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Guaino ( émission Bourdin ? BFM ) : " Jean Sarkozy travaille beaucoup plus que la majorité des hommes politiques " !

Ce qui  veut dire que la plupart  des hommes et des femmes politiques français sont - ils des incapables pour mener à bien les affaires de la France ? La France est -elle à court d'hommes et de femmes de talent ?  
" Heureusement " , Jean Sarkozy est là .

Saluant la création des lycées en 1802, signifiant "la fin des privilèges de la naissance", Nicolas Sarkozy n'avait pas hésité  à lancer indécemment dans son discours sur la réforme du lycée : "Désormais, ce qui compte en France, pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur  ". C'est peut-être le cas de J.Sarkozy !?
Mais ......
Voici la réponse ironique et froide des collégiens , des lycéens et des étudiants de tout bord (  à gauche au centre ou à droite )  à Mr le Président de la République :  " Qu'il garde cette réforme pour lui et pour son fils ! ", " c'est  vraiment indécent et provocant de prendre les français pour des idiots , pour des veaux ! "



La presse étrangère raille "Sarko junior" et la "république bananière française"
From : le Monde , le Point .....

La probable élection du fils de Nicolas Sarkozy à la tête de l'EPAD ne laisse pas indifférent au-delà des frontières françaises. Et les plumes des journalistes étrangers sont parfois plus qu'acerbes. Les plus féroces sont sans aucun doute les médias britanniques. Si la BBC relate l'épisode avec une certaine retenue, évoquant simplement les critiques émises par le communiste Patrick Jarry et la socialiste Michèle Delaunay, le quotidien The Guardian n'hésite pas à évoquer "un nouveau cas de népotisme" et laisse entendre que Jean Sarkozy a bel et bien bénéficié d'un traitement de faveur. Il évoque la "dynastie" Sarkozy et dénonce la main-mise du "clan" Sarkozy sur La Défense et les Hauts-de-Seine en général.


Le Net s'enflamme
Depuis vendredi soir, le conseiller général des Hauts-de-Seine est devenu le premier sujet de conversation des utilisateurs français de Twitter, qui utilisent le hashtag jeansarkozypartout.

Les plus décapants sont recensés sur le site www.jeansarkozypartout.com, créé sur le modèle graphique d'une version du site du mouvement de Ségolène Royal, Désirs d'avenir, qui avait lui-même suscité beaucoup de parodies sur Internet. Le "tweet" le plus plébiscité est l'œuvre du conseiller municipal Vert à la mairie de Paris, Denis Baupin: "Il y a trois pays où on hérite du pouvoir de père en fils : Gabon, Corée du Nord et Hauts-de-Seine".

Des blogueurs ont déterré une vidéo de campagne de Nicolas Sarkozy où le chef de l'Etat demande "que les nominations soient irréprochables".

Pendant ce temps, dans l'opposition, la fronde s'organise. Une pétition lancée sur Internet par Christophe Grébert (conseiller municipal MoDem de Puteaux) au nom des "habitants de La Défense inquiets" a recueilli, mardi, à la mi-journée, plus de 43.000 signatures : "Présider un tel établissement demande compétence et expérience, mentionne le texte de la pétition. Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études de droit et à faire quelques stages en entreprise... avant, peut-être un jour, qui sait, de repostuler à ce poste autrefois occupé par votre père."

Le Times de Londres est à peine moins tendre. Le quotidien britannique évoque "l'embarras" au sein de la classe politique dirigeante et les réactions mitigées de nombreux membres de l'opposition mais aussi de l'UMP. Pis, le journaliste rappelle que contrairement à son père qui "s'est frayé son propre chemin en se présentant aux élections locales", Jean Sarkozy a quant à lui très largement bénéficié du réseau du président pour asseoir sa position dans les instances des Hauts-de-Seine. L'auteur enfonce un peu plus le clou en tançant le look de "golden boy" du jeune héritier.


L'affaire est reprise sur le blog de Charles Bremner, correspondant du Times à Paris, qui fustige la "république bananière" en voie d'instauration en France. Bremner ne mâche pas ses mots : il lie dans un seul billet l'affaire Clearstream, le scandale autour du livre de Frédéric Mitterrand, La Mauvaise Vie, et la nomination  de "Sarko Junior" à un poste-clé de "Sarkoland". Il en profite pour préciser au passage que le jeune homme de 23 ans redouble actuellement sa deuxième année de droit. Moins virulent, The Independent mentionne rapidement la nomination du fils du président de la République au détour d'un article sur la controverse autour des écrits de Frédéric Mitterrand.

