Des manifestants à Bordeaux accompagnés d'enfants installés dans des poussettes, ont hué samedi matin à Bordeaux Frédéric Mitterrand, demandant sa démission..Les manifestants portaient des pancartes avec l'inscription "touche pas nos enfants" et criaient "Mitterrand démission". ( Frédéric Mitterrand est arrivé vendredi à Bordeaux où il a participé à l'inauguration d'Evento, la première biénnale d'Art contemporain de la capitale girondine.)
Les réactions thailandaises .... dénonçant l'image dégradante de leur pays
Et des ïles de la Réunion
Après ses écrits sur le tourisme sexuel, on découvre que, lorsqu'il était directeur de la Villa Médicis, il s'est fendu d'un témoignage de moralité plus une promesse d'embauche à l'Académie de France à Rome… pour deux mineurs poursuivis pour le viol d'une jeune fille de 16 ans.
La une du Quotidien de la Réunion du 9 octobre 2009.
Décidément, ce n'est pas une bonne semaine pour Frédéric Mitterrand. L'affaire a fait la une du Quotidien de la Réunion de ce jour : Frédéric Mitterrand a effectué, en mars dernier, un témoignage de moralité pour défendre deux mineurs, dont son filleul, fils d'un couple d'amis, dans une affaire de viol collectif. La victime, une jeune fille de 16 ans, a été violée par plusieurs jeunes sous la menace d'un couteau. Une affaire qui a déjà été jugée mais qui revient en appel à la fin du mois d'octobre.
Certes, Frédéric Mitterrand n'est évidemment pour rien dans le crime commis par ces deux garçons. Mais il vient au secours de ces deux mineurs violeurs en écrivant son témoignage sur du papier à entête de la Villa Médicis — où il officiait — alors qu'il n'agit là qu'en tant que personne privée.
En outre, dans son témoignage écrit, le ministre, qui ne l'était pas à ce moment-là, engage l'organisme dont il avait la charge - la Villa Médicis - dans un soutien aux deux jeunes criminels puisqu'il propose de leur organiser des stages sur mesure en vue de faciliter leur réinsertion : « En tant que directeur de l'Académie de France à Rome, je m'engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion. »
Dans le même texte, il précise : « Je dispose d'un certain nombre de contrats qui pourraient être mis à profit. » Là encore, l'usage de la première personne est peu approprié et traduit une conception très particulière des usages républicains : est-ce la vocation de la Villa Médicis que d'aider à la réinsertion de mineurs violeurs de l'Ile de la Réunion ? En l'occurrence le fonctionnaire Mitterrand utilise à son profit personnel la responsabilité que
l'Etat lui a confiée. Le correspondant à Paris du Quotidien de la Réunion a tenté - vainement - de faire réagir le Ministère de la Culture sur le sujet.
From : Marianne
Frédéric Mitterrand trouve "dégueulasse" cette seconde attaque
Par Emmanuel Berretta Le Point
Décidément, le navire de la rue de Valois tangue ! Après avoir réfuté les accusations de pédophilie, Frédéric Mitterrand est aux prises, depuis vendredi matin, avec une seconde affaire. C'est en lisant Le Quotidien de La Réunion que le ministre de la Culture découvre un fac-similé de l'un de ses courriers, datant du 18 mars dernier, époque où il dirigeait la Villa Médicis, mandaté par l'Élysée. Dans cette lettre manuscrite, à en-tête de la Villa Médicis, bien que "très conscient de la gravité des faits qui leur sont reprochés", il se porte témoin de moralité pour deux mineurs condamnés
en première instance à 8 ans de prison pour avoir participé à un viol collectif sur une jeune fille de 16 ans, sous la menace d'un couteau.
"Je suis indigné qu'on vienne me chercher sur cette affaire. Je le répète : c'est dégueulasse !, lance-t-il samedi 9 octobre dans les colonnes du Journal du Dimanche . "N'avez-vous jamais aidé quelqu'un dans votre vie ?" Frédéric affirme porter secours au fils de son ancienne maquilleuse de France 2 dont il a accepté d'être le parrain. Aussi, dans son courrier adressé au président du tribunal de la Réunion, l'ancien directeur de la Villa Médicis propose au président du tribunal de la Réunion d'aider à la réinsertion de son filleul et son complice : "En tant que directeur de l'Académie
de France à Rome, je m'engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion qui pourrait être prise en considération tant à Paris qu'à Rome dans l'établissement public que je dirige et sous la forme de stage de formation." Puis, il précise : "Je dispose d'un certain nombre de contacts qui pourraient être mis à profit."
