulman, et je viens défendre les valeurs de la République », dit-il. Cette semaine, l’homme, marié à une enseignante, doit se rendre à une convocation à l’école maternelle de sa fille, qu’il n’a pas envoyée en classe plusieurs jours durant à la suite des rumeurs sur l’enseignement de la théorie du genre. « À cet âge, les enfants n’ont pas à réfléchir sur leur sexualité, se justifie-t-il. L’an prochain, nous l’inscrirons dans le privé pour garder la maîtrise de son éducation », confie-t-il.
Au cœur du cortège, l’ambiance est familiale et bon enfant. En arrivant aux Invalides, un organisateur invite la foule à rester silencieuse. « Pour montrer au gouvernement notre pacifisme », plaide-t-il. Une consigne globalement respectée, même si, devant le pont Alexandre‑III, une dame élégante se met à invectiver les CRS qui en barrent l’accès. « Vous n’êtes que des bouffons », s’énerve-t-elle sous le regard désapprobateur de ses voisins de cortège. « C’est contre-productif », s’agace une mère de famille.
Beaucoup, visiblement, souhaitent s’inscrire dans la modération prônée par les organisateurs. « Cela me blesse profondément qu’on nous présente comme un mouvement extrémiste. Alors que la seule chose qui m’anime, c’est le bien-être des enfants », confie Guillaume Delas, venu du Loiret avec quatre de ses cinq enfants.
Toutes les questions éthiques sont abordées dans le défilé de Lyon
Manifester, oui, mais « pacifiquement ». Tel est aussi le mot d’ordre que lance, à quelques centaines kilomètres de là, un animateur de la « manif pour tous » dans les haut-parleurs dressés place Bellecour, à Lyon. Sur les écrans défilent les clips dénonçant la théorie du genre.
« À la bibliothèque, un livre s’intitule Jean a deux mamans, condamne Marie-Xavière, hostile aux “ABCD de l’égalité”. Je suis la première éducatrice de mes enfants. J’ai parfois le sentiment d’avoir à faire à un régime totalitaire. » Le mot, très fort, témoigne d’une colère grandissante. Pour autant, Roch, son mari, militaire, n’envisage pas d’autres modalités de mobilisation. « Porter un message pacifiquement est bien plus efficace, dit-il. Mais si la répression de la mobilisation monte d’un cran, peut-être faudra-t-il nous adapter… »
Malgré sa crainte de manœuvres de « déstabilisation », Agnès, venue de Nice, a tenu à rejoindre la foule brandissant des drapeaux tricolores (entre 20 000 manifestants, selon la police et 40 000, selon les organisateurs). « Théorie du genre, GPA, PMA, modification de la loi sur l’avortement, euthanasie », elle a tant de raisons de défiler. « J’ai accompagné la fin de vie de mon père, la loi Leonetti est très bien faite, pourquoi y toucher ? », s’interroge-t-elle également.
« Ce sont des questions très intimes, qui touchent à notre chair », explique-t-elle. Ce matin, Agnès a jetté un coup d’œil aux « unes » des journaux. « La Provence parle de nous comme de “radicaux” », s’attriste-t-elle, fatiguée de voir ses idées « caricaturées ».
La plupart des manifestants sont mobilisés « depuis novembre 2012 », comme Philippe, venu du Var avec son épouse Brigitte. Non pas pour « obtenir un résultat tangible, mais pour témoigner dans la rue d’une autre conception de l’homme. En cela, nous avons déjà gagné. »
---------------------------------------
Ils ont soutenu la « Manif pour tous »
Dans les deux cortèges, plusieurs dizaines d’élus manifestaient revêtus de leur écharpe tricolore. Parmi eux, les députés UMP Claude Goasguen, Philippe Gosselin, Jean-Frédéric Poisson ou Hervé Mariton, ainsi que la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Henri Guaino est venu « soutenir les manifestants » sans pour autant défiler.
Les jours précédents, d’autres élus avaient apporté leur soutien au rassemblement comme Jérôme Lambert, député PS de Charente, les élus UDI Jean-Christophe Fromantin et Charles de Courson, les élus UMP Valérie Boyer et Laurent Wauquiez.
Du côté des religieux, à Lyon, Azzedine Gaci, recteur de la mosquée de Villeurbanne, Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée, ont manifesté aux côtés du cardinal Philippe Barbarin. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, avait estimé samedi « normal que des gens expriment ce qu’ils pensent » face à « des questions particulièrement graves comme la PMA ou la GPA », tout en appelant à « des manifestations pacifiques ».
la réalité est très éloignée de ce cliché et qu’en est-il réellement ?
