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Plusieurs pays ont critiqué lundi les opérations militaires menées par des pays occidentaux contre les forces gouvernementales de Libye, indiquant que les raids aériens sont allés au-delà de la résolution de l'ONU et qu'ils doivent être arrêtés immédiatement.

Des puissances occidentales, dont la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, le Danemark et l'Italie, ont lancé des raids aériens en Libye depuis samedi dernier.

 

Deux jours après son lancement, l'opération "Aube de l'Odyssée" ne fait plus l'unanimité parmi la communauté internationale .

Les bombardements dépassent-ils le cadre fixé par l'ONU? Traduction: visent-ils réellement à protéger la population civile ou bien à "chasser Kadhafi"? Jusqu'où pousser le "droit d'ingérence"? La coalition, dont les contours sont encore mal définis, fait déjà face à de nombreuses interrogations. 

 

 

Réserves de la Ligue arabe

La Ligue arabe a estimé que les bombardements s'écartaient du mandat fixé par la résolution 1973 de l'ONU. Résolution dont le but est "d'imposer une zone d'exclusion aérienne", a souligné Amr Moussa, le chef de l'organisation panarabe, qui prévoit une réunion extraordinaire dans les jours à venir. "Ce que nous voulons c'est la protection des civils et pas le bombardement d'autres civils", a déclaré ce diplomate. 
Au Caire ce lundi, le chef de la Ligue arabe Amr Moussa  rappelle que "ce que nous voulons c'est la protection des civils, pas le bombardement d'autres civils" en Libye.

L'appui des nations arabes est crucial, face à un régime dont la propagande assure que l'intervention internationale est une agression occidentale...

La réponse aux doutes accrus de la Ligue arabe est donc venue sans attendre, depuis Rio de Janeiro où le président américain Barack Obama se trouvait, et par la bouche d'un de ses porte-parole. "La résolution approuvée par les Arabes et le Conseil de sécurité des Nations unies inclut 'toutes les mesures nécessaires' pour protéger les civils, ce qui, nous l'avons bien dit, inclut une zone d'exclusion aérienne tout en allant au-delà".  

La mise au point du porte-parole de la Maison-Blanche a ensuite été précisée et nuancée par d'autres responsables américains... Les opérations n'ont pas pour objectif de "chasser Kadhafi du pouvoir" mais bien de "protéger les civils" libyens, a rappelé de son côté l'amiral Mullen, le plus haut gradé américain.  

 

 

 

 

Où en est l'Union africaine?

Pendant les débats, nombreux étaient ceux qui disaient essentiel le soutien de l'ONU, de la Ligue arabe et de l'Union africaine à tout type d'intervention internationale... L'ONU s'est prononcée, la Ligue arabe aussi, mais qu'en est-il de l'Union africaine? Particulièrement discrète sur les combats en Libye, un membre influent de cette organisation continentale, l'UA a créé un comité spécial pour évaluer la situation dans ce "pays frère"

 

Ce comité, composé de chefs d'Etat africains (Mauritanie, Mali, Congo, Afrique du Sud, Ouganda), a appelé dimanche à Nouakchott à "la cessation immédiate de toutes les hostilités". Toute "solution doit être conforme à notre attachement au respect de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Libye, ainsi qu'au rejet de toute intervention militaire étrangère qu'elle qu'en soit la forme", selon Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien.  

Appelant la communauté internationale "à la retenue" pour éviter "de graves conséquences humanitaires", l'UA lui a demandé d'apporter "un appui sans réserve à ses efforts", dans ce domaine.

 

 Le comité a aussi regretté "de ne pouvoir se rendre" dimanche en Libye, l'autorisation demandée à la communauté internationale lui ayant été "refusée".  

Une réunion est prévue le 25 mars prochain à Addis Abeba avec la Ligue arabe, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), l'Union européenne (UE) et les Nations unies. Objectif: "mettre en oeuvre un mécanisme de consultation continue et d'action concertée" pour résoudre la crise libyenne.

  

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a réprimandé l'Occident pour les bombardements en Libye, affirmant que quelques pays ont manipulé la résolution de l'ONU pour pouvoir bombarder la Libye.