Pas de réaction de l'Élysée
Contacté par lepoint.fr vendredi en fin d'après-midi, le cabinet du ministre conçoit que Frédéric Mitterrand a agi, ici, avec une certaine légèreté, n'écoutant que son "bon coeur". N'empêche, la lettre crée un certain malaise. Frédéric Mitterrand, directeur de la Villa Médicis, projette ici d'utiliser les moyens de l'État pour se porter au secours de deux violeurs condamnés. Le cabinet du ministre tente d'expliquer qu'il n'y aurait eu "aucune dépense de l'argent du contribuable car "les stages n'auraient pas été rémunérés".
Deux polémiques en une semaine pour un seul ministre, cela pourrait faire beaucoup. "Je ne suis pas parano, répond-il. Il ne s'agit pas de complot mais si je m'appelais Tartempion, je ne subirais pas les mêmes indignités." Contacté par lepoint.fr vendredi, vers 19 h 15, l'Élysée, pris de court, découvrait l'histoire.
Il y a tout de même quelqu'un qui le soutient !
French Culture Minister Frederic Mitterrand was in the spotlight Saturday for standing as character reference for two rapists after a row over his admission of paying "boys" for sex.
Mitterrand, an urbane television personality and a nephew of former Socialist president Francois Mitterrand adopted a pugnacious tone and threatened legal action over what he said was a "new orchestrated campaign of insensitive calumny."
The minister "will launch legal action against those who are complicit in the latest ignominy he has suffered," a statement read out at a news conference in the southwestern town of Bordeaux quoted Mitterrand as saying.
The latest scandal emerged just after Mitterrand managed to retain his job following a fresh furore over his 2005 autobiographical novel "La Mauvaise Vie" (The Bad Life) in which the hero describes paying Asian boys for sex.
Mitterrand had angrily denied having ever engaged in paedophile acts or condoning sex tourism.
"I absolutely condemn sexual tourism (and) I condemn paedophilia in which I have never in any way participated, and all the people who accuse me of that type of thing should be ashamed," the 62 year old told TF1 television.
The latest controversy emerged after a French newspaper said Mitterrand had testified to the "good character" of two youths in the French overseas territory of La Reunion charged with the gang rape of a 16-year-old girl.
The minister on Saturday said he was godfather to one of the youths, whose mother is a former make-up artist, and underlined that his letter attesting to their good moral character was a "gesture of compassion and generosity" to a "modest" family in "great distress."
He underlined that he had met one of the youths "three times in (my) life."
"Is it not a shame that this letter has found its way in all the Internet networks?" he said, calling it an "ignominy," a "shame," and "manipulation."
Le Quotidien de la Reunion newspaper on Friday published a letter that Mitterrand, who was then director of the Villa Medici, the French Academy in Rome, had written to the court.
The three youths were charged with rape and sentenced to between eight and 15 years in prison.
Said Larifou, one of the lawyers for the boys' families, told AFP he was filing a suit against the leaking of the letter, saying it "should never have appeared in the public domain."
The controversy over Mitterrand's book erupted this week after his staunch defence of fugitive film-maker Roman Polanski, arrested in Switzerland on a US warrant on child sex charges.
From : Afp
CNN
http://edition.cnn.com/video/data/2.0/video/world/2009/10/08/bittermann.france.mitterrand.cnn.html
Au Centre , et de la Gauche à la Droite
From : 20 minutes , le Figaro , le Monde ......
_Sur Frédéric Mitterrand, on a entendu réagir la droite, la gauche et le FN. Ne manquait que le centre. Ce samedi, le président du MoDem, François Bayrou, s’est déclaré à son tour dans un entretien au Monde daté de dimanche-lundi.
A la question «l'affaire Mitterrand est-elle close?» - posée avant la nouvelle polémique autour d'un témoignage de moralité qu'il a apporté à deux hommes accusés de viol à La Réunion -, Bayrou répond: «qui peut savoir?». «Lorsque M. Mitterrand a été nommé, ceux qui le nommaient savaient quels étaient ses écrits. Et certains sont violents, à la limite de l'insupportable, comme le genre de vie qu'ils décrivent», poursuit-il.
