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Comment la NSA vous surveille

 

 Le volume de données enregistrées et stockées par la NSA atteindrait 27 térabytes, soit deux fois le volume de l'ensemble du contenu de la Bibliothèque du Congrès, la plus importante du monde.

La NSA, l'agence américaine chargée des interceptions de communications, intercepte les données de géolocalisation de centaines de millions de téléphones portables dans le monde, a révélé mercredi 4 décembre le Washington Post, s'appuyant sur des documents fournis par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden.
Six mois après les premières révélations, notamment sur la collecte des métadonnées téléphoniques (durée des appels, numéros appelés etc.), cette nouvelle révélation semble montrer que l'agence américaine est également capable de suivre des personnes à la trace grâce à leur portable, même quand celui-ci n'est pas utilisé.

 

L'agence stocke des informations sur « au moins des centaines de millions d'appareils » et enregistre « près de 5 milliards » de données de localisation par jour, affirme le quotidien sur son site Internet. « Nous obtenons de vastes volumes » de données de géolocalisation partout dans le monde, a confirmé un haut responsable de cette collecte cité par le Post.

Lire l'ensemble des révélations du Monde L'ampleur de l'espionnage mondial par la NSA

 

UN VOLUME DE DONNÉES DE 27 TÉRABYTES

L'agence y parvient en se connectant aux câbles qui relient les différents de réseaux mobiles dans le monde et, de ce fait, collecte « incidemment » des données de géolocalisation de citoyens américains.

L'intérêt de cette collecte, permise par le dialogue constant entre un téléphone et l'antenne-relais la plus proche et de puissants algorithmes mathématiques, est de « retracer les mouvements et de mettre en lumière des relations cachées entre des personnes », explique le quotidien.

Le volume de données enregistrées et stockées par la NSA atteindrait 27 térabytes, soit deux fois le volume de l'ensemble du contenu de la Bibliothèque du Congrès, la plus importante du monde. Ce volume d'informations serait tel qu'il « surpasse notre capacité à digérer, traiter et stocker » les données, affirme le Washington Post, citant un document interne de la NSA datant de 2012.

 

Comment la NSA espionne la France
Peut-être, un jour, pourquoi Paris est resté si discret, par rapport à Berlin ou Rio après les révélations sur les programmes d'espionnage électronique américain dans le monde. Car la France a été tout autant ciblée et dispose aujourd'hui de preuves tangibles que ses intérêts sont quotidiennement visés.
Selon les documents de l'Agence nationale de sécurité (NSA) obtenus par Le Monde, les communications téléphoniques des citoyens français sont, en effet, interceptées de façon massive. Ces pièces, dévoilées en juin par l'ex-consultant de l'agence, Edward Snowden, décrivent les techniques utilisées pour capter illégalement les secrets ou la simple vie privée des Français. Certains éléments ont été évoqués par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel et le quotidien britannique The Guardian. D'autres sont inédits.

Pour en savoir plus sur le contexte des révélations du Monde, lire l'éditorial : "Combattre Big Brother"

Parmi les milliers de documents soustraits à la NSA par son ex-employé figure un graphique qui décrit l'ampleur des surveillances téléphoniques réalisées en France. On constate que sur une période de trente jours, du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013, 70,3 millions d'enregistrements de données téléphoniques des Français ont été effectués par la NSA.

 

LES TROIS PARTIES

L'agence dispose de plusieurs modes de collecte. Quand certains numéros de téléphone sont utilisés dans l'Hexagone, ils activent un signal qui déclenche automatiquement l'enregistrement de certaines conversations. Cette surveillance récupère également les SMS et leur contenu en fonction de mots-clés. Enfin, de manière systématique, la NSA conserve l'historique des connexions de chaque cible.

Cet espionnage apparaît au titre du programme "US-985D". L'explicitation exacte de ce sigle n'a pas été fournie, à ce jour, par les documents Snowden ni par d'anciens membres de la NSA. A titre de comparaison, les sigles utilisés par la NSA pour le même type d'interception visant l'Allemagne sont "US-987LA" et "US-987LB". Cette série de numéros correspondrait au cercle qualifié par les Etats-Unis de "troisième partie" auquel appartiennent la France, l'Allemagne mais aussi l'Autriche, la Pologne ou encore la Belgique. La "deuxième partie" concerne les pays anglo-saxons historiquement proches de Washington, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, connus sous le nom des "Five Eyes". La "première partie" concerne, elle, les seize services secrets américains.

 

Les techniques utilisées pour ces interceptions apparaissent sous les codes "DRTBOX" et "WHITEBOX". Leurs caractéristiques ne sont pas connues. Mais on sait que grâce au premier code, 62,5 millions de données téléphoniques sont collectés en France du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013 et que le second permet d'enregistrer sur la même période 7,8 millions d'éléments. Les documents donnent suffisamment d'explications pour penser que les cibles de la NSA concernent aussi bien des personnes suspectées de liens avec des activités terroristes que des individus visés pour leur simple appartenance au monde des affaires, de la politique ou à l'administration française.

