Lundi : Bourse de Paris en baisse ... Peu avant 10 heures, le CAC 40 perd 4,56 %. Les valeurs bancaires ont entraîné l'ensemble de l'indice dans leur chute. Le titre de la Société générale dégringole de 10,81 %, celui de BNP Paribas de 11,39 % et celui du Crédit agricole de 11,07 %. Natixis dévisse de 6,57 %.
Mais ce sont toutes les places européennes qui ont démarré la journée dans le rouge à cause des institutions financières. Londres a abandonné de 2,21 %, Francfort 2,39 %, Milan plus de 3 % et Madrid 2,21 %, preuve que la déclaration du G7 vendredi n'a absolument pas rassuré les investisseurs.
La situation de la Grèce est de plus en plus incertaine.
Alors que les inquiétudes concernant l’Italie progressent, le dossier grec angoisse toujours les places financières et fait trembler les banques, très malmenées ces dernières séances en raison de leur exposition aux dettes souveraines.
L’idée d’un défaut de paiement de la Grèce est revenue en force sur les marchés et a même été évoquée directement par le ministre allemand de l’Economie Philipp Rösler, dans un entretien au quotidien Die Welt.
La chancelière allemande Angela Merkel a jugé qu’il fallait «éviter tout processus incontrôlé dans la zone euro», en référence à une faillite de la Grèce telle qu’elle est évoquée avec insistance en Allemagne ces jours-ci.
«La priorité absolue est d’éviter un défaut de paiement incontrôlé, parce que cela ne toucherait pas seulement la Grèce, et parce que le risque que cela nous affecte tous, ou du moins beaucoup d’autres pays, est très élevé», a dit la chancelière dans une interview à la radio Inforadio.
Le ministre allemand de l'Economie Philipp Rösler n'exclut plus une faillite ordonnée de la Grèce pour sauver l'euro, dans un commentaire à paraître lundi dans le quotidien allemand Die Welt. "Pour stabiliser l'euro, il ne doit plus y avoir à court terme d'interdiction de penser à certaines options. Parmi elles, il y a en cas d'urgence l'insolvabilité ordonnée de la Grèce, si on a à disposition les instruments nécessaires", écrit-il, alors qu'Athènes a annoncé dimanche de nouvelles mesures d'économies budgétaires pour 2011. Selon lui, les efforts de mesures d'austérité sont encore insuffisants dans certains pays comme la Grèce. "Le gouvernement grec doit savoir que les aides prévues dépendent de l'engagement de la Grèce à se réformer", ajoute-t-il. Et d'appeler à l'établissement d'un système automatique de sanctions: "En cas d'entorses à la règle, il doit y avoir des conséquences, telles qu'un versement soumis à autorisation des aides issues des fonds structurels de l'UE. En cas d'entorses persistantes, une suppression à court terme du droit de vote au sein du conseil des ministres de l'UE ne doit plus être un tabou". En dernier ressort, une faillite ordonnée de l'Etat doit être possible avec pour objectif de "rétablir la capacité de fonctionner de l'Etat concerné, le cas échéant en limitant de façon temporaire ses droits de souveraineté", ajoute-t-il. Il prône également la participation substantielle des créanciers privés. L'Europe a besoin d'un "code de stabilité que les Etats membres appliqueraient selon leurs règles nationales et leur propre politique économique et financière", a-t-il conclu.
Un responsable du gouvernement a ouvertement évoqué l'hypothèse d'un défaut pur et simple, ce qui risque de menacer les autres pays sous perfusion européenne, l'Irlande et le Portugal, mais aussi l'Espagne et l'Italie. Or les banques européennes, françaises pour la plupart, sont gorgées de titres des pays du sud de l'Europe... La Société générale, particulièrement secouée depuis le début des turbulences boursières, a été obligée d'annoncer lundi matin un plan d'économies avec suppression d'emplois à la clef.
Dans un contexte extrêmement pesant pour le secteur BNP Paribas est attaquée depuis plusieurs jours sur ses capacités de financement et son exposition aux économies européennes en difficultés. En matinée, la mise en ligne d'une tribune signée Nicolas Lecaussin sur le site du 'Wall Street Journal' a mis le feu aux poudres, puisque l'auteur y a écrit, sur la foi des commentaires d'un dirigeant de l'établissement, que la banque française n'avait plus accès aux financements en dollars et qu'elle se tournait vers le marché en euros. "Nous créons un marché en euros, c'est une première... nous espérons que cela fonctionnera, sans quoi la spirale baissière sera un vrai enfer. Nous n'inspirerons plus du tout la confiance et personne ne nous prêtera plus", a expliqué cette source, la semaine dernière, au rédacteur de l'article.
La banque a publié un communiqué dans lequel elle "dément formellement" les propos prêtés à cette source anonyme et confirme que le groupe "se finance tout à fait normalement en dollars, soit directement soit par swaps de change".L'établissement "s'étonne que le Wall Street Journal ait laissé passer, sans aucun contact préalable avec la banque, une tribune fondée sur des sources anonymes et comportant un aussi grand nombre de faits non vérifiés et d'erreurs techniques". Le groupe joint à son communiqué, à l'appui de ses dires, un document résumant ses financements en date du 9 septembre.