«Une société qui expose les enfants est une société barbare. Sur ce point, il y aura un jour nécessairement interrogation», conclut Bayrou.
François Bayrou «croit» et «espère» qu'un homme «qui constate l'insupportable de sa vie peut changer». «Mais sa fonction de ministre peut être rendue plus problématique...», lâche-t-il.
_A Droite
Mazerolle a du mal à l'admettre, la vérité dérange le systèm
envoyé par FranceDomTom.
Le Front national (FN) a poursuivi sa campagne contre Frédéric Mitterrand, en exigeant de Nicolas Sarkozy le renvoi de son ministre de la Culture, en raison de ses écrits sur le tourisme sexuel. Dans une motion de son bureau politique, le parti de Jean-Marie Le Pen réclame au président de la République, "par respect de la morale et des principes républicains, de prendre ses responsabilités en demandant à son ministre de démissionner".
A l'origine de cette indignation, le livre "La mauvaise vie", ouvrage à succès publié en 2005 par M. Mitterrand, dans lequel ce dernier raconte des épisodes vécus de tourisme sexuel, ce que le parti qualifie d'"ignobles écrits". Selon la vice-présidente du parti, Marine Le Pen, cet ouvrage "pose une tache indélébile sur l'ensemble du gouvernement".
"Qu'est-ce qu'on peut dire aux délinquants sexuels quand Frédéric Mitterrand est encore ministre de la Culture ? ", a-t-elle lancé, après avoir lu un large extrait du livre incriminé, lors de l'émission Mots Croisés sur France 2 lundi soir.
_ Réactions très lentes à venir du PS
Après avoir pris connaissance de la mise au point de Frédéric Mitterrand assurant que "le tourisme sexuel est une honte", Benoît Hamon avait prévenu : "L'affaire laissera des traces." Celles-ci n'épargnent pas le Parti socialiste. Les déclarations de son porte-parole dénonçant les écrits d'un "ministre-consommateur" et jugeant "choquant", "qu'un homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel", ont déclenché, vendredi 9 octobre, une nouvelle tempête dans les rangs du parti....
Bertrand Delanoë, qui a pris la défense de Frédéric Mitterrand en dénonçant "une offensive populiste".
Harlem Désir : " M. Hamon n'exprimait en aucun cas une position collective du Parti socialiste"
D'autres membres de la direction apportent leur soutien à Benoît Hamon. "Sa prise de position n'était pas nourrie par des considérations morales mais par la question sociale", insiste le fabiusien Guillaume Bachelay, convaincu que, quand on est de gauche, on ne peut que combattre le commerce tarifé des corps".
Patrick Bloche plaide également en faveur du porte-parole du PS. "Dommage qu'il ne soit pas intervenu dès qu'a éclaté l'affaire Polanski", remarque toutefois le député et maire du 11e arrondissement de Paris. Quant à Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon, il assure que le porte-parole du PS "a répondu avec nos principes et nos valeurs, n'en déplaise à une certaine élite parisienne." L'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes estime que "même si l'on appartient à une élite culturelle ou politique, on a quand même des comptes à rendre sur ces questions".
Une fois n'est pas coutume, le député de l'Essonne Manuel Valls soutient aussi Benoît Hamon.
Le député PS Arnaud Montebourg a demandé la "révocation" du ministre. Après "une relecture minutieuse" des pages incriminées du livre "de confessions autobiographiques" de Frédéric Mitterrand, "La mauvaise vie", où il relate ses expériences de tourisme sexuel, "il paraît impossible que le Premier ministre et le président de la République puissent, ayant désormais connaissance de l'apologie comme de l'aveu par l'intéressé de pratiques sexuelles condamnables (...) maintenir en fonction un ministre ayant agi délibérément en violation des lois nationales et internationales", affirme-t-il.
Selon lui, ces pratiques constituent "des infractions pénales, car relevant selon les termes de l'auteur de 'commerce' sexuel impliquant des 'gosses qui n'en retirent que des miettes'".
Pour le député de Saône-et-Loire, "il est impossible qu'un ministre représentant de la France puisse encourager la violation de ses propres engagements internationaux à lutter contre le tourisme sexuel". "La révocation s'impose donc", ajoute-t-il.