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L’arrestation de Roman Polanski, récemment en Suisse, a valu au réalisateur le soutien de certaines personnalités  politiques  , arstistiques et intellectuelles françaises ....


Une politique de l'apologie du crime 
 
Au lieu de coopérer avec la justice américaine , ........
La Pologne et la France vont demander ensemble à Washington la libération du cinéaste Roman Polanski, arrêté sur mandat d'arrêt américain en Suisse, a annoncé ce dimanche le chef de la diplomatie polonaise, cité par l'agence PAP.

Radoslaw Sikorski a indiqué qu'il s'adresserait avec son homologue français Bernard Kouchner à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton «pour que la partie américaine demande à la Suisse de libérer Roman Polanski détenu en attente d'extradition, et pour qu'elle envisage la possibilité de recours au droit de grâce par le président Barack Obama».


Apologie du crime avec des argumentations ignobles:

Radoslaw Sikorski, chef de la diplomatie polonaise et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères : dans une lettre commune à Hilary Clinton : "La partie américaine [doit demander] à la Suisse de libérer Roman Polanski détenu en attente d'extradition, et pour qu'elle envisage la possibilité de recours au droit de grâce par le président Barack Obama".

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication, a jugé "absolument épouvantable" l'arrestation du cinéaste "pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens".....précisant qu'il "s'est entretenu avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui suit le dossier avec la plus grande attention et partage le souhait (...) d'une résolution rapide de la situation". "Je pense qu'il est au même diapason d'émotion que moi et que tous les Français", a-t-il relevé.
Un ministre qui est le porte -parole de la Culture française , juge que le viol d'un enfant est " une histoire qui n'a pas vraiment de sens " ! Est-il  l'homme qu'il faut pour promouvoir la Culture française au Monde entier ?




Jack Lang, ancien ministre de la Culture : Un "acte [qui] paraît inimaginable et disproportionné". "J'espère qu'une solidarité active s'organisera au cours des prochaines heures pour que la liberté soit rendue à ce grand créateur européen", a-t-il déclaré en faisant part de son "soutien amical à Roman Polanski".
"Je ne parviens pas à croire que vingt ans après une affaire qui serait considérée en Europe comme prescrite, les autorités suisses arrêtent Roman Polanski au moment où il s'apprête à recevoir un prix", a-t-il encore ajouté.

L’UMP Frédéric Lefebvre :«Ce qui est très regrettable, c’est que l’on voit bien qu’il y a quasiment une mise en scène d’une arrestation de Roman Polanski, 30 ans après les faits, alors qu’il est en déplacement dans un festival et qu’il l’a été à de multiples reprises».

Le porte-parole adjoint Dominique Paillé: " ça doit nous interpeller également sur un autre point....On nous présente toujours les Etats-Unis comme une très grande démocratie et une sorte de démocratie exemplaire.... Or «on découvre aujourd’hui qu’il n’y a pas de prescription pour les crimes et délits dans ce pays, a-t-il relevé.


Costa-Gavras, cinéaste : "C'est inacceptable qu'un festival accepte que son invité d'honneur puisse être arrêté par la police", a-t-il dit, demandant au président Nicolas Sarkozy d'agir "auprès de la justice, auprès des autorités suisses" pour que "Polanski rentre en France tranquillement"

Bernard-Henri Levy,.....: dans une pétition ; "Nous demandons à la justice fédérale helvétique de remettre en liberté immédiatement Roman Polanski et de ne pas transformer ce génial cinéaste en martyr d'un imbroglio juridico-politique indigne de deux démocraties telles que la Suisse et les Etats-Unis

Du n'importe quoi .... pour disculper un criminel , surtout de la part de responsables politiques ! D'un ministre de la Culture ......quelle décadence !? D'un ministre des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme ..... qui milite pour des crimes de viol ......quelle ignominie !?



Le viol sur un enfant de 13 ans, ce n’est pas quelque chose d’anodin , c'est un crime ....Même quand on est célèbre, on doit respecter les lois.



Aussi de nombreuses voix d'indignation  s'élèvent contre le tapage médiatique de ce petit cercle de personnalités .

_Même en France,  beaucoup de voix discordantes affirment que la Justice doit faire son travail.

C’est toutefois à Hollywood, et aux Etats-Unis en général, que cet état d’esprit demeure. Entre ceux qui ne se prononcent pas et ceux qui ne soutiennent  pas ouvertement Roman Polanski, le réalisateur peut sembler un peu seul. De manière générale, le sentiment qui prévaut outre-Atlantique est celui de la nécessaire conclusion judiciaire de cette affaire vieille de plus de 30 ans.

