Mauvais scénario pour le général Hollande. Le revirement de Barack Obama place en effet le président français dans une position embarrassante. Lui qui voulait une action rapide contre la Syrie est désormais contraint d'attendre lui aussi le vote du Congrès américain, le 9 septembre. Et des élus, de gauche comme de droite, lui demandent d’en faire de même et de consulter le parlement.
Des documents en forme de preuves. Les réunions se sont succédé, dimanche à l’Elysée, pour trouver le moyen de sortir du piège politique que représente cette volte face de Barack Obama. Dans la soirée, Paris devrait présenter des preuves de la possession et de l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien. Des documents réunis par les services spéciaux français et déclassifiés pour l‘occasion. Ils seront présentés par Jean-Marc Ayrault aux chefs de partis, qu’il va recevoir dans la journée à Matignon pour les informer de la situation en Syrie avant le débat au Parlement prévu mercredi. Une session extraordinaire du Parlement doit en effet se tenir mercredi après-midi, avec au programme une déclaration du Premier ministre, suivie d'un débat. Objectif de l’exécutif : convaincre pour obtenir un large consensus et éviter ainsi un vote au parlement.
"L’affaire est déjà pliée : il n’y aura pas de vote." C’est l’autre sujet qui inquiète : comment éviter le vote du parlement ? Dimanche soir s’est tenue une réunion sur ce sujet entre François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Jean-Yves Le Drian (Défense), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Manuel Valls (Intérieur). Pour l’un des ministres présents à cette réunion, "l’affaire est déjà pliée : il n’y aura pas de vote." Mais l’un des proches de François Hollande temporise : "le président n’est pas opposé, sur le principe, à un vote des députés. Mais en terme d’image, c’est compliqué : on est les seuls à ne pas faire voter". Les prochaines heures seront donc décisives : le président ne se décidera qu’après les consultations de son Premier ministre.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a assuré dimanche 1er septembre que les Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l'utilisation de gaz sarin dans l'attaque chimique du 21 août attribuée par Washington au régime de Bachar Al-Assad. Il s'exprimait au lendemain de l'annonce de Barack Obama de sa décision de frapper la Syrie, mais après avoir demandé un débat et un vote au Congrès. Cette décision reporte la perspective d'une intervention américaine à court terme : les parlementaires américains se réuniront à partir du 9 septembre.
"Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin", a déclaré sur la chaîne NBC le secrétaire d'Etat, évoquant "un développement très important dont nous avons pris connaissance dans les dernières vingt-quatre heures, grâce à des échantillons des premiers secours dans l'est de Damas fournis aux Etats-Unis et qui ont désormais été testés".
Il n'était pas clair dans l'immédiat si les échantillons avaient été prélevés sur le personnel des premiers secours, ou grâce à eux. "Nous savons d'où est venue cette attaque. Nous savons exactement où elle s'est produit. Nous savons exactement ce qu'il s'est passé après", a-t-il également répété, autant d'éléments qui étaient déjà dans le rapport du renseignement américain rendu public jeudi. John Kerry avait alors évoqué un bilan d'au moins 1 429 morts dont 426 enfants.
UN ARSENAL D'ARMES CHIMIQUES DÉPASSANT LES 1 000 TONNES
De son côté, le gouvernement français a annoncé dimanche qu'il allait prochainement déclassifier une note des renseignements sur l'arsenal chimique syrien, dont le contenu a été dévoilé par Le Journal du Dimanche. Il a précisé l'exactitude des citations de la note publiées par le journal.
Ce "document de quatre pages" indique que les services de renseignement français auraient eux aussi des preuves de l'attaque chimique du 21 août. Il s'agirait d'une "synthèse établie par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et la DRM (Direction du renseignement militaire)". Avec cette série de documents, il s'agirait de convaincre l'opinion publique française et internationale que la France s'apprête à sanctionner cette atteinte aux lois internationales.
Une partie de ce document détaille le programme d'armement chimique syrien, "l'un des stocks opérationnels les plus importants au monde" qui dépasserait les 1 000 tonnes d'agents chimiques. L'arsenal se compose, selon Le JDD, de "plusieurs centaines de tonnes d'ypérite stockées sous forme finale, plusieurs dizaines de tonnes de VX, le plus toxique des agents de guerre chimique connus, et plusieurs centaines de tonnes de gaz sarin". La Syrie n'étant pas signataire de la convention sur l'interdiction des armes chimiques de 1993, aucune destruction de ce stock n'est prévue.
