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Selon Le Canard enchaîné à paraître mardi 29 avril, un versement de plus de 500 000 euros depuis l'étranger sur un compte de Claude Guéant a été découvert lors d'une perquisition en février dernier au domicile de l'ancien ministre de l'Intérieur. L'hebdomadaire satirique révèle que les enquêteurs agissaient dans le cadre de l'enquête, alors conduite par le parquet de Paris, sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

 

 

Quels soupçons pèsent sur Claude Guéant ?
Le Canard enchaîné établit un lien entre la découverte d'un versement de plus de 500 000 euros, effectué depuis l'étranger sur le compte de l'ancien ministre de l'Intérieur, et la décision prise le 19 avril par le parquet de Paris d'ouvrir une information judiciaire dans l'affaire du financement de la campagne 2007 de l'ancien président de la République.

A l'origine de cette instruction, les déclarations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine. Ce dernier a affirmé en décembre au juge Renaud van Ruymbeke détenir les preuves d'un tel financement.

 


Le Canard enchaîné, qui ajoute que les policiers ont par la même occasion repéré des traces de "nombreux et conséquents paiements de factures en liquide", établit un lien entre ces découvertes et la décision prise le 19 avril par le parquet de Paris d'ouvrir une information judiciaire.

 

 

Comment se défend Claude Guéant ?
De son côté, Claude Guéant justifie le demi-million d'euros reçus par une vente de tableaux en 2008. "Il n'y a strictement aucun lien avec des financements libyens et je continue à contester de façon catégorique qu'il y ait eu des financements libyens de campagne ou de personne", a-t-il réagi . L'ancien locataire de la place Beauvau a expliqué avoir cédé "un bien" acquis il y a "une vingtaine d'années". Il s'agirait, plus exactement, d'œuvres du peintre hollandais Andries van Eertvelt (17e siècle).

Claude Guéant explique pouvoir apporter la preuve de ces transactions : "Au moment des perquisitions j'ai dit, je l'ai fait inscrire au procès verbal, que j'avais les justificatifs." Et de poursuivre : "Je trouve tout à fait anormal que des éléments qui sont couverts par le secret de l'instruction sortent ainsi avant même d'avoir pu être examinés."

Il justifie par ailleurs l'origine des liquidités pour acquitter des factures par des "primes de cabinet dont j'avais bénéficié au ministère de l'Intérieur quand j'y officiais". Selon lui, il s'agit de "petites sommes". L'ancien ministre se dit "désireux" d'être entendu par les juges Serge Tournaire et René Grouman.

 

"Il n'y a strictement aucun lien avec des financements libyens et je continue à contester de façon catégorique qu'il y ait eu des financements libyens de campagne ou de personne", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur.
A l'origine de l'instruction ouverte le 19 avril, les déclarations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui avait affirmé en décembre au juge Renaud van Ruymbeke détenir les preuves d'un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye.
L'information judiciaire a été ouverte pour "corruption active et passive", "trafic d'influence", "faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". Les juges Serge Tournaire et René Grouman ont été désignés.

 

 

 Invité du journal de France 2 ce mardi soir, après Canal+ et LCI, l'ex-ministre UMP et proche collaborateur de Nicolas Sarkozy a affirmé que des primes ont été versées en espèces aux fonctionnaires place Beauvau "jusqu'à 2006".

 

C'est ce qu'on appelle une tournée médiatique. Après Canal+ et LCI, c'est au tour du journal télévisé de France 2, ce mardi soir, de recevoir Claude Guéant, invité à s'expliquer sur les 500 000 euros trouvés sur son compte et à se défendre de tout blanchiment d'argent, détaillant au passage un système de "primes de cabinet".

Claude Guéant, ex-ministre UMP, a ainsi affirmé sur France 2 que des primes en liquide ont bien été versées aux fonctionnaires du ministère de l'Intérieur "jusqu'à 2006". L'ex-secrétaire général de l'Elysée fut un proche collaborateur de Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier était ministre de l'Intérieur, de 2002 à 2004 puis de 2005 à 2007.

« Je n'ai jamais rien blanchi, je ne sais pas comment on fait ça  »
Il était de nouveau contraint de s'expliquer sur les fonds retrouvés à son domicile lors d'une perquisition en février, dans le cadre de l'enquête sur un présumé financement illégal par la Libye de la campagne présidentielle de 2007. Et de factures payées en liquide "pour une somme de 20 à 25 000 euros".

 

 

"Menteur" ou "voleur", lui lance Bachelot
"Il y avait deux régimes" de primes en liquides, selon Claude Guéant, pour rémunérer en espèces les membres de cabinets ministériels. Le premier, "un régime général sur les fonds dits secrets", auquel Lionel Jospin a mis un terme en 2002. Le second, "pour ce qui est du ministère de l'Intérieur", était un régime spécifique de primes concernant "des milliers de personnes" et sur lequel étaient "alignés" les membres de cabinet. 

"C'est absolument impossible d'avoir touché des primes de cabinet à partir de 2002", lui avait rétorqué ce mardi Roselyne Bachelot, ancienne ministre, ajoutant que son ancien collègue Guéant était "soit un menteur, soit un voleur".

 

« Les primes sont justifiées  »!?
"Quand vous avez plusieurs milliers de fonctionnaires qui bénéficient de ce système, vous ne le changez pas du jour au lendemain", a plaidé Claude Guéant sur France 2, précisant qu'avec Nicolas Sarkozy comme ministre, "nous nous sommes efforcés bien sûr et nous avons réussi, en 2006, à mettre un terme à ce dispositif" pour payer "par virement".

Claude Guéant dirigea lui-même la place Beauvau entre 2011 et 2012. "Les primes sont justifiées, ce sont des fonctionnaires, je ne parle pas de moi, qui travaillent très dur, qui sont très compétents, ils ont une indemnité", a-t-il détaillé. 

 

Des fonds de la DGPN pour "enquête"
De source gouvernementale, on explique que l'ex-ministre fait vraisemblablement allusion à un fonds spécifique à l'Intérieur dévolu aux "frais d'enquête et de surveillance", sous responsabilité du Directeur général de la police nationale. C'est à la justice d'éclaircir le caractère légal ou non de l'emploi de ces sommes à d'autres fins.

"Je n'ai jamais rien blanchi, je ne sais pas comment on fait ça", avait-il affirmé peu avant sur un autre plateau, celui de Canal+. "Ces informations qui sont diffusées me portent préjudice, portent atteinte à mon honneur, me peinent, c'est déloyal", a-t-il ajouté, déplorant que le secret de l'instruction soit "de plus en plus souvent bafoué".

Sur ce demi-million d'euros, provenant d'un compte à l'étranger, Claude Guéant a de nouveau affirmé qu'il s'agissait d'une "transaction privée" il y a" une vingtaine d'années" de deux tableaux ensuite vendus en 2008. Il assure avoir en sa possession les pièces justificatives à la vente, qu'il "réserve à la justice".

 

 

 

From : le Monde , Challenges ,l'Express,

            http://allainjules.com/2013/05/01/videos-blanchiment-dargent-kadhafi-claude-pinnochio-gueant-pris-en-flagrant-de-mensonge/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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