Tout d’abord il s’agit d’un vaste mouvement aux contours très imprécis. La Manif pour tous, proprement dite, est un collectif de plusieurs organisations. Certaines sont apolitiques et elles se revendiquent comme telles, ce qui est le cas d’Alliance Vita qui n’a aucun lien organique avec des partis. D’autres, moins nombreuses et plus confidentielles, se veulent de la gauche et sont composés de personnalités gauchisantes comme Lionel Lumbroso.
Certes, les hommes politiques qui ont participé aux manifestations, sont en grande partie des hommes de droite, essentiellement de l’UMP. En effet, l’opposition parlementaire a joué un rôle considérable contre la loi Taubira et des hommes comme Hervé Mariton, Philippe Gosselin, Jean-Frédéric Poisson ou Laurent Wauquiez ont été des acteurs de premier plan. Mais concernant ces hommes il faut préciser qu’ils ne font pas parti de l’organisation de La Manif pour tous. Ils ont défilé, ils ont pris la parole, mais le mouvement a tenu à garder son caractère apolitique afin de rassembler un plus grand nombre et surtout de ne pas assimiler la lutte contre le mariage pour tous à l’opposition à François Hollande.
Et surtout, même s’ils sont minoritaires, il y a eu des personnalités politiques de gauche qui ont participé aux manifestations : l’ancienne ministre socialiste Georgina Dufoix, le député Front de Gauche Bruno-Nestor Azérot, les dirigeants du courant des Poissons-roses… En dehors des Manifs, des socialistes ont émis un désaccord sur ce sujet avec le gouvernement : les députés PS Jérôme Lambert, Bernard Poignant, le maire PS de Bourg-en-Bresse Jean-François Debat… Certes ils ne sont pas nombreux, mais leur rôle est essentiel : ils représentent les milliers d’élécteurs de gauche qui désapprouvent la loi Taubira et toutes les lois sociétales qui vont suivre.
Mais au-delà de cela, peut-on dire que ce grand mouvement social est de droite ? Assurément non. Ce mouvement va bien au-delà du clivage droite-gauche. Il est un mouvement de société, de civilisation. De même qu’il ne se limite pas à une couleur politique, il ne se limite pas au refus d’une loi. Comme le disait Tugdual Derville le 13 janvier, il s’agit d’un grand mouvement d’écologie humaine. Il s’agit d’un appel de millions de consciences devant une mutation de notre société suite aux progrès technique et au sentiment de toute puissance que celui-ci engendre. Cette prise de conscience ne se reconnait pas dans les valeurs de la droite ni même dans les valeurs de la gauche.
Le grand mouvement qui est né s’intéresse à tout homme et à tout l’homme. Il concerne l’homme et son environnement social, culturel, économique, politique mais aussi naturel. Ce qui implique que des manifestants, des organisateurs vont défendre aussi bien certaines idées de gauche que certaines idées de droite si celles-ci répondent aux grandes questions sociétales, sociales et écologiques d’aujourd’hui. Comme le dit Gaultier Bès, un des organisateurs de la marche des Veilleurs : « Ils (les Veilleurs) ne séparent plus artificiellement culture et politique, écologie et dignité humaine, famille et biotope, mainmise financière sur le travail et mainmise technique sur le vivant, dérégulation économique et déconstruction sociétale, PMA et OGM. Ils ne confondent plus décence commune et ordre moral, responsabilité civique et intérêt partisan, service public et idéologie étatique.” Difficile de classer les Veilleurs, difficile de cataloguer le courant pour une écologie humaine, difficile d’étiqueter tout ce grand mouvement des Manifs pour tous… Cette révolution renverse l’échiquier de la vie politique française pour s’intéresser au bien commun plutôt qu’a la victoire de tel ou tel camp.
Ce grand mouvement social est un signal donné aux consciences, un appel au peuple. Son but est l’éveil des consciences pour que puisse naître des actions concrètes dans toutes les composantes de notre société, dans tous ses recoins, qu’ils soient à droite où à gauche
.
Papa porte des robes : le futur programme pour nos chères petites têtes blondes
http://24heuresactu.com/2013/06/14/papa-porte-des-robes-le-futur-programme-pour-nos-cheres-petites-tetes-blondes/
Nous y voilà : le livre « Papa porte une robe » va faire son entrée dans les programmes de l’Éducation Nationale pour les classes de CP et CE1. Du mariage gay à l’indifférenciation, en passant par la théorie du genre : la décadence, c’est maintenant !
Que dire ? Il est compliqué de commenter ce nouvel affront du système socialiste au bon sens et à l’humanité.
Dans le système scolaire le plus cher du monde et l’un des plus inefficaces, où le taux d’enfants ne sachant pas lire et écrire en entrant en sixième est ridiculement élevé, il était nécessaire, que dis-je urgentissime, d’apprendre à nos enfants à aimer les travelos !
