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Nicolas Sarkozy : "François Fillon est un loser"
François Fillon fait figure d'adversaire le plus crédible pour Nicolas Sarkozy dans l'optique d'une candidature à l'élection présidentielle de 2017. Entre les deux hommes, la guerre est désormais ouverte. "Je vais peut-être être obligé de revenir", explique Nicolas Sarkozy à ses visiteurs du 77 rue de Miromesnil. Dans ses bureaux du 8e arrondissement, l'ancien chef de l'Etat ne cache pas ses préoccupations. Celles-ci concernent la France, ses "1.500 chômeurs en plus par jour", ou encore la gouvernance du très "nul" François Hollande, rapporte mardi Le Parisien.

 

Pour l'ancien chef de l'Etat, la France traverse actuellement une "crise économique", "une crise sociale" et une "crise morale". Il critique les divisions que suscite le gouvernement socialiste, un pouvoir "qui est en train de s’effondrer de lui-même", mais ne cache pas non plus son exaspération après les couacs de l'UMP. Principale cible des attaques : François Fillon. Selon Le Parisien, Nicolas Sarkozy aurait qualifié son ancien Premier ministre de "loser". Au temps de sa présidence, Nicolas Sarkozy désignait son Premier ministre comme son "collaborateur".
 
La primaire UMP pour 2017 a, semble-t-il, déjà commencé. C'est bien une guerre ouverte que se livrent les deux hommes. François Fillon est ainsi revenu lundi sur leurs divergences d'analyses à propos du Front National. "Vouloir aller dans le sens du FN, c'est vouloir aller dans division de la France en deux blocs irréconciliables", a jugé Fillon au micro de RTL.


François Fillon, ancien Premier ministre : "Depuis l'été dernier, je mets en garde le président de la République"
Dans un documentaire diffusé le 8 mai sur France 3, ce dernier explique plus en détail ce qui l'oppose à Nicolas Sarkozy, révélant, notamment, qu’il lui avait "plusieurs fois donné sa démission" quand il était Premier ministre.

La société française est très fragile. Je suis extrêmement inquiet.

De son côté, la nouvelle vie de Nicolas Sarkozy ressemble à un tour du monde. En un an, l'ex-président s'est rendu aux États-Unis, en Russie, en Chine, au Brésil, en Libye... Il est attendu mercredi 8 mai à Las Vegas, pour y donner une nouvelle conférence.

Un de ses proches confie au Parisien qu'il est désormais "un homme heureux", mais l'article du quotidien insiste surtout sur les inquiétudes de l'ancien président face à la situation française actuelle."Je suis extrêmement inquiet... La société est très fragile, il suffit d'une allumette" pour qu'elle s'embrase, aurait-t-il confié.

 

 

Certains ont d'ores et déjà déclaré qu'ils iraient «quoi qu'il arrive», d'autres ménagent le suspense. Le Figaro fait le point sur les prétendants possibles à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017.

François Fillon -Il l'a dit ce jeudi à Tokyo, il sera candidat «quoi qu'il arrive» à la primaire de 2016. Ce n'est pas une surprise, même si le timing de cette déclaration, qui intervient trois ans avant la consultation interne, peut étonner. La présidentielle, François Fillon y pense depuis qu'il a quitté Matignon. Après l'échec de la course à la présidence de l'UMP, au cours de laquelle il n'avait pas su prendre le pouls des adhérents UMP, l'ancien premier ministre veut désormais s'adresser à l'ensemble des Français. Et incarner aux yeux de l'opinion l'alternative de droite à Nicolas Sarkozy. «Moi, je suis engagé dans la vie politique, ce n'est pas son cas», a attaqué François Fillon au Japon. La veille, il avait déjà affiché ses divergences avec l'ex-chef de l'État sur la question du Front national, dans un documentaire diffusé sur France 3. Entre le président et son premier ministre, la lutte est désormais ouverte.


