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Le corps français traditionnel et les autres français
From : le Monde , le Parisien , le Point , Bien public ...

Le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, a estimé mercredi qu'il valait mieux nommer quelqu'un du "corps français traditionnel" plutôt que le socialiste Malek Boutih, dont le nom circule avec insistance pour remplacer Louis Schweitzer à la présidence de la Halde  (  Malek Boutih,  fils d'immigrés algériens, né en France, membre du PS et ancien président de SOS-Racisme, à la présidence de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité Halde , en remplacement de Louis Schweitzer ). Le sénateur de la Meuse a estimé que "ce n'[était] pas le bon personnage".
M. Boutih est "un homme de grande qualité mais ce n'est pas le bon personnage" pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, a déclaré M. Longuet, invité de "Questions d'Info LCP/France Info/AFP".



"La Halde, cela veut dire que c'est la France qui s'ouvre aux populations nouvelles. Schweitzer, c'est parfait ! Un vieux protestant, parfait ! La vieille bourgeoisie protestante, parfait !", a-t-il souligné.
A la question de savoir pourquoi M. Boutih ne correspondait pas, à ses yeux, au poste, il a répondu : "Parce qu'il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes.

Interrogé plus avant, le sénateur de la Meuse a déclaré qu'il n'y avait "pas de Français de souche". "Je dis seulement que c'est la France qui doit s'ouvrir à l'extérieur, voilà, c'est tout", a-t-il affirmé.
Dans un communiqué publié mercredi après-midi, M. Longuet a précisé qu'il "souhaite que le futur président de la Halde ne soit pas d'abord un militant politique mais bien une personnalité exemplaire de mesure et de sérénité au regard des changements de la société française enregistrés depuis plusieurs générations déjà".


Plus généralement, s'agissant de l'ouverture, il a approuvé à l'émission Questions d'info la récente nomination du député socialiste Didier Migaud à la présidence de la Cour des comptes, un "signal fort", selon lui, en vue d'une "république apaisée".
Mais, selon lui, ce sont "des signaux qui méritent d'être expliqués".
M. Longuet "comprend très bien que ça ne plaise pas aux députés UMP, qui ne sont pas très contents, ni à notre électorat.

M. Longuet ne met pas en cause l'appartenance partisane de M. Boutih, mais le fait que celui-ci, de par ses origines, ne soit pas membre du « corps français traditionnel », comme par exemple M. Schweitzer, bourgeois protestant, ou M. Longuet lui-même, bourgeois catholique. Parlons clair : M. Boutih, bien que Français, le serait moins que d'autres.


Harlem Désir, numéro deux du PS, s'est dit "scandalisé" par les propos de Gérard Longuet et a demandé à l'UMP de les "condamner" .
"Ces propos sont, bien plus qu'un dérapage, une véritable théorie raciale totalement contraire à l'idée de la Nation républicaine et à l'égalité des droits entre les citoyens de toutes origines", a-t-il affirmé.
"Cette hiérarchisation délirante des Français selon leurs origines est d'une gravité extrême et ne peut être tolérée de la part d'un parlementaire, président de groupe d'un grand parti au Sénat", juge M. Désir.
"Il n'y a pas de Français de seconde catégorie, qui seraient moins fondés que d'autres à occuper des responsabilités qu'elles soient publiques ou privées".
Pour M. Désir, "en assimilant les Français d'origine étrangère à des citoyens de second rang, Gérard Longuet tient un discours intolérable, aux relents racistes et qui justifie et légitime les discriminations".
"Il ne propose rien de moins que d'écarter un citoyen d'une responsabilité publique à raison de son origine", estime Harlem Désir.



Pour le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, cette "remarque d'un autre siècle" est particulièrement inquiétante. "Ce n'est pas un cas isolé. Il n'y a plus de hasard. Cette famille politique est malade de son rapport au Front national. Quelque chose s'est déverrouillé après le débat sur l'identité nationale, qui sent particulièrement mauvais", a-t-il réagi sur Public Sénat.


Plusieurs associations ont également condamné "le dérapage" du patron des sénateurs UMP. SOS Racisme a dénoncé "la vision véhiculée par M. Longuet (...) qui montre la conception ethnique qu'il s'en fait et qui rappelle la France de Maurras, en contradiction avec la France républicaine qu'il est censé incarner". L'association dirigée par Dominique Sopo, tout comme le Conseil représentatif des associations noires (Cran) ont exhorté Gérard Longuet à retirer immédiatement ses propos.

