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L’affaire Prism pourrait coûter 31 milliards de dollars aux géants américains du «cloud»

Selon une étude, les entreprises américaines du «cloud» subiraient une perte de confiance. Prism pourrait leur coûter jusqu’à 31 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

L’affaire Prism n’a sans doute pas fini de secouer la planète. Et, si l’on imagine mal les internautes se détourner des Google, Apple, Microsoft, Facebook et autres, accusés d’être utilisés par les services américains pour les espionner , le secteur pourrait néanmoins payer un lourd tribut à la suite de ces révélations. Selon une étude réalisée par l’Information Technology and Innovation Foundation (Itif), la confiance des consommateurs vis-à-vis des entreprises américaines du «cloud» pourrait être entamée. Et des entreprises européennes ou asiatiques pourraient en profiter, alors que les Etats-Unis sont aujourd’hui clairement leaders.

 

Bon pour les Européens ?
L’Itif a évalué les possibles pertes des entreprises américaines pour les trois prochaines années. D’ici à 2016, les conséquences de l’affaire Prism pourraient leur coûter entre 21,5 et 31 milliards de dollars de chiffre d’affaires. La part de marché des entreprises américaines en dehors des Etats-Unis pourrait ainsi passer de 85% – avec des acteurs dominants comme Google, Amazon ou Apple – en 2014 à 65%, voire 55% dans les estimations les plus basses. Les entreprises européennes du secteur pourraient ainsi tirer profit de l’affaire , d’autant qu’elles bénéficient aussi d’une politique volontariste des Etats et de l’Union européenne, souligne l’étude. En France, par exemple, le gouvernement a débloqué 135 millions d’euros pour développer une offre de «cloud» publique.

Le rapport se fonde notamment sur des sondages réalisés auprès de professionnels sur la confiance qu’ils accordent à ces services. Dans les jours suivant les révélations sur Prism, 10% d’entre eux affirmaient avoir d’ores et déjà annulé un projet de collaboration dans le «cloud» avec une entreprise américaine. Et 56% considéraient qu’il leur serait plus difficile, à l’avenir, de collaborer avec l’une d’elles. L’Itif cite aussi l’exemple d’Artmotion, la plus grande entreprise suisse du secteur, qui a annoncé une hausse de son activité de 45% en juin, juste après les révélations d’Edward Snowden. Enfin, le rapport n’exclut pas que, à la suite de l’affaire, certains Etats prennent des mesures protectionnistes, évinçant de fait les entreprises américaines de leur marché domestique. Les géants américains essuieraient alors des pertes de parts de marché encore plus élevées.

L’Itif prône la transparence de la part du gouvernement américain. Elle serait, selon le rapport, le meilleur moyen pour le secteur de limiter la casse. Il lui demande donc de déclassifier les documents relatifs au programme Prism et de préciser quelles informations ont été demandées aux entreprises . 

 

 

Selon les informations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel (lien en allemand), l'Union européenne faisait partie des cibles prioritaires de surveillance du service américain de renseignements NSA.

Les Américains auraient ainsi établi un classement par intérêt, avec une échelle de 1 («plus haut intérêt») à 5 («faible intérêt»).

Quels sont les pays surveillés ?
Parmi les pays ciblés par le programme de surveillance de la NSA, l'Allemagne se retrouve au même niveau que la France et le Japon, mais devant l'Italie et l'Espagne. Concernant l'Allemagne, priorité est donnée aux questions portant sur sa politique étrangère, sur la stabilité économique et les dangers pour la finance, qui sont classées au niveau 3.


Quels domaines espionnés?
Selon des pièces datant d'avril, la NSA avait mis un accent particulier sur les questions de politique étrangère de l'Union européenne, de commerce international et de stabilité économique. Ces trois thèmes sont eux aussi dotés de la priorité 3, poursuit le magazine.

En bas de l'échelle, les questions liées aux nouvelles technologies, sécurité énergétique et questions d'alimentation, n'entrent en revanche pas dans les priorités des Américains, qui leur attribuent la note 5, selon la même source.

Der Spiegel avait affirmé fin juin, en se fondant sur des documents fournis par Edward Snowden, que la NSA, accusée d'espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism, avait pris pour cibles les bureaux de l'Union européenne à Bruxelles et la mission diplomatique de l'UE à Washington. La délégation de l'UE auprès des Nations unies a fait l'objet d'une surveillance similaire. Ces révélations avaient suscité un grand émoi à Bruxelles.

 

 

 

 

 

From : les Echos,le Parisien,....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Stratégie - Défense - Relations Internationales
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