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Alors qu'il est actuellement jugé pour 'injures raciales', Jean-Paul Guerlain aurait à nouveau proféré des propos à caractère raciste. Selon France Info, l'ancien parfumeur, arrivé en retard à la gare du Nord et se voyant refuser l'accès au train, s'en est pris à trois agents Eurostar le 24 février venus l'aider à se déplacer en fauteuil roulant.

 

Deux de ces agents sont noirs, et la troisième a des origines asiatiques. Tous les trois affirment que le parfumeur leur a dit, très énervé : 'La France est un pays de merde, c'est une boîte de merde et en plus on n'est servi que par des immigrés.'

Choqués, les agents ont prévenu leur hiérarchie et porté plainte. L'affaire est entre les mains du parquet de Paris.

 

 

 

Banalisation du racisme ... l'Autre sera le Bouc-émissaire des Incapacités de la Classe dirigeante à gouverner et à redresser le Pays . 

 

 

 

 

 

Comment vivent les immigrés et étrangers en France ? Sont-ils vraiment à égalité avec les autres citoyens ? Quelle est la part des discriminations auxquelles ils sont confrontés et la part des inégalités sociales ?L’Observatoire des inégalités publie un document qui tente de répondre aux questions clés sur le sujet. Il propose une synthèse des derniers éléments et chiffres connus.

 

"La France est un bien étrange pays. Tout en durcissant les conditions d’entrée et de séjour dans l’Hexagone, notre pays met de plus en plus en avant les discriminations dont sont victimes certaines minorités d’origine étrangère. Non sans hypocrisie, la France souhaite trier les « bons » immigrés, ceux qui sont diplômés et qui viennent travailler sans leur famille, des « mauvais », ceux qui rejoignent leur conjoint en France .

 

La distinction Français-étrangers, que nous utilisons par souci de simplification est très imparfaite. Elle ne colle pas toujours avec la réalité. Parmi les étrangers, tous ne subissent pas le même degré de discrimination, selon l’origine, le patronyme ou la couleur de la peau. A l’inverse, une partie de la population vivant en France, originaire d’Afrique ou d'ailleurs (ayant acquis parfois de longue date la nationalité française) ou des Antilles, par exemple, n’a rien d’étrangère mais connaît le même type de situation.

 

Par étranger, il faut entendre l’« Autre », car il s’agit plus de perception que d’une réalité.

Il n’est pas facile de démêler l’écheveau des inégalités dont sont victimes les étrangers ou les minorités visibles. Deux facteurs se cumulent. Tout d’abord des discriminations strictes, au faciès ou au patronyme, dans l’emploi, le logement, la vie de tous les jours... Le développement des enquêtes de testing et quelques travaux statistiques ponctuels montrent désormais clairement l’existence de discriminations. Toutefois, l’état des discriminations reste difficile à quantifier et il est très difficile d’en connaître l’évolution .

 

Mais ces populations doivent surmonter un handicap encore plus lourd qui frappe l’ensemble des couches défavorisées : leur situation sociale. La lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité sont des bonnes choses, sauf si elles servent à éviter de réfléchir davantage et de remettre en cause des privilèges plus profonds dont disposent les milieux favorisés. La position sociale, le niveau de vie des étrangers qui vivent en France sont en premier lieu déterminés par des niveaux de qualification moindre. A l’école par exemple, les enfants d’origine immigrée réussissent aussi bien que les autres, à origine sociale équivalente. Ce sont d’abord leurs revenus inférieurs et des statuts plus précaires qui les empêchent d’accéder à un logement convenable.

 

 

 

L'ONU condamne la France ... "Je ne comprends pas ce que c'est qu'un Français d'origine étrangère "

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU s’est élevé contre les récentes mesures politiques françaises en matière de sécurité, dénonçant une discrimination notoire et une incitation à la haine.

Ce n’est plus la France qui stigmatise, c’est l’ONU qui condamne. Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (Cerd) des Nation unies a dénoncé jeudi la politique française à l’égard des étrangers, jugée discriminante. Composé de dix-huit experts élus par les Etats parties, le Cerd est chargé de surveiller la mise en œuvre de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale par les 173 pays signataires. Chaque année, le Comité se réunit à Genève pour deux sessions de trois semines –l’une en mars, l’autre en août- afin d’étudier les rapports rendus par les pays membres et de juger leur conformité. C’est en examinant le cas français que le Cerd s’est alarmé: outre le projet de visa pour les sans domiciles fixes, ce sont les récentes déclarations du président de la République au sujet de la déchéance de la nationalité pour les personnes d’origine étrangère qui scandalisent.

«Je ne comprends pas ce que c'est qu'un Français d'origine étrangère», a fustigé le représentant turc du comité, Gun Kut.

Les experts se sont interrogés sur la nécessité des carnets de circulation pour les Roms dans un pays où la liberté de circulation est garantie, dixit le compte-rendu de la réunion communiqué au Quai d’Orsay. Si un membre de l’organisation regrette que «la politique sécuritaire de la France [soit] marquée par la stigmatisation de l'immigration comme cause de tous les maux», son rapporteur estime que la France doit «faire vivre les rêves de liberté, d'égalité et de fraternité.»

 

 

ONU : un racisme « pernicieux » perdure en France

Une émissaire de l’ONU, après avoir observé que les jeunes d’origine immigrée « se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l’identité nationale française », déplore l’« ambiguïté » du discours politique.
De retour d’une mission de 10 jours en France, l’émissaire de l’ONU Gay MacDougall a déclaré, vendredi 28 septembre, qu’un racisme « pernicieux » perdure en France, où des minorités sont reléguées dans des « ghettos » sans espoir de promotion sociale. Regrettant l’« ambiguïté » du discours politique à cet égard, Gay McDougall s’est « rendue compte que le racisme était un sentiment pernicieux dans la société » française. « Des personnes qui ont beaucoup travaillé, qui ont respecté toutes les règles du jeu et qui croient sincèrement aux principes de la République française se retrouvent piégées dans des ghettos urbains où le taux de chômage dans certains cas peut dépasser les 40% », a affirmé lors d’une conférence de presse l’experte américaine, qui s’est rendue notamment dans des banlieues défavorisées de Paris, Marseille et Strasbourg.

 

 

 

Concept de minorité

Les jeunes d’origine immigrée « se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l’identité nationale française qui ne leur convient pas », a-t-elle ajouté. Gay McDougall a noté des « pas en avant très importants » dans un pays qui « rejette historiquement le concept même de minorité parce que contraire aux principes de la République », 

 

Par ailleurs, Gay McDougall a regretté « l’ambiguïté » de certaines mesures et déclarations des responsables politiques français sur l’immigration, citant notamment le débat sur l’introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial et la mise en avant systématique de la notion d’« identité nationale ». « La France est en train d’engager un virage, la voie ne sera pas la bonne.

 

 

From : le Monde ,l’Observatoire des inégalités ,Conseil économique et social , Paris-Match, ldhtoulon,...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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