Le baromètre LH2 du Nouvel Observateur de cette semaine. "François Hollande y poursuit sa chute dans les sondages et enregistre même un record d'impopularité en octobre", écrit notre confrère. Et d'ajouter : "À 29 % d'opinions positives, François Hollande passe pour la première fois pour LH2 sous la barre psychologique des 30 %." C'est "son plus mauvais score depuis son entrée à l'Élysée. Il parvient même à crever le plancher de son prédécesseur Nicolas Sarkozy (30 % à deux reprises au cours de son quinquennat)".
Selon LH2, 66 % des personnes interrogées, soit les deux tiers de l'échantillon, déclarent avoir un avis négatif sur le président de la République, et 61 % ont un jugement défavorable sur le Premier ministre. 5 % des sondés ne se prononcent pas sur François Hollande, 10 % sur Jean-Marc Ayrault.
Ayrault à la peine
Cette enquête montre une fois encore que ce sont les sympathisants de gauche qui sanctionnent le plus durement le chef de l'État. Il perd 3 points de bonnes opinions à 56 % contre (59 % en septembre). Sans surprise, ce sont les fans d'Europe Écologie-Les Verts qui boudent le plus le président de la République. Avec une baisse de 12 points, ils ne sont plus que 41 % à avoir une opinion positive de lui. De façon plus anecdotique - mais cela mettra du baume au coeur présidentiel -, les sympathisants de droite sont 9 % (contre 6 %) le mois précédent à avoir confiance en François Hollande.
Jean-Marc Ayrault est également à la peine. Selon Le Nouvel Obs, il descend lui aussi sous la barre des 30 %, à 29 % de bonnes opinions. Cela n'était jamais arrivé au couple exécutif Sarkozy-Fillon. "Entre imbroglio concernant les chiffres du chômage et querelle de ministres, les [dernières] semaines ont révélé des difficultés marquées en matière de communication de l'exécutif." Mardi, un autre sondage Ifop-Paris Match révélait lui aussi un niveau record d'impopularité pour le tandem de l'exécutif depuis sa prise de fonction, avec des chiffres légèrement différents (30 % d'opinions favorables pour François Hollande, 33 % pour Jean-Marc Ayrault).
Opinion négative sur la capacité du giuvernement à règler le problème de l'emploi et du chômage.
Leurs emplois sont plus précaires. Les salaires stagnent.
Pendant que le gouvernement multiplie les dispositifs en faveur des jeunes peu qualifiés, les autres peinent aussi à se faire une place sur le marché du travail. Certes, l'obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur reste un précieux sésame pour accéder à l'emploi durable. Mais le baromètre annuel de l'Apec publié aujourd'hui sur l'insertion des jeunes diplômés (bac + 4 ou plus) montre qu'ils connaissent de réelles difficultés.
En avril 2013, une petite année après la fin de leurs études, seuls 64 % d'entre eux étaient en poste, 7 points de moins que la promotion 2011, mesurée dans la précédente édition de l'enquête. Le point bas historique atteint en 2010 est égalé, très loin des 77 % constatés en 2008, avant la crise.
Le tableau est un peu moins sombre si l'on intègre les bac + 3, qui ont bien résisté cette année, avec un taux d'emploi de 74 %, quasi stable. Avec eux, le taux d'emploi global est de 68 %. Leur meilleure résistance que les bac + 5 et + 6 au recul des embauches témoigne du fait que les difficultés ont été plus marquées sur le marché des cadres : les embauches, limitées, s'y sont concentrées sur les candidats avec déjà quelques années d'expérience, au détriment des titulaires de Mastères, des diplômés de grandes écoles et des doctorants.
Aucun cursus n'a été épargné, que les jeunes soient issus d'écoles d'ingénieurs (70 %, - 10 points), d'écoles de commerce-management (66 %, - 6) ou de l'université (62 %, - 7). Comme toujours, la spécialisation suivie a beaucoup joué, avec un taux d'insertion de 65 à 70 % pour les profils scientifiques, RH et marketing, contre de 50 à 60 % pour les profils communication, lettres, économie, droit et langues.
