Stress Testing
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La Réserve fédérale américaine, la Fed, a mené une analyse de la résistance des 19 principales banques des Etats-Unis détenant plus de 100 milliards de dollars d’actifs. Ces tests ont pour objectif d’évaluer la capacité des banques à résister à la crise, en particulier si celle-ci devait se prolonger ou se durcir davantage.
Les résultats des tests seront communiqués le 4 mai ou le 7 mai prochain. Il permettront en particulier de savoir si les fonds propres actuels de ces établissements sont suffisants ou si des mesures correctives doivent être prises en vue de renforcer leur assise financière.
La méthodologie adoptée pour ses simulations qui se basent en particulier sur deux scénarios macroéconomiques plus ou moins pessimistes basés sur des projections :
1) du PIB
2) du taux de chômage et
3) du prix de l’immobilier
Seize banques américaines insolvables ?
From Boursomax
Fuite sur le rapport du stress test initié par Tmothy Geithner : 16 des 19 banques seraient «techniquement
insolvables», selon les informations du blog Turner Radio Network
Ces tests de résistance ont été menés pour déterminer comment réagiraient les banques si le climat économique
continuait à se déteriorer : les résultats sont mauvais.
Un engagement de 10 fois les fonds propres
Le blog souligne une surexposition dangereuse sur les produits financiers par rapport à leurs fonds propres. Selon le site, le bonnet d'âne de cette classe de cancres reviendrait à Goldman Sachs, qui aurait engagé plus de dix fois son capital sur des dérivés de crédits. Avec un ratio d'exposition par rapport aux fonds propres moitié moindre, à 550%, HSBC America devancerait JP Morgan Chase (382%), Citibank (278%) et Bank of America (179%) dans ce triste classement.
La santé financière des 19 banques américaines qui détiennent plus de 100 milliards de dollars d'actifs ne serait pas bonne.
Les sept constats qui s'en dégagent, selon le site, peuvent effrayer. Or le Trésor américain a indiqué, par la voix de
son porte-parole Andrew Williams, n'avoir pas encore reçu ces résultats des tests de résistance. Selon lui, les
informations de Turner Radio Networks «ne reposent sur rien», précisant que les résultats seraient publiés le mai.
Pourtant, le blog est formel : sur l'ensemble des établissements testés, 16 se trouveraient d'ores et déjà " techniquement insolvables» et ne seraient pas en mesure d'affronter un assèchement de trésorerie ou une
augmentation du nombre de mensualités non-payées sur les prêts qu'elles ont attribués.
Le secrétaire d'Etat américain au Trésor a assuré qu'il n'y aura pas de second Lehman Brothers. Timothy Geithner
a en effet précisé dès samedi, dans un entretien au quotidien japonais Asahi Shimbun, que l'Etat américain
procédera aux éventuelles augmentations de capital nécessaires pour éviter toute nouvelle faillite. En déposant son bilan le 15 septembre dernier, la banque d'affaires Lehman Brothers avait en effet plongé l'ensemble du système financier dans une tourmente alimentée par les soupçons de possibles défaillances à venir nourris par les banques, les unes à l'égard des autres.
USA: les banques auraient négocié les résultats des tests de résistance
WASHINGTON (AFP) — Les grandes banques américaines soumises à des "tests de résistance" ont négocié avec les autorités pour leur faire abaisser les montants de capital supplémentaire jugés nécessaires pour affronter la crise, affirment samedi le Wall Street Journal et le Financial Times.
Les résultats de ces tests ont été révélés jeudi, indiquant que sur 19 banques, 10 allaient devoir renforcer leur
capital pour un total de 74,6 milliards de dollars.
Mais selon le quotidien américain des affaires, qui cite sur son site internet des sources concordantes des banques et des autorités, le chiffre calculé à l'origine par la Réserve fédérale était beaucoup plus élevé.
Le quotidien britannique cite de son côté des banquiers faisant part d'un accord tenu secret, entre l'Etat et les
banques, pour autoriser ces dernières à ne pas renforcer leur capital autant que le prévoient les tests.
Le Wall Street Journal indique qu'il était de "plus de 50 milliards de dollars" pour Bank of America, avant d'être
réduit à 33,9 milliards, d'"environ 35 milliards de dollars" pour Citigroup, avant de chuter à 5,5 milliards, ou encore
de 17,3 milliards de dollars pour Wells Fargo, montant ramené à 13,7 milliards.
Les dirigeants des banques en question ont été "furieux" d'apprendre ces chiffres, et ont alors fortement invité les
auteurs des tests à revoir leurs calculs.
Ils ont négocié pour que la Fed révise à la hausse les anticipations de résultats et d'économies à partir de réductions de coûts, et que des transactions projetées ou encore à finaliser soit plus favorablement prises en compte, d'après le Wall Street Journal.
Le quotidien rappelle cependant que ce dialogue entre les banques et leurs régulateurs est habituel, les autorités
laissant toujours aux directions le soin de répondre aux conclusions d'une inspection avant de les rendre publiques.