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Soucieux de sauver ce qui pouvait encore l’être de son grand ménage à tous les étages de la majorité entamé il y a deux semaines, le chef de l’Etat a tranché dans le vif : Morelle, rouage majeur de son dispositif politique (lire ci-contre), a quitté ses fonctions vendredi à midi. La veille, dans l’après-midi, Hollande avait reçu son conseiller politique pour lui interdire toute communication officielle. Le site d’informations fondé par Edwy Plenel venait de publier une enquête circonstanciée sur les liens de Morelle avec les labos pharmaceutiques pendant qu’il était membre de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), et à ce titre chargé de contrôler cette industrie. C’est le premier signal envoyé par le Président : «Morelle n’est autorisé à se défendre qu’en son nom propre» via sa page Facebook, décrypte un conseiller.

 

Une dépêche de l’AFP mentionnant l’Elysée comme source sera d’ailleurs retenue in extremis dans l’après-midi. Jean-Pierre Jouyet, qui a pris ses fonctions de secrétaire général de l’Elysée mercredi, reste dans l’ombre. La décision présidentielle est prise jeudi soir : la branche Morelle doit être coupée, mais c’est à lui de l’annoncer. Les choses traînent alors un poil. «Comme d’habitude, Hollande a voulu voir comment les choses prenaient, et il a vite vu», commente le même conseiller ministériel. Sa «République exemplaire» prend l’eau à nouveau, un an pile après la tourmente Cahuzac. Alors que sa majorité menace d’exploser sous le poids du plan de rigueur annoncé mercredi, le Président tente un début de désescalade en lui offrant la tête de son «spin doctor». Manuel Valls et Arnaud Montebourg, tous deux proches de Morelle, perdent, eux, un relais précieux auprès du chef de l’Etat.

 

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voir : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/10/12/2611850_fouiller-dans-les-poubelles-pour-se-nourrir-est-desormais-illegal-a-nogent-sur-marne.html

 

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Ambitions. Mais, au-delà du conflit d’intérêts - dont Morelle se défend -, «l’image du mec marchant en chaussettes au milieu d’un salon de l’Elysée où trônent ses pompes de luxe en train d’être cirées, les électeurs ne la voient que trop bien», déplore un poids lourd de la majorité. Les excès d’une forme d’aristocratie d’Etat qui pense que tout lui est dû, écorchant l’idée même de République. «Pour ces gens, tout est subordonné à cette qualité unique : "parce que je le vaux bien"», ajoute le parlementaire. «Tout ça arrive après l’exfiltration de Harlem Désir au gouvernement, la nomination de Dominique Voynet à l’Igas, l’échange Jouyet-Lemas entre l’Elysée et la Caisse des dépôts : des "beautiful people" qu’on choie alors qu’on demande tant de sacrifices aux Français», rappelle un ancien ministre désolé. D’aucuns accablent un Morelle qui ne faisait pas mystère de ses ambitions gouvernementales. «Quand tu penses qu’il a fait campagne pour être secrétaire d’Etat à la Santé, souffle un directeur de communication. Cela veut dire que le plus proche collaborateur du chef de l’Etat a envisagé sciemment de le mettre en danger ! Ça fait froid dans le dos aussi peu de sens de l’Etat.» Le remplacement d’Aquilino Morelle dans l’équipe présidentielle pourrait ne pas se faire place pour place, certaines voix plaidant pour la création d’un poste de porte-parole de l’Elysée.

 

Vendredi matin, un communiqué de l’Igas a scellé l’affaire : oui, ses inspecteurs peuvent travailler parallèlement à leur fonction officielle mais, non, Morelle n’en a pas fait la demande officielle. La faute, au moins éthique, est caractérisée et les minutes du grand manitou présidentiel comptées. Hollande étant en déplacement en Auvergne, Morelle file alors à… Matignon. C’est donc le Premier ministre qui recommande à un conseiller présidentiel - qui plus est son vieil ami, puisque les deux hommes se sont rencontrés à Matignon pendant les années Jospin - de prendre le large «afin de répondre librement aux interrogations des journalistes», dixit l’entourage du chef du gouvernement. Comme pour l’annonce du plan d’économies, «Valls est sous la totale pression de Hollande, estime un député PS. La cohabitation a commencé entre eux : les 40 points d’écart [de popularité], ça a déjà un coût politique très élevé pour Valls». Le chef de l’Etat se tient donc à l’écart, renouant à Clermont-Ferrand avec le terrain qu’il a délaissé depuis trois mois et prenant soin de ne pas s’approcher des caméras toute la matinée. «Vous êtes des emmerdeurs publics», lâche Arnaud Montebourg aux journalistes dans son sillage.

