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L'Appel des 100. Des députés socialistes frondeurs proposent leur budget

Des députés PS frondeurs, regroupés sous la dénomination "L'appel des 100", ont dévoilé lundi soir leurs propositions. | Lundi, des députés PS regroupés sous l’appellation "L'appel des 100" ont dévoilé leurs propositions sociales et fiscales, divergentes de celles du gouvernement sur le budget.
 
Ils proposent une alternative au projet de loi de finances pour 2014. Des députés PS frondeurs, regroupés sous la dénomination "L'appel des 100", ont dévoilé lundi soir leurs propositions, divergeantes de celles du gouvernement sur le budget rectificatif de l'année.

Des propositions faites "pour plus d'emplois et de justice sociale", disent-ils. En clair, ces parlementaires voudraient réorienter aux ménages une partie des réductions fiscales consenties aux entreprises .

 

Des changements qui influeraient sur "1 point de PIB"
Ces députés, dont Christian Paul, Jean-Marc Germain, Pouria Amirshahi, Fanélie Carrey-Conte ou Laurent Baumel, proposent une réorientation des textes budgétaires à venir portant au total selon eux sur "1 point de PIB".

"La politique économique de la France doit rechercher l'efficacité, elle ne saurait aggraver les inégalités", disent notamment les parlementaires.

 

"Une insuffisance de la demande"
Pour eux, les problèmes économiques de la France proviennent pour partie d'une "insuffisance de la demande".Ils prônent un "rallumage de la consommation, obtenu en portant le soutien au pouvoir d'achat des ménages à 16,5 milliards (contre 5 milliards prévus actuellement), à l'image de celui engagé par Matteo Renzi en Italie".

"Nous défendons l'idée d'une mesure unique et puissante : la création de taux réduits de CSG pour les classes moyennes et populaires. Les tranches seraient identiques à celles de l'impôt sur le revenu, ouvrant la voie à une fusion ultérieure", expliquent-ils.

Ils souhaitent en outre le financement de 300.000 contrats aidés supplémentaires.

 

Dans le respect des objectifs budgétaires
Ces députés veulent toutefois respecter les objectifs budgétaires. Des marges pourraient ainsi être trouvées via un ciblage du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice) ou des baisses de cotisations patronales sous condition.

Ils comptent déposer des amendements aux futurs collectifs budgétaires et projets de loi de finances 2015 et 2016.

Un débat au sein du groupe PS le 17 juin
Ce mardi matin, ils ont reçu un accueil mitigé dans les rangs de leur groupe à l'Assemblée. "Il n'est nul besoin de signer des appels", a estimé le porte-parole du PS Olivier Faure

Le député a par ailleurs précisé qu'un débat aurait lieu le 17 juin lors de la réunion du groupe PS sur les projets de budget rectificatifs 2014, à l'issue duquel "nous aurons des amendements portés ou pas par l'ensemble du groupe".

Pour confinier aux réunions de la majorité cette contestation, la direction du groupe socialiste de l'Assemblée a d'ailleurs fait adopter mardi une "méthode de discussion".

 

Un examen prévu en séance le 23 juin
De leur côté, les députés écologistes ont annoncé par le biais de leurs responsables de groupe, Barbara Pompili et François de Rugy, qu'il allaient travailler avec les socialistes frondeurs en vue des projets de budget rectificatifs 2014 sur "des points de convergence", comme une CSG progressive.

Les députés doivent examiner en séance à partir du 23 juin le projet de loi de finances rectificative pour 2014 (appelé "collectif" budgétaire) et à partir du 30 juin le projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale.

 

 

 

Le lancement de ce club a réuni samedi des responsables de différents partis pour jeter les bases d'une autre voie à gauche.Un autre socialisme est possible. C’est le message qu’ont martelé samedi à Paris les membres d’un tout nouveau club : les «Socialistes affligés». Ses deux fondateurs, l’ex-eurodéputé socialiste Liêm Hoang-Ngoc et le politologue proche du Front de Gauche Philippe Marlière, avaient réuni pour l’occasion plusieurs dirigeants du Front de gauche et d’Europe Ecologie-les Verts ainsi que des figures de l’aile gauche du PS. Tous se sont accordés sur le même constat : l’heure est grave.

«Il n’y a pas eu d’éclaircie à gauche dans les élections européennes. Qui peut aujourd’hui assurer que le FN ne sera pas un jour au pouvoir ?», lâche d’emblée Eric Coquerel, le secrétaire national du Parti de gauche. Dans la petite salle du bureau d’information du Parlement européen, à quelques pas de l’Assemblée nationale, personne n’a contesté. En totalisant à peine plus de 30% aux élections européennes, la gauche est dans «ses basses eaux», abonde Philippe Marlière. Et ce constat alarmant commande à ses principales formations d’ériger des passerelles.