En Europe, le quotidien italien Corriere della Sera consacre un papier particulièrement acerbe à l'ascension de "Sarkozy II". Le journaliste rappelle que l'EPAD est un tremplin pour accéder à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine. Il n'hésite pas à qualifier la France de "république monarchique" et à évoquer "la succession du trône". Selon lui, une candidature de Jean Sarkozy à la présidentielle de 2017 n'est pas exclue.

Le quotidien roumain Cotidianul s'est emparé de l'affaire tout en gardant un ton plutôt mesuré, là aussi à l'occasion d'un article sur l'affaire Frédéric Mitterrand. L'hebdomadaire flamand Knack parle lui aussi de népotisme et fustige un poste obtenu uniquement grâce à "papa". L'affaire fait même jaser jusqu'en Asie : le quotiden Express India et le site d'actualité indonésien Surya rapportent la polémique et dénoncent le népotisme français.


La nouvelle fait sourire la Chine





Jean Sarkozy : La grogne des élus de l'UMP
From : Le Sud ouest , le Jdd , Le Figaro ...

A seulement 23 ans, Jean Sarkozy pourrait être élu président de l'Epad, le 4 décembre, en remplacement de M. Devedjian. La probable nomination de Jean Sarkozy, fils du chef de l'État, à la tête de l'Epad (Établissement public de la Défense) fait les choux gras de la presse étrangère et des internautes .Elle embarrasse aussi l'UMP. Pourtant, personne, lors de la réunion hebdomadaire des dirigeants du parti majoritaire à l'Élysée, n'a osé aborder le sujet en présence du président. Il est rare qu'une critique s'exprime en sa présence ; il est aussi impensable qu'une réserve puisse s'exprimer à propos de sa progéniture.



Certains, gênés aux entournures, veulent voir le bon côté des choses : « Une polémique chasse l'autre ; mieux vaut celle-ci que l'affaire Mitterrand », confie même un haut responsable de l'UMP. Les deux pourraient pourtant se retrouver au menu de la réunion du groupe parlementaire de l'UMP ce matin. Voilà qui ne dissipera pas la morosité ambiante. Taxe carbone, fin des tests ADN pour les candidats à l'immigration, RSA jeunes et maintenant polémique sur les écrits de Frédéric Mitterrand : les sujets de grogne ne manquent pas chez les parlementaires. « Je l'avais dit qu'on aurait des

ennuis avec ce gars-là », grommelait ce week-end un député de Bourgogne. « En province ou chez les plus de 65 ans, le choc est garanti », renchérit un sénateur de Poitou-Charentes.



Un sujet de friction en plus, un motif supplémentaire de décalage entre Nicolas Sarkozy et sa base parlementaire, qui ne digère ni l'ouverture ni la manière dont elle est traitée par l'Élysée. Quelques mauvaises langues remarquent que les ennuis ou les sujets de conflit récents sont venus des ministres issus de la gauche : le refus d'Éric Besson de signer les décrets sur les tests ADN, les dépenses engagées par Martin Hirsch, le livre écrit (il y a cinq ans) par Frédéric Mitterrand... Un Mitterrand que continue de défendre Nicolas Sarkozy : « J'avais lu son livre à sa sortie, je l'ai relu avant de le nommer ministre, et je continue à dire que je l'ai trouvé émouvant, confiait-il hier matin aux dirigeants UMP. Il ne faut pas confondre confession et prosélytisme. »

Position ambiguë

Il y a fort à parier que la polémique, aussi embarrassante pour la droite que pour la gauche, ne sortira plus des cénacles restreints ou des conversations privées. « L'affaire Mitterrand est terminée », concluait (un peu vite ?) Xavier Bertrand, dans les colonnes du « Parisien » d'hier. Mais elle devrait entretenir la morosité ambiante au groupe UMP, tout comme le parachutage fulgurant de Jean Sarkozy. Tout comme la réforme de la taxe professionnelle qui a déjà suscité l'ire d'Alain Juppé et que certains sénateurs refusent de voter.

« La majorité sous Sarkozy est moins bien traitée qu'avant. Le président en est devenu le chef à la place du Premier ministre, décrypte un hiérarque de l'UMP. Il reçoit les députés ou les sénateurs tous les deux ou trois mois, et entre les deux rendez-vous, il y a du flottement. Les ministres sont devenus très prudents : tout est décidé par le cabinet de l'Élysée. » Une situation qui énerve les députés, furieux de voir les conseillers de Sarkozy s'exprimer à tout bout de champs. « Ils n'ont aucune légitimité », grogne un élu.

À mi-chemin de son mandat, Nicolas Sarkozy se retrouve dans une position ambiguë. Il est absolument sans rival à droite ; mais il se retrouve aussi sans véritables relais dans sa propre majorité.


