Equilibre des forces dans le Pacifique
From : le Monde , les Echos , ...
Le 5e Sommet de l'Asie de l'Est (EAS) a débuté samedi à Hanoï, capitale du Vietnam, en présence des dirigeants des 10 membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) et des six partenaires de dialogue , pour discuter des questions stratégiques concernant la région.
L'ASEAN regroupe actuellement dix pays membres, comme l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, Brunei, le Vietnam, le Laos, le Myanmar ( la Birmanie) ,et le Cambodge . Les six partenaires de dialogue comprennent la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, l'Australie et la Nouvelle Zélande.
Le Premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung, à l'occasion de l'ouverture du sommet,présidait le sommet de cette année. Il a affirmé que le mécanisme de l'EAS continuerait à servir l'objectif de soutenir le redressement économique et le développement durable de la région.
Fondé en 2005, l'EAS, ou appelé "ASEAN + 6", est considéré comme un forum pour le dialogue sur les questions stratégiques concernant l'Asie de l'Est ainsi que d'autres dossiers régionaux ou mondiaux, qui se concentrent sur les questions telles que, entre autres, le terrorisme, l'énergie, les épidémies, le développement durable, la réduction de la pauvreté.
Le sommet d'Asie de l'Est s'est ouvert samedi à Hanoï, en présence des dirigeants de 16 pays de la région , dans une atmosphère dominée par les querelles territoriales entre la Chine et plusieurs de ses voisins, alors que les ambitions territoriales de Pékin sont au coeur de toutes les discussions..La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov , invités d'honneur, devaient recevoir l'invitation formelle pour rejoindre l'an prochain un forum régional fondé en 2005, pour promouvoir les discussions entre les puissances de la zone. Le président russe Dmitri Medvedev s'est aussi déplacé pour l'occasion.
Le Japon et la Chine se sont enfoncés dans la crise vendredi, leur querelle remonte à l'arraisonnement, début septembre, d'un chalutier chinois par les garde-côtes japonais dans des eaux disputées en mer de Chine orientale : îlots dont les deux pays se disputent la souveraineté. Les îles de mer de Chine orientale sont nommées Diaoyu en Chine et Senkaku au Japon.
La tension est donc à son plus haut depuis cinq ans entre les deux puissances asiatiques.
Cette crise préoccupe aussi les 10 pays de l'Asean (Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam), dont certains sont aux prises avec Pékin sur des problèmes similaires dans des archipels de mer de Chine méridionale.
Mais Pékin a insisté sur sa volonté de résoudre bilatéralement ces querelles territoriales, quand l'Asean, soutenue par les Etats-Unis, réclame des discussions multilatérales.
Pékin inspire, depuis quelques mois, une certaine inquiétude dans la région, compte tenu à la fois d'une posture diplomatique et militaire de plus en plus envahissante et d'une stratégie monétaire aux répercussions négatives pour les pays émergents d'Asie.
Un peu partout dans la région, on s'inquiète de ce différentiel de taux de change avec la Chine, car, contrairement aux pays développés, les économies asiatiques sont souvent en concurrence frontale avec l'appareil productif chinois. Hier, le « Jakarta Post » a ainsi publié une analyse mettant en garde contre un délitement du tissu industriel indonésien du seul fait de la force de frappe de la Chine.
Suivant l'exemple du Brésil, la Thaïlande et la Corée du Sud ont pris, de leur côté, des mesures pour limiter les entrées de capitaux spéculatifs poussant leur monnaie à la hausse.
Mais il n'est pas simple de pointer du doigt les agissements du premier partenaire commercial de l'Asean, avec lequel les dix pays du bloc ont enregistré, au cours des neuf premiers mois de l'année, des échanges en hausse de 44 %. Beaucoup comptent désormais sur Washington pour jouer un rôle de contrepoids dans la région. Samedi, Hillary Clinton doit assister aux débats d'un sommet de l'Asie de l'Est, en tant qu'observateur, avant que les Etats-Unis ne soient formellement intégrés à cette structure l'année prochaine.
Marine de guerre Usa
La 7e flotte américaine
2e flotte: se déploie dans l'océan Atlantique (QG : base navale de Norfolk (Virginie)), sous le commandement du US Joint Forces Command
3e flotte : se déploie dans l’océan Pacifique Est, sous le commandement de l'USPACOM (QG : Pearl Harbor (Hawaï) ; navire amiral: USS Coronado)
4e flotte aussi appelée US Commander Naval Southern/COMNAVSO: se déploie dans l'océan Atlantique Sud et la mer des Caraïbes, sous le commandement de l'USSOUTHCOM (QG : Mayport, Floride). Réactivée le 1er juillet 2008.