«Nous sommes dans le gouffre du présidentialisme à outrance. Il y a urgence à se remettre au travail et à construire un nouveau projet à gauche», plaide Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste. «Nous devons poser les bases d’une convergence. On n’a pas le choix», assure Julien Bayou, porte-parole des écologistes.

 

Refus de l’austérité
Mais ce rassemblement, et cela en est la condition sine qua non, ne pourra s’opérer qu’entre ceux qui refusent l’austérité «imposée par Hollande» et militent pour une alternative. «Si nous paraissons être du même camp. On nous dira : "la gauche ça suffit !". Nous ne pouvons pas courir le risque d’être assimilés à la politique du gouvernement», tranche Coquerel du Parti de gauche. Lequel est resté dubitatif à la lecture de la lettre qu’Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d’EE-LV, a adressée la semaine dernière à neuf formations politiques, PCF et Modem inclus, leur proposant «une initiative commune» pour «formuler publiquement des propositions». «On ne se fait pas d’illusions, réplique Bayou. Les convergences à trouver avec des partis comme le Modem ne peuvent être que d’ordre démocratique.»

Eva Joly, l’ex-candidate des Verts à l’élection présidentielle, propose quant à elle la tenue d’assises pour une transformation sociale et écologique, desquelles naîtrait un projet commun. Et appelle d’ores et déjà à l’organisation de primaires entre les différents partis opposés au carcan austéritaire pour décider d’un candidat en 2017.

 

«Logiques d’épicier»
Seul l’écologiste Pascal Durand, fraîchement élu au Parlement européen, reste perplexe : «Un regroupement de partis, si ça ne part que d’en haut, ça ne marchera pas. On en reviendra toujours à des logiques d’épicier à la première élection venue. On ne peut pas se contenter dire : "on est la force morale, on dit le juste". Il faut retourner à la base, s’ouvrir davantage aux citoyens. Les dialogues ne peuvent plus seulement avoir lieu entre les partis. Si ça ne part que d’en haut, ça ne marchera pas.»

Liêm Hoang-Ngoc et Gérard Filoche, les deux socialistes présents, espèrent eux encore voir les parlementaires infléchir la ligne sociale-démocrate dictée par l’Elysée. «Il y a, à l’Assemblée, une majorité en jachère pour une autre politique. Depuis «l’appel des 100» [une tribune appelant à un « un nouveau contrat de majorité] un gros maul se constitue», observe Liêm Hoang-Ngoc. Qui rêve d’un congrès où le PS changerait de ligne et imposerait à l’exécutif une majorité «rose-vert-rouge».Et l’ex-eurodéputé de se féliciter : «La bonne nouvelle, c’est que tout le monde se parle.» C’est peu, et beaucoup à la fois.

 

 

Des «Socialistes affligés» pour une alternative «rose-vert-rouge»

Verts, rouges, roses… un ex-eurodéputé PS rassemble ce week-end différentes chapelles des déçus du couple Hollande-Valls.La première d’une longue série de rencontres à la gauche du gouvernement. Samedi à Paris, pour le lancement de son club baptisé «les Socialistes affligés», l’ex-eurodéputé PS Liêm Hoang-Ngoc réunit représentants du Front de gauche, écologistes et aile gauche de son parti. Dans un paysage de désolation électorale post-européennes, où la gauche est tombée à son plus bas depuis 1969 - à peine plus de 30% -, son initiative inaugure une séquence d’assises, colloques, forums et autres états généraux… Les uns plaidant «l’union» pour obliger le gouvernement à regarder à gauche, les autres «l’alternative» à François Hollande. Hoang-Ngoc réussit le temps d’une après-midi à rassembler les deux : «Il pèse zéro, c’est pour ça que tout le monde y va, ironise un dirigeant socialiste. Si c’est Mélenchon qui organise, les gens y vont à reculons ; si c’est nous, on a un problème avec la direction du PS.»

 

Big-bang. Puisqu’avec la réforme territoriale, les régionales ne sont pas prévues avant un an et demi, certains rêvent de «refondation de la gauche». «On va produire des initiatives et lier des ponts avec ceux qui disent qu’on ne peut pas continuer comme ça», explique Marie-Pierre Vieu (PCF) pour qui tout rassemblement doit aller «au-delà» du simple Front de gauche. Ses camarades au Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon sont d’accord… à condition qu’écologistes et gauche du PS choisissent la «rupture» avec Valls et Hollande. «Il faut être partout. Aller discuter. Se donner un temps de décantation de quelques mois pour qu’à la rentrée, on soit capables d’alliances électorales», fait valoir Eric Coquerel (PG) pour qui des «mesures concrètes» doivent être élaborées avec les autres forces de gauche.

