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Selon le sondage de La Croix , 72 % des Français estiment que la campagne électorale apporte des réponses « assez »  ou « très éloignées » de leurs préoccupations.Une majorité de Français souhaite que les candidats donnent la priorité à la question de l’emploi.

 

À quatre mois de l’élection présidentielle, la campagne ne répond pas pour l’instant aux préoccupations des Français qui ne se retrouvent pas dans l’offre politique proposée, constate un sondage OpinionWay- Fiducial pour La Croix  réalisé du 16 au 19 décembre.

Parmi ceux qui jugent les réponses des candidats moins concrètes que lors de la précédente campagne, 47 % sont proches de la droite. « Les politiques essaient d’apporter des réponses à la crise, mais ce sont des réponses macroéconomiques alors que les Français sont enfermés dans des problèmes quotidiens anxiogènes »Dès lors, il est logique que ces derniers éprouvent des attentes très fortes sur les questions économiques et sociales. Or les candidats déclarés et probables ne semblent pas à la hauteur de leurs espérances, à ce stade de la campagne où ils se placent davantage dans des postures. Outre la capacité à incarner la fonction présidentielle et à porter un projet pour le pays, les Français veulent des propositions pour changer leur quotidien.

 

 

Selon l’enquête, les personnes interrogées souhaitent que « les candidats apportent prioritairement des réponses »  pour « maintenir l’emploi »  (52 %), « lutter contre la hausse des prix des produits de première nécessité »  (39 %) et « maintenir le remboursement des soins »  (38 %).

 

Alors que jusqu’ici la dette, l’Europe, le nucléaire ou le droit de vote des étrangers ont animé le débat électoral, les Français souhaitent entendre davantage parler de la lutte contre le chômage et de la réalité des prix. Les Français perçoivent toujours ce problème avec la même acuité », le quinquennat de Sarkozy  est  perçu déjà comme un échec dans cette lutte.

 

Le scrutin présidentiel de 2012 pourrait dépendre en partie de ces citoyens peu investis dans la campagne électorale mais qui en attendent...

 

 

 

Le décor de la présidentielle s'installe, par petites touches, et il est gris, morose. À la crise des dettes souveraines, à laquelle l'Europe doit faire face, s'ajoute une faible croissance doublée d'une augmentation significative des chiffres du chômage: officiellement 3 millions 10 _12 % un niveau inégalé depuis 1999 ( officieusement ces chiffres peuvent être de plus de 12% ). «Rarement présidentielle se jouera dans contexte aussi compliqué, mouvant», reconnaît un proche conseiller de Nicolas Sarkozy.

 

À l'Élysée, ces mauvais chiffres sont accueillis avec inquiétude ... avec un taux de chômage proche de 10%, la France se situe loin derrière l'Allemagne (5,5%), la Belgique (6,6%) ou même l'Italie (8,5%). Sarkozy évoquera le sujet le 31 décembre, lors de ses vœux radiotélévisés.

 

 

Benoît Hamon, porte-parole du PS : Nicolas Sarkozy "prétend dans ses voeux vouloir protéger les Français" mais "jamais un président de la République ne (les) aura autant maltraités pour protéger une minorité d'entre eux".

"Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses voeux comme président de la République il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi", "75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches", a-t-il déclaré après les voeux du chef de l'Etat

"C'est la TVA qui augmente pour vous alors que 300.000 contribuables ne payent plus l'impôt sur la fortune, la dette s'est alourdie de 612 milliards d'euros et 337 000 personnes de plus sont passées sous la barre du seuil de pauvreté", a énuméré le porte-parole socialiste.

"La crise financière provoquée par des marchés irresponsables (...) Ces marchés ont toujours faim, et pour les rassasier, Nicolas Sarkozy leur a donné votre retraite", a-t-il lancé. Il leur a aussi "donné votre santé", "70 000 postes de professeurs", "13 000 postes de gendarmes et de policiers", a encore dénoncé Benoît Hamon.

"Alors puisque Nicolas Sarkozy est candidat à un second mandat, qu'il est donc candidat à continuer sa politique, l'enjeu pour 2012 est simple : on continue ou on espère ? on continue ou on se retrouve ? on continue ou on se rassemble ? on continue ou on change ?", a-t-il encore martelé.


Sergio Coronado, porte-parole d'Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle : "Alors que les Français ont perdu confiance dans sa capacité à les protéger contre la crise, Nicolas Sarkozy se satisfait, pour les derniers voeux de son quinquennat, de commenter la situation difficile, fruit de son bilan, que vit le pays. Pour celui qui prétendait incarner un président qui agit, c'est un lourd échec (...) Face à l'inquiétude de nos concitoyens, il est temps de changer de cap. En 2012 changeons de président, votons juste".