Quelques voix se font entendre depuis, notamment dans la majorité présidentielle. "Roman Polanski n'est ni au-dessus ni en-dessous des lois. Nous avons une procédure judiciaire en cours, pour une affaire grave, le viol d'une mineure, pour laquelle la justice américaine et la justice suisse font leur travail", a déclaré, mercredi, Luc Chatel, porte-parole du gouvernement. "De l'autre côté, nous avons l'émotion et on peut comprendre l'émotion qu'a suscitée cette arrestation tardive, plus de trente ans après les faits et la méthode de cette arrestation", a-t-il ajouté. Contacté par le Monde.fr, la secrétaire d'Etat chargée de la famille, Nadine Morano, elle, n'a pas souhaité s'exprimer sur la question.



Jean-Louis Debré tacle Frédéric Mitterrand !


Pour Christian Vanneste, député UMP du Nord, Frédéric Mitterrand s'est comporté "davantage comme porte-parole du microcosme médiatico-mondain que comme ministre de la République". "J'ai été surpris, comme beaucoup de Français, des déclarations, un peu rapides, de deux ministres vis-à-vis de la justice suisse et la justice américaine", a également déclaré le député UMP de Maine-et-Loire Marc Laffineur. Sa collègue de l'Yonne, Marie-Louise Fort, auteur d'un texte sur la lutte contre l'inceste récemment voté à l'Assemblée, s'est dite "consternée par le soutien qu'apportent un grand nombre de responsables institutionnels et d'artistes à Roman Polanski".

Mme Fort condamne pour sa part dans un communiqué "des ingérences dans une affaire de justice entre deux démocraties, les États-Unis et la Suisse".Elle s'"étonne" par ailleurs "que les qualités artistiques d'un individu, aussi brillant soit-il et aussi exceptionnelle que soit son oeuvre, puissent représenter une immunité pour des faits d'une extrême gravité".
"Même quand on est célèbre, on doit respecter les lois", a déclaré à l'AFP Chantal Brunel, ex-porte-parole de l'UMP.

Quant au président du FN, Jean-Marie Le Pen, il est allé jusqu'à demander la démission des deux ministres. "Comment le Président de la République française a-t-il pu nommer un tel personnage à la tête d'un ministère aussi emblématique que celui de la Culture",  s'interroge le FN, qui fustige "une atteinte inouïe à la jeunesse ... et un mépris cynique du respect dû à la personne humaine".


L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Verts) a rappelé qu'"il y a eu viol sur une jeune fille de 13 ans (...). C'est un problème de justice et je trouve qu'un ministre de la culture, même s'il s'appelle Mitterrand, devrait dire : j'attends de voir les dossiers".

Luc Besson le cinéaste a  pris soin de ne pas soutenir les yeux fermés Roman Polanski. « Je ne connais pas l'histoire du procès...C'est un homme que j'aime beaucoup, que je connais un petit peu...Et Luc Besson d'ajouter : « Je n'ai aucun jugement sur ça mais je sais que j'ai une fille, elle a 13 ans, et que si elle se faisait violer, ce ne serait pas tout à fait la même chose, même trente ans après ».



_Le procureur de Los Angeles (Californie, ouest des Etats-Unis) a réfuté jeudi les accusations des défenseurs du cinéaste Roman Polanski, arrêté samedi en Suisse à la demande des autorités américaines, assurant qu'il "ne persécute personne" dans cette affaire."Je ne persécute personne. C'est un processus judiciaire qui est en train de trouver sa conclusion", a déclaré Steve Cooley sur la chaîne locale KCAL9.
Aux défenseurs de l'artiste, Steve Cooley a expliqué que "M. Polanski avait plaidé coupable pour un crime, c'est donc qu'il pense que c'est un crime".En 1977, Roman Polanski avait d'abord été inculpé pour fourniture de substance réglementées à une mineure, actes obscènes ou lascifs sur un enfant de moins de 14 ans, relations sexuelles illégales, viol par usage de drogue, perversion et sodomie.
Steve Cooley, procureur du comté de Los Angeles,  qui n'a pas la réputation d'être un tendre, estime que la peine provisoire, prononcée en 1977, était trop légère : Polanski avait plaidé coupable et fait 42 jours de prison... Polanski n'avait pas attendu le prononcé définitif de la peine et avait pris la fuite. Depuis il vivait en France.