 

 

Depuis hier, le « petit marquis de l'Elysée », comme l'a surnommé Mediapart dans son portrait fatal, ne règne plus sur les lieux.

Morelle a eu à peine le temps de ramasser quelques dossiers dans l'après-midi. Dans un état de sidération totale. « Ce qui arrive est injuste, tout ça n'est qu'un déferlement de haines recuites contre moi », souffle-t-il, préférant, pour l'heure, s'occuper de ses proches. L'« étoile montante » de l'Elysée est fauchée en pleine ascension. « J'ai décidé de mettre fin à mes fonctions de conseiller à la présidence de la République », a-t-il indiqué sobrement hier matin à l'Agence France-Presse. Histoire de sauver les apparences. Car la pression était devenue trop forte après quarante-huit heures de tumulte.

Jeudi midi, première réunion entre François Hollande, Jean-Pierre Jouyet, à peine installé comme secrétaire général de l'Elysée, et Aquilino Morelle. La bombe vient d'éclater : le conseiller, à la fois énarque et médecin, est issu de l'Igas (inspection des affaires sociales), où il est soupçonné de conflit d'intérêts entre sa fonction et une mission de conseil pour un laboratoire pharmaceutique en 2007. Face aux attaques, Morelle choisit de se défendre sur sa page Facebook, sans mettre en avant son titre de conseiller de la présidence. Quelques heures plus tard, nouvelle réunion dans le bureau de Hollande avec les trois hommes. Le constat ne fait pas un pli : « La polémique enfle et rien ne l'arrêtera », explique un ami du chef de l'Etat.

 

Les ennemis de Morelle sont légion

Un détail a notamment retenu l'attention du président, la déclaration d'un haut responsable de l'Igas, réputé pour son intégrité, et niant toute autorisation donnée à l'époque au docteur Morelle. Or, ce feu vert constituait une obligation légale pour pouvoir cumuler. A cela s'ajoute l'effet ravageur des extravagances d'Aquilino Morelle. « Un type qui vient lui cirer les pompes, sous les lambris de l'Elysée... C'est carrément une scène de film ! » s'emporte un ténor du PS. Il fallait donc agir vite.

« Quand on a décidé de mettre la morale en avant, la moindre petite tache sur la chemise blanche, ça se voit », tacle un visiteur du soir. D'autant que François Hollande connaît bien Edwy Plenel, le directeur de Mediapart : « Il feuilletonne comme une série américaine, saison 1, saison 2, saison 3... » dit un proche. Les ennemis de Morelle sont légion. Surtout à l'Elysée, où son ascension n'a pas fait que des heureux : les rapports avec Claude Sérillon sont tendus et l'ex-secrétaire général Pierre René Lemas ne faisait pas partie de ses amis... « Morelle a insupporté nombre de ses collègues », rapporte un habitué des lieux.

Devant l'incendie, la démission est donc actée jeudi soir, même si Morelle demande un petit délai de réflexion. Hier matin, dès 7 heures, juste avant que Hollande s'envole pour Clermont-Ferrand où il va « renouer avec les Français » lors d'une visite chez Michelin, le conseiller et le président se revoient. Une dernière fois.

Fait inhabituel pour un conseiller de l'Elysée, Morelle file ensuite à Matignon pour un tête-à-tête avec l'ami Manuel Valls. « Le Premier ministre lui a conseillé de quitter le cabinet du président afin de répondre librement aux questions des journalistes », fait savoir l'entourage de Valls. François Hollande n'a plus qu'à prononcer une petite oraison funèbre devant les journalistes. « Aquilino Morelle a pris la seule décision qui s'imposait », déclare le chef de l'Etat. Le minimum syndical.

