Vidéos : morceaux choisis sur l'affaire Polanski -Mitterrand
L'Arrestation de Roman Polansky , accusé de viol sur mineure
L'Arrestation de Roman Polansky , accusé de viol sur mineure
«Son arrestation est aujourd'hui recherchée en vue d'obtenir son extradition pour l'unique chef d'inculpation de “ relation sexuelle illégale avec une enfant âgée de moins de 18 ans.”»
D'apparence purement technique, la précision devrait en fait avoir un impact considérable sur la lourdeur de la peine encourue par le cinéaste. Ces derniers jours, le bureau du procureur de Los Angeles a d'ailleurs laissé entendre, menaçant, que Polanski pourrait être poursuivi pour l'ensemble des faits évoqués à l'époque ( 6 chefs d'inculpation: fourniture de drogues ....sodomie ) «En fait, les charges les plus lourdes n'ont jamais été abandonnées dans la mesure où, le prévenu ayant pris la fuite, l'accord par lequel il s'engageait à plaider coupable n'est jamais entré en vigueur», soutient ainsi Sandi Gibbons, porte-parole du procureur Steve Cooley.
Tentatives pour disculper le crime , sur fond d'argumentation fallacieuse .
Argumentations fallacieuses , cyniques et peu respectueuses des victimes :
_ "Un homme d'un tel talent, reconnu dans le monde entier, reconnu surtout dans le pays qui l'arrête, tout ça n'est pas sympathique" ;
_ «On nous présente toujours les Etats-Unis comme une très grande démocratie et une sorte de démocratie exemplaire». Or «on découvre aujourd’hui qu’il n’y a pas de prescription pour les crimes et délits» ;
_" l'émotion qu'a suscitée cette arrestation tardive, plus de trente ans après les faits et la méthode de cette arrestation";
_ "pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens"
Tentatives pour disculper le crime , sur fond d'argumentation fallacieuse .
Argumentations fallacieuses , cyniques et peu respectueuses des victimes :
_ "Un homme d'un tel talent, reconnu dans le monde entier, reconnu surtout dans le pays qui l'arrête, tout ça n'est pas sympathique" ;
_ «On nous présente toujours les Etats-Unis comme une très grande démocratie et une sorte de démocratie exemplaire». Or «on découvre aujourd’hui qu’il n’y a pas de prescription pour les crimes et délits» ;
_" l'émotion qu'a suscitée cette arrestation tardive, plus de trente ans après les faits et la méthode de cette arrestation";
_ "pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens"
_ l'argumentation odieuse de A. Finkielkraut , philousophe ( Filou - sophe ? )
Indignation des Associations de défense des Femmes et des Enfants maltraités .........
Certains évoquent déjà Oscar Wilde,condamné pour outrage aux mœurs (attentat à la pudeur, détournement de mineur et délit d'homosexualité), à deux ans de prison avec travaux forcés. Dans le Washington Post, l'éditorialiste Eugene Robinson (prix Pulitzer 2009) a exprimé son incompréhension face au soutien de quelques personnalités françaises, en premier lieu celle du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand (ministre s'étant lui-même repenti de ses coucheries avec des «garçons» en Thaïlande, dans son livre La Mauvaise Vie, 2005).
«Cela revient-il à être d'accord avec l' argument selon lequel une fille de 13 ans, sous l'influence de l'alcool et de drogues, puisse consentir à des relations sexuelles avec un homme de plus de 40 ans ? Ou alors que droguer et violer un enfant n'est pas un si gros problème?».
«Cela revient-il à être d'accord avec l' argument selon lequel une fille de 13 ans, sous l'influence de l'alcool et de drogues, puisse consentir à des relations sexuelles avec un homme de plus de 40 ans ? Ou alors que droguer et violer un enfant n'est pas un si gros problème?».
Et « Lorsque vous faites le choix d'être un fugitif, vous acceptez le risque de vous faire rattraper un jour ...«Brillant auteur ou pas, Polanski a été un fugitif de la justice américaine depuis 1978. (...) Lorsque vous faites le choix d'être un fugitif, vous acceptez le risque de vous faire rattraper un jour.»