Le graphique de la NSA montre une moyenne d'interceptions de 3 millions de données par jour avec des pointes à presque 7 millions les 24 décembre 2012 et 7 janvier 2013. Mais du 28 au 31 décembre, aucune interception ne semble avoir été opérée. Cet apparent arrêt d'activité pourrait s'expliquer, notamment, par le délai nécessaire à la reconduction, fin décembre 2012, par le Congrès américain de la section 702 de la loi encadrant l'espionnage électronique à l'étranger. De même, rien n'apparaît les 3, 5 et 6 janvier 2013 sans que l'on puisse, cette fois-ci, avancer de raison plausible. De nombreuses questions se posent encore, à commencer par l'identité précise des cibles et les justifications d'une collecte si massive de données sur un territoire étranger, souverain et allié.

 

Sollicitées, les autorités américaines n'ont pas souhaité commenter ces documents qu'elles considèrent comme "classifiés". Néanmoins, elles renvoient à la déclaration faite, le 8 juin, par le directeur national du renseignement américain : "Pour les personnes ciblées à l'extérieur de nos frontières, nous ne pouvons les viser sans de motifs légalement fondés, tels que la menace terroriste, informatique ou de prolifération nucléaire."

 

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"INFORMATEUR UNIVERSEL"

La France n'est pas le pays où la NSA intercepte le plus de connexions numériques ou téléphoniques. Le système "Boundless Informant" (informateur universel), révélé, en juin, par Edward Snowden au Guardian, a permis d'avoir une vision d'ensemble et en temps réel des renseignements récupérés à travers le monde grâce aux différents systèmes d'écoutes de la NSA. "Boundless Informant" collecte non seulement les données téléphoniques (DNR) mais aussi celles liées à l'univers numérique (DNI).

L'un de ces documents, que Le Monde a pu consulter, relève qu'entre le 8 février et le 8 mars, la NSA a collecté 124,8 milliards de DNR et 97,1 milliards de DNI dans le monde dont, bien évidemment, des zones de guerre comme l'Afghanistan, ainsi que la Russie ou la Chine. En Europe, seuls l'Allemagne et le Royaume-Uni dépassent la France en termes de nombre d'interceptions. Mais pour les Britanniques, cela s'est fait avec l'assentiment de leur gouvernement...

 

 

La NSA traque aussi les utilisateurs de téléphones portables , les e-mails et les téléphones de chefs d'État, les États-Unis espionneraient également nos déplacements.

 

voir : http://miscellaneous-land.over-blog.net/article-la-france-partenaire-de-la-nsa-121371261.html

 

L'INFO. Les scandales au sujet des méthodes d'espionnage de la NSA, suite aux révélations d'Edward Snowden, se suivent mais ne se ressemblent pas. Après les écoutes téléphoniques et la surveillance des usagers de messageries en ligne, c'est la position géographique des smartphones qui serait épiée par l'agence de sécurité américaine. La NSA espionnerait en effet la géolocalisation de plusieurs millions de téléphones portables, a annoncé mercredi le Washington Post. Explications.

Des centaines de millions de smartphones épiés. L'opération d'espionnage de la NSA sur des millions de téléphones portables ne se limite pas à l'écoute des conversations : grâce à la puce GPS désormais intégrée à la grande majorité des smartphones du marché, l'agence américaine peut récupérer la position géographique de "centaines de millions" d'internautes mobiles, ce qui représenterait "près de 5 milliards" de données de localisation chaque jour. Et ce, sur toute la surface du globe : "les analystes peuvent trouver n'importe quel téléphone portable n'importe où dans le monde, retracer leurs mouvements et mettre en évidence des relations entre les individus", rapporte le Washington Post.

Comment c'est possible ? Pour arriver à ses fins, la NSA s'est connectée aux câbles qui relient les différents réseaux mobiles dans le monde, y compris américains. À chaque fois que la géolocalisation est utilisée par un internaute sur son téléphone, cela envoie un signal à l'antenne-relais la plus proche, partageant ainsi sa position avec son opérateur mobile. La NSA n'a alors plus qu'à collecter automatiquement cette donnée.

À quoi servent ces informations ? Récupérer la position géographique des utilisateurs de téléphones portables a pour objectif de "retracer les mouvements et de mettre en lumière des relations cachées entre des personnes", décrypte le quotidien américain. "Les chemins que nous empruntons chaque jour peuvent révéler beaucoup sur nos relations politiques, professionnelles et intimes. Cette surveillance à grande échelle (…) bafoue nos obligations internationales de respect de la vie privée des étrangers comme des Américains", s'insurge dans un communiqué Catherine Crump, avocate de l'association de défense des libertés civiles ACLU.

Des données "fortuites". D'après un employé de la NSA, la traque de ces informations serait plus "fortuite" qu'intentionnelle. En effet, elles ne représentent qu'une partie d'un ensemble de données récupérées en masse par l'agence d'espionnage. Mais la NSA ne s'intéresserait pas particulièrement à la géolocalisation des clients de téléphonie, à en croire les déclarations de cet employé anonyme.

 

Une loi contre l'espionnage en préparation. Suite aux révélations initiées par Edward Snowden, ancien employé de la NSA désormais réfugié en Russie, des sénateurs américains se sont réunis pour préparer une proposition de loi afin de limiter les actions de l'agence. Mais cette loi, nommée USA Freedom Act, ne se concentre que sur la captation des données téléphoniques "classiques" (journal d'appel, sms, contacts), sans mentionner la géolocalisation des téléphones portables.

 

 

 

From : le Monde,.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Stratégie - Défense - Relations Internationales
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