Une définition émanant de l'ONU
Un génocide est un acte "commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux", selon les termes de la convention des Nations unies du 9 décembre 1948. Cet acte peut être un meurtre, mais aussi une atteinte grave à l'intégrité mentale ou une mesure anti-natalité, l'essentiel étant que l'acte soit dirigé intentionnellement contre un groupe donné.
Dès 1946, l'Assemblée générale des Nations unies avait donné une première définition du terme : "Le génocide est le refus du droit à l'existence de groupes humains entiers, de même que l'homicide est le refus du droit à l'existence à un individu."
Crimes de guerre et crimes contre l'humanité
Le statut de Rome du 17 juillet 1998 fondant la Cour pénale internationale reprend la définition du génocide de 1948. Ce crime est distingué de deux autres catégories de crimes "graves" relevant des compétences de la Cour.
Le crime contre l'humanité est ainsi "commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque".
Le crime de guerre a une acception encore plus large, et concerne les "violations graves des lois et coutumes applicables aux conflits armés dans le cadre établi du droit international"
L'ambassadeur de Turquie a quitté la France vendredi, au lendemain de l'adoption par les députés français d'une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915. Il est rentré à Ankara "pour consultations", a déclaré le porte-parole de la représentation diplomatique à Paris. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait ordonné jeudi plusieurs mesures de représailles pour protester contre l'adoption de ce texte. Mais Recep Erdogan ne s'est pas arrêté là et accuse vendredi la France et Nicolas Sarkozy. "Le président français Sarkozy a commencé à rechercher des gains électoraux en utilisant la haine du musulman et du Turc. Ce vote qui a eu lieu en France, une France où vivent environ cinq millions de musulmans, a clairement montré à quel point le racisme, la discrimination et l'islamophobie ont atteint des dimensions dangereuses en France et en Europe", a asséné le Premier ministre.
Des Génocides commis de par le Monde :
_Le génocide arménien de 1915
_Le génocide des Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale
_le massacre des Tutsis au Rwanda en 1994
_le massacre de Srebrenica (Bosnie-Herzégovine) en 1995
_le génocide algérien commis par la France dans la période de 1945,
_.etc ....
Recep Erdogan a par ailleurs appelé la France à assumer son propre passé. "On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide", a-t-il déclaré, faisant référence aux violences commises lors du processus d'indépendance de l'Algérie de la domination française, entre 1945 et 1962. "Si Nicolas Sarkozy ne sait pas qu'il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940", a-t-il ajouté. "Je suis sûr qu'il (Pal Sarkozy) a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie."
"Je respecte les convictions de nos amis turcs, c'est un grand pays, une grande civilisation, ils doivent respecter les nôtres", a réagi Nicolas Sarkozy à Prague, où il assiste aux obsèques de l'ancien président tchèque Vaclav Havel.
Recep Erdogan avait de son côté détaillé les mesures de représailles, indiquant que la Turquie statuerait désormais au cas par cas sur toute demande militaire française d'utiliser son espace aérien et "rejette dorénavant toute demande" de visite des ports turcs par des bâtiments de guerre français.
Le Premier ministre turc a expliqué qu'il s'agissait là d'un premier train de sanctions contre la France, alliée de la Turquie au sein de l'Otan, et que, "progressivement", d'autres mesures pourraient être mises en œuvre. "Nous révisons nos relations avec la France", a déclaré Recep Erdogan qui a expliqué que la Turquie ne participerait pas à un comité économique mixte France-Turquie prévu pour janvier à Paris. La Turquie met aussi fin aux consultations politiques avec la France, notamment sur des dossiers sensibles comme la Syrie où Ankara joue un rôle central.
From : TF1