Sur l'attaque du 21 août, les renseignements français indiquent dans cette note que le régime de Bachar Al-Assad a voulu "changer d'échelle" et "instaurer la terreur". Les services français assurent en outre que le régime a tout fait dès le lendemain pour effacer les preuves de cette attaque en lançant de multiples attaques d'artillerie.
A la fin du mois de mai, Le Monde avait rapporté une attaque chimique sur le front de Jobar, à l'entrée de la capitale syrienne. Un mois plus tard, le résultat des analyses des échantillons que des reporters du Monde avaient recueillis en Syrie et acheminés hors du pays confirmaient l'utilisation de sarin par les forces gouvernementales syriennes au cours des mois d'avril et de mai sur les lignes de front de Jobar et de la Ghouta .
François Hollande apparaît au cœur d'un piège et même de plusieurs. Il y a bien évidemment le piège américain. Après le renoncement de l'anglais David Cameron, faute de majorité au Parlement, voici les atermoiements de Barak Obama, au nom des principes démocratiques.
C'est sur ce point que l'opposition insiste, notamment depuis Arcachon où sont réunis les amis de Nicolas Sarkozy.
La droite pose le second piège : si François Hollande refuse le vote, c'est qu'il n'est pas démocratique. La posture est défendue par Jean-François Copé. Le président de l'UMP, ne conteste pas les choix du chef de l'Etat.
Il ne lui demande même pas un vote, formellement (dans le Monde cet après-midi). Mais sans vote du Parlement, prévient Jean-François Copé, François Hollande assumera seul, et pourra être accusé "d'agir en solitaire". Alors qu'il prétend rassembler les français.
Ce n'est pas la première fois que l'opposition accuse François Hollande de diviser les français.
C'est vrai, sauf que cette fois-ci, la critique pourrait également prospérer à gauche. Et c'est le troisième piège pour François Hollande, la gauche est divisée. Une partie de son électorat rejette tout éventuel pas de deux avec la puissance américaine (qu'une bonne partie a longtemps appelée l'impérialisme américain). Jean-Luc Mélenchon étant le plus virulent sur ce point. Mais chaque composante de la majorité tient à exprimer son identité, et à démontrer son poids indispensable. Le vote constitue le meilleur moyen de démontrer que l'on est indispensable.
Cela veut dire que François Hollande est coincé de tous les côtés ?
Cela veut dire qu'il a le choix entre des inconvénients. Accepter un vote, alors que rien ne l'y oblige, reviendrait à affaiblir la fonction présidentielle. Alors que cette fonction doit être "préservée", souligne Manuel Valls l'un de ses proches du chef de l'Etat, pour lequel la pratique de Constitution ne doit pas être modifiée en fonction du contexte.
"Où sont passés les gaullistes ?" s'étonne un autre. Si le Président soumet constamment ses choix au Parlement, c'est renier 60 ans de pratique voulue par le général, et que l'UMP a confirmé en 2008. Il y a peu de raison que François Hollande cède à ces pressions politiques avant même le vote du Congrès américain. Car si le Parlement français adopte le principe de frappes punitives en Syrie, mais que Barak Obama se retrouve impuissant lundi prochain, le 9 septembre. Que se passera-t-il ? Un nouveau vote ? des frappes en solitaire ? Le plus logique pour l'exécutif serait de poser le débat en ses termes propres : le recours aux armes chimiques peut-il rester impunité, sous le regard nucléaire des iraniens. Confronté à trois pièges, mieux vaut temporiser.
Bachar Al-Assad, qui s'est exprimé dans une interview au Figaro à paraitre mardi. "Quiconque accuse doit donner des preuves, a-t-il déclaré, niant une nouvelle fois sa responsabilité dans l'attaque du 21 août. Nous avons défié les Etats-Unis et la France d'avancer une seule preuve. MM. Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples." M. Assad a prévenu qu'en "contribu[ant] au renforcement financier et militaire des terroristes", Paris était devenu un ennemi de Damas, mettant en garde contre les "répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France".
"Le Moyen-Orient est un baril de poudre, et le feu s'en approche aujourd'hui. Il ne faut pas seulement parler de la riposte syrienne, mais bien de ce qui pourrait se produire après la première frappe. Or, personne ne peut savoir ce qui se passera. Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l'extrémisme se répandront. Le risque d'une guerre régionale existe."
Les forces syriennnes de défense ont une arme qui peut causer de dégâts inattendus à la flotte américaine .
Les navires de guerre américains fonctionneront en dehors de la portée de tir du système de défense syrienne en particulier le système de missile P- 800 Yakhont ?
