Dominique Strauss-Kahn est rentré en France depuis une quinzaine de jours mais il reste silencieux. Certains comme François Hollande, ne verraient pas sa médiatisation d'un bon œil.
DSK lors de son retour en France reste à l'abri des regards dans son appartement de la Place des Vosges à Paris. L'homme ne sort pas et conserve le silence. Un temps annoncé sur le plateau télévisé du 20 heures, la rumeur s'est estompée. Il s'est mis en retrait. Mais jusqu'à quand ? Les primaires socialistes approchent (9 et 16 octobre) et nul ne sait encore s'il prendra position pour l'un ou l'autre des candidats.
Le député de Corrèze traverse une telle période de forme qu'il ne souhaite pas voir un grain de sable enrayer sa belle machine, bien huilée. Hollande trace donc sa route sans se préoccuper de ce que pourrait faire DSK. D'ailleurs, il l'a confirmé dimanche ajoutant « il fera ce qu'il voudra, j'ai toujours fait en sorte de faire mon chemin sans me préoccuper de ce que pouvaient faire les autres et même quand Dominique Strauss-Kahn était considéré comme un candidat probable ». Tout est dit, Dominique Strauss-Kahn n'est pas le bienvenu dans ces instants post-primaires. Reste à savoir si l'ex-ministre des Finances voudra recevoir le message.
Des manifestants Place des Vosges
Environ 250 manifestants se sont réunis sous les fenêtres du domicile de Dominique Strauss-Kahn et de Anne Sinclair. La pluie n'a pas freiné ces féministes rassemblés contre le viol. Révoltés et déterminés, ils ont crié des slogans comme "DSK Sinclair dégage!", "pas de prédateurs ni au gouvernement, ni élus, ni ailleurs", "shame on you" ou encore "consentir n'est pas forcément désirer". Des policiers avaient été dépêchés pour encadrer ce rassemblement qui s'est dispersé aux alentours de 17 heures...
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DSK et la baguette magique : l'expert en redressement des situations de crise ...
DSK serait Ministre de la République ?! Ministre de la Famille pour sa Maitrise ès Erectus ?!
Dans un communiqué, Sébastien Huyghe, député UMP "demande à chacun des candidats à la primaire socialiste de s'exprimer clairement sur l'attitude qu'ils tiendront vis-à-vis de Dominique Strauss-Kahn dans le cadre de leur candidature. S'ils sont désignés candidat du PS à l'élection présidentielle, vont-ils lui réserver un rôle dans le cadre de leur campagne, et en cas de victoire de leur part si ils feront de Dominique Strauss-Kahn un ministre de la République. Les Français sont en droit de connaître l'attitude que sera la leur afin de pouvoir s'exprimer en toute connaissance de cause".
"Le choc des événements de ces dernières semaines l'a amené à se mettre de côté par rapport à la vie politique mais je ne vois pas comment notre pays pourrait se passer de telles compétences", a dit sur LCI Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris et proche de "DSK".
L'ancien ministre de la Culture Jack Lang apporte, depuis le début de l'affaire DSK, un soutien sans faille à Dominique Strauss-Kahn. Dimanche, il s'était félicité du retour de ses "amis" et voisins place des Vosges à Paris. Interrogé sur Europe 1, lundi matin, Jack Lang, qui s'est entretenu au téléphone avec l'ancien président du FMI dimanche, assure que ce dernier "va bien".Alors que ses camarades socialistes prennent de plus en plus de distance avec DSK, et se montrent gênés par son retour, Jack Lang, lui, ne cache pas son enthousiasme. "Depuis quatre mois, je soutiens Dominique avec conviction. Je traverse les villes à pied, j'aime marcher, je vais à Boulogne-sur-Mer, à Paris, ou ailleurs et pas une femme ne m'a reproché quoi que ce soit.""Je voudrais surtout dire : bravo Dominique et Anne pour le courage moral et la force de caractère dont vous avez fait preuve au cours des derniers mois. Le jour venu, Dominique apportera, quand il le voudra, sa grande compétence internationale à la vie publique française et européenne", a certifié Jack Lang.
Pierre Moscovici, député strauss-kahnien, coordinateur de la campagne de François Hollande déclare :" Il s'exprimera devant les Français au moment qu'il choisira. Il le fera, je pense, dans un délai pas trop éloigné". "Je suis convaincu qu'à l'avenir Dominique Strauss-Kahn sera utile à son pays, utile à la gauche et que ses compétences reconnues trouveront à nouveau à s'employer". "Il n'est pas candidat aux primaires."