Les services du procureur ont confirmé, le 28 septembre, qu'ils allaient demander l'extradition du cinéaste. Ils ont quarante jours pour le faire. Le procureur a ajouté que, depuis la fuite de Polanski des Etats-Unis, ses services n'étaient pas "restés passifs" et qu'ils ont tenté à plusieurs reprises de le faire arrêter lorsqu'il se trouvait dans un pays lié aux Etats-Unis par une convention d'extradition. Le bureau du procureur a même donné la liste des interventions infructueuses : mai 1978 à Londres, décembre 1986 au Canada, 1988 en Allemagne, au Danemark, en Suède et au Brésil. En juin 1994, une demande d'arrestation est faite à la France. En octobre 2005, alors que Polanski est en Thaïlande, un dossier est transmis à Interpol. Sans effet. En 2007, le cinéaste se rend en Israël. L'Etat hébreu demande un complément d'information au procureur de Los Angeles. Quand les documents arrivent, le cinéaste s'est envolé...


Dans une Amérique où sont fortement dénoncés "les crimes pédophiles", Hollywood n'a quasiment pas réagi depuis l'arrestation de Polanski. Aucun soutien n'est venu jusqu'ici des puissants syndicats de réalisateurs ou d'acteurs. Et les experts américains, tout en estimant que la procédure pourrait être très longue, ne voient pas comment Polanski pourrait échapper à la justice. Même si le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a dit qu'il avait écrit à son homologue, Hillary Clinton, pour éviter cette extradition.

Les stars américaines ne se sont pas précipitées pour prendre publiquement la défense de Roman Polanski. Le site TMZ, consacré aux célébrités, titrait ce week-end : «Roman Polanski arrêté… enfin», dénotant le malaise de ce côté-ci de l'Atlantique sur l'affaire. Wikipedia a dû bloquer sa page sur le cinéaste pour empêcher les tentatives éditoriales des internautes divisés sur le passé du cinéaste. Plusieurs voix se sont élevées pour qu'il soit transféré devant un tribunal de Los Angeles afin que justice soit rendue en bonne et due forme .

Arnold Schwarzenegger, le gouverneur de Californie (ouest des Etats-Unis), a estimé jeudi que Roman Polanski, arrêté samedi en Suisse pour une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans, "devrait être traité comme tout le monde"."Peu importe que vous soyez un grand acteur, un grand réalisateur ou un grand producteur", a-t-il ajouté.

Bo Zenga, le producteur de la série de comédies "Scary Movie", a battu en brèche jeudi dans le Los Angeles Times l'idée selon laquelle Hollywood faisait bloc derrière Roman Polanski. "Cela m'irrite que les gens à travers la planète pensent que tout le monde à Hollywood considère le violeur comme la victime. Car je ne pense pas ainsi, pas plus que la plupart des gens avec qui je parle", écrit-il.



_Quant à l'opinion publique européenne, elle semble plutôt défavorable à Roman Polanski. Les faits qui lui sont reprochés ne lui valant pas spécialement la sympathie du grand public et de la majorité des élites politiques , arstistiques et intellectuelles.

Des associations de défense des femmes et des enfants s'indignent.
Plusieurs associations de défense des femmes et des enfants maltraités se sont indignées mardi de la complaisance" manifestée à l'égard du cinéaste Roman Polanski, arrêté en Suisse samedi sur mandat de la justice américaine pour une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans.



Brigitte Bancel-Cabiac, présidente de l'Enfant bleu, association de défense des enfants maltraités: 
"Tout ce tapage médiatique m'étonne. Est-il normal qu'un homme de plus de 40 ans ait des relations sexuelles avec une jeune enfant de 13 ans? Je pense qu'on fait un amalgame, ce monsieur est sans aucun doute un réalisateur très talentueux, c'est néanmoins un homme. Et il est donc soumis à ce titre-là à toutes les règles sociales, sociétales, de notre monde actuel.

 

Le Collectif Féministe contre le viol (CFCV) "s'indigne de voir des hommes politiques et des journalistes banaliser des viols commis sur une fillette de 13 ans en parlant de +relation+ avec une adolescente". Il rappelle qu'"aujourd'hui en France, pour les personnes qui ont été violées dans leur enfance avant 1979, plus aucun recours de poursuites contre le criminel n'est possible, du fait de la prescription. Il n'en va pas de même dans tous les pays".

"Dans l'affaire Roman Polanski contre Samantha Geimer, une instruction était entamée en 1977. Il avait reconnu le viol. Il a choisi de fuir les Etats-Unis au lieu de répondre aux accusations des parents de la victime -alors âgée de 13 ans- et éventuellement se disculper légalement: il a donc pris le risque que le mandat d'arrêt le rattrape un jour, y compris des années après" .