 

Mais à la direction d’Europe Ecologie - les Verts (EE-LV), on voit les choses autrement. «Je ne crois pas au big-bang, répond leur secrétaire nationale, Emmanuelle Cosse. On ne décide pas d’une refondation comme ça.» En guise d’amuse-bouche unitaire, la vice-présidente de la région Ile-de-France a écrit cette semaine une lettre à neuf partis : du PS au Modem en passant par le PG et le PCF. Cosse leur soumet l’idée d’«une initiative commune» pour «formuler publiquement des propositions». Thèmes choisis : emploi, transition énergétique et questions institutionnelles avec la revendication d’une dose de proportionnelle. La direction d’EE-LV n’a pas du tout l’intention de s’embarquer dans une stratégie d’alliance «à la grenobloise» - un écolo soutenu par la gauche radicale et un mouvement citoyen. D’autant que se profilent à l’automne 2015 des régionales vitales pour l’appareil écolo. «Notre victoire à Grenoble, c’est bien sympathique mais ça ne marche pas à l’échelle de la France entière, tranche Jean-Vincent Placé, patron des sénateurs EE-LV. Il faut s’unir. Si le mot d’ordre est de construire une opposition à Hollande, je n’y participerai pas.» Placé juge «stérile» l’intention de certains écologistes d’aller voir le Front de gauche et préfère miser sur «le rassemblement de tous les écologistes»… y compris ceux du centre.

 

Dans la critique de la politique économique du gouvernement autant que dans les propositions écologiques, sociales et sociétales, cette partie de la gauche a tendance à converger. «On bute sur une contradiction entre des évidences idéologiques et un immobilisme stratégique, fait remarquer Emmanuel Maurel, l’un des leaders de l’aile gauche du PS. On a un problème institutionnel - les Verts et les communistes ont besoin du PS pour avoir des élus - et un problème de leadership.»

Obstacles. D’ici 2017, certains imaginent régler la question par une primaire. A laquelle participerait Hollande… C’est le choix de certains socialistes critiques militant déjà pour une «candidature unique PCF-PS-Verts». «Il y a deux obstacles à cela : la politique gouvernementale ne rassemble pas la gauche et le sectarisme des appareils politiques», souligne Guillaume Balas, responsable du courant «Un monde d’avance». Lequel organise le 14 juin un autre raout intitulé «Comment rassembler la gauche». Plutôt qu’une clarification, ces européennes ont créé davantage de confusion dans cette partie de la gauche. Un dirigeant PS se plaît à citer Antonio Gramsci : «L’ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour.» Il oublie la fin : «Dans ce clair-obscur surgissent les monstres.»

 

 

Le crocodile  de Yamoussoukro qui ne dors que d'un œil !

Laurent Fabius admet dormir parfois en réunion, "mais que d'un œil"Le ministre des Affaires étrangères a été filmé en train de dormir lors d'une réunion à Alger. Il s'est exprimé mardi sur France inter à ce sujet.

"Oui, c'est un moment qui a été saisi, mais je mets en garde : de temps en temps, je m'assoupis, mais je ne dors que d'un œil." Laurent Fabius ne veut pas passer pour un narcoleptique, ni un homme négligent. Invité de France inter, mardi 10 juin, le ministre des Affaires étrangères a commenté en ces termes la vidéo le montrant en train de dormir lors d'une réunion officielle à Alger (Algérie), la veille, en présence du ministre de l'Industrie et des Mines algérien.


Repérée par Le Lab d'Europe 1, cette vidéo a été diffusée par la chaîne privée Ennahar TV, lundi. La scène capturée déclenche un petit sourire chez le ministre algérien, quelque peu embarrassé par les phases d'assoupissement de Laurent Fabius.

 

 

"Comme les crocodiles de Yamoussoukro"
Ce n'est pas la première fois que Laurent Fabius est pris en flagrant délit de petit somme. Selon Le Parisien, ses piquements de nez lui ont valu le surnom de "Sleeping Fabius". Mardi, Le Figaro rappelle que l'ancien Premier ministre s'était déjà justifié sur ce sujet, l'an dernier, dans une interview à Jeune Afrique. Il déclarait alors : "Je ne dors pas que dans les avions. Mais attention, comme les crocodiles de Yamoussoukro, je ne dors que d'un œil !"

Sur ce sujet, il peut être assuré du soutien de son homologue américain, John Kerry. Repéré en train de sombrer dans les bras de Morphée début juin, lors d'une conférence de presse de Barack Obama, il avait ensuite expliqué sur Twitter qu'il ne dormait pas, mais qu'il s'agissait "d'un clignement d'œil vraiment long" ("really long blink").

 

 

From : Liberation , FranceTVINfo ,???? .......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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