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Le rapport d'audit des finances du parti a été présenté mardi matin à la direction provisoire. La survie de l'UMP est en jeu.

En poste depuis la mi-juin, la direction provisoire a donc demandé un audit au cabinet Advolis, dont les conclusions lui ont été présentées ce mardi matin. Selon nos informations, le montant de la dette de l'UMP s'élève à 74,5 millions d'euros au 30 juin, contre 78,5 millions d'euros au 31 décembre 2013. Une différence de quatre millions d'euros entre décembre 2013 et juin 2014 qui s'explique par le fait qu'entre-temps l'UMP a remboursé un prêt-bridge aux banques. Mais, dans la mesure où l'UMP aura besoin à l'automne d'un nouveau bridge (entre quatre et six millions d'euros), l'audit du cabinet Advolis prévoit que la dette s'élève de nouveau à 78,5 millions d'euros en décembre 2014. Cette ardoise sera présentée officiellement mardi soir, lors de la réunion d'un bureau politique du parti qui sera animé par l'ex-Premier ministre Alain Juppé, selon la règle de la présidence tournante en vigueur.


44 millions d'euros de prêts bancaires
La dette colossale du premier parti d'opposition se décompose de la façon suivante : 44 millions d'euros de prêts bancaires (au 30 juin) ; 27,55 millions d'euros d'un emprunt immobilier correspondant à l'achat du siège parisien du parti rue de Vaugirard ; 2,42 millions d'euros prêtés par le groupe parlementaire UMP et enfin un prêt personnel d'une personne physique accordé en 2013 de 500 000 euros. Par ailleurs, le parti a obtenu que son échéance de dettes soit renvoyée après 2017. Même si la direction provisoire compte envoyer des messages réconfortants à destination des militants, la situation est "préoccupante", juge un cadre haut placé.


Il incombe à la direction provisoire d'en tirer des conclusions immédiates et d'abord de réduire le train de vie d'un parti qui vivait largement au-dessus de ses moyens. L'action politique opérationnelle reste prioritaire et le financement des élections sénatoriales de septembre est dans la ligne de mire. Il faudra ensuite assurer la primaire et les rendez-vous ultérieurs. Une victoire en 2017 est désormais indispensable pour la survie même du parti, tous ses responsables le soulignent.


Cette unanimité sur les objectifs ne les dispense pas de régler leurs comptes. Lorsque Christian Estrosi regrette publiquement la confiance accordée par Nicolas Sarkozy à Jean-François Copé. Valérie Pécresse, femmes de chiffres, se préoccupe des remboursements à venir.
 

Selon Le Canard, l'UMP rembourse 10.000 euros de factures de téléphone par an à l'eurodéputée, pour l'utilisation de deux téléphones mobiles. Soit la coquette somme de 833 euros de forfait mensuel payés par le parti, qui n'a visiblement pas encore découvert les formules illimitées...


  Voilà pour la photographie financière du parti. Dans les prochains jours, la direction provisoire en tirera les conclusions, afin de réduire le train de vie d'un parti qui vivait largement au-dessus de ses moyens. D'aucuns s'interrogent déjà sur le maintien des plus gros salaires du parti, à l'instar de celui de Geoffroy Didier qui touche 8 500 euros brut par mois. "Il faut réduire les frais de structure, c'est l'action politique qui doit être prioritaire", explique un haut responsable de l'UMP proche du triumvirat. Et de poursuivre : "L'essentiel est de pouvoir financer les élections sénatoriales de septembre, notre primaire, la campagne présidentielle et les prochaines législatives. Si l'UMP ne gagne pas en 2017, c'est l'arrêt de mort."

 

 

Quelques chiffres  sur le siphonnage et  le détournement d' argent par des surfacturations

 

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Les gros salaires de l'UMP menacés ?
Autre source d'inquiétude : les procédures judiciaires engagées dans le cadre de l'affaire Bygmalion et sur un éventuel abus de confiance sur le paiement par l'UMP des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy. "Comment l'UMP paiera-t-elle si elle écope d'une amende ? Quand on entre dans une procédure judiciaire, on ne sait pas comment on va en sortir", s'alarment déjà certains. Cette dernière affaire - celle ouverte par le parquet de Paris sur le paiement par l'UMP de la sanction financière personnelle d'environ 300 000 euros infligée par le Conseil constitutionnel à Sarkozy - inquiète et agace beaucoup François Fillon. En effet, le député de Paris souhaitait que les commissaires aux comptes chargés de certifier les comptes du parti notifient en observations l'histoire de cette pénalité payée par l'UMP pour l'ex-chef de l'État. Il n'a pas été écouté. "On a voulu éviter que des observations figurent dans la certification des comptes, résultat, les commissaires aux comptes ont validé les comptes le 30 juin, mais dès le lendemain, le 1er juillet, ils ont alerté le parquet de Paris. On s'est tiré une balle dans le pied !" fulmine un proche de Fillon