Association des "Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes" (ECVF): "Depuis trois jours, des personnalités politiques et artistiques s'émeuvent de l'arrestation de Roman Polanski en Suisse et se mobilisent pour qu'il ne soit pas extradé vers les Etats-Unis où la Justice veut qu'il réponde de ses actes".

"ECVF s'étonne que, pour certains, une agression sexuelle, même sur une enfant de 13 ans soit insignifiante ou +pas si grave que ça+ (...) La banalisation publique des agressions sexuelles, lorsqu'elle est le fait de personnes ayant des responsabilités politiques et qu'elle se double de complaisance comme dans le cas présent, nous apprend que la tolérance de notre société envers ces violences, même lorsqu'elles sont perpétrées contre des mineur/es, est encore trop prégnante".

 

Pour rappel, Roman Polanski avait été appréhendé pour avoir eu des  " relations sexuelles illégales " avec une mineure de 13 ans alors qu’il était aux Etats-Unis.

Le réalisateur avait alors préféré fuir le sol américain pour se réfugier en Europe. 
From : Figaro , Monde , Nouvel Observateurs .... 



Les dates-clés de l'affaire Polanski

AFP 28/09/2009
Le cinéaste franco-polonais a été arrêté pour une affaire de moeurs qui s'est déroulée en 1977 près de Los Angeles.
 
Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski, 76 ans, a été arrêté samedi à Zurich (Suisse) à la demande de la justice américaine, pour une affaire de moeurs qui s'est déroulée en 1977 à Santa Monica, près de Los Angeles. Voici les principales dates de cette affaire.

- 10 mars 1977 : Roman Polanski, alors âgé de 43 ans et déjà réalisateur mondialement reconnu, a une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, en marge d'une séance de photographie chez l'acteur Jack Nicholson.

- 15 avril 1977 : Début du procès pour viol, suite à une plainte des parents de l'adolescente. Polanski plaide non-coupable.

- 8 août 1977 : Polanski change de stratégie et plaide coupable de détournement de mineure. Un accord intervient pour éviter un procès public. Le 19, le juge Lawrence Rittenband le condamne néanmoins à trois mois de prison pour subir des «examens mentaux», après quoi une décision doit être prise. Un sursis est accordé pour le tournage d'un film.

- 17 décembre 1977 : Roman Polanski est incarcéré dans l'hopital-prison Chino, près de Los Angeles. Il est libéré au bout de 47 jours.

- 31 janvier 1978 : Polanski, ayant appris qu'il risquait la peine maximum, 50 ans, décide de fuir à Paris. Il ne remet plus les pieds aux Etats-Unis, mais se déplace librement dans de nombreux pays, dont la Suisse, sans être inquiété.


Sa défense estime que le juge, personnage très médiatique, s'acharne sur son client.

- 24 février 1978 : Le juge Paul Breckenridge refuse de rendre un verdict «par contumace».

- 23 août 1994 : Le procureur chargé du dossier criminel Roger Gunson, refuse d'absoudre M. Polanski qui souhaite retourner aux Etats-Unis, et exige qu'il se présente devant la Cour. Mais M. Gunson envisage d'éviter la prison. Une nouvelle législation fixe le maximum de la peine à quatre ans. Auparavant, Roman Polanski a mis un terme au procès civil en payant 225.000 dollars à Samantha.

- 1er mars 2003 : Samantha Geimer «pardonne» publiquement à Polanski mais elle réitère qu'il y a eu viol. «Il (Polanski) m'a fait boire du champagne et avaler du Quaalude. Et a abusé de moi». Elle souhaite que le cinéaste puisse venir à la cérémonie des Oscars, le 23 mars.

- 23 mars 2003 : Polanski reçoit, en son absence, l'Oscar du meilleur réalisateur à Hollywood pour «Le pianiste».

- 3 décembre 2008 : Chad Hummel et Bart Dalton, avocats de Roman Polanski demandent à la justice californienne d'abandonner les poursuites contre leur client. Ils affirment disposer de nouvelles preuves montrant que le réalisateur n'avait pas bénéficié à l'époque d'une procédure pénale équitable à Los Angeles.

- 26 septembre 2009 : Roman Polanski est arrêté à son arrivée à Zurich où il devait participer à un Festival. Selon la justice suisse, en vertu d'un accord américano-suisse, il a été «placé en détention provisoire en vue d'extradition». L'extradition avait été demandée en 2005.



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Tag(s) : #Société
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