La Licra a estimé que le discours de Gérard Longuet témoignait "d'une vision essentialiste et racialiste de notre société.

Le ministre de l'Immigration Eric Besson s'est dit en "complet désaccord avec les propos de Gérard Longuet" sur Malek Boutih, estimant qu'une nomination de celui-ci à la tête de la Halde serait "un excellent choix", dans une déclaration jeudi à l'AFP."Je suis en complet désaccord avec les propos de Gérard Longuet ; il n'y a pas de corps français traditionnel ", a déclaré M. Besson, joint par l'AFP au Maroc où il était en déplacement dans le cadre de la mise en place d'un Office méditerranéen de la jeunesse.
"La nation française est fondée sur le dépassement des origines et l'adhésion à des valeurs républicaines" et "Malek Boutih est Français, à égalité de droits et de devoirs avec tous les Français", a ajouté M. Besson.


Face à cette polémique, l'UMP prend ses distances avec Gérard Longuet. "Les propos (du sénateur, ndlr) n'engagent que lui-même", a précisé Dominique Paillé, porte-parole du parti majoritaire. "À aucun moment, le parti auquel j'appartiens n'a tenu un tel langage ; et ce langage - qui n'est pas le nôtre - ne pénétrera pas notre vocabulaire habituel", a insisté Dominique Paillé sur France Info. Valérie Pécresse, chef de file de l'UMP pour les régionales en Ile-de-France, a aussi abondé en ce sens. Interrogée sur le sujet lors d'un débat avec son rival socialiste Jean-Paul Huchon, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a jugé l'expression employée par Gérard Longuet "très malheureuse". À trois jours des élections régionales, le parti majoritaire - déjà éprouvé par l'affaire Soumaré - se serait bien passé d'une nouvelle polémique.




Histoire de l'Apartheid
From : l'Internaute
Apartheid (« vivre à part » en afrikaans) est un terme qui désigne initialement l’apartheid en Afrique du Sud, une politique de lois de séparation raciale appliquées en Afrique du Sud entre 1948 et 1991 et qui avaient notamment institué au niveau national la discrimination raciale entre blancs, noirs, métis et indiens et créé des bantoustans sur des critères ethniques. Cette politique a été appliquée en Afrique du Sud et dans le Sud-Ouest africain (1959-1979), alors sous tutelle sud-africaine.

Le terme s'est ensuite répandu pour désigner le crime d'apartheid, défini par les Nations-Unies en 1973, qui vise à condamner les politiques institutionnalisées de ségrégation et de séparation ethnique ou raciale au sein d'un même État.
C'est en fait un système ségrégationniste basé sur la politique raciste du Parti national. En 1948, les Afrikaaners, qui ont emporté les élections contre les partis anglophones décident de mettre sur pied ce système qui leur permettra de concentrer le pouvoir, les ressources minières et les richesses du pays. Tous ceux qui n'étaient pas considérés comme "blancs" devenaient des citoyens de seconde catégorie. Ce système est basé sur la prétendue supériorité des blancs par rapport aux autres populations. Il existe une similitude avec la ségrégation des noirs aux Etats-Unis qui a

commencé beaucoup plus tôt .

Depuis la guerre des Boers et la naissance de l’Union d’Afrique du Sud en 1910, les problèmes raciaux se posent plus que jamais, comme en témoigne la mise en place du "Colour bar" ("barrière de couleur" discriminatoire pour les Noirs). Le gouvernement est uniquement formé par des Blancs, qui s’efforcent de conserver tous les pouvoirs alors qu’ils ne représentent qu’une petite minorité au sein de la population du territoire, composée principalement de Noirs bantous, de Métis et d’Asiatiques.

À partir de 1949, une série de lois est promulguée pour aboutir à la séparation totale, tant géographique, politique, sociale que culturelle, des différentes ethnies qui peuplent l’Afrique du sud. La première de ces lois interdit tout mariage mixte. Pour clarifier leur portée, trois principaux groupes sont officiellement distingués à partir de 1950 : les Blancs, les Noirs et les Métis. Le "Group Areas Act" peut alors entrer en vigueur afin de délimiter les zones d’habitations de chaque groupe.