L'association Innocence en danger a écrit une lettre aux ministres de la Culture et des Affaires étrangères pour leur sommer de s'expliquer sur leurs déclarations en faveur de Roman Polanski , arrêté en Suisse samedi sur mandat de la justice américaine pour une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans.
Dans un courrier diffusé vendredi 2 octobre et envoyé à Frédéric Mitterrand (Culture) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères), le mouvement de protection des enfants rappelle notamment la déclaration de Frédéric Mitterrand qualifiant d'"absolument épouvantable" cette arrestation, pour "une affaire ancienne qui n'a pas vraiment de sens".
"L'opinion que vous avez exprimée traduit-elle une position gouvernementale?", demande l'association.
"Selon vous, le viol d'une enfant de 13 ans (...) n'a-t-il 'pas vraiment de sens' ?", questionne aussi l'association.
L'association Innocence en danger a écrit une lettre aux ministres de la Culture et des Affaires étrangères pour leur sommer de s'expliquer sur leurs déclarations en faveur de Roman Polanski , arrêté en Suisse samedi sur mandat de la justice américaine pour une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans.
Dans un courrier diffusé vendredi 2 octobre et envoyé à Frédéric Mitterrand (Culture) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères), le mouvement de protection des enfants rappelle notamment la déclaration de Frédéric Mitterrand qualifiant d'"absolument épouvantable" cette arrestation, pour "une affaire ancienne qui n'a pas vraiment de sens".
"L'opinion que vous avez exprimée traduit-elle une position gouvernementale?", demande l'association.
"Selon vous, le viol d'une enfant de 13 ans (...) n'a-t-il 'pas vraiment de sens' ?", questionne aussi l'association.
"Faut-il comprendre qu'une relation sexuelle entre un adulte et un(e) mineur(e) de moins de quinze ans, qualifiée de crime en France comme aux Etats-Unis, doit être dépénalisée ?", se demande encore Innocence en danger.
De nombreuses associations de défense des femmes et des enfants maltraités avaient déjà dénoncé la complaisance" manifestée à l'égard du cinéaste.
Le procès en 1977 et la fuite du violeur vers l'Europe
Los Angeles, le 8 août 1977. Le procès qui vient de s'ouvrir devant la Cour supérieure de l'État de Californie attise, déjà, les passions.
Accusé d'avoir abusé d'une adolescente de 13 ans, le cinéaste Roman Polanski a pris place aux côtés de son avocat, Doug Dalton. Face à lui, le procureur Roger Gunson conduit un interrogatoire serré et pugnace. Le Figaro s'est procuré la transcription officielle de ces débats sous haute tension.
«Monsieur Polanski, pour quel type de délit souhaitez-vous plaider coupable ?
- Pour relations sexuelles illégales.
- Avez-vous commis un tel fait ?
- Oui.
- Qu'avez-vous fait dans ce cas précis ?
- J'ai eu un rapport sexuel avec une femme âgée de moins de dix-huit ans, qui n'est pas mon épouse (…)
- Connaissez-vous la peine maximale encourue pour ce type de crime ?
- C'est entre un et quinze ou vingt ans de prison.»
Sur les conseils de ses avocats, Roman Polanski vient à l'époque d'accepter un «deal» négocié avec la famille de la jeune victime, Samantha Gailey, ainsi qu'avec le juge Laurence J. Rittenband. En substance, l'accusation a donné son accord pour abandonner l'essentiel des charges retenues contre le réalisateur - «livraison de substance interdite à un mineur», «acte lascif sur un enfant», «viol avec usage de drogue», «perversion» et «sodomie» -
si celui-ci accepte de plaider coupable de «relation sexuelle illégale».
Conseil de l'adolescente, Me Laurent Silver se lève pour expliciter la position de sa cliente. «Mon opinion, basée sur les conseils de plusieurs experts, est qu'un procès public risquerait de lui causer d'importants dommages, explique-t-il. Bien avant que j'aie rencontré les autres avocats de ce dossier, mes clients m'ont informé que leur objectif n'est pas de rechercher l'incarcération du prévenu. Ce qu'ils veulent simplement, c'est l'amener à reconnaître qu'il a fait du mal, puis à s'engager dans un programme de complète réhabilitation.»
