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Tourisme de transplantation

Selon David Matas et Torsten Trey, les transplantations sont avant tout destinées à sauver des riches chinois ou occidentaux[133].

Certains gouvernements et organisations de transplantation ont réagi au rapport en renforçant les restrictions du «tourisme de transplantation», exprimant leur inquiétude concernant les allégations, et globalement en prenant leurs distances avec les pratiques de transplantations d'organe sans consentement.

États-Unis[modifier | modifier le code]L’US National Kidney Foundation (NKF) a déclaré être «profondément inquiète par les allégations récentes concernant l'obtention d'organes et de tissus par des méthodes coercitives»[134],[135]

France[modifier | modifier le code]En France, une proposition de loi a été déposée par Valérie Boyer et signée par 48 autres députés a été émise le 16 septembre 2010. Celle ci visait à lutter contre le tourisme de transplantation d'organes "obtenus sur des donneurs vivants contre leur volonté et sous la menace", et mentionnait le "sort tragique des pratiquants du Falun Gong en Chine" [136].

 

Taïwan[

Le président du Conseil des affaires continentales de Taïwan a condamné «dans les termes les plus forts possible» le prélèvement en Chine d'organes humains sur des pratiquants de Falun Gong exécutés. Le ministère de la Santé du pays a exhorté les médecins taïwanais à ne pas encourager les patients cherchant à payer une transplantation d'organe en Chine continentale[137],[138].En novembre 2012, Taïwan prend des mesures pour dissuader ses 2 000 ressortissants qui chaque année vont en Chine bénéficier d'une transplantation[139].

 

Australie[

En décembre 2006, le ministère de la Santé a annoncé la suppression des programmes de formation pour les médecins chinois dans les procédures de transplantation d'organes[140]. En novembre 2013, une pétition signée par plus que 170 000 habitants de Nouvelle-Galles du Sud a été présentée au Parlement de cet État australien. Elle vise à mettre fin aux prélèvements illicites d'organes sur les pratiquants de Falun Gong et soutient le projet de loi visant à limiter l’obtention d’organes prélevés sur des victimes non consentantes, à interdire la formation de médecins impliqués dans le trafic d'organes et à pénaliser ceux qui reçoivent des organes par des moyens illégaux[141].

 

Israël[

En 2005, un patient du chirurgien Jacob Lavee -chirurgien cardiaque et directeur de l'Unité de transplantation cardiaque du Centre médical de Shebva-, annonce à ce dernier qu'il compte se rendre en Chine a une date spécifiquement prévue pour une transplantation d'organe (ce dernier ignore l'origine de l'organe). Alerté sur le fait qu'une exécution soit programmée pour l'organe de son patient, le docteur entreprend d'enquêter sur les origines des organes[73]. Dans un premier temps, les résultats de ses recherches ont été publiées dans le Journal of the Israeli Medical Association[142]. Il mentionne le fait que de tous les touristes se rendant en Chine pour se faire transplanter un organe, les israéliens étaient les seuls à être entièrement remboursés par leurs compagnies d'assurance[143], ce qui revenait à “reconnaître de facto que les activités de transplantations chinoises étaient légales et éthiques”. L'appel a été entendu, et une enquête à grande échelle fut menée, puis publiée dans le journal le plus diffusé d'Israël.

 

En 2007, en compagnie du Professeur Eytan Mor, Jacob Lavee organise une grande conférence sur les “dilemmes éthiques pour résoudre le manque d'organes en Israël”. Sont invités le Pr Francis Delmonico, conseiler spécial de la transplantation à l'OMS, M. Amnon Vidan, directeur de la branche israëlienne d'Amnesty International, le président d'Israël Medical Association, le Pr Gabriel Danovitch, célèbre directeur du programme de transplantation rénale au Centre médical de UCLA, et David Matas. L'ambassade de Chine fait alors pression sur le Ministère de la Santé, et des Affaires étrangères Israéliens pour éviter la venue de ce dernier[144]. La proposition est annulée, et en contrepartie, la parole est donnée à un conférencier chinois nommé par l'ambassade; ce dernier sera hué par le public. Pendant cette conférence, l'éminent Rabbin Shalom Elyashiv pris également position contre l'utilisation des organes des prisonniers de conscience en Chine.