La question d’un éventuel retour politique de DSK alimente toutes les spéculations. Jean-Christophe Cambadélis, lieutenant de DSK aujourd’hui proche de Martine Aubry veut croire au possible rôle de l’ancien patron du FMI dans la campagne présidentielle : "La France face à cette crise économique aura besoin de son talent et l'épreuve inouïe l'aura mûri", écrit le socialiste dimanche dans un communiqué. Pas vraiment de doute non plus pour Pierre Moscovici : "Je suis convaincu qu'à l'avenir, Dominique Strauss-Kahn sera utile à son pays, utile à la gauche et que ses compétences reconnues trouveront à nouveau à s'employer". De son côté, Jean-Marie Le Guen plaide sans détour pour le retour dans le jeu politique de son ancien mentor : " Nous avons besoin de ses compétences. Il est un des hommes qui comptent en Europe pour sortir ce continent du marasme (...)", a-t-il estimé sur BFM TV.
Interrogé sur les attentes du PS vis-à-vis de Dominique Strauss-Kahn en vue de l'échéance de 2012, Benoît Hamon a répondu qu'il ne souhaitait "rien". "Il fera ce qu'il voudra", a-t-il ajouté."S'il doit parler, c'est bien", a commenté Benoît Hamon au lendemain du retour de DSK en France. "S'il ne parle pas, ça ne changera pas le fait qu'en ce qui nous concerne, nous restons concentrés sur ce qui relève de l'action politique de court et de moyen termes".Le retour de DSK "est pour nous une contingence extérieure", a-t-il ajouté lors de son point presse hebdomadaire. "Mais cela ne change pas notre calendrier", a-t-il précisé, faisant notamment allusion à la primaire prévue les 9 et 16 octobre prochains.Quant aux compétences de l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) dans le contexte actuel de crise, elles ont été jugées "utiles, pas indispensables" par M. Hamon. "Personne n'est indispensable", a souligné le porte-parole du PS.
Anne Mansouret, mère de Tristane Banon qui a porté plainte contre DSK et vice-présidente PS du conseil général de l'Eure, a jugé le retour de l'ancien patron du PMI "indécent" et souhaité qu'il s'explique devant la police dans l'affaire qui concerne sa fille. "Espérons qu'il ne partira pas pour le Maroc pour fuir les interrogatoires de la police" dans l'affaire Tristane Banon, qui a porté plainte contre DSK pour tentative de viol en 2003, a déclaré Mme Mansouret sur BFMTV. "Je suis un peu choquée par le côté médiatique de ce retour. Pour moi, comme tous ceux qui ont fait du droit dans leurs études, tant que M. DSK n'aura pas été jugé il ne sera pas blanchi", a déclaré Mme Mansouret au sujet du volet américain de l'affaire DSK, où subsiste une procédure civile. "Je trouve que ce retour est à proprement parler indécent. Comme Polanski, M. Strauss-Kahn fuit la justice américaine". "La moindre des choses serait qu'il soit disqualifié politiquement. Je n'ose imaginer qu'on lui donne un rôle pendant la campagne : cela serait se tirer une balle dans le pied à gauche", a ajouté Mme Mansouret. "J'ai honte qu'un membre éminent de la formation politique à laquelle j'adhère ait enfreint les valeurs de la gauche", a-t-elle ajouté. "Mme Diallo est une travailleuse qui méritait d'être défendue. Seule Marie-George Buffet a eu le courage politique de défendre Mme Diallo.
Au Grand journal de Canal+, c'est Martine Aubry qui a, pour la première fois, pris ses distances avec DSK, avec lequel elle avait conclu un pacte pour la présidentielle: «Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l’attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-àvis des femmes», avait lâché la candidate à la primaire.
Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste, a déclaré mercredi qu'il attendait de Dominique Strauss-Kahn qu'il fasse des excuses «aux socialistes, au peuple de gauche» et «ensuite qu'il garde le silence». «Puisqu'il a fait des excuses au FMI, il serait bien avisé d'en faire aux socialistes et au peuple de gauche, et ensuite de garder le silence», a-t-il affirmé à l'AFP.
La candidate à la primaire socialiste en vue de la présidentielle de 2012, Ségolène Royal, tout en reconnaissant ses "compétences", s'est montrée plus prudente."Il faut laisser du temps au temps, comme le disait François Mitterrand", a-t-elle dit sur BFM TV en ajoutant : "C'est à lui-même de définir ce qu'il souhaite faire."
Son concurrent François Hollande a abondé dans le même sens, insistant aussi sur la compétence "reconnue" de l'ancien directeur général du FMI et annonçant, sans plus de précision, qu'il comptait utiliser "tous les talents" s'il était élu
From: Francesoir, le Monde,le JDD, ...