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L'audit des comptes de l'UMP doit être remis lundi à Luc Chatel.

Les révélations sur les finances de l’UMP se poursuivent. Selon les informations du Journal du dimanche, le parti cumule 80 millions d’euros de dettes. Et c’est sous la présidence Copé que l’UMP a enregistré le plus de pertes. Si bien que, pour la deuxième année consécutive, le parti n’est pas en mesure de régler ses échéances bancaires. L'audit des comptes de l'UMP, décidé par le trio Juppé-Fillon-Raffarin et confié à un cabinet indépendant, doit être remis lundi au secrétaire général du parti Luc Chatel. Il devrait être présenté le lendemain au bureau politique. Europe 1 vous résume ce qu’on sait sur cet audit.

 

Interrogé sur la dette de l'UMP, qui pourrait atteindre 80 millions d'euros, le député-maire de Nice rétorque: "Si ce chiffre est exact, cela veut dire que la situation est extrêmement grave et que l'UMP est terriblement fragilisée. Je vais même plus loin, nous avons un parti qui est déjà mort, un parti qui ne distribue plus que des investitures et ne produit plus d'idées nouvelles".
"Nous ne pouvons pas faire autrement que de changer de nom. Ce n'est pas une restructuration avec un congrès a minima qu'il faut, mais une véritable révolution !", renchérit même le candidat à la primaire du parti, prévue en 2016.

"Un parti bourgeois et élitiste". Selon Christian Estrosi, le bureau actuel de l'UMP est par ailleurs "une instance où les places ont été partagées, il y a deux ans, entre Copé et Fillon" et qui "ne correspond plus à la carte politique d'aujourd'hui". "Les élus locaux, ceux-là mêmes qui ont offert d'extraordinaires victoires lors des dernières municipales, sont peu représentés", note-t-il encore. "Or, aujourd'hui, c'est grâce à eux que nous avons encore autant de militants". Et de tacler : "l'UMP est devenue un parti bourgeois et élitiste", je souhaite qu'elle redevienne "un parti populaire

 

 

Salaires, billets d’avion, toilettes de luxe …un audit épinlge le train de vie de l’UMP

Le parti aurait payé 24.000 euros de billets d’avion à l’épouse Copé.

24.000 euros pour Nadia Copé. Parmi les découvertes les plus embarrassantes pour Jean-François Copé on trouve les dépenses réalisées pour sa femme. En 2013, l’UMP a payé pour 24.000 euros de billets d’avion pour sa épouse, Nadia Copé. Récemment, le maire de Meaux a d’ailleurs été contraint à démissionner de la présidence de l'UMP à la suite des révélations sur les fausses factures réalisées par le parti pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

Dans l'entourage de Jean-François Copé, "on assume" ces dépenses. "Nadia Copé se déplaçait dans des visites officielles, en application de la doctrine mise en place par les prédécesseurs" de Jean-François Copé, selon l'entourage de l'ancien président du parti, qui évoque un "rôle de représentation" de Nadia Copé.

 

Des salaires mirobolants. L’audit met également en lumière le salaire mirobolant de certains cadres. Eric Cesari, le directeur général de l’UMP, percevait ainsi un salaire de 12.500 euros brut, une somme négociée par Xavier Bertrand, à l’époque où il était à la tête du parti. Geoffroy Didier, cofondateur avec Guillaume Pelletier de La Droite forte, était lui rémunéré 8.500 euros brut en tant que "collaborateur" de Brice Hortefeux. Autre découverte des auditeurs : la bataille Fillon-Copé de l’automne 2012 aurait coûté un million d’euros.

 

Trois cadres du parti licenciés. Dans la foulée de cet audit, Luc Chatel devrait signifier leur licenciement à trois cadres du parti mis à pied : Eric Cesari, le directeur général de l'UMP, Fabienne Liadzé, sa directrice administrative et financière, et Pierre Chassat, le directeur de la communication et directeur adjoint de cabinet de l'ancien président Copé. Ces derniers sont soupçonnés d’être impliqués dans l’affaire Bygmalion.

 

 

Bygmalion : trois exemples des dépenses folles de l’UMP

Le quotidien Libération a pu se procurer les factures de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy. Elles sont salées.

44 meetings, 40 millions d’euros dépensés contre un peu plus de 20 déclarés officiellement à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Voilà le bilan comptable de la campagne présidentielle menée par Nicolas Sarkozy et la société d’événementiel Event&Cie, filiale du groupe Bygmalion. Dans le cadre de cette affaire, la justice a perquisitionné les locaux de l’entreprise fondée par Bastien Millot, ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé à la mairie de Meaux. Les enquêteurs ont donc pu mettre la main sur des milliers de factures, dont plusieurs ont été publiées par le quotidien Libération dans son édition du jour. Voilà, pêle-mêle, trois exemples de sous-facturation qui ont permis au candidat de l’UMP de dépasser allègrement le plafond légal de financement autorisé pour une campagne présidentielle.