 

Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris : "Tel un joueur de bonneteau, Nicolas Sarkozy nous a vendu un +Sarko nouveau+. Se préoccupant des chômeurs (...) Evoquant la taxation des marchandises (...) Pointant, c'est aussi amusant, la taxation des mouvements de capitaux etc. Bref ! N'écoutez pas ce que j'ai fait, regardez ce que je vais faire! Pour un peu Nicolas se présenterait contre Sarkozy".

 

Jean-Michel Baylet, président du PRG : "L'année 2011, marquée par l'envolée du chômage, les menaces sur la souveraineté financière de la France, les plans de rigueur à répétition et l'immobilisme de l'Europe, a sans doute été la pire du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Malgré ses déclarations de ce soir, le chef de l'Etat se présentera devant les Français, dans quelques semaines, avec un mauvais bilan. Au final, les engagements et les promesses sans lendemain ont été le leitmotiv d'un mandat 'du temps perdu' pour la France".

 

 

 

Reste que Nicolas Sarkozy, qui annoncera sa candidature fin février ou début mars, ne pouvait imaginer conjoncture plus tendue pour briguer un second mandat. «Généralement, quand le chômage monte, un exécutif sortant est rarement reconduit, analyse encore Pascal Perrineau.

 

C'est une bataille sur la crédibilité et la capacité  des candidats à redresser le pays .

 

 

 

Les autres préoccupations des Français : l'incapacité du gouvernement Fillon à juguler la hausse des prix et des impôts et taxes.

_ Le président de la Mutualité française estime que la taxation accrue des assurances complémentaires revient à la mise en place d'un "impôt sur la santé" touchant "94% des Français".

La hausse de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) de 3,5% à 7%, décidée par un gouvernement en quête de rigueur sera-t-elle répercutée en totalité sur les assurés? "Globalement, oui", répond Etienne Caniard dans La Tribune. Le président de la Mutualité française, qui multiplie les coups de gueule dans les médias ces derniers jours, estime "la moyenne de l'augmentation des tarifs des complémentaires santé entre 6 et 7% en 2012". Cette augmentation revient, dit-il, à la mise en place d'un "impôt sur la santé" touchant "94% des Français".

 

"Il vaudrait mieux que les mutuelles remboursent les dépenses de santé plutôt qu'elles paient des taxes!, poursuit-il. Aujourd'hui les dépassements d'honoraires s'élèvent à 2.5 milliards d'euros. Et nous sommes dans une situation où le nombre de professionnels pratiquant des dépassements augmente, tout comme leur montant. Il y a donc un décrochage entre le montant des remboursements de la Sécurité sociale et les prix effectivement pratiqués."

Le renoncement aux soins va augmenter

"Les politiques n'ont pas compris que le coût d'une mutuelle est devenu tel que les phénomènes de renoncement à l'assurance complémentaire (…) sont en train d'augmenter. Certes, l'Etat va trouver par l'augmentation de cette taxe 2 milliards d'euros de recettes, mais cela aura un coût sociale et politique élevé." Pour le patron de la Mutualité française, 20% des Français ont renoncé aux soins en 2011, faute de revenus suffisants.

 

Conclusion d'Etienne Caniard:  le système de santé français recèle  énormément d'inquiétude sur sa pérennité. Tout est réuni pour que le système explose à plus ou moins long terme; cela a commencé de manière insidieuse, par des difficultés d'accès aux soins et par des remboursements déconnectés des prix réels."

 

 

 

Mutuelles, énergie, taux de TVA... la flambée des prix ?

Le 1er janvier n'est pas toujours synonyme de meilleurs voeux, il annonce bien souvent des hausses de tarifs ou des diminutions de prestation. La politique de rigueur mise en place par le gouvernement Fillon pour faire face à la crise fera de 2012 une année où les augmentations de tarifs font faire un bond historique pour les Français les plus pauvres. Tour d'horizon de ce qui change au 1er janvier 2012.

 

SÉCURITÉ SOCIALE

•Instauration d'un jour de carence (non indemnisé) pour les fonctionnaires en arrêt maladie.
•Baisses des indemnités journalières (IJ) d'arrêts maladie remboursées par l'assurance maladie pour les salaires supérieurs à 2.450 euros brut si l’entreprise ne compense pas.
•Le salaire plafond de la Sécurité sociale servant de référence pour diverses cotisations et prestations passe de 2 946 à 3 031 €.
•Le plafond de revenus ouvrant droit à l'aide à la complémentaire santé (ACS), qui aide les ménages démunis à souscrire un contrat d'assurance maladie complémentaire augmente de 35%.
 