Les difficultés accrues d'entrée dans la vie active se ressentent aussi dans la précarisation des emplois trouvés. La part des bac + 4 et plus ayant obtenu un CDI est retombée de 56 % à 51 % et celle de ceux ayant le statut cadres de 63 % à 60 %. Leur salaire médian a, en outre, stagné, à 28.800 euros brut par an (+ 200 euros en un an). Là aussi, l'Apec constate de nettes différences selon le type de diplômes, avec, à bac + 5, un salaire médian de 22.800 euros brut par an pour les universitaires, contre 30.200 euros pour les diplômés d'écoles de commerce et 32.500 pour les ingénieurs.
Des impôts qui n'épargnent plus personne ... ni les vieux , ni les retraités !
Lors de chaque manipulation annoncée sur des impôts nous relevons les risques des "effets de seuil" sur des non imposés...supprimer une "niche", diminuer une déduction...entraîne pour certains potentiels contribuables de passer de la situation de non imposable à celle d'imposable avec toutes les conséquences que cela peut avoir.
Certains élus sont complétement décalés par rapport à la situation économique et sociale que nous vivons. Ils sont déconnectés du monde économique réel ,inconscients des difficultés qu’ont nombre de leurs concitoyens.
* Extrait de NOTRE TEMPS .com
A 100 ans, imposée pour la première fois depuis sa retraite
Par Marie Dagman le 26 septembre 2013
En vertu des nouvelles dispositions fiscales, Paule, 100 ans, est assujettie à l'impôt sur le revenu pour la première fois depuis sa retraite. En devenant imposable, elle a mécaniquement perdu certaines aides et se voit obligée d'acquitter la redevance, la CSG... Son fils, Jean, a écrit à "Notre Temps".
"Ma mère, qui vient d’avoir 100 ans en mai dernier, a reçu un bien singulier cadeau d’anniversaire de la part du gouvernement. Elle qui ne payait pas d’impôts vu le montant de sa retraite, se retrouve l'année de son centenaire avec une somme de 135 € à régler.
En répercussion, elle va perdre sa petite allocation personnalisée au logement (APL) et, cerise sur le gâteau (d’anniversaire), sa caisse complémentaire vient de lui annoncer qu’elle doit dorénavant payer la CSG!
Son moral en a pris "un coup" et elle ne désire vraiment plus concourir pour battre le record de Jeanne Calment!"
Report de six mois de la revalorisation des retraites : une mesure "injuste" et "anti-sociale"
Sur cette question du report de six mois de la revalorisation des retraites, qui devrait rapporter 800 millions d'euros dès 2014, le groupe socialiste avait rencontré une opposition massive des autres groupes parlementaires. Qualifiée de "mesure injuste et cynique" par le député du Front de gauche Marc Dolez, elle est "anti-sociale", d'après l'UMP Xavier Bertrand, car elle "touchera les plus défavorisés", selon l'écologiste Véronique Massonneau.
Certains députés, parmi lesquels l'écologiste Véronique Massoneau, ont affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une erreur de la part des élus socialistes, dans la mesure où plusieurs se sont abstenus.
Le résultat de la cantonale de Brignoles (Var) et celui du premier tour des primaires socialistes à Marseille expriment, chacun dans leur genre, un ras-le-bol des "élites". Il indiquent aussi que le phénomène de rejet des politiques menées successivement s'enracine de plus en plus, faute de résultats jugés probants dans la vie quotidienne.
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C'est un sacré aveu. Du fond de l'Afrique du Sud où il est actuellement en déplacement, le président de la République a reconnu, à propos de la victoire du Front National à la cantonale de Brignoles (Var), "qu'obtenir des résultats" sur le terrain de "l'emploi, la croissance, la sécurité" était "une obligation" pour contrer la progression du Front national.
