Avec quelle crédibilité la France va-t-elle commémorer la Journée des Droits de l'Homme le 10 Décembre prochain , si déjà ses Représentants officiels ne peuvent recevoir les Invités sur son propre sol .... que sur autorisation de Pékin !
Après les recommandations du nouvel ambassadeur de Chine , viennent les conseils de l'ancien ambassadeur chinois , s'adressant aux représentants officiels français .
Politiquement , diplomatiquement , de facto les interventions de N.Sarkozy et de son gouvernement à l'extérieur sur la scène internationale ne sont ( peut-être) donc plus crédibles .
Le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot (résolution 217 A (III)).
Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.
Dalaï-lama accueilli au Senat
Clément Daniez et Ségolène de Larquier
Le Point le 13/08/2008
Le Dalaï lama a été accueilli sur les marches du Sénat par Lionnel Luca et Louis de Broissia , les présidents des groupes d'étude sur le Tibet à l'Assemblée et au Sénat.
"Au Parlement, l'ambiance était spartiate." C'est ainsi que le député du Bas-Rhin Armand Jung a qualifié la rencontre qui a eu lieu mercredi matin entre une quarantaine de députés et de sénateurs et le dalaï-lama. Comme d'autres élus, le socialiste n'a pas apprécié que la réception du Prix Nobel de la paix se soit déroulée à huis clos, dans le bureau mis à disposition par le sénateur Hubert Haenel. "Ce sont des conditions indignes pour recevoir le chef spirituel des Tibétains. On était tous assis sur des chaises, serrés comme des sardines", regrette-t-il.
D'autres insistent plutôt sur la convivialité de la rencontre. Réunis dans une salle sans apparat, les parlementaires se sont assis en rang d'oignons en face du dalaï-lama, lui-même entouré de son traducteur Matthieu Ricard et des présidents des groupes d'étude sur le Tibet à l'Assemblée et au Sénat, Lionnel Luca et Louis de Broissia (UMP). "Nous étions assis à moins de deux mètres du chef des Tibétains. Ceux qui parlaient ne se levaient même pas. C'était amical et pas du tout doctoral", décrit le député UMP Didier Gonzales (Val-de-Marne).
Même si cette visite se fait en catimini sur ordre de Christian Poncelet, le chef spirituel du bouddhisme tibétain est toutefois entré au Palais du Luxembourg par la grande porte. À son arrivée dans la cour d'honneur, sa voiture escortée par trois motards, il a été accueilli par Lionnel Luca et Louis de Broissia. "L'accueil a été très sympathique et digne puisque la voiture du dalaï-lama a été escortée et qu'il a été accueilli sur les marches du Sénat, les mêmes qui accueillent les chefs d'État", se réjouit Louis de Broissia.
Le périple spirituel du dalaï-lama prend un tour plus politique
Source ???
Pendant les jeux Olympiques, la Chine poursuit sa répression au Tibet, a assuré le dalaï-lama hier aux parlementaires.
Aujourd’hui, il doit rencontrer des communautés bouddhistes en Bretagne et en Normandie.Le dalaï-lama et le président Sarkozy parviendront-ils à se rencontrer avant la fin de l’année ? En séjour en France jusqu’au 23 août à l’occasion d’un périple essentiellement spirituel, le dalaï-lama ne sera pas reçu à l’Elysée afin de ménager la susceptibilité des Chinois, jeux Olympiques oblige !
Mais le 8 août depuis Pékin, le chef de l’Etat français a indiqué qu’il aurait l’occasion de rencontrer le chef spirituel des Tibétains « d’ici à la fin de l’année ». Et hier, Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, a annoncé que Nicolas Sarkozy recevrait l‘ensemble des prix Nobel de la Paix, dont le dalaï-lama, le 10 décembre - Journée des droits de l’Homme.
Le problème, c’est que le 10 décembre, le leader tibétain devrait se trouver en Pologne. « C’est prévu depuis l’année dernière », a-t-il indiqué hier en sortant du Sénat. Le leader tibétain a indiqué qu’il « souhaite » malgré tout venir à Paris avec d’autres prix Nobel à cette date.