MUTUELLES

•Suite au doublement de la taxe sur les contrats de santé, les tarifs des mutuelles risquent d'augmenter de l'ordre de 5%.
 

PRESTATIONS SOCIALES

•Le montant du revenu de solidarité active (RSA) sera revalorisé de 1,7%. Il passera ainsi de 466,99 euros par mois pour une personne seule à 474 euros.
•Pour ce qui concerne les allocations familiales, revalorisation de 1% des plafonds de ressources ouvrant droit aux prestations familiales. Le plafond pour la Paje (prestation d'accueil du jeune enfant) est porté à 45.068 euros (annuels) pour un couple avec un enfant et deux salaires. Prestations familiales revalorisées au 1er avril.
 

SALAIRES

•Aucun coup de pouce cette année pour le SMIC, alors que c'est régulièrement réclamé par les syndicats, il va passé à 9,22 euros brut de l'heure, soit 1398,37 euros brut par mois. Une hausse sur l'année de 2,4%, qui interviendra un mois tout juste après la revalorisation automatique suivant l'inflation.
•La contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) sur les salaires vont augmenter. Le calcul se fera sur 98,25 % du salaire, contre 97 % aujourd’hui.


 

TAXES

•Le taux réduit de TVA passera de 5,5% à 7%. Sont concernés la restauration, l'hébergement, les travaux à domicile, les transports en commun, les services à la personne mais aussi certains services culturels comme les livres. Par contre les cantines scolaires, les produits de première nécessitée et les services à domicile à destination des personnes handicapées ne subiront pas cette hausse.
•Instauration d'une taxe sur les sodas et boissons avec édulcorants. Hausse de la taxe sur les alcools titrant plus de 18 degrés.
 

ÉNERGIE

•Les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers et les entreprises vont augmenter de 4,4%. Quant au tarif social, il sera revalorisé. Ainsi la réduction sur les factures de gaz des bénéficiaires augmentera de 10%.
•Les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité doivent désormais être attribués automatiquement aux foyers éligibles (ressources inférieures au plafond de la CMU complémentaire).
•En ce qui concerne les travaux d’économie d’énergie, les crédits d’impôts accordés baisseront de 15 %. Ainsi, pour un chauffage au bois le crédit d’impôt passera de 22 à 18 % et de 36 % à 31 % en cas de renouvellement d’un appareil existant. Pour le photovoltaïque, par exemple, le crédit d’impôt ira de 22 à 13 % et pour le solaire thermique (chauffe-eau et système solaire combiné) de 45 à 38 %.


TRANPORTS

•Les billets pour les trains à grande vitesse (TGV) mais aussi les trains interrégionaux Téoz et les trains de nuit Lunéa coûteront 3,2% plus cher.
•En Ile-de-France. Les tarifs des transports en commun vont augmenter de 1,5%.
•Le prix minimal de la course de taxi passe à 6,40 euros (+3,7%), l'heure d'attente passe à 32,75 euros.
 

RETRAITES

•Les indemnités journalières de congé maternité seront intégrées dans le calcul des pensions retraites.
•2012 marquera la fin progressive du dispositif de départ anticipé pour les fonctionnaires parents de trois enfants et ayant moins de 15 ans de service.
 

IMMIGRATION

Les étrangers qui deviennent français par naturalisation doivent signer une "charte des droits et devoirs du citoyen français".

 

IMMOBILIER

•Baisse de la réduction d'impôts pour un investissement dans un logement neuf destiné à être loué (dispositif "Scellier") de 22% à 13% pour les logements neufs BBC (bâtiment basse consommation).
•Pour les investissements dans les résidences étudiantes, de loisirs et de santé ("Censi-Bouvard"), la réduction d'impôt passe de 18% à 13%.
•Le prêt à taux zéro ne concernera plus que l'accession à la propriété dans le neuf.
•Revalorisation forfaitaire de 1% des APL (aides personnelles au logement)
 

JUSTICE

•Mise en place des pré-plaintes en ligne : cela permet à une victime d'"atteintes aux biens" d'effectuer une déclaration sur internet (www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr) et d'obtenir un rendez-vous pour déposer sa plainte.
•Les jurés populaires ou "citoyens assesseurs" font leur entrée dans les tribunaux correctionnels (expérimentation dans les régions de Dijon et Toulouse).


ENVIRONNEMENT

•Une nouvelle étiquette énergie va être apposée sur les appareils de froid, lave-linge, lave-vaisselle et téléviseurs pour distinguer les appareils performants en catégorie A.
•Les produits de construction et de décoration seront désormais vendus avec une étiquette pour signaler leur niveau d’émission de polluants volatils. Elle comporte une note allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions).

 

From : la Croix ,le Figaro,Challenges, NouvelObs , l'Humanité,...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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