M. Mugabe a souligné que, selon lui, l'Union africaine et la Ligue arabe avaient été trompées par l'Occident.

"Notre peuple ne pourrait pas avoir voté pour la destruction des vies libyennes. Je le regrette beaucoup", a-t-il dit, notant que la Libye est attaquée par l'Occident pour son pétrole.

 

 

 

Les autres pays ...

La Russie et la Chine se sont abstenues jeudi à New York. Certes, elles auraient pu, en leur qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, poser leur veto à la résolution 1973...

Dmitri Medvedev a expliqué ce lundi que "la résolution reflète notre interprétation de ce qui se passe en Libye, mais pas totalement. C'est pourquoi nous n'avons pas utilisé notre veto". Cette position complexe permet aussi à Moscou et Pékin de ne pas être perçus comme complices du régime libyen, bien sûr, et dans le même temps de se démarquer de la coalition, en cas d'embourbement.  

 

La Chine fait valoir depuis début mars que "la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de la Libye doivent être respectées" et que "toute action de l'ONU à l'encontre de la Libye doit avoir pour objectif un retour rapide à la stabilité". Une position qui n'est pas dépourvue d'arrière-pensées et qui pourrait aussi s'expliquer par les intérêts chinois sur le continent africain... Samedi, un responsable du secteur pétrolier libyen indiquait même que Tripoli pourrait offrir des contrats à des pays comme la Chine, des pays "amis".  

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a vigoureusement critiqué le rôle des Etats-Unis dans l'opération "Aube de l'Odyssée" contre la Libye. "L'usage de la force contre d'autres pays devient une tendance régulière de la politique américaine", a noté M. Poutine, ajoutant que cette tendance était "perturbante".

Il a également indiqué que la résolution de l'ONU était "sûrement défectueuse et boiteuse, étant donné qu'"elle permet une intervention dans un pays souverain".

 

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine mâche encore moins ses mots... Pour lui, la résolution onusienne "autorise tout à tout le monde, n'importe quelle action à l'encontre d'un Etat souverain. Cela me fait penser à l'appel aux croisades à l'époque du Moyen-Age". Vladimir Poutine a aussi mis en garde contre l'ingérence en Libye, même si "le régime libyen ne correspond pas aux critères d'un pays démocratique", et mis en parallèle la situation actuelle avec les interventions américaines en Yougoslavie, en Afghanistan et en Irak... "Aujourd'hui c'est au tour de la Libye" de subir l'interventionnisme américain qu'il n'a de cesse de critiquer. 

La  Russie appelle "les pays concernés à cesser de recourir à un usage non-sélectif de la force", a indiqué le porte-parole de la diplomatie russe. Des attaques "lancées sur des objectifs à caractère non-militaire" ont déjà fait "48 civils ont été tués et plus de 150 blessés", et détruit des routes, des ponts et un centre médical, selon lui.

 

 

 

D'autres pays se sont abstenus lors du vote de la résolution 1973 à New York: le Brésil et l'Inde, "au nom du caractère spontané des révolutions pour l'un, et de l'anti néo-colonialiste pour l'autre", écrit Slate.

 

Et aussi l'Allemagne. Le dossier libyen a en effet révélé une profonde division au sein de l'Union européenne, avec d'un côté Paris et Londres à la manoeuvre diplomatique et militaire, de l'autre l'Allemagne restée en retrait .L'Allemagne se sent, ce lundi, confortée dans ses réserves à l'égard de l'opération militaire, a estimé lundi le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, en pointant du doigt les critiques de la Ligue arabe. "Lorsque nous entendons ce que la Ligue arabe a dit hier (dimanche), malheureusement, nous constatons que nous avions des raisons d'être préoccupés".  

 

D'autres pays de l'UE ont affiché un certain scepticisme après le déclenchement des bombardements de la coalition internationale en Libye. Par exemple, l'Italie, très liée à la Libye depuis le traité d'amitié de 2008, met quelques bases militaires à la disposition de la coalition, du bout des lèvres. Mais son ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, ajoute, résumant les craintes de nombreux pays critiques: la coalition ne doit pas mener "une guerre" contre la Libye.