Les politiques ont beau mettre l’accent sur le développement culturel séparé des ethnies non-blanches, toutes les mesures de l’apartheid n’ont en fait qu’une finalité : faire perdurer la suprématie des Blancs. Toute la législation mise en place en témoigne : port obligatoire de passeport pour les Noirs, ségrégation des lieux et services publiques, réforme de l’éducation, code du travail en défaveur des Noirs…

Mais dans les années 1970, l’indépendance du Mozambique et de l’Angola renforce davantage encore le nationalisme noir et affaiblit le pouvoir. En juin 1976, la manifestation de lycéens de Soweto et la répression particulièrement violente qui a suivi bouleversent considérablement l’opinion internationale. L’événement contribue sans conteste à la démission du Premier ministre Vorster, critiqué de toutes parts. Il est remplacé par Pieter Willem Botha, qui entreprend de légères réformes de l’apartheid.


Pieter Botha supprime ainsi quelques lois ségrégationnistes sur la fréquentation des lieux publics, le passeport intérieur ou l’accès à l’emploi, tout en maintenant une politique d’exclusion des Noirs. En 1984, il permet aux Métis et aux Asiatiques de rejoindre le Parlement, sans rien concéder aux Noirs. Le but d’une telle démarche est évidente : il s’agit tout bonnement d’alourdir le poids du gouvernement face à une population noire majoritaire. Finalement, cette réforme a pour seule conséquence d’attiser davantage la colère de l’opposition. Alors qu’une population noire multiplie les révoltes et les grèves, le gouvernement est mis à mal par le renforcement des opposants à l’apartheid.

La République sud-africaine plonge irrémédiablement dans un désordre politique et social profond, allant jusqu’à proclamer l’état d’urgence........



Eric est peut-être un prénom français  , mais Zemmour fait-il partie du corpus de noms  français traditionnel ?!
From : ?
Invité samedi sur le plateau de l’émission de Thierry Ardisson, Salut les Terriens, l’éditorialiste Eric Zemmour a, une fois de plus, réussi à déclencher la polémique. Venu promouvoir son dernier ouvrage (Mélancolie française), il s’est opposé à Rokhaya Diallo, présidente de l’association antiraciste Les Indivisibles, sur la question de l’intégration des immigrés en France. Voulant répondre à Bernard Murat, propriétaire du théâtre Edouard VII, sur le nombre excessifs de contrôles pour un étranger, Eric Zemmour s'est exclamé: "La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait". Une saillie très froidement accueillie par l’assistance, et surtout par les associations antiracistes, le Mrap en tête.





Une rafle du Vel d'Hiv' est-elle possible, aujourd'hui ?
From :Alain Alpern. le Monde


Sur ordre et en collaboration avec les Nazis, la police et la gendarmerie française raflèrent, à Paris, 13152 Juifs  (dont 75% de femmes et enfants, beaucoup d'hommes ayant été raflés précédemment ou ayant fui la capitale).

Ils furent parqués dans le Vélodrome d'hiver, dans des conditions effroyables, pendant 5 jours, puis rassemblés dans des camps français (Drancy, Beaune la Rolande, Pithiviers, Compiègne), avant le grand voyage vers Auschwitz, d'où seules 108 personnes revinrent (aucun enfant, puisque tous gazés à leur arrivée au camp de la mort).

L'objet du présent article est de se poser la question de savoir si des évènement identiques peuvent se reproduire de nos jours ....

Il me semble que la situation réservée à certains étrangers, en France, et en particulier aux "Arabes" (notons que l'on assimile à ceux-ci tous ceux qui sont basanés, surtout s'ils sont musulmans: Turcs, Bosniaques...) offre quelques points de ressemblance avec les années 30 et 40, en France:

1- Une des raisons principales de la résurgence de l'antisémitisme  portée à son paroxysme par Hitler, est la crise économique et sociale des années 30, dont on fit des Juifs les principaux responsables et donc les boucs-émissaires: ils étaient à l'origine de la crise, parce qu'ils voulaient s'assurer la domination du monde, la preuve étant qu'ils étaient aux commandes du communisme et du capitalisme... Hitler justifia sa politique antisémite, dès son

arrivée au pouvoir, en 1933,  par la nécessité d'expulser les Juifs, allemands ou non, du pays, pour donner du travail à ses bons concitoyens.

Comment ne pas faire un parallèle, en ces temps actuels de crise, avec les propositions du FN de renvoyer les 5 millions d'étrangers présents en France, pour donner du travail aux 5 millions de bons Français sans emploi...