Son ministre du Travail, Michel Sapin, a enfoncé le clou sur RTL en estimant que cet avertissement visait le gouvernement "comptable de la situation d'aujourd'hui". "Il nous faut absolument (...) entrer dans le temps des résultats", a-t-il ajouté, soulignant que "des résultats, pour les gens, c'est simple, ce n'est pas un pourcentage, ce n'est pas un pourcentage de déficit, (...) ce n'est même pas une balance commerciale, (...) c'est le chômage".
La défiance face aux élites
Car, certes, il y a eu Brignoles, mais ce serait oublier la primaire socialiste de Marseille, tout aussi révélatrice. Voilà, une ministre du gouvernement, Marie-Arlette Carlotti, secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées et à l'Exclusion, qui mord la poussière dès le premier tour de cette élection interne en ne se plaçant que troisième derrière Patrick Menucci et, surtout, Samia Ghali.
Pourtant, la ministre était la "tombeuse" de l'UMP Renaud Muselier, éternel dauphin du maire Jean-Claude Gaudin, lors des législatives de 2012. Elle fait partie de la vieille famille socialiste marseillaise (son père était un proche collaborateur de Gaston Defferre). Mais c'est sans doute justement cela qui l'a perdu. Marie-Arlette Carlotti, apparaissait trop comme la candidate de "l'élite", celle encouragée par Paris, face à une autre prétendante locale, la sénatrice Samia Ghali, fière représentante des difficiles quartiers Nord de la ville phocéenne.
Ces deux élections, Brignoles et Marseille, si différentes dans leur nature, ont donc un point commun: elles expriment un rejet et un ras-le-bol. Un phénomène qui vient de loin.
Un non au "diktat" de l'Europe
Après 40 ans de chômage de masse, il y a un rejet du politique. Une impression que "rien ne marche" et que tous les gouvernements de droite comme de gauche ont échoué. Un sentiment, pour beaucoup, d'être les laissés pour compte de la mondialisation, cette sorte de Léviathan qui dévore tout. Un malaise nourrit par la construction européenne, perçue comme une formidable machine à faciliter la circulation des capitaux et à détruire les emplois.
C'est l'Europe et les élites parisiennes - personnifiées non seulement par l'ensemble du personnel politique mais aussi par les économistes et autres intellectuels de renom - qui sont dès lors considérées responsables de ces plans d'austérité qui frappent les plus faibles, tout en épargnant les plus riches, au nom du nécessaire rétablissement des comptes publics.
Or, le problème est que les 50% de français qui gagnent moins de 1.675 euros ( le salaire mensuel brut médian) n'ont pas vraiment l'impression d'être les responsables de ces déficits publics. Eux qui peinent à boucler les fin de mois. D'où leur dénonciation du fameux "mille feuille" administratif français et de la "gabegie" qu'il entraîne.
Un hiatus entre l'équipe au pouvoir et les Français
Et c'est sans doute là que que le hiatus intervient avec l'équipe en place dirigée par François Hollande. Ce dernier a été élu par un rejet de Nicolas Sarkozy, considéré comme un homme qui parlait fort mais, finalement, agissait peu. Bien qu'il ait peu promis durant sa campagne, François Hollande apparaissait comme l'homme qui allait permettre un changement juste.
Il avait certifié pouvoir obtenir d'Angela Merkel un pacte de croissance européen, pendant du pacte budgétaire. Il prônait également une révolution fiscale, passant, notamment par une fusion entre l'impôt sur le revenu et la CSG. Or, sur le premier point, il a obtenu bien peu... Et le second devra attendre des jours meilleurs.
François Hollande où l'absence d'affirmation d'un cap
Et puis, les faits étant têtus, François Hollande s'est retrouvé, comme son prédécesseur, a devoir gérer le rétablissement des comptes publics. Certes, la chose a été aggravée par le fait qu'en un seul quinquennat, Nicolas Sarkozy ait creusé le "trou" de 600 milliards d'euros supplémentaires. Certes, François Hollande a obtenu un sursis de deux ans (fin 2015) pour ramener le déficit de la France dans la limite des 3% du PIB.