Donc, les enseignants devront s’appuyer sur l’histoire de cet homme qui décide de mettre des robes afin d’inculquer aux jeunesses socialistes qu’il faut « déconstruire les stéréotypes ». A 6 ans, avant même qu’on leur ait appris à construire quelque chose, les enseignants apprennent donc à nos enfants à « déconstruire ». Tout un programme nihiliste pour faire de nos têtes blondes de véritables machines à consommer perdus qu’ils seront dans un monde où il leur sera interdit de construire toute forme de schéma, toute hiérarchisation des valeurs, sous peine d’être considérés comme des « stigmatiseurs ».
Que notre belle éducation nationale dont l’actualité n’est pas florissante et où la pédophilie est bien plus fréquente que chez les curés tant décriés par les socialos, apprenne à nos enfant à lire et à écrire. Leurs parents s’occuperont de leur expliquer ce qu’est un travesti et de leur dire s’ils le souhaitent qu’il s’agit d’un modèle déviant à éviter ou bien qu’il s’agit de formidables exemples à suivre et que rien n’est plus souhaitable que de se faire enfiler dans les toilettes d’un bar de nuit de Pigalle avec sa robe et ses portes jarretelles.
Dire qu’on nous jurait que la loi orwellienne de Taubira condamnant l’homophobie de dame nature n’aurait aucune conséquence sur notre société…
Mise à jour : en fait, cette proposition, extraite d’un document incroyable où d’autres idées du même genre sont proposées, n’est pas encore instaurée à l’école. Il s’agit quand même d’une proposition faite par le premier syndicat enseignant de France, la FSU, sur demande du ministre de l’Éducation Nationale, Vincent Peillon, le 16 mai dernier. Le document intégral peut être lu ici. Il ne s’agit donc malheureusement pas d’une blague…
L’indifférenciation, c'est maintenant !La théorie du genre entrera à l’école dès la première section de maternelle afin de bien formater l’esprit de nos enfants à la nouvelle lubie de nos politiques : que l’appartenance au genre féminin et masculin n’est pas issue d’une origine biologique mais de la culture et de l’éducation que l’on reçoit. Autrement dit, mise à part les attributs physiques, nous naissons ni homme, ni femme on le devient par notre éducation et notre culture.
Afin de ne pas perturber le développement de nos enfants, notre gouvernement souhaite donc supprimer au maximum les stéréotypes liés aux genres. Les bébés filles ne doivent plus être habillés en rose et les bébés garçons ne doivent plus être habillés en bleu, les garçons doivent jouer aux poupées et les filles doivent jouer aux voitures, maman porte uniquement des pantalons et papa des robes …
La tâche d’éduquer nos enfants à cette nouvelle vision d’avenir, reviendra aux instituteurs de notre école républicaine. Et oui, une nouvelle fois, on va demander à nos instituteurs d’éduquer et non pas d’instruire nos enfants. Quand on sait que 10% des élèves arrivant en 6ème ne savent pas lire ni écrire correctement, on ferait mieux de demander aux instits de se concentrer sur l’essentiel à savoir l’instruction de nos enfants, et de laisser le choix aux parents dans la façon dont ils souhaitent éduquer leurs enfants !
Donc, les instits se préparent. L’un des principaux syndicats d’instit – snuipp-FSU – vient de publier un guide de près de 200 pages qui s’intitule : « Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire ». (téléchargeable via ce lien : http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/document_telechargeable-2013-30-05.pdf ). Sous couvert de la lutte contre les phobies LGBT, et pour assurer l’égalité entre tous, ils souhaitent formater nos enfants à leur vision de la biologie, de la vie et de la société. Ils nous expliquent très clairement que nous sommes tous pareils et que c’est la société qui est composée de stéréotypes qui définit notre genre. En supprimant ces stéréotypes, nos enfants pourraient enfin exprimer sereinement et librement leur appartenance aux genres masculin ou féminin, peu importe leur sexe.
L’exemple le plus flagrant se trouve page 76 : « Papa porte une robe ». L’atelier a été testé en classe de CP à Dijon. L’expérience est édifiante : les raccourcis entre l’histoire et la réalité sont si nombreux et l’effacement de la majorité face à l’exception si important que toute la classe finie par affirmer (à part un seul garçon – qui va finalement se retrouver stigmatisé ?) qu’il est normal qu’un homme porte une robe et que cela ne le transformera pas en femme car l’habit n’a pas d’importance.
Cet exemple, montre comment le gouvernement souhaite une nouvelle fois casser tous les repères auprès de nos enfants. Une nouvelle fois, cette proposition de programme souhaite démolir le modèle de la conception naturelle de la vie, le modèle historique de la famille et des rôles de chacun dans la société.
Sans repère et sans valeur il sera aisé de rendre normal des comportements que nous déclarons aujourd’hui de déviants. Une nouvelle fois, il est certain que cette proposition de programme a été poussée par le lobby LGBT afin de nous faire croire que leur comportement est normal et biologiquement viable
From : Libération , Parisien , Idées libres ?,.......