Cinq mois plus tôt, c'est en témoignant à huis clos devant un grand jury que la jeune Samantha Gailey a, pour le plus grand bonheur de la presse américaine, lancé l'«affaire Polanski». Son procès-verbal d'interrogatoire, long de 38 pages, retrace jusque dans les plus sordides détails l'agression dont elle affirme avoir été victime, le 13 mars 1977, sur les hauteurs de Los Angeles. Ce jour-là, c'est apparemment la notoriété du cinéaste qui l'a convaincue de passer, seule, l'après-midi à ses côtés. Elle précise : «Il m'a montré un exemplaire du magazine Vogue qu'il avait réalisé, puis il m'a dit : “Voudriez-vous que je vous prenne en photo ? ”»
À la tombée de la nuit, Roman Polanski propose à Samantha de lui faire visiter la villa voisine de l'acteur Jack Nicholson. «Je lui ai dit que j'avais soif et il s'est rendu dans la cuisine, où le réfrigérateur était plein de jus, de vins et de sodas, raconte-t-elle. À ce moment, il a sorti une bouteille de champagne. Puis il m'a dit : “Est-ce que je dois l'ouvrir ? ”»
Plus tard encore, la jeune femme affirme être invitée à poser seins nus devant l'objectif, avant que le cinéaste ne passe franchement à l'offensive. Elle déclare : «Nous sommes allés dans la salle de bains, où (…) il m'a tendu un comprimé coupé en trois [Il s'agit d'une drogue baptisée Quaalud]. Je lui ai dit «ok». Je pense que j'étais ivre, sinon je ne l'aurais pas fait.» Toujours selon l'adolescente, Polanski lui demande ensuite d'entrer dans le jacuzzi, non sans lui avoir donné instruction de retirer ses sous-vêtements. «Il m'a dit de le rejoindre, je lui ai répondu que j'avais de l'asthme et que je ne pouvais pas», ajoute-t-elle. Finalement, c'est dans une chambre à coucher que l'acteur serait passé à l'acte. «Il s'est approché de moi et m'a embrassé. Je lui disais “non” et “allez-vous en”. J'avais peur de lui car il n'y avait personne d'autre», détaille Samantha. Elle ajoute : «Il s'est baissé et a mis sa bouche sur mon vagin». Puis : «Il a commencé à avoir un rapport sexuel avec moi. Il m'a demandé si je prenais la pilule et quand j'avais eu
mes règles pour la dernière fois.» Avant de raccompagner la jeune femme chez elle, Roman Polanski lui aurait glissé : «Oh, ne dis rien à ta mère à propos de ça. Ne dis rien à ton petit ami non plus. C'est notre secret…»
Enfin, troublante confidence, il aurait dit à sa victime : «Tu sais, quand je t'ai rencontrée, je me suis promis que je ne te ferais pas ça.»
Enfin, troublante confidence, il aurait dit à sa victime : «Tu sais, quand je t'ai rencontrée, je me suis promis que je ne te ferais pas ça.»
La Mauvaise Vie d'un ministre de la République, porte-parole de la Culture !
Des passages controversés du livre, La Mauvaise Vie , publié par le ministre de la Culture en 2005.
De quoi s'agit-il ? De la confession d'un homme de 58 ans (à l'époque) qui explique, dans un style proustien, qu'il s'interdit de connaître l'amour sans payer. Frédéric Mitterrand y raconte son enfance martyrisée par une gouvernante, laquelle laissera en lui des séquelles affectives indélébiles. Sa sexualité va en être grandement perturbée. Son livre est traversé par un sentiment de solitude que ses découvertes sexuelles ne parviennent pas vraiment à dissiper.