Mais ces faits sont totalement ignorés. Tout comme passent totalement inaperçus les différents frémissements enregistrés sur la situation économique, tant (trop?) mis en avant par l'ensemble des ministres. Pourtant, il est vrai que la croissance repart doucement (0,4% attendu au dernier trimestre), que le moral des chefs d'entreprise se redresse doucement aussi, que le chômage des jeunes - grâce aux contrats aidés - se stabilise, que le commerce extérieur reprend des couleurs...
Des résultats qui apparaissent abstraits
Mais Michel Sapin a raison. Que pèsent ces "pourcentages" dans des villes et régions sinistrées par la désindustrialisation et où le taux de chômage dépasse de deux, voire trois fois, la moyenne nationale (10,6%)? Et, quand, de surcroit, le gouvernement décide plus de 30 milliards d'impôts supplémentaires en deux ans, pesant essentiellement sur les ménages, l'indice du commerce extérieur ou celui du moral des entreprises apparaissent alors comme totalement abstraits...
Tout comme semblent lointains les pourtant intéressants 34 projets industriels défendus par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. Dans ce contexte déprimé et déprimant qui croit encore au fameux théorème de Helmut Schmidt selon lequel "les profits d'aujourd'hui font les investissements de demain et les emplois d'après demain"?
Bien sûr que François Hollande ne peut faire autrement qu'afficher un certain optimiste et faire preuve de volontarisme. En économie, la confiance est mère de tout et les prophéties auto-réalisatrices existent. Mais alors, il faut donner l'impression d'avoir un cap et de s'y tenir. Et là, l'équipe gouvernementale a de gros progrès à faire. Quand le ministre de l' Économie évoque un nouvel impôt sur l'excédent brut d'exploitation (EBE) des entreprises, pour finalement renoncer à ce projet dans la foulée car le patronat a élevé la voix, ça fait désordre. Et ça donne aussi l'impression que le Medef fixe, maintenant, sa loi à Bercy.
Idem quand Manuel Valls, le ministre de l 'Intérieur, change d'avis comme il change de chemise dans le conflit opposant les taxis aux véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Même chose encore avec les volte- face sur les taxes poids-lourds ou diésel. Sans parler de la réforme des retraites où de nombreux salariés du privé ont l'impression que les "nantis" de la fonction publique et des régimes spéciaux sont épargnés par les efforts demandés... Ce qui est inexact mais l'apparence est là.
Sans résultats économiques probants, le PS laminé aux élections de 2014
Bref, un sentiment que le gouvernement mène une politique économique de gribouille, au doigt mouillé. Qu'il est incapable de réduire les inégalités. Qu'il ne "tape" pas là où il faudrait. Qu'il est condamné à éteindre les feux dans l'urgence, comme l'atteste la polémique sur le travail dominical. François Hollande se doit d'intervenir et de fixer avec davantage de solennité ce fameux cap. Il est obligé de parler justice, comme l'y invitent de plus en plus de composantes du PS.
Sinon, à ce train là, sans des résultats économiques probants et rapides, et vu l'état de déliquescence de l'opinion, les élections municipales et européennes de 2014 s'annoncent très difficiles pour la majorité en place. Au ministère de l'Intérieur, on estime que la gauche pourrait perdre plus de 200 villes de plus de 10.000 habitants et que le parti de Marine Le Pen pourrait arriver... en tête aux élections européennes de mai .
Voir : http://fr.news.yahoo.com/video/françois-hollande-est-devenu-transparent-090626000.html
Le vice-président du Front national Florian Philippot a affirmé mardi sur Radio Classique/LCI que François Hollande était "totalement affolé" par la victoire du FN à la cantonale partielle de Brignoles (Var).
"C'est une belle victoire que nous avons remportée face à un système affolé, en panique. (...) Ils paniquent, et François Hollande en premier lieu. Il est totalement affolé en ce moment parce qu'il sent bien que le pouvoir lui échappe et que les patriotes vont reprendre la main", a assuré le bras droit de Marine Le Pen.
From : le Point ,Olonnes ,la Tribune , le Point,.........