 

Quelle entreprise pourrait encore avoir pignon sur rue avec une dette proche de 80 millions d'euros ? Aucune ! Mais les banques n'osent pas lâcher l'UMP en pleine tourmente financière, ce qui équivaudrait à la faire disparaître du paysage politique. "À situation financière égale, n'importe quelle société aurait mis la clé sous la porte. Heureusement, la marque UMP a encore du poids !" glisse un haut dirigeant du parti. Mardi soir, les résultats de l'audit financier de l'UMP doivent être présentés au bureau politique. Les auditeurs du cabinet Advolis viendront livrer leur travail au triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin ainsi qu'aux dirigeants du parti. L'objectif de cet audit commandé il y a trois semaines par la direction provisoire est d'assainir les finances d'une maison qui vivait largement au-dessus de ses moyens.


Le procès de l'ex-président Copé

En creux, il s'agit aussi de faire le bilan de la gestion de Jean-François Copé, aux commandes entre 2010 et 2014. "Je suis scandalisé de voir dans quel état financier Jean-François Copé a laissé le parti", s'alarme un proche de la direction provisoire. Au siège du parti, rue de Vaugirard, les dossiers poussiéreux ont été sortis des placards et les chiffres les plus fous circulent. Comme les 24 000 euros de billets d'avion de Nadia Copé, l'épouse de l'ex-patron du parti Jean-François Copé, pour qu'elle se rende avec son mari aux États-Unis, au Sénégal ou en Côte d'Ivoire. "Nadia Copé se déplaçait dans des visites officielles", a confirmé l'entourage de l'ancien président du parti, qui justifie un "rôle de représentation". Le montant de cette facture, révélé par le Journal du dimanche, a agacé la direction provisoire : "L'objectif n'est pas de trouver des coupables. Nous ne voulons pas de chasse aux sorcières." Mais ce n'est pas tout. Comme l'a révélé Le Point.fr, les frais de déplacements à l'UMP ont dépassé le million d'euros en 2013 et frôlé les 10 millions d'euros l'année précédente...


Au sein du trio d'anciens Premiers ministres, les intérêts divergent. Contrairement à Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin, François Fillon est davantage dans "un esprit revanchard". L'objectif du député de Paris, candidat déclaré à la présidentielle ? Purger l'héritage Copé et Sarkozy pour revêtir le costume de "sauveur" de l'UMP. Tout comme Copé pour l'histoire des billets d'avion, Nicolas Sarkozy enrage aussi après l'ouverture d'une enquête préliminaire sur le paiement par l'UMP de la sanction personnelle infligée par le Conseil constitutionnel (environ 300 000 euros) à la suite de l'invalidation de ses comptes de campagne pour la présidentielle de 2012. La décision d'ouvrir une enquête, prise par le parquet de Paris, fait en effet suite à une alerte lancée par les commissaires aux comptes de l'UMP, qui ont validé les comptes la semaine passée. Pour eux, la question est de savoir si c'était à l'UMP, et donc aux adhérents, de payer cette amende personnelle infligée à Sarkozy. "Encore un coup de Fillon", a pesté Sarkozy auprès d'un visiteur.


Les finances dans le rouge

D'ailleurs, les 24 000 euros de billets d'avion de Nadia Copé n'apparaissent pas dans l'audit d'Advolis, qui se contente de dresser la situation financière du parti en évaluant le budget par poste de dépenses ou en recensant le montant des dons. Le parti va d'ailleurs avoir besoin d'un bridge de 6 millions d'euros de la part des banques pour combler un trou de trésorerie entre octobre et mars 2015, avant le versement de la dotation de l'État (20 millions d'euros). Les salariés du parti peuvent dormir tranquilles : les 90 postes équivalents temps plein ne sont pas menacés. En revanche, il n'est pas certain qu'un congrès soit organisé cet automne pour introniser en grande pompe le nouveau président qui sera élu par les adhérents. "Organiser un tel meeting coûterait au minimum 200 000 euros", estime un dirigeant. Les candidats investis par l'UMP aux prochaines élections pourraient également toucher moins de subventions. "La question de la survie de notre famille politique est posée", reconnaissent en choeur les anciens Premiers ministre et le secrétaire général Luc Chatel.

 

l'UMP veut couper les branches pourries .