2- La rafle du Vel d'Hiv ne fut possible que parce qu'on avait constitué, dès 1940 (avant donc les exigences des Nazis), des fichiers des Juifs résidant dans la région parisienne.
La multiplication des fichiers, aujourd'hui, et leur croisement rendu possible par l'informatique, permettraient de "repérer"  certains individus sur lesquels on voudrait focaliser. Manifestement, il y a aujourd'hui les moyens matériels de procéder à des rafles ciblées.

3- Tous les maléfices, prêtés aux Juifs, à travers les âges, sont, de façon troublante, encore d'actualité, aujourd'hui, mais avec d'autres boucs- émissaires, les "Arabes" tels que je les ai définis plus haut:

- la solidarité entre eux, prêtée aux Juifs, a pour corollaire la référence aux réseaux islamistes (Al Quaïda, en particulier), pour justifier la dangerosité de tous les Musulmans; cela arrange les racistes que l'on puisse confondre islam et islamisme (rappelons que si les islamistes sont à combattre, ils ne représentent pratiquement rien en France et leurs idées sont blâmées par 99% des Français musulmans)

- le meurtre rituel, donnant naissance au mythe de la domination du monde (propagé par un faux " Le Protocole des Sages de Sion *", fabriqué par la police tsariste), c'est aujourd'hui l'affirmation que la grande majorité des délinquants sont "arabes", ou l'autre proposition : les "Arabes" sont des délinquants. A ce sujet l'"agression" dont a été victime Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont, en 2007, perpétré par une ou deux personnes d'origine maghrébine, était du pain bénit pour le FN!

4- Les camps d'internement (200), dont beaucoup ont servi aux rassemblements des Juifs avant leur départ dans les camps d'extermination, font résonance avec les centres de rétention actuels dans lesquels on rassemble les étrangers expulsables. La façon dont on utilise la police et la gendarmerie française font penser (pas toujours à raison, d'ailleurs) au rôle donné aux forces de l'ordre pendant l'Occupation .



5- La France n'était pas antisémite, en 1940 (beaucoup d'exemples le prouvent: la Résistance, les Justes, certains écclésiastiques de renom, etc) mais il y avait beaucoup d'antisémites en France. Aujourd'hui la France n'est pas raciste, mais il y a beaucoup de racistes en France: l'exemple des résultats électoraux du FN en est une preuve importante; même si Hénin-Beaumont, votant à près de 50% pour ce parti raciste,  paraît être un contre-exemple, il est, pourtant, encore plus grave, parce que révélant la banalisation rampante du FN...

6- Que dire du flou entretenu par les Politiques, jouant des rôles qu'a-priori on ne leur supposerait pas. Qu'un Mitterrand ait pu entretenir des relations amicales avec Bousquet, jusqu'à l'arrestation de ce dernier, organisateur de la rafle de 42, reste toujours un mystère et une tâche. Que Brice Hortefeux (vous savez: les soi-disants Auvergnats, trop nombreux...) et Eric Besson (promoteur d'un débat électoraliste sur l'identité nationale pour récupérer un électorat frontiste) "flirtent" avec la ligne rouge (franchie, à mon avis),  cela jette également le trouble (en revanche, les

interventions de Pierre Moscovici et Jean-François Copé lors de l'émission de Marie Drucker, sont tout à leur honneur).

Possible, donc, une rafle du Vel d'Hiv, aujourd'hui ?

*Les Protocoles des Sages de Sion  est un faux document censé être un plan de conquête du monde par les Juifs et la franc-maçonnerie. Il fut fabriqué à la demande de la police secrète du tsar et à l'intention de Nicolas II de Russie...
Le livre se compose de récits supposés être les comptes-rendus d'une vingtaine de réunions secrètes exposant un plan secret de domination du monde. Ce plan imaginaire utiliserait violences, ruses, guerres, révolutions et s'appuierait sur la modernisation industrielle et le capitalisme pour installer un pouvoir juif.

Publié à grande échelle pour faire croire au « complot juif », ce texte fut notamment repris par Adolf Hitler comme pièce maîtresse de la propagande antisémite du Troisième Reich. Depuis lors il n'a cessé d'être lu et amplement diffusé ; il est devenu un grand classique de l'antisémitisme.
Ce texte servit par la suite d'instrument de propagande antisémite, aux nazis notamment. Caractérisant les Juifs sur des bases racistes et non plus seulement religieuses, il fut et reste un des véhicules majeurs de l'antisémitisme moderne, utilisant la logique de la théorie du complot.


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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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