 

>>> A Bordeaux, des toilettes de luxe

Dépenses déclarées à la commission : 100.233,17 euros

Dépenses effectives : 605.431,15 euros

De quelle matière étaient faites les toilettes de Nicolas Sarkozy ? Lors de ce meeting à Bordeaux, le président de la République a bénéficié de WC personnels dans sa loge. Pour la modique somme de 1.250 euros. Histoire de s’assurer du confort le plus parfait, il disposait aussi d’un canapé blanc design dans sa loge, décorée pour 3.400 euros.


>>> A Nice, le prix d’une grue donne le tournis

Dépenses déclarées à la commission : 98.972,59 euros

Dépenses réelles : 604.605,27 euros

Peu avant le premier tour, Nicols Sarkozy passe à Nice, la ville de Christian Estrosi. Il mobilise les grands moyens, notamment au niveau de la vidéo : « quasiment le même dispositif que pour une tournée des Stones » commente un spécialiste des événements musicaux dans Libération. 125.000 euros pour le plaisir des yeux, avec en point d’orgue pas moins de 15.000 euros dépensés pour une grue télescopique qui filmera les plans d’ensemble. Un prix vertigineux.

 

>>> A Longjumeau, trente tables Hermès pour meubler la scène

Dépenses déclarées à la commission : 69.761,48 euros

Dépenses réelles : 251.054,21 euros

Lors de ce meeting de l’entre-deux-tours, Nicolas Sarkozy est l’invité de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors maire de Longjumeau et porte-parole de sa campagne. Et la réunion n’a rien d’une kermesse. Sur scène, le candidat malheureux de 2012 ne siège pas derrière de vulgaires tréteaux mais bien derrière trente tables Hermès, louées pour la soirée. Coût de la déco : 1.350 euros

 

Silencieux depuis le début de l’affaire Bygmalion, Guillaume Lambert a écrit aux Parquet de Paris, rapporte mardi 17 juin Le Figaro (article payant). Dans sa missive, l’ancien directeur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy nie toute forme de financement illégal.

Selon Guillaume Lambert, les excès de dépenses durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy n’ont été évoqués avec Jérôme Lavrilleux qu’au cours d’un SMS, en date du 28 avril, soit une semaine avant le second tour. Voici son contenu tel que rapporté par Le Figaro :

 

"Jean-François [Copé] ne vient pas à Clermont, il y est allé la semaine dernière. Louer et équiper la deuxième halle est une question de coût. Nous n'avons plus d'argent. JFC en a parlé au PR [président]."


D’après ce SMS, Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy ont donc été mis au courant, au moins à la fin de la campagne, des excès de dépenses liées à l'organisation de cette campagne présidentielle. Ce qui ne veut pas dire qu'ils étaient informés des fausses factures. Jean-François Copé, lui, assure ne jamais avoir été mis au courant des surfacturations et des bidouillages de factures par son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux.

 

Dans sa lettre, Guillaume Lambert charge Jérôme Lavrilleux, sans toutefois l’accuser de manière explicite. Il note la proximité du directeur de campagne adjoint avec les prestataires chargés d’organiser les événements de la campagne présidentielle. Guillaume Lambert  écrit :

"Je vois qu'il a une solide expérience, qu'il est celui qui assure la relation avec les différents prestataires, ce qui me conduira à me reposer sur sa connaissance d'un milieu qui m'est étranger. […] Je ne dispose dans les faits d'aucun pouvoir hiérarchique sur Jérôme Lavrilleux. Cette grande liberté ne retient pas mon attention car j'ai déjà fort à faire."

 
Si ce milieu lui est "étranger", Guillaume Lambert reconnaît néanmoins que des surcoûts ont été constatés dans l’organisation, et ce dès le début de la campagne présidentielle. Il affirme même avoir demandé à ce que l’on "se tourne vers un autre prestataire moins cher" qu’Event & Cie, la filiale de Bygmalion. Mais Jérôme Lavrilleux a posé son veto. Guillaume Lambert explique :

Il a lié très clairement l'implication de l'UMP dans la campagne au fait de retenir Event comme prestataire exclusif.
Le 26 mai, l’avocat de Bygmalion, Patric Maisonneuve, avait reconnu que la société avait établi de fausses factures sous la contrainte de l'UMP au cours de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, pour masquer des dépassements de frais de la part du candidat de l'UMP, et pour un montant d'au moins dix millions d'euros.

Peu après, l’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé Jérôme Lavrilleux avait reconnu des "dérapages" financiers lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, assurant que ni Jean-François Copé ni Nicolas Sarkozy n’étaient au courant.

Mardi 17 juin, Mediapart, sur la base de la comptabilité de Bygmalion, écrit que "le candidat Sarkozy a dissimulé presque 17 millions d'euros de frais de campagne aux autorités de contrôle en 2012". Le même jour, Jérôme Lavrilleux a été placé en garde à vue.

 

 

From : Europe 1 ,....................

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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