Le débat public s'intensifie, et une réunion spéciale du Comité de la Santé est tenue Parlement; à la suite de quoi, le comité intervient sur une loi votée, et ajoute un chapitre spécial interdisant “tout remboursement pour les transplantations d'organes effectuées à l'étranger si les greffes impliquent le prélèvement illicite d'organes ou le trafic d'organes”[145],[146],[147]. Les compagnies d'assurances suivirent les nouvelles règles dès mars 2008. D'après Jacob Lavee, ces règles ont permis de diminuer sensiblement le nombre de transplantations effectuées à l'étranger par les Israéliens -155 en 2006 contre 26 en 2011[148]. La loi votée eu également pour effet d'ouvrir de nouvelles possibilités pour les transplantations effectuées en Israël, permettant ainsi d'atteindre un état d'auto-suffisance, comme le conseille la Déclaration d'Istanbul[149].

Les agences d'assurance-maladie israéliennes en 2007, qui ont cessé d'envoyer les patients en Chine pour des transplantations et un éminent rabbin ayant interdit aux Juifs d’utiliser les organes chinois.

En Israël, 30 000 citoyens dont 20 élus de la Knesset, ont signé une pétition envoyé au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, pour réclamer que la Chine stoppe les « prélèvements illégaux sur les prisonniers ». Le député Moshe Feiglin demande que la Chine mette fin à cette « atrocité »[150].

 

Canada

]Les médecins et membres du parlement canadiens, (les premiers à avoir déposé une requête au gouvernement) ont introduit en février 2008 un projet de loi visant à interdire les Canadiens de recevoir des organes prélevés de victimes non consentantes.

 

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Enquêtes et témoignages des milieux médicaux

Tom Treasure

Le chirurgien cardiothoracique britannique Tom Treasure, du Guy's Hospital à Londres, déclare que le rapport Kilgour-Matas était « plausible d'un point de vue médical » si l’on considérait l’écart numérique du nombre de transplantations et les courts délais d'attente en Chine par rapport aux autres pays[118]. Il souligne que l’existence de tests sanguins sur les pratiquants de Falun Gong détenus n’était d’aucune utilité pour les victimes, en revanche cet examen est essentiel pour le don d’organes, et il affirme que les allégations étaient « crédibles ».

 

Tosten Trey

En juillet 2006, le docteur Torsten Trey fonde DAFOH, (Doctors Against Forced Organs Harvesting) à la suite des doutes concernant la provenance de nombreux organes transplantés en Chine. Dans une discussion avec le Dr W.Liu, chirurgien de transplantation du Centre oriental de transplantation de Tianjin, le docteur Torsten entend dire que « deux mille transplantations hépatiques ont eu lieu l'an dernier »[119]. Par la suite, constatant l'absence d'un système de dons d'organe et l'augmentation spectaculaire des transplantations en Chine, et considérant la possibilité d'offrir la transplantation d'un cœur en moins d'une semaine en Chine il soutient que la réalité des transplantations en Chine révèle une organisation inquiétante[120],[121]. . Il souligne qu'après l’interdiction du Falun Gong en 1999 et l’emprisonnement de milliers de membres de ce mouvement, ceux-ci ont « servi comme réservoir vivant mais non consentant de donneurs d’organe »[122]. En 2013, le docteur Torsten Trey, en collaboration avec David Matas, publie le livre State Organs. Transplant abuse in China (Organes d'État. Abus de transplantation en Chine). D'après lui, la pratique de prélèvements forcée d'organe sur les pratiquants de Falun Gong est très plausible, et constitue un crime « extrêmement et exceptionnellement rare et cruel »

 

 

Organismes humanitaires et ONU

]En mars 2007, Manfred Nowak, le rapporteur spécial de l'ONU, demande aux autorités chinoises de répondre sur les différences observées entre le nombre de greffes effectuées et le nombre des sources pouvant être admises. Il ne reçoit pas de réponse convaincante et estime par la suite que la chaîne de preuves documentées par Kilgour et Matas forment un «tableau cohérent provoquant l’inquiétude»[68].