Le 5ème et le 6ème Flotte US Navy n'attendent que l' ordre de tirer . Selon le plan initial, les États-Unis utilisent seulement des mesures militaires limitées contre la Syrie avec l' Armée de l'Air et la Marine. Il est probable que les Etats-Unis vont attaquer la Syrie avec des missiles de croisière Tomahawk lancés à partir de navires d'attaque au large de la Méditerranée.
Les Su-24 syriens détruiraient les navires de guerre américains ?
*.Su- 24 des avions de première génération de Soviétiques sont équipés du système de navigation et des tirs d'attaque numériques.
Su-24 Fencer ( épéiste ) est un bombardier d'attaque au sol , conçu par Sukhoi pour l' armée de l'air soviétique en 1983. L'avion est conçu pour briser le réseau de défense aérienne de l'ennemi et pour détruire des cibles au sol dans toutes les conditions météorologiques , jour et nuit .
L'avion est conçu pour se propager à géométrie variable , pour s'adapter aux missions de finition de bombardement en piqué à basse altitude. Su- 24 est équipé d'une avionique moderne pour les missions d'attaque au sol . Systèmes ciblés PNS- 24 en combinaison avec un équipement de radionavigation pour effectuer les fonctions suivantes : avertissement terrain , la détection et la destruction des cibles.
De plus, ce système peut également être utilisé pour contrôler le processus d'atterrissage ; la Variante Su- 24M est équipé de systèmes ciblés PNS- 24M , le nouveau système est un système de recherche plus intégré avec lasers de désignation de cibles, avec système de guidage optique pour les armes guidées .
Su- 24 peut transporter jusqu'à 8 tonnes d'armes spécialisées pour l'attaque au sol . Ces armes peuvent causer des dommages très sévères aux navires de guerre américains.
Su- 24 peut transporter 8 tonnes d'armes avec des armes spéciales pour l'attaque au sol , comme la radio -guidée missile Kh -23 5 km missiles Kh -25 à guidage laser gamme de 20 km , à guidage laser de missiles / TV gamme 10 km Kh -29 missiles Kh -31P gamme 110 km anti- rayonnement , Kh -59 missile guidé par une gamme de TV 90 km , avec des bombes intelligentes KAB-500/1500 bombes conventionnelles et roquettes non guidées .
Un des points forts de la Su-24 est sa capacité à vitesse de croisière supersonique à basse altitude, Su- 24 peut atteindre une vitesse de 1,280 km au raz de l'eau de mer . C'est le point fort de l' armée de l'air syrienne qui peut être exploitée dans le raid contre les porte-avions américain .
Profitez de vol supersonique à basse altitude , la Syrie du Su- 24 peut approcher secrètement en escouade et lance des attaques.Chacun des Su- 24 peut transporter quatre missiles Kh - 25 , ou 3 Kh - 29 missiles, ou 2 missiles Kh- 31P et Kh -59 missiles 2.
En outre, l' armée de l'air syrienne peut utiliser la tactique de diversion quand quelques Su-24 volant à haute altitude , afin d'attirer l'attention du radar et des systèmes de défense aérienne dles navires de guerre US . Le reste vole à des altitudes plus basses , secrètement approché les navires américains et lance des attaques surprises .
La tactique du raid surprise peut causer de lourdes pertes à la flotte américaine. Dans un exercice en 2000, l' Armée de l'Air russe Su-24 utilise la variante Su- 24MR reconnaissance , volant à très basse altitude , puis frappe soudainement dans un scénario le groupe porteur USS Kitty Hawk -Fleet 7 au large des côtes du Japon .
Avec l'aide des Russes : Bateau SSV- 201 Priazovye , la Russie peut fournir des informations complètes de localisation sur le groupe des navires de guerre américains et aide au besoin à la navigation l'armée syrienne.
Le cuirassé américain posséde des systèmes avancés de défense aérienne et peut détruire le Su-24 avant qu'il ne l'attaque .
L'avantage définitivement penche vers les Etats-Unis , mais cela ne signifie pas que la Syrie n'a aucune chance . Le problème , c'est qu'ils osent le faire ou non . Pendant la guerre du Vietnam , tout archaïque qu-il est le MiG- 17 il a osé aussi attaquer le destroyer américain.
*.le système de missile anti- navire avancé P- 800 Yakhont avec une portée de 300 km , 3 fois plus rapide que la vitesse du son .
From : le Monde , Europe 1,.France info,Soha,.....