Le vrai risque financier pour les établissements français vient d'une éventuelle contagion d'un défaut grec aux autres pays en difficulté. Échaudés par les pertes qu'un tel événement leur ferait supporter, les investisseurs pourraient alors fuir les obligations portugaises, irlandaises et même espagnoles et italiennes. Or la valeur de la dette transalpine inscrite dans les bilans des banques françaises est autrement plus conséquente que celle d'Athènes. Au total BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, et Banque populaire-Caisse d'épargne (BPCE) possèdent 41,1 milliards d'euros de dette italienne, selon les chiffres des stress-tests de l'European Banking Authority. En décembre 2010, la banque de Baudoin Prot risquait à elle seule 24,1 milliards sur la dette souveraine de la péninsule.
L'incertitude sape la confiance des marchés dans le système financier européen tout entier. Les banques elles-mêmes se méfient de leurs concurrentes du vieux continent et refusent de plus en plus de se prêter entre elles, obligeant la banque centrale à les suppléer.
Une recapitalisation en question , les banques hexagonales ont besoin de liquidités ?
La question est donc de savoir si les banques européennes, françaises particulièrement, doivent être recapitalisées pour restaurer la confiance. De nombreux analystes et investisseurs - anglo-saxons notamment - jugent la solution nécessaire. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a semé le trouble en appuyant publiquement cette analyse. Selon une version préliminaire d'un rapport du FMI sur la stabilité financière qui a fuité dans la presse, les banques européennes auraient besoin de trouver 200 milliards d'euros ! Au contraire, les régulateurs européens nient tout besoin de recapitalisation des banques européennes, excepté pour celles - peu nombreuses - qui ont failli cet été à la deuxième vague de stress-tests européens. "Aujourd'hui, les Européens veulent à tout prix éviter d'éventuelles recapitalisations, car ils ne veulent pas être obligés d'aller sur un marché qui serait hyperdéfavorable", décrypte Philippe Dessertine, directeur de l'Institut de haute finance à l'Institut français de gestion .
L'Italie, dont les taux se sont envolés lors d'émissions obligataires, a démenti les informations de presse selon lesquelles elle aurait demandé à la Chine d'investir dans sa dette. Mais les marchés veulent croire à cette solution. ( Aides des Brics )
Bộ trưởng Tài chính của Ý Giulio Tremonti đã hội đàm với các quan chức của Trung Quốc, đứng đầu là ông Lou Jiwei, chủ tịch tập đoàn đầu tư Trung Quốc (CIC) nhằm thuyết phục Bắc Kinh mua một lượng lớn trái phiếu chính phủ và đầu tư vào các công ty chiến lược của Ý.
Với 1.900 tỉ euro (khoảng 2.600 tỉ USD) nợ công, nhiều hơn con số nợ của Tây Ban Nha, Hy lạp, Ireland và Bồ Đào Nha cộng lại, các nhà phân tích xem Ý là con nợ quá lớn cho công cuộc giải cứu của các nước trong khu vực đồng euro. Các nhà đầu tư đã bắt đầu đặt ra câu hỏi liệu Ý sẽ có thể thanh toán các khoản nợ dài hạn không hay lại đẩy các khoản vay nước ngoài lên mức cao kỷ lục.Ông Ngô Tiểu Linh, cựu phó thống đốc Ngân hàng nhân dân Trung Quốc nói với hãng tin Reuters sáng 13.9, rằng các nhà đầu tư hoảng loạn vì cuộc khủng hoảng nợ công châu Âu là không cần thiết, Trung Quốc sẵn sàng làm việc với các đối tác để vực dậy lòng tin của thị trường. CIC được thành lập từ năm 2007, với vốn hóa ban đầu là 200 tỉ USD, cho đến cuối năm 2010, con số này đã lên đến 410 tỉ USD. Chính quyền Rome mong đợi rất nhiều vào việc CIC sẽ đầu tư vào các quỹ chiến lược mà Ý đã lập ra để huy động vốn.
Samedi, Christine Lagarde avait pourtant mis en sourdine ses déclarations selon lesquelles les banques européennes avaient besoin d'être recapitalisées. Mais elle avait aussi réaffirmé que des différences d'analyses sur la situation des banques européennes pourraient persister entre les services du FMI et ses partenaires européens. Le rapport sur la stabilité financière de l'institution internationale, qui devrait être publié fin septembre, est très attendu. Une version préliminaire, qui a fuité dans la presse, fait état d'un besoin de capitalisation de 200 milliards d'euros pour les banques européennes...
La démission-surprise du chef économiste allemand de la BCE, Jürgen Stark, officiellement pour raisons personnelles, contribue sans doute au mouvement de défiance. L'homme est connu pour son opposition farouche au programme de rachat d'obligations espagnoles et italiennes, pourtant indispensable pour éviter une explosion du coût de leur dette. La défiance envers les banques françaises est aussi attisée par la menace d'une dégradation de leur note par l'agence de notation Moody's, qui doit en achever l'examen mi-septembre.
Le FMI s'inquiète particulièrement du risque de contagion à l'Italie. Avec ses 1 900 milliards d'euros de dettes (120 % du PIB), Rome reste "très sensible à la hausse de ses coûts de financements", préviennent les experts du FMI. La chute de la péninsule entraînerait un éclatement de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière étant trop limité pour venir à son secours.
From : lePoint , Boursier ,Jdd, Rue 89...