Un professeur de la prestigieuse université démontre par A + B que la politique économique de la France est un désastre. Pourtant rien ne change. Silence, on coule !
Tandis que la France s'enfonce dans un marasme absolument sans précédent, tellement lourd qu'on ne sait plus comment faire en sorte que les socialistes s'en aperçoivent, ceux-ci ne trouvent rien de plus urgent que de s'attaquer au problème du racisme. Tous les jours, des usines ferment et des entreprises sont liquidées, mais c'est à la une d'un journal que personne ne lit que la gauche tout entière consacre son attention. Ne craignant pas de se caricaturer elle-même, cette grande famille fiscale s'est réunie ce week-end dans un cinéma de Saint-Germain des Prés, à l'initiative de Bernard-Henri Lévy.
Le président de la République en personne y est allé de son commentaire depuis Israël, où il était interviewé par une Ruth Elkrief qui s'adressait à lui comme on parle à une personne très âgée dont on n'est pas certain qu'elle nous comprenne bien.................
La politique économique de la France est une catastrophe
Les élections présidentielles ont donné le pouvoir politique à des fous. Ces gens sont tellement aveuglés par leur dogme qu'ils prennent des mesures qui sont en train d'achever le malade. Notre pays observe, interloqué, son médecin lui administrer (c'est le cas de le dire) les dernières doses de poison. Une bonne nouvelle : si nous nous relevons de ce quinquennat, nous pourrons conquérir le monde, et au-delà.
Le professeur Philippe Aghion, qui enseigne l'économie à l'université de Harvard - laquelle sera bien sûr accusée par l'Unef d'être une fac de droite, néfaste, inféodée à Goldman Sachs, bien moins utile au bien commun que le département sociologie de Lyon 2 -, a publié une tribune lapidaire dans Le Monde du 16 novembre dernier. Il dit en substance : 1. Il y a des politiques économiques qui marchent. 2. Elles ont été testées ailleurs et ont démontré leur efficacité. 3. La politique économique de la France est une catastrophe.
Il écrit notamment que "les comparaisons internationales montrent que les ajustements reposant sur les réductions de dépenses publiques ont permis de rétablir la croissance, tandis que l'ajustement basé sur des chocs fiscaux a entraîné des récessions fortes et prolongées". ...................
L'OCDE n'envisage pas de baisse du chômage en France avant au moins 2015
L'OCDE, qui vient d'abaisser ses prévisions de croissance mondiale pour 2013 et 2014, ne se montre guère plus optimiste pour la France... L'organisation table ainsi sur une croissance limitée à 0,2% cette année, contre une prévision de 0,3% anticipée en septembre. Après le point bas atteint par le PIB réel au premier trimestre de 2013, la croissance économique devrait donc repartir progressivement à la hausse pour s'établir à environ 1% en 2014 puis à 1,6% en 2015.
Le gouvernement français table de son coté sur une progression de 0,1% du PIB cette année et de 0,9% en 2014.
Pas de baisse du taux de chômage avant 2015
Sur le front de l'emploi, l'OCDE n'anticipe pas de baisse du chômage avant 2015. Le taux de chômage national devrait se stabiliser à un peu plus de 11% en 2014, avant de refluer lentement l'année suivante. Hors DOM-TOM, le taux de chômage devrait atteindre 10,6% cette année, puis 10,8% l'année prochaine avant de retomber légèrement à 10,7% en 2015.
L'inflation devrait rester faible
Malgré le relèvement de la TVA, les tensions inflationnistes devraient rester faibles... L'inflation devrait ainsi seulement atteindre 1,2% au cours des deux prochaines années. La politique budgétaire a été moins restrictive que prévu en 2013, et le rythme de redressement des finances publiques devrait ralentir en 2014 et 2015. Il faudrait laisser les stabilisateurs automatiques jouer pleinement autour de la nouvelle trajectoire d'assainissement structurel, estime l'OCDE.
Accélérer la mise en oeuvre d'une large gamme de réformes structurelles
À l'avenir, les efforts budgétaires devraient viser en priorité la restriction des dépenses publiques, notamment par la suppression des postes budgétaires inefficients ou non prioritaires. Accélérer la mise en oeuvre d'une large gamme de réformes structurelles destinées à stimuler les capacités de production à moyen terme faciliterait le redressement et renforcerait la crédibilité de la politique budgétaire, affirme encore l'organisation.
From : le Point , Boursier,....