Même déchu, Jean-François Copé ne renonce pas à exister au sein du bureau politique de l'UMP. Mardi soir, encore, il n'a pas hésité à attaquer : "Il y en a marre des fuites." L'ancien président de l'UMP vise une fois de plus François Fillon... Une guerre interminable qui le maintient en alerte, lui, l'animal blessé dont les amis, Jérôme Lavrilleux et Bastien Millot, sont au centre de l'un des plus beaux scandales de ces dernières années. Lors des deux derniers bureaux politiques, Copé se tient sur la gauche de la salle, avec à ses côtés sa fidèle Michèle Tabarot, le sarkozyste Brice Hortefeux et Marc-Philippe Daubresse. Tous les autres sont de l'autre côté de la salle, ce qui donne à l'ensemble des allures de bataille rangée et ne fait qu'alourdir l'atmosphère.


Ces jours-ci, Christian Jacob, son allié, tente de le raisonner : "Prends du recul, Jean-François." Copé ne peut l'admettre et considère que le conseil de Jacob est déjà une forme de "trahison". Mardi matin, c'est au sein du groupe UMP à l'Assemblée nationale que la tension est montée d'un cran. Le député Gilles Carrez avait la mission de détailler les comptes du groupe depuis 2010. Les parlementaires ont alors découvert que cinq salariés bénéficient de salaires exorbitants : 13 500 euros mensuels. Jérôme Lavrilleux recevait, du temps de Copé, un salaire de 3 500 euros net pour un tiers-temps...


Estrosi : "Couper les branches pourries !"

La trésorerie du groupe a fondu entre 2008 et aujourd'hui du fait des contrats passés avec Bygmalion pour un total de 3,9 millions d'euros, l'entreprise dirigée à l'époque par Bastien Millot, le "Copé boy" de la première heure. "J'ai pris des dispositions dès l'article du Point en mars pour stopper toute nouvelle démarche avec Bygmalion", a expliqué Jacob, le président du groupe UMP, successeur de Copé à ce poste. En revanche, impossible, selon lui, de remettre en cause les contrats en cours qui sont coûteux, mais légaux. "Arrêtez de nous expliquer qu'on ne peut rien faire !" a rugi Estrosi. Notre famille politique va se trouver sans cesse mêlée aux convocations judiciaires entre Bygmalion et l'UMP. Ou vous coupez les branches pourries ou vous ne les coupez pas. Cette affaire n'est pas financière mais politique." Outre Christian Estrosi sont également intervenus les députés Lionel Tardi, Jacques Myard, Pierre Morel-A-l'huissier, Laurent Wauquiez...

C'est à l'occasion de cette présentation des comptes que les députés ont appris que Bygmalion avait contracté un contrat pour établir les bilans des mandats pour 2015. Une facture anticipée sur cette prestation a été émise l'an passé à raison de 10 000 euros par mois (soit 500.000 euros à échéance). Or, cette facture a été transférée de Bygmalion à la société personnelle de Bastien Millot, BM Consulting. Depuis l'été dernier, Millot a quitté la présidence de Bygmalion. Son associé, Guy Alvès, découvre ainsi que son ancien partenaire a pris des clients en direct sans passer par Bygmalion...


Sarkozy a fabriqué Copé

Jean-François Copé continue à dire urbi et orbi qu'il est innocent, qu'il a été trahi par ses proches. Il promet de se venger de ceux qui l'enfoncent. "Quand je serai blanchi, c'est une autre histoire qui commencera", glisse-t-il à ses proches. Dans son viseur, beaucoup de ceux qui ont contribué à le renverser et, en particulier, Nathalie Kosciusko-Morizet, plus spécialement menacées.


En cette période de lynchage tous azimuts, il est bon de se rappeler comment et grâce à qui Copé a pris le groupe UMP en 2007 dans la foulée de la victoire de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État nouvellement élu ne veut pas d'un Copé au gouvernement. Mais il commet l'erreur de confier à ce chiraquien la présidence du groupe contre... Christian Estrosi, qu'il invite à retirer sa candidature. Ce choix est très curieux quand on y songe : auparavant, Copé a été de toutes les batailles contre Sarkozy et les balladuriens en général. La présidence d'un groupe parlementaire, essentielle pour tenir une majorité, revient en principe à l'un des fidèles du président. C'est même le b.a.-ba de la politique. Hollande a choisi Bruno Le Roux, un hollandais qui ne s'écarte pas de sa ligne. Là, Sarkozy prend le risque de faire élire Copé, un opposant... Inexplicable. Sarkozy a fabriqué Copé et sa créature lui a échappé.


Copé évince un concurrent de Bygmalion

Car la suite était fatale : Copé s'est servi de la présidence du groupe pour mener une guerre interne au chef de l'État. Et pendant plus de trois ans, de 2007 aux régionales de 2010, le député-maire de Meaux et les siens n'ont cessé de harceler l'exécutif afin de faire entendre sa différence et de se construire un parcours politique. Le tournant survient au soir de la défaite de la droite aux régionales : Copé, du statut d'opposant de l'intérieur, se proclame le premier des sarkolâtres en déclarant : "Je ne serai certainement pas dans la logique de chercher des boucs émissaires parce que l'étape suivante, c'est 2012 et que je n'ai pas du tout envie que Mme Aubry soit président de la République. J'ai envie que ce soit Nicolas Sarkozy."