 

 

 

Le Viet-Nam critique aussi l'attaque occidentale ," comme une agression armée sur un Etat souverain sous prétexte de défendre les droits humanitaires "  en tuant les civils et en désorganisant la vie des Libyens et  la stabilité de la région .

 

VN nói cuộc tấn công Libya là 'tiền lệ xấu'

Chính phủ Việt Nam bày tỏ quan ngại trước các diễn biến mới nhất ở Libya, trong khi Đảng Cộng sản nói việc liên quân tấn công là "không thể chấp nhận được".

Nhanh không kém nước lớn láng giềng Trung Quốc, vốn đã ngỏ ý "tiếc" về hoạt động quân sự của liên quân phương Tây tại Libya, hôm Chủ nhật 20/03, Chính phủ Việt Nam tuyên bố qua người phát ngôn Bộ Ngoại giao:

"Việt Nam lo ngại sâu sắc trước sự gia tăng căng thẳng và những hành động quân sự mới đây tại Libya với nhiều hệ lụy đối với đời sống của người dân Libya và hòa bình, ổn định ở khu vực."

 

 

'Khoác áo bảo vệ nhân quyền'
Trong khi đó, báo Nhân dân, cơ quan ngôn luận của Đảng Cộng sản Việt Nam, hôm thứ Hai 21/03 chạy bài xã luận chỉ trích chiến dịch quân sự của Anh-Pháp-Mỹ tại Libya là "hành động quân sự khoác áo bảo vệ nhân quyền".

Bài xã luận viết rằng cuộc tấn công vào Libya, "một nước độc lập, có chủ quyền" đang "gây đau thương và chết chóc cho người dân vô tội".

Báo Nhân dân đặt câu hỏi: "Phải chăng đây chỉ là cái cớ để can thiệp tình hình nước này?" và trích dẫn một số phân tích gia nói rằng mục đích cuối cùng của chiến dịch quân sự hiện thời là "thiết lập một chính quyền thân phương Tây, tạo ảnh hưởng của Mỹ trong khu vực".

Dù với bất cứ lý do nào, việc dùng sức mạnh quân sự tiến công Libya là sự xâm phạm một quốc gia độc lập, có chủ quyền. Ðây là điều không thể chấp nhận được vì tạo tiền lệ xấu trong quan hệ quốc tế.

 

Xã luận báo Nhân dân .Bài xã luận cũng nói "dư luận quốc tế tỏ rõ nghi ngờ mục tiêu chiến dịch quân sự" của phương Tây tại Libya.

Báo Đảng Cộng sản Việt Nam khẳng định: "Dù với bất cứ lý do nào, việc dùng sức mạnh quân sự tiến công Libya là sự xâm phạm một quốc gia độc lập, có chủ quyền".

"Ðây là điều không thể chấp nhận được vì tạo tiền lệ xấu trong quan hệ quốc tế."

 

 

Le président bolivien Evo Morales a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il était inacceptable que la coalition occidentale, sous prétexte de protéger les civils libyens, ait bombardé et détruit le pays. Il a appelé l'ONU à ordonner une fin immédiate de l'opération militaire. Il a décrit cette intervention comme "un crime, un assaut et une agression".

 

Le président équatorien Rafael Correa a dénoncé l'intervention militaire comme "terrible" et appelé à un "cessez-le-feu immédiat" pour préparer des négociations pacifiques.

Il a souligné que l'Equateur était fermement contre l'intervention."C'est terrible, je pense que la Libye devrait régler ses problèmes elle-même. La seule chose que l'ONU a approuvé est une zone d'exclusion aérienne. Cela veut dire que les avions de Kadhafi ne peuvent pas bombarder les rebelles, mais ils ont tout bombardé jusqu'à Tripoli, c'est inacceptable", a dit M. Correa. Il a noté que tous les pays du Moyen-Orient doivent régler leurs problèmes eux-même sans intervention des puissances étrangères.

 

Le ministre argentin des Affaires étrangères Hector Timerman, sur son microblog, a posé des questions concernant l'opération militaire. Il a estimé que davantage d'efforts diplomatiques devraient être déployés pour régler la crise libyenne.