"Tourisme sexuel"
Marine Le Pen accuse le ministre de la Culture d'avoir pratiqué le tourisme sexuel avec des "petits garçons". Le tourisme sexuel, oui, Frédéric Mitterrand l'a pratiqué et il le confie très largement dans cet ouvrage en n'omettant aucun détail. Pas de méprise : il parle de "garçon" comme un homme de 58 ans parle d'un jeune homme.
Extrait : "La plupart d'entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation que l'on pourrait attendre de leur activité. J'apprendrai plus tard qu'ils ne viennent pas tous les soirs, sont souvent étudiants, ont une petite amie et vivent même parfois avec leur famille, qui prétend ignorer l'origine de leur gagne-pain (...) À l'heure la plus chaude, quand la salle est pleine à craquer, les clubs les plus réputés présentent ce qu'on appelle le sexy-show, vague pantalonnade pornographique à base de lasers et de strip-tease qui s'achève immanquablement par l'enculade d'un travesti dans une ambiance de rigolade généralisée un peu trop outrée pour être tout à fait franche."
Extrait : "La plupart d'entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation que l'on pourrait attendre de leur activité. J'apprendrai plus tard qu'ils ne viennent pas tous les soirs, sont souvent étudiants, ont une petite amie et vivent même parfois avec leur famille, qui prétend ignorer l'origine de leur gagne-pain (...) À l'heure la plus chaude, quand la salle est pleine à craquer, les clubs les plus réputés présentent ce qu'on appelle le sexy-show, vague pantalonnade pornographique à base de lasers et de strip-tease qui s'achève immanquablement par l'enculade d'un travesti dans une ambiance de rigolade généralisée un peu trop outrée pour être tout à fait franche."
"L'argent et le sexe, je suis au coeur de mon système"
Quant à son propre rôle, il précise, en page 315 : "L'argent et le sexe, je suis au coeur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J'ai ce que je n'ai jamais eu, j'ai le choix (...). La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l'autre."
Mitterand, le touriste sexuel, raconte
http://www.youtube.com/watch?v=zzwPzgE2yeQ&hl=fr
L'ouvrage de Frédéric Mitterrand avait déjà fait parler de lui à sa sortie, en 2005.
Interrogé en 2005 par Marc Olivier Fogiel sur France 3, le neveu de l'ancien président avait expliqué : «Si je n'avais pas écrit ce chapitre-là [ses expériences dans les bordels en Asie, (...) j'aurai menti. Et le but de ce livre était de ne pas mentir». Sur le plateau de Culture et dépendances, autre émission du service public, il avait expliqué : «Tout ça j'en parle franchement parce que c'est ma vie». le figaro
Frédéric Mitterrand et les "garçons" : ses explications 2005
http://www.dailymotion.com/video/xaq7st_frederic-mitterrand-et-les-garcons_news
Attention Censure !
Le Front national a accusé mercredi France Télévisions de "censure gravissime" pour avoir "tronqué" dans le cadre d'une rediffusion de "Mots croisés" les propos de Marine Le Pen contre le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
http://www.dailymotion.com/video/xaq7st_frederic-mitterrand-et-les-garcons_news
Attention Censure !
Le Front national a accusé mercredi France Télévisions de "censure gravissime" pour avoir "tronqué" dans le cadre d'une rediffusion de "Mots croisés" les propos de Marine Le Pen contre le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
"Le Front National est scandalisé par la version de l'émission +Mots Croisés+ transmise à TV5 Monde par France 2 dans le cadre d'une rediffusion sur cette chaîne", écrit dans un communiqué le parti d'extrême droite.
Cette émission a été tronquée concernant les passages où M. Frédéric Mitterrand (ministre de tutelle de France Télévisions) est cité par Marine Le Pen".
Interrogé par l'AFP, France 2 s'est refusé à commenter ce communiqué.
"Qu'est-ce qu'on peut dire aux délinquants sexuels quand Frédéric Mitterrand est encore ministre de la Culture ? ", avait lancé la vice-présidente du FN après avoir lu un large extrait d'un livre de Frédéric Mitterrand dans lequel celui-ci décrivait à la première personne des expériences de tourisme sexuel lors de l'émission Mots Croisés sur France 2 lundi soir
From : le Monde
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