Il ne déviera plus de cette ligne et se fera le thuriféraire du président sortant. Ce faisant, Copé se place pour la suite : Sarkozy débarque Xavier Bertrand de la direction de l'UMP en novembre 2010 et Jean-François Copé ramasse la mise. Et c'est encore Sarkozy qui soutient Copé contre Fillon en 2012 dans leur lutte pour la présidence de l'UMP... À chaque fois, Bygmalion arrive dans la foulée de Copé. En 2008, la société de communication devient le principal prestataire du groupe UMP à l'Assemblée. Avec Copé à la tête du parti, elle devient la partenaire et, ensuite, l'organisatrice de l'essentiel des meetings du candidat Sarkozy. Là encore, c'est l'un des mystères de cette affaire : comment Sarkozy a-t-il pu laisser à cette société qu'il sait être très proche de Copé le soin d'organiser sa campagne ? Même Franck Louvrier, son fidèle patron de la communication, ne parvient pas à déloger Bygmalion du dispositif. Et pourtant, Louvrier s'aperçoit très vite que quelque chose cloche : à la suite du premier grand meeting de Marseille, il constate, primo, que les tarifs sont trop élevés, et deuxio, que la prestation technique est déficiente. Sarkozy s'en plaint.


Le lien Lavrilleux-Buisson au coeur de l'affaire

Louvrier parvient tout juste à opérer un partage entre Bygmalion et la société Agence publics de Gérard Askinazi s'agissant des gros meetings de la campagne (le Trocadéro, La Concorde...). Les rôles sont définis : Bygmalion s'occupe de la salle, Agence Publics de la scène. Cette dernière avait vu ses contrats rompus unilatéralement par Copé lorsque celui-ci avait pris le contrôle du parti. Gérard Askinazi l'avait eue mauvaise, mais il n'avait intenté aucun recours en justice au motif que, dans le petit monde de la com, on ne fait pas de procès à un client... Louvrier avait été témoin de l'incident. En remettant Askinazi dans la boucle de la campagne, il rétablit une forme de justice. Toutefois, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Copé, pèse de tout son poids et "pète un câble" (sic) pour maintenir Bygmalion au centre de la campagne de Nicolas Sarkozy avec une quarantaine de meetings à la clé...


Comment est-ce possible ? Le chef de l'État se serait laissé convaincre par... Patrick Buisson. Son gourou maurassien aurait, en effet, opéré un rapprochement avec Lavrilleux. Voilà qui expliquerait comment Lavrilleux a pu, au cours de cette période, servir deux chefs : Copé à l'UMP et Sarkozy au poste de directeur adjoint de la campagne présidentielle du candidat UMP grâce à la recommandation de Buisson. Au croisement de ses deux responsabilités, il a, selon ses aveux, trafiqué les comptes de campagne et fait signer par l'UMP des fausses conventions pour des montants astronomiques... Son bombardement au Parlement européen grâce à l'investiture que lui octroie Copé a-t-il quelque chose à voir avec ces obscures manigances ?


Une autre question démange les opposants de Copé et Sarkozy : où est passé l'argent ? On parle tout de même de 17 millions d'euros sur la campagne 2012. La justice s'applique à tracer les flux monétaires jusqu'aux sous-traitants de Bygmalion. En déclarant sur TF1 que sa campagne n'avait pas débordé au-delà des 400.000 euros signalés par le Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy, s'est peut-être avancé... Il faut être honnête : de là où il était, affairé à sa campagne et aux affaires de l'Etat, il ne pouvait rien percevoir des débordements. D'où l'importance de s'entourer soigneusement. Mais, en droit, c'est bien lui le responsable en ce qu'il est l'unique signataire des comptes de campagne... Conclusion du député Éric Ciotti, désormais au centre du staff de campagne de François Fillon : "Le plus grand reproche que je fais à Nicolas Sarkozy, c'est d'avoir réintroduit Copé dans le jeu politique."

 

 

Voir :

UMP / un système de vol et de détournement d'argent est-il en train d'assommer l'UMP ?... Sarkozy bien chouchouté par les militants : toilettes de luxe pour ses déjections!?

 

From : le Point , le Monde ,.........

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/07/la-derive-des-comptes-de-l-ump-en-neuf-graphiques_4452547_4355770.html


http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/08/la-comptabilite-de-l-ump-accredite-l-hypothese-de-derives-en-2012_4452942_4355770.html?google_editors_picks=true

 

 

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