 

 

 

 

Pourquoi il n'y a pas d'intervention occidentale contre les régimes au Yémen  ou à Bahrein ...??? 

Comment se fait il que la Libye suscitent autant d'animosité, contrairement à la situation en Côte d’Ivoire, au Yémen (50 morts il y a quelques jours), au Bahreïn (où l’Arabie Saoudite vient de faire acte d’ingérence en y envoyant son armée) , ou encore dans un passé moins proche en RDC ou au Soudan? Tous ces pays font état de massacres ou de violences contre la population. La Libye serait elle une cible facile, serait il nécessaire d’intervenir afin non pas de libérer la population mais afin de mettre la main sur le pétrole  libyéen?

 

 

Sự khác nhau giữa Libya và Yemen hoặc Bahrain là gì?

Cả ba nước đều sử dụng bạo lực để đè bẹp các cuộc biểu tình đòi dân chủ.Nhưng Mỹ và các đồng minh phương Tây chỉ lên kế hoạch phản ứng quân sự với mỗi Libya.Các vụ đàn áp tại Yemen và Bahrain cho đến nay chỉ bị phản đối bằng lời nói chứ không phải bằng hành động.

 

Câu trả lời thật dễ nhận biết.

Bahrain và Yemen là đồng minh của Mỹ - đặc biệt là Bahrain, nơi Mỹ có căn cứ hải quân lớn. Libya thì không.

Phản ứng của Hoa Kỳ đối với Bahrain càng trở nên phức tạp hơn bởi nước láng giềng Ả Rập Saudi, đồng minh Ả Rập số một của Washington.

 

"Quyền lợi là trên hết"

"Mỹ luôn luôn thuyết giảng những giá trị mà chính họ không thể sống theo," bà Marina Ottaway, giám đốc chương trình Trung Đông tại Carnegie Endowment for International Peace ở Washington, nói."Cuối cùng thì quyền lợi của Mỹ luôn là trên hết."

 

Khi cuộc nổi dậy đã lan ra khỏi Bắc Phi với Bahrain và Saudi Arabia, Washington đã tỏ ra thận trọng với cách tiếp cận riêng biệt đối với mỗi nước.

Với Mỹ, sự ổn định tại các quốc gia giàu dầu mỏ hiện nay dường như quan trọng hơn là hy vọng về các phong trào phản kháng.

Yemen có ý nghĩa rất quan trọng đối với Washington trong cuộc chiến chống al-Qaeda. Điều này khiến chính quyền Obama phải hết sức thận trọng trong việc gây áp lực tới đâu đối với Tổng thống Yemen Ali Abdullah Saleh."Mỹ rất sợ rằng nếu ông Saleh đi, Yemen sẽ sụp đổ", bà Ottaway nói.Ông Obama đã lên án vụ bạo lực mới nhất tại Yemen, là vụ khiến cho ít nhất 30 người biểu tình thiệt mạng.

Ngần ngại.Nhưng ông chỉ có thể kêu gọi "những người có liên quan... sẽ bị quy trách nhiệm", mà không trực tiếp chỉ trích ông Saleh.Washington đã phản ứng không đáng kể về tình trạng bạo lực mà các lực lượng an ninh Iraq đã sử dụng để chống lại người biểu tình ở nước này.

 

Ngay cả với Libya, sự thận trọng mới cũng đang được thể hiện. Chính quyền đã ngần ngại một thời gian trong việc ủng hộ quyết định áp dụng vùng cấm bay, bởi lo ngại rằng điều này có thể dẫn đến một cuộc chiến tranh thứ ba của My tại một quốc gia Hồi giáo, sau Afghanistan và Iraq.

Mỹ chỉ quyết định việc này sau khi nhận được sự ủng hộ từ các quốc gia Ả Rập và các đồng minh châu Âu.Và hiện vẫn chưa rõ Mỹ sẽ đóng góp quân sự tới mức nào đối với khu vực cấm bay được Liên Hợp Quốc hậu thuẫn, cũng như chuyện gì sẽ xảy ra nếu Đại tá Gaddafi thành công trong việc níu giữ quyền lực.

 

From : l'Express , BBC , Chineonline , Café Croissant ,...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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