En mai 2008, deux rapporteurs spéciaux des Nations unies ont répété la demande officielle aux autorités chinoises de répondre convenablement aux accusations de prélèvement d'organes concernant des adeptes de Falun Gong[78].

En novembre 2008, le Comité des Nations unies contre la torture soulignait ses inquiétudes face aux allégations et appelait la Chine à «mener immédiatement ou ordonner une enquête indépendante sur les allégations», et à prendre des mesures «pour assurer que les responsables de telles violations soient poursuivis et punis


En janvier 2013, Edward McMillan-Scott se déclare convaincu que des membres du mouvement Falun Gong sont tués afin de recueillir leurs organes[81],[82]. Le 27 janvier 2014, à l'occasion de la journée commémorative de la Shoah, Mc Millan Scott publie un éditorial dans le journal Epoch Times. Il y salue les différentes résolutions adoptée par le Congrès des États-Unis et le Parlement européen, soutenant que ces dernières mettent un terme « au manque de crédibilité concernant le crime génocidaire de sélection et d’assassinat de prisonniers, en particulier les pratiquants de Falun Gong, pour y prélever des parties corporelles ». Mc Millan Scott déclare également tenir « un registre international des tortionnaires et des assassins, afin que des poursuites ultérieures aient lieu sous l'égide de la Cour pénale internationale »[83].

En décembre 2013,dans une conférence contre le trafic d'organes et le tourisme de transplantation tenue à l'Assemblée Nationale Française, la députée UMP Valérie Leboyer a condamné les pratiques de transplantions forcés sur les pratiquants de Falun Gong et a regretté l'évolution des mentalités qui conduisait à la "marchandisation du corps humain

 

 

Résolutions internationales contre les prélèvements forcés d'organe[

Le 19 mai 2010, le Parlement européen a adopté une résolution sur la communication de la Commission intitulée « Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015) » en mentionnant les accusations de Matas et Kilgour : « prend acte du rapport de David Matas et David Kilgour sur l'assassinat des Falun Gong pour leurs organes, et demande à la Commission de présenter au Parlement européen et au Conseil un rapport sur ces allégations et sur d'autres affaires du même ordre. »[92].

En 2010, le Congrès des États-Unis a voté une résolution qui mentionne à l'encontre de telles pratiques, suivi en 2013 d’une résolution spéciale du Parlement européen condamnant les prélèvements forcés d'organes effectués par l'État chinois, touchant en particulier les pratiquants de Falun Gong [93],[94].

Mercredi 5 mars, les membres siègeant à la Commission italienne des droits de l'homme ont reçus David Kilgour et David Matas. À l'écoute de leurs présentations, ils se sont déclarés "consternés", et ont adopté à l'unanimité une résolution invitant le gouvernement italien à demander au régime chinois "la libération immédiate de tous les prisonniers de conscience en Chine, y compris tous les pratiquants de Falun Gong". La résolution apelle également à "collecter les données et informations disponibles à travers le réseau diplomatique, pour définir de façon complète et transparente la situation sur la transplantation d'organe sur le territoire chinois", et envisage de "reconsidérer les programmes de formations à destination des médecins chinois sur les techniques de transplantation d'organes dans les hôpitaux italiens, ainsi que les recherches en collaboration avec la Chine dans le domaine de la transplantation"

 

 