 

Une dame âgée fouille dans une poubelle, à Paris, le 13 avril 2012

 

 

 

''Avec 1040 euros mensuels, je fouille dans les poubelles du supermarché en bas de chez moi''
 http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2008/05/19/1195284_avec-1040-euros-mensuels-je-fouille-dans-les-poubelles-du-supermarche-en-bas-de-chez-moi.html

Après la fermeture des supermarchés, des gens se précipitent sur les poubelles. Ni SDF, ni clochards, ils témoignent sur Le Post.
C'est la ruée vers les poubelles après la fermeture des magasins. Pourtant, les gens qui s'y précipitent ne sont ni clochards ni SDF. Sur Le Post, deux ''fouilleurs de poubelles'' témoignent, tandis que d'autres envisagent de le faire.

Une solution inéluctable, même au SMIC
''Je suis employé par un célèbre vendeur de capsules de café à 1040 euros mensuels, avec un loyer de 550 euros pour 24m2... je n ai pas d'autre choix que vivre en banlieue profonde et payer 450 euros pour 30m2 ou bien prendre des choses dans les poubelles du supermarché en bas de chez moi. En plus c'est con de jeter lorsqu on est pile le jour de la date limite de consommation. C'est encore bon.'' par Zaziesque

 

"Deux euros par semaine''
"C'est vraiment minable d'asperger ces aliments de détergent!!! Une fois qu'on a jeté des trucs à la poubelle, on ne doit pas regarder ce qu'il advient de ces trucs! Traiter ces pauvres gens comme s'ils étaient des rongeurs nuisibles, c'est vraiment scandaleux! Bouffer avec 2 euros par semaine, voire encore moins, vous l'avez déjà fait? Moi oui! Je n'ai aucune leçon à recevoir de vous car la galère, je connais!" par KIDDOU

 

Une solution envisagée par certains internautes!
''Je suis à la retraite, j'ai 600€ pour vivre plus une petite complémentaire 270€ augmentation comprise (3€) pour vivre à deux. Non seulement je ne fais pas les poubelles puisque j'allais au Resto du coeur qui est maintenant fermé mais je paie par an 171€ pour le ramassage d'une poubelle par semaine, sac et conteneur non fourni. En campagne je ferais bien les poubelles mais ça craint. Je fais les fins de date lorsque les prix sont à 50% et j'en ai pas honte, j'ai pas le choix si je veux manger'' par chirstianec

Cela n'arrive pas qu'aux autres...
"Dans les grandes villes, on voit de plus en plus de gens à la dérive, des gens dans des états pitoyables. Si vous discutez quelques minutes avec eux, vous vous apercevez "qu'avant" ils étaient souvent comme vous. Ils avaient un job, une famille, une vie et puis un jour...le coup dur et impossible de raccrocher alors...on se laisse sombrer et...c'est le début de la fin." par Ericko75

 


C'est la ruée vers les poubelles après la fermeture des magasins. Pourtant, les gens qui s'y précipitent ne sont ni clochards ni SDF. C'est ça la grande nouveauté.

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2008/05/12/1192018_retraites-ou-etudiants-fauches-ils-font-les-poubelles-pour-survivre.html

Ces pauvres d'un nouveau genre sont des retraités, RMistes, travailleurs précaires ou encore des étudiants fauchés. "Ils sont face à un dilemme: payer le loyer ou manger", note Alain Raoul, directeur de la Fondation de l'Armée du Salut dans Le Parisien.

"Ce n'est pas une situation qui nous gêne. Si ça peut être utile à certaines personnes...", remarque Jérôme Bédier, le président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution dans Le Parisien.

Pour se débarasser des invendus, il y a 3 méthodes :
1) Donner les invendus aux salariés qui ont des fins de mois difficiles,
2) Collaborer avec les associations caritatives pour pour redistribuer les invendus à ceux qui en ont besoin. Cette option a été testée à Limoges avec le Secours Populaire,
3) Empêcher toute récupération en aspergeant les aliments jetés de détergents.

Cette dernière méthode fait débat. Certains avancent qu'en cas d'intoxication alimentaire, la personne qui a récupéré l'aliment dans les poubelles pourraient se retourner en justice contre le commerçant.
Faux, répond le président de la fédération des entreprises du commerce et de la distribution: "Les denrées sont sorties du circuit. Il ne peut y avoir une quelconque responsabilité du magasin", souligne Jérôme Bédier.