5e flotte aussi appelée US Naval Central Command/USNAVCENT: se déploie dans le golfe Persique, en mer d'Oman et en mer Rouge, sous le commandement de l'USCENTCOM (QG : Manama, Bahreïn)
6e flotte : se déploie en mer Méditerranée, sous le commandement de l'USEUCOM (QG : Naples, Italie; navire amiral USS Mount Whitney)
7e flotte: se déploie dans le Pacifique Ouest et dans l’océan Indien, sous le commandement de l'USPACOM (QG : Yokosuka, Japon; navire amiral : USS Blue Ridge
En effet, elle est passée en 2006 sous le seuil des 260 navires de guerre alors qu’elle alignait 568 unités en 1987. Pour stopper cette déflation, l’US Navy compte se doter de 32 nouveaux navires en plus des navires normalement prévus, pour compenser les retraits, ce qui paraît douteux dans les conditions actuelles. Tous les programmes d’équipement ont pris de 1 à 3 ans de retard.
Selon l’édition 2006 de Flottes de combat, il apparaît probable qu’à partir de 2012/2013, la Marine ne puisse conserver son format actuel de 12 super porte-avions de plus de 100 000 t et qu’il sera réduit à 10 unités. Même constat au sujet de ses 12 grands porte-hélicoptères d’assaut de 40 000 t qui seraient aussi réduit à 10 à partir de 2011.
Le Fleet Response Plan oblige depuis mai 2003 à ce qu'au moins 6 groupes aéronavals sur les 12 alors disponibles soient prêts à appareiller à tout moment, en l'espace de 30 jours maximum, et que deux autres soient prêts à appareiller en l'espace de 90 jours. Auparavant, les groupes aéronavals appareillaient à intervalles réguliers, et chaque déploiement avait une durée fixée de 6 mois (le déploiement des forces était donc entièrement prévisible). Si cette organisation était efficace durant la guerre froide, elle n'est aujourd'hui plus d'actualité.
_ Format pour les années 2011-2015 L'examen quadriennal de la défense 2010 (Quadrennial Defense Review) publié le 1er février 2010 donne le format prévue des forces pour la période 2011-2015. Voici les prévisions pour l'US Navy :
10 - 11 porte-avions
10 escadres aériennes embarquées
84 – 88 grands bâtiments de surface, y compris de 21 à 32 bâtiments de surface adaptés à la défense contre les missiles balistiques
14 – 28 petits bâtiments de surface (+ 14 chasseurs de mines)
29 – 31 navires d’assaut amphibie
53 – 55 sous-marins d’attaque
14 sous-marins lanceurs d’engins
Aegis Ashore (SM-3 basé à terre)
126 – 171 aéronefs de renseignement, surveillance et reconnaissance et de guerre électronique
basés à terre (avec ou sans pilote)
3 escadrilles de prépositionnement maritime
30 – 33 bâtiments de soutien logistique de combat (+1 plateforme d’atterrissage mobile)
17 – 25 navires de commandement et de soutien (dont JHSV, 3 T-AKE, 1 MLP)
51 navires rouliers de transport stratégique par mer
_Au 28 décembre 2009
Bâtiments de combat :
14 Sous-marin nucléaire lanceur d'engins SSBN
4 Sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière SSGN
53 Sous-marin nucléaire d'attaque SSN
11 Porte-avions nucléaire CVN
22 croiseurs lance-missile CG
57 destroyers lance-missile DDG
30 frégates lance-missiles FFG
1 Littoral combat ship LCS
29 Navire de guerre/soutien des mines
2 bâtiments de commandement
10 porte-hélicoptères d'assaut LHA et LHD
TOTAL 234
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ,au sommet d'Asie de l'Est à Hanoï, réaffirme que les conflits territoriaux maritimes étaient soumis à la loi internationale, une position qui exaspère Pékin mais soulage le reste du continent. La patronne de la diplomatie américaine, présente samedi 30 octobre au sommet en invitée d'honneur, au même titre que son homologue russe Sergueï Lavrov, s'est de nouveau rangée aux côtés de l'Association des nations d'Asie du sud-est (Asean) pour un règlement multilatéral des questions de souveraineté."Les Etats-Unis ont un intérêt national dans la liberté de navigation et le libre commerce maritime", a-t-elle déclaré. "Et quand des disputes apparaissent sur un territoire maritime, nous sommes engagés à les résoudre pacifiquement sur la base du droit coutumier international". Hillary Clinton a tenu à réaffirmer que Washington n'avait aucune intention de renoncer à son rôle de premier plan en Asie-Pacifique, à entretenir ses relations bilatérales et à développer ses "partenariats émergents avec un vaste éventail de pays "