Autres rapports confirmant les allégations


]Ethan Gutmann, chercheur adjoint à la Fondation pour la défense des démocraties et orateur fréquemment invité aux forums du journal The Epoch Times[106], a consigné dans son blogue ses entretiens approfondis avec divers anciens prisonniers des camps travaux forcés et des prisons en Chine, ce qui comprenait des pratiquants de Falun Gong mais aussi des prisonniers non pratiquants. Ethan Gutmann publie également en 2008 China’s Gruesome Organ Harvest, dans The Weekly Standard. Il a d’abord estimé que le nombre de pratiquants tués pour leurs organes pouvait s’avérer atteindre les 120 000, avec une estimation basse de 9 000 et une estimation moyenne de 65 000. Ces estimations ont été révisées à la baisse une fois qu’il a tenu compte des évaluations concernant la population globale des laogai de la Laogai Research Foundation[107],[108],[109]. Il a ensuite, à travers ces entretiens, tenté d'établir le nombre de personnes qui avaient été examinées en tant que candidat sérieux au prélèvement d'organes, pour déterminer la proportion des pratiquants de Falun Gong dans les camps de travaux forcés, la vitesse à laquelle on les soumettait à des examens médicaux exploitables afin de déterminer la santé de leurs organes, le groupe sanguin et le typage tissulaire[110]. En utilisant les résultats des recherches de la Laogai Fondation pour déterminer le nombre de centres de détention en Chine, il a estimé le nombre de pratiquants détenus à un moment donné, et combien avaient été examinés médicalement. Il a conclu que le pourcentage total des pratiquants de Falun Gong testés en garde à vue, ceux sélectionnés pour le prélèvement d'organes, se situait entre 2,5 % et 15 %. Sur la base de ces évaluations, il a obtenu les estimations les plus élevées et les plus basses. Il soulignera que son chiffre moyen est similaire à celui de l’estimation ajustée de Kilgour et Matas (couvrant 2000-2008)[111],[112]. 

Ethan Gutmann affirme par ailleurs que les prélèvements d’organes sur des détenus chinois ont commencé au Xinjiang avec des prisonniers de l’ethnie ouïgour[113].

 

Kirk C. Allison

]Kirk C. Allison, directeur adjoint du programme des droits de l'homme et de la médecine à l'Université du Minnesota, a écrit que le « court laps de temps d'un système qui fonctionne à la demande (comme en Chine) nécessite un grand nombre de donneurs dont la compatibilité du groupe sanguin et du groupe tissulaire HLA sont déterminés d’avance », voilà qui s’avère « cohérent » avec les allégations des pratiquants de Falun Gong annonçant la systématisation des tests de compatibilité des tissus sur les pratiquants détenus[114]. Il a écrit que les contraintes de temps impliquées « ne pouvaient être garanties par des morts aléatoires », et que les médecins qu’il avait interrogés sur la question lui avaient indiqué qu'ils choisissaient des prisonniers vivants pour assurer la qualité et la compatibilité. Il a déclaré que le niveau actuel des preuves requérait qu’une enquête indépendante soit initiée par le Comité des relations internationales du Congrès des États-Unis.

 

Francis Navarro

]En 2006, Francis Navarro, Chef du service de chirurgie hépato-digestive du CHU de Montpellier, est invité par les autorités chinoises à se rendre en Chine pour réaliser une transplantation, et montrer ainsi "le savoir-faire français en matière de médecine hépatique"[115]. Le chirurgien français indique avoir eu des doutes sur la provenance de l'organe, étant donné que des exécutions étaient programmées le jour de son arrivée, et que les autorités chinoises l'avaient assuré de lui fournir un foie complet 48h à l'avance[116]. D'après les données recueillies par la suite par le professeur Navarro, "au moins une douzaine de personnes ont été exécutées à ce moment-là"[117].

Le professeur Navarro dénonce l'existence de trafics souterrains d'organes, permettant leur achat. Un rein peut s'obtenir pour 80.000 USD; il décrit ainsi une "trilogie peine de mort-condamnation-tourisme de transplantation", qui demeure possible par l'entière complicité de l'État chinois et des hôpitaux de l'armée

 

 

From : Wikipedia ,................

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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