Le secrétaire d'Etat Martin Hirsch, lui, annonce une réunion avec des associations, ce qui semble insuffisant et tardif à jtombeur, sur Le Post.

 

 

 Le "non-recours" aux droits sociaux, phénomène massif, accentue la pauvreté
 En France, des milliards d'euros de prestations sociales réservées aux plus démunis ne sont pas réclamés, en raison d'un manque d'information, de la complexité des dispositifs ou de la honte ressentie, un "non-recours" qui contribue à accentuer la pauvreté.

 
Cette question sera à l'ordre du jour de la conférence sur la pauvreté et l'exclusion des 10 et 11 décembre.

"Il y a dans notre pays non pas des excès de fraude mais des excès de non-recours à des droits qui existent et auxquels nos concitoyens ne font pas appel pour des raisons diverses", a récemment reconnu la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, promettant "des réponses" à cette réalité.

 

L'ampleur du phénomène est analysée dans le livre "L'envers de la fraude sociale" (La découverte), écrit par les chercheurs de l'Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), rattaché au CNRS, et publié début novembre.

Citant des chiffres officiels, l'ouvrage fait le constat que le non-recours est bien plus massif que son pendant, la fraude sociale, estimée à 4 milliards d'euros par an.

Chaque année, ce sont par exemple, 5,3 milliards d'euros de Revenu de solidarité active (RSA), 700 millions de couverture maladie universelle complémentaire (CMU C) ou 378 millions d'euros d'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS), qui, selon les estimations, ne sont pas versés à leurs ayants droit.

De même, le Dalo (droit au logement opposable), mis en place en 2008, est "loin d'être mobilisé massivement". Quatre ans plus tard, "un ménage sur dix n'a pas pu y accéder", souligne Julien Lévy, sociologue, un des auteurs de l'ouvrage.

Les raisons de ce non-recours sont multiples: "un défaut d'information, des complexités administratives qui peuvent décourager les demandeurs, ou tout simplement la honte", égrène Pierre Mazet, enseignant à Sciences-Po Grenoble.

 

Le non-recours a un coût

"Les dispositifs ne sont peut-être pas adaptés aux besoins", avance aussi Héléna Revil, doctorante en sciences politiques, citant le cas de l'aide à la complémentaire santé, dont le taux de non-recours atteint 75%. "En fait, ce dispositif aide à payer une complémentaire santé, mais le reste à charge est encore beaucoup trop élevé pour les bénéficiaires", estime Mme Revil.

Pour les auteurs de l'ouvrage, l'ampleur du non-recours ne signifie pas forcément que les dispositifs sont mauvais, mais pose la question de leur mise en oeuvre, souvent "trop complexe".

"Il faut faire des choix publics majeurs: s'agit-il de recentrer les aides, les simplifier'", interroge Philippe Warin, directeur de recherche au CNRS et cofondateur de l'Odenore. "Cela pose aussi la question de l'automaticité des aides", ajoute-t-il.

Autre difficulté, les allocataires des prestations sont régulièrement confrontés à des changements de situation, qui peuvent conduire à des ruptures dans leurs droits.

"Il faut des allocations plus stables, plus prévisibles", qui ne risquent pas d'être coupées à tout moment, plaide Bruno Tardieu, délégué national du mouvement ATD Quart Monde France.

Il cite le cas du RSA, dont le versement dépend d'une déclaration de ressources tous les trois mois.

"Au lieu de le suspendre dès qu'il manque un papier, il faut le maintenir, les bénéficiaires doivent sentir qu'on leur fait confiance, pas qu'on les prend pour des fraudeurs", estime M. Tardieu.

D'autant que le non-recours a un coût. Les sommes non réclamées ou non versées amputent d'autant le pouvoir d'achat des bénéficiaires, de même que le renoncement aux soins pèse in fine sur le système de santé.

"Derrière ce phénomène, il y a un enjeu économique fort qui mérite d'être souligné", juge Philippe Warin.

 

 

 

 

 

From : Libération , le Parisien ,Huffingtonpost, l'Express,.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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