 
Nicolas Sarkozy - Il se voit en candidat naturel de la droite. Sous la pression des fillonistes, ses soutiens au parti se sont cependant pliés au principe d'une primaire, un concept qui rompt avec la culture du chef longtemps privilégiée à l'UMP. Nicolas Sarkozy n'aura donc pas de traitement de faveur, ce qui n'entame en rien son envie de retourner dans l'arène politique. Celui qui se pose pour l'instant en position de recours - «Je vais peut-être être obligé de revenir», confiait-il encore récemment- devrait attendre le moment le plus judicieux pour se déclarer. Ses affaires judiciaires en cours l'empêchent pour le moment de revenir. Mais ses intentions sont de plus en plus limpides.


 
Jean-François Copé - 2017, il y pense depuis très longtemps. Depuis 2007, il soigne son profil de présidentiable, d'abord à la marge du gouvernement, avec son club Génération France, puis en tant que patron du parti. «Président? C'est un mot que j'aime bien», lâchait-il en 2009. «2017 sera mon rendez-vous personnel», renchérissait-il un an plus tard. L'homme ne fait pas mystère de ses ambitions. Mais Jean-François Copé est un légitimiste et croit au dogme du «candidat naturel». A plusieurs reprises, il a promis qu'il ne serait pas candidat si Nicolas Sarkozy choisit de revenir. Un argument développé pour rallier les sarkozystes lors de la course à la présidence de l'UMP qui pourrait finalement se retourner contre lui.


 
Xavier Bertrand - Lui aussi est parti très tôt. En septembre 2012, alors que les regards sont tournés vers Copé et Fillon, engagés dans une lutte pour la présidence de l'UMP, l'ancien ministre du Travail prend tout le monde de vitesse en déclarant être candidat aux primaires de 2016 «quelles que soient les circonstances». Y compris, donc, si Nicolas Sarkozy revient dans le jeu. Mieux, il pronostique un duel avec l'ancien chef de l'Etat. «Au final, il n'y aura que moi face à Nicolas», a-t-il déclaré en février à Paris Match. En attendant, Xavier Bertrand a lancé un club politique, baptisé «La Manufacture», avec pour objectif de «changer le logiciel» de la droite en vue de 2017. Et de récolter des dons pour financer une future campagne…


 
Alain Juppé - Désigné par Jacques Chirac comme son successeur naturel, le maire de Bordeaux a dû se plier à l'hégémonie sarkozyste pendant cinq ans. Depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, celui qui fait désormais figure de «vieux sage» à l'UMP laisse entendre qu'il pourrait être candidat en 2016. Questionné en janvier dernier par une journaliste, qui se dit certaine que l'ancien premier ministre «se prépare pour 2017», Alain Juppé répond sans détour: «Eh bien, vous observez la vie politique avec beaucoup d'intuition féminine vraisemblablement». Dans Le Parisien, il ajoute subtilement: «J'avais dit que si j'étais candidat à la présidence de l'UMP, je m'engagerais à ne pas être candidat aux primaires. Je ne suis pas candidat à la présidence de l'UMP, je suis donc délié de cet engagement…».


 

Laurent Wauquiez - Il fait partie de ces jeunes loups tentés de jouer leur carte en 2017. «Pour la présidentielle de 2017, je ne m'interdis rien», assurait-il en février 2012. Lui aussi dispose d'un courant, la Droite sociale, auquel ont adhéré de nombreux parlementaires. Et son discours contre l'assistanat et pour le protectionnisme a été apprécié des adhérents UMP. Mais pendant la guerre interne à l'UMP, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy s'est rallié à François Fillon. Laurent Wauquiez fait désormais figure de dauphin de l'ancien premier ministre et pourrait représenter ses couleurs lors d'un nouveau scrutin pour la présidence du parti.


 
Nathalie Kosciusko-Morizet - Comme Wauquiez, NKM a de l'ambition. Et n'hésite pas à le faire savoir. Au lendemain de l'échec de Nicolas Sarkozy, elle aurait appelé Jean-François Copé pour lui faire part de son intention de se présenter en 2017. Son avantage est de n'être affiliée à personne. Appréciée de Nicolas Sarkozy, dont elle fut la porte-parole lors de la campagne présidentielle, elle sait aussi s'attirer les faveurs des chiraquiens, qui l'ont mis en selle avant 2007. Premier test pour l'ancienne ministre de l'Ecologie: les municipales à Paris, où la droite n'a pas gagné depuis 1995.

 


 

From : Rtl ,figaro ,...............

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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