Une polémique qui gêne de plus en plus les élus de la majorité. Après l’affaire Mitterrand, elle craint que cette nouvelle controverse et ces accusations de népotisme choquent les électeurs de droite et se transforme en vote sanction lors des régionales.

La grogne commence à monter sur le terrain. En témoigne cette scène en réunion hebdomadaire du groupe UMP mardi à l'Assemblée, où quelques élus de "base" ont commencé à prendre la parole. Le député Pierre Cardo s'est inquiété des répercussions de cette affaire sur la législative partielle dans les 12e circonscription des Yvelines. "Au premier tour, on a déjà eu des attaques sur la taxe carbone et sur les affaires de quelques membres du gouvernement. Et maintenant, pour le second, on a l'affaire de l'Epad..." Et d'ajouter: "On entend en circonscription des parents dont les enfants ne trouvent pas de stages…". Des déclarations applaudies et qui ont eu un effet libérateur, puisqu'un autre, René Couanau, député des l'Ile-et-Vilaine, lâche: "Il y un problème de ressources humaines dans les Hauts-de-Seine!" Pas sûr que cette sortie fasse autant rire à l'Elysée et dans le 92.

La politique, ce n'est pas uniquement se retrancher derrière le droit pour affirmer qu'on a le droit, mais c'est aussi essayer de penser un peu aux autres en se disant 'Comment vont-ils interpréter ce que je fais, je dois être exemplaire'. Si la légitimité n'a pas à être contestée, il me semble que pour le moins il y a une maladresse et je ne suis pas le seul à le penser", a-t-il ajouté.

 


Pierre Cardo, Maire UMP de Chanteloup-les-Vignes, 14 10 2009
par FranceInfo
Pierre Cardo n'est pas une voix isolée. Hervé Mariton et Lionnel Luca sont aussi montés au créneau pour expliquer que leur collègue n'avait fait
qu'exprimer le point de vue de nombreux autres députés de la majorité
Dans les couloirs, les députés UMP hésitaient entre gêne et agacement. "La candidature de Jean Sarkozy à l'Epad est inopportune. La politique,
c'est aussi l'art de la finesse !", a déclaré Jacques Myard (Yvelines).


L’Elysée organise la riposte
From : Nathalie Schuck , le Parisien

 

Silence radio ! De la polémique sur son fils Jean, Nicolas Sarkozy ne veut pas dire un mot en public. « Il ne va pas tomber dans ce piège. A travers son fils, c’est lui qu’on veut atteindre ! » décrypte un proche du président. Devant les dirigeants UMP hier matin, Sarkozy père est donc resté muet sur les soucis de son cadet. Tout juste a-t-il eu cette phrase, sur un tout autre sujet, qui reflète bien sa pensée dans cette affaire : « Je ne suis pas l’homme d’un clan, je ne privilégierai jamais un ami. Ce sont ceux qui bossent qui l’emportent ! » A l’Elysée aussi, on se refuse à tout commentaire officiel.

C’est pourtant bien du palais que la contre-attaque s’est organisée en sous-main. Le secrétaire général Claude Guéant lui-même veille au grain. « Pour l’Epad, c’est une élection, ce n’est donc pas du népotisme.
Jean n’est pas moins légitime qu’un autre », proteste un autre conseiller du président. « Jean s’est fait tout seul. Pour lui, c’est un handicap de s’appeler Sarkozy ! Héritier, traître, putschiste, il a tout eu ! » renchérit un visiteur du soir de l’Elysée. Quant aux cadres de l’UMP, ils ont visiblement reçu des consignes en haut lieu pour défendre celui qu’on surnomme parfois le Dauphin.

« Je ne suis pas un héritier . Ce n’est pas la famille royale ! »



Pour Nicolas Sarkozy, qui promettait en 2007 une « démocratie irréprochable » fondée sur le « mérite », ce tollé tombe mal. Dans son entourage, on jure que jamais il n’a favorisé la carrière politique de son fils. Il se contente, dit-on, de lui donner des conseils le dimanche en famille à l’Elysée. « Parfois, le président est même étonné : quand Jean s’est présenté à la présidence du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, il ne s’y attendait pas ! » confie un proche de Sarkozy père et fils. « Jean parle à son père quand c’est important », confirme Isabelle Balkany, sa marraine

politique. « Je ne veux pas gêner mon père », dit souvent Jean. Ainsi, quand un ténor de l’UMP a suggéré de le bombarder secrétaire général adjoint de l’UMP, sans doute pour plaire au président, le jeune homme a refusé, flairant le danger.
Jean est aussi couvé par le premier cercle sarkozyste, dont le conseiller à l’Elysée Pierre Charon et son parrain, Brice Hortefeux, « l’ami de trente-trois ans » du président. De son fils, qui marche sur ses traces, Nicolas Sarkozy est pourtant « très fier », lui qui fut conseiller municipal de Neuilly à 22 ans et maire à 28 ans. « Il me bluffe », dit-il en privé. « Ce qu’il fait pour les Hauts-de-Seine est formidable », se pâmait-il en juin devant des militants UMP.