En attendant, cette rencontre, qui s’annonce décidément bien laborieuse, le dalaï-lama a été reçu, hier, à huis-clos, pendant près d’une heure et demie dans un petit bureau du Sénat où se serraient sénateurs et députés de tous bords.
A sa sortie, il a salué « l’amitié » qui le lie aux parlementaires français : « Une fois que vous devenez amis, cette amitié doit durer jusqu’à la mort, si ce n’est jusqu’à votre prochaine naissance », a-t-il plaisanté. « Qu’attendez-vous de la France ? », lui lance en anglais un des journalistes qui l’attendent dans la cour d’honneur. Et le dignitaire bouddhiste de retourner la question : « Que pouvez-vous faire ? », avant de s’engouffrer en riant dans sa voiture escortée par trois motards.
Le ton a semblé autrement plus grave pendant l’entrevue : « Il a dit que la répression (au Tibet) était dure et féroce », a témoigné Louis de Broissia (UMP), maître de cérémonie en tant que président du groupe des études franco-tibétaines au Sénat. « Il a décrit ce qu’est la situation au Tibet, les violences depuis le mois de mars, les exécutions, les arrestations », a complété le député PS Jack Lang. « Pendant que se déroulent les jeux (Olympiques), l’oppression du peuple tibétain et la répression continuent », a de son côté rapporté le sénateur PS Robert Badinter. Le dalaï-lama a aussi déclaré que la Chine voulait envoyer « un million de colons » supplémentaires au Tibet pour « diluer » la culture et la résistance tibétaines, ont témoigné tous les parlementaires. « Il a demandé le plus grand soutien possible de l’Europe. Il pense qu’il n’y a que la pression politique pour faire évoluer un régime totalitaire », selon le député PS Jean-Louis Bianco (PS).
La Chine conseille à la France d'être prudente
Chine Informations et Nouvel Obs
La Chine et la France doivent faire preuve de prudence dans leurs relations bilatérales
Un ancien haut diplomate chinois a déclaré mercredi que la Chine et la France devaient faire preuve de prudence dans leurs relations bilatérales pour éviter de nouvelles expériences "désagréables".
"Dans chaque pays il y a des sujets sensibles. Si vous insistez pour discuter de tels sujets, les relations bilatérales en souffriront", a déclaré Wu Jianmin, ancien ambassadeur chinois en France, lors d'une conférence de presse au Centre international de presse de Beijing.
Il a pris l'exemple du relais de la Flamme olympique à Paris qui avait été perturbé par des activistes du Tibet, en avril, disant qu'ils avaient contrarié le peuple chinois".
En tant qu'ancien ambassadeur en France, il pense que ces incidents auraient dû être évités.Cependant, il a dit que "les expériences désagréables" font partie du passé et que le président français Nicolas Sarkozy, qui avait d'abord menacé de boycotter les JO à Beijing, avait finalement décidé d'assister à la cérémonie d'ouverture.
La Chine lui réservera un bon accueil, a dit Wu.Actuellement président de l'Institut de Diplomatie de Chine, Wu a fait remarquer que les relations sino-françaises se basaient sur leurs intérêts mutuels, qui étaient en rapide développement.
"Les relations entre pays ressemblent aux relations entre personnes", a observé Wu. "Si je sais que vous n'appréciez pas quelque chose, alors je dois faire attention à mon comportement pour éviter de créer des situations désagréables", a-t-il poursuivi.
Il a exprimé le souhait que les deux pays fassent preuve de prudence dans leurs relations bilatérales.
La Chine a appelé, jeudi 14 août, la France à gérer "prudemment" la question "sensible" du Tibet, alors que le dalaï lama se trouve en visite dans le pays.
"La position de la Chine sur la question tibétaine est cohérente et claire", a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, au lendemain de l'annonce selon laquelle le président français Nicolas Sarkozy pourrait rencontrer le Prix Nobel de la Paix 1989 en décembre.
"Nous espérons que la France prendra en compte les préoccupations de la Chine et abordera prudemment cette question importante et sensible", ajoute le texte.