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Affaire Jouyet: le gouvernement veut en finir, la droite ne lâche pas


Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a tenté de clore l'affaire Jouyet en déclarant à l'issue du conseil des ministres, qu'aucune démission du secrétaire général de l'Elysée n'était envisagée. Mais la droite ne l'entend pas de cette oreille. A l'Assemblée nationale, les députés UMP ont relancé les attaques contre Jean-Pierre Jouyet et la gauche a dû le défendre.


Haro sur Jean-Pierre Jouyet, c'était le mot d'ordre des députés UMP à l'Assemblée nationale hier, mercredi. Les députés ont interpellé Manuel Valls dans l'hémicycle et n'ont pas été du tout satisfaits de sa réponse.

Le député UMP des Yvelines, Henri Guaino, s'en est étonné : « Il n’a pas prononcé son nom une seule fois, donc j’en déduis qu’il est indéfendable », déclare-t-il.

Jean-Pierre Jouyet est indéfendable et même coupable pour Christian Jacob, député de Seine-et-Marne. « C’est un vrai aveu des basses manœuvres de Monsieur Jouyet », assène-t-il.

« C'est une affaire Sarkozy-Fillon »

L'UMP cogne, les socialistes esquivent. Comme Carlos Da Silva, député, porte-parole du Parti socialiste et proche de Manuel Valls : « Il a reconnu une maladresse. Pour le reste, c’est une affaire Sarkozy-Fillon, point à la ligne », conclut-il.

Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l’Assemblée, est plus virulent.
« Nous sommes aujourd’hui dans une guerre sans merci que se livrent les leaders de la droite qui essaient d’accrocher le scalp de Jean-Pierre Jouyet. Eh bien, on aurait bien tort de le leur donner », souligne-t-il.

La démission de Jean-Pierre Jouyet, Jérôme Chartier, député du Val-d’Oise et proche de François Fillon, ne renonce pas à l'obtenir. « Vendredi, le tribunal de grande instance de Paris répondra à la question que nous lui avons posée, à savoir de mettre à notre disposition les enregistrements afin de bien entendre que M. Jouyet a mis en cause M. Fillon. Nous avons besoin de cela pour pouvoir poursuivre M. Jouyet », explique-t-il.

Poursuivre Jean-Pierre Jouyet, le meilleur moyen pour faire baisser la pression sur François Fillon.

Jouyet , un conseiller serial-gaffeux
Il devait sécuriser le périmètre du président, lui apporter assise et réconfort, tenter d’adoucir le cours tumultueux d’un quinquennat en pente douce. Sa nomination, comme celle, concomitante, de Manuel Valls à Matignon en avril, était censée « fluidifier » le fonctionnement de l’exécutif et mettre un terme définitif aux couacs.

Sa lettre de mission avait pour objet d’instaurer à l’Elysée « de nouvelles méthodes de travail plus rigoureuses, plus transparentes, plus collectives », résumait Jean-Pierre Jouyet. Six mois après son arrivée au poste de secrétaire général de l’Elysée, il se révèle être un défaut supplémentaire dans la cuirasse de François Hollande. Un point faible de plus.

Ami du chef de l’Etat depuis le service militaire et la promotion Voltaire de l’ENA, intime parmi les intimes, au point d’avoir joué avec son épouse, Brigitte Taittinger, un rôle-clé dans l’exfiltration de Valérie Trierweiler de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, 60 ans, était sur le papier l’homme des situations délicates. « C’est un avantage pour le président, dans ces moments-là, d’avoir une personne en qui on peut avoir toute confiance », expliquait-il.

Mais le grand patron de l’administration présidentielle, qui se voit embarqué, par ses propres indiscrétions, dans une embarrassante situation, aurait sans doute dû faire preuve de davantage de circonspection.

From : le Monde , RFI ,.......

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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