Aussi certains s’étonnent-ils mezzo vocce qu’il n’ait pas dissuadé son fils de se lancer dans l’aventure risquée de la présidence de l’Epad. « Pourquoi l’en empêcherait-il ? Son combat est juste ! » proteste un sarkozyste.
Il y a peu, Jean Sarkozy ne disait pas autre chose en petit comité : « Je ne suis pas un héritier. Je ne suis pas le Petit Prince. Ce n’est pas la famille royale ! »



Quels enjeux pourJean Sarkozy à la tête de l'Epad?
L'Expansion.com -  12/10/2009

La Défense (92) est le plus important quartier d'affaires d'Europe.
 
Le fils du chef de l'Etat crée la polémique en posant sa candidature à la tête de l'Epad. Depuis 50 ans, cet organisme a pour rôle d'aménager et d'urbaniser les 160 hectares du quartier d'affaires de la Défense. 450.000 m2 de bureaux et 7 tours doivent sortir de terre d'ici 2015.

En briguant le poste de Président du Conseil d'Administration de l'Epad, l'établissement chargé d'aménager ce territoire, Jean Sarkozy suscite de nombreuses réactions. Agé de 23 ans et étudiant en deuxième année de droit, le fils du chef de l'Etat postule à une fonction à responsabilité élevée.

En effet, le Président de l'Epad a pour mission d'animer le conseil d'administration de l'organisme, lui-même en charge de valider le budget, les opérations d'aménagement et l'ensemble des transactions. Jean Sarkozy se retrouverait donc propulsé à la tête d'un établissement employant 72 salariés et doté d'un budget de 115 millions d'euros. Par ailleurs, l'Epad est lui-même au centre de l'attention. L'établissement doit d'une part fusionner avec l'Epasa. D'autre part, l'Epad est en charge de mettre en oeuvre le plan de renouveau lancé par Nicolas Sarkozy en 2006.


Le plan de renouveau
Lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président de l'Epad, le "plan de renouveau" de La Défense prévoit la construction d'ici 2015 de 450.000 m2 de bureaux supplémentaires, dont 150 000 issus de démolitions-reconstructions et 1400 logements nouveaux. Le plan de renouveau comprend aussi la construction de sept nouvelles tours et la reconstruction de cinq autres.

L'ambition du Président de la République : concurrencer la city londonienne et faisant de la défense, une place financière digne de ce nom. Pour cela Nicolas Sarkozy table aussi sur un développement ferroviaire du quartier d'affaires, notamment en prolongeant la ligne E du RER, EOLE, et en raccordant La Défense aux aéroports internationaux de Roissy-CDG et d'Orly.

Cependant en mars dernier, le directeur général de l'Epad, Philippe Chaix, avait annoncé qu'avec la crise financière, « le plan de renouveau (devait) être rééchelonné dans le temps », estimant aussi que « seuls (pouvaient) être considérés comme certains les programmes dont le chantier a démarré ». Le plan de renouveau a donc pris beaucoup de retard sur son calendrier. A titre d'exemple, l'emblématique tour Signal (301 mètres) de l'architecte

Jean Nouvel prévue pour fin 2013 n'a toujours pas trouvé les financements nécessaires. 

La fusion Epad-Epasa
L'acte de candidature de Jean Sarkozy intervient alors que des décrets sont actuellement à l'étude pour fusionner les établissements public d'aménagement de la Défense (Epad) et de Seine-Arche (Epasa). Les deux organismes ont pour mission d'aménager et d'urbaniser les 160 hectares du quartier d'affaires pour le premier, et les 320 hectares de la ville de Nanterre. En cas de fusion, Nanterre pourrait perdre le contrôle d'une part de son territoire en partie à cause de l'extension du périmètre de la défense, sur le territoire de Nanterre.Ce nouvel organisme concernerait un peu plus

de 500 hectares et se nommera « Epaseda ».

Ce projet ne fait cependant pas l'unanimité. Le conseil régional d'Ile-de-France, à majorité de gauche, s'est opposé jeudi soir à une très large majorité au projet de décret imposant la fusion. Le conseil régional "refuse que le développement de l'offre de bureaux sur Nanterre n'ait pour objet que de sauver l'EPAD de la banqueroute, aux dépens de la qualité de vie des Franciliens". 
 

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