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Rappel historique

La bataille de Waterloo s'est déroulée le 18 juin 1815. Elle s'est terminée par la victoire décisive de deux armées : celle des alliés composée principalement de Britanniques, d'Allemands (contingents du Hanovre, du Brunswick, du Nassau) et de Néerlandais, commandée par le duc de Wellington, et celle des Prussiens, commandée par le maréchal Blücher ; toutes deux opposées à l'armée française dite Armée du Nord emmenée par l'empereur Napoléon Ier.

La commune de Waterloo se situe à une vingtaine de kilomètres au sud de Bruxelles, en Belgique. Mais les combats n'eurent pas lieu à Waterloo mais un peu plus au sud, sur le territoire des communes actuelles de Lasne et de Braine-l'Alleud. La bataille a souvent été appelée en France « bataille de Mont Saint-Jean », lieu plus précis de l'engagement effectif. En Allemagne, elle est appelée « bataille de la Belle-Alliance ».

Cette bataille est la dernière à laquelle prit part directement Napoléon Bonaparte, qui avait repris le contrôle de la France durant la période dite des Cent-Jours. Malgré son désir de poursuivre la lutte avec de nouvelles forces qui se reconstituaient, il dut, par manque de soutien politique, abdiquer quatre jours après son retour à Paris.


Dans la bataille des régionales , le " général " Sarkozy et ses troupes devaient  , en d'autres temps et en d'autres lieux  , s'opposer aussi à 2 armées , celle des alliés composés de socialistes , de verts et du front de gauche d'une part  ( Wellington ) , et celle d'autre part du front national ( les Prussiens ). Et ils ont été défaits et mis en déroute partout , sauf en Alsace .( Philippe Richert : avec 47,1%, la liste qu'il a conduite est la seule de la Majorité présidentielle à avoir remporté une région métropolitaine, l'Alsace. Une prouesse dans la mesure où le Front national avait maintenu sa liste et a remporté 14.2% des voix. La liste de gauche a remporté 38,7%. )


Au total sur les 25 régions - en Guadeloupe, Victorin Lurel (PS) a été élu au premier tour -, on comptera 17 triangulaires - 12 avec le Front national, une avec Europe Ecologie, une avec le Front de gauche-NPA, une avec le Modem en Aquitaine ainsi qu’en Martinique et à la Réunion), 7 duels et une quadrangulaire en Corse.

Sonnés par les résultats du premier tour, devancés nettement par le PS (29,5% contre 26,3%), l’UMP et ses partenaires ont jeté toutes leurs forces dans la fin de campagne pour mobiliser. La droite, unie dès le premier tour, ne bénéficiant a priori que de très faibles reports de voix, ses appels vont aux abstentionnistes, aux écologistes et aux électeurs du FN. Dans les meetings, les candidats, responsables de l’UMP et le Premier ministre ont ainsi vendu le Grenelle de l’environnement pour tenter de grapiller quelques voix d’électeurs d’Europe Ecologie et, surtout, ont ressorti la vieille ficelle de l’insécurité pour séduire à l’extrême droite.( Au point de commettre une grossse gaffe: Fillon ayant annoncé le décès d’un policier victime d’une «violence barbare»... sorti du coma. Le Premier ministre «se déshonore», attaque Martine Aubry qui l’accuse de «récupérer des actes de violence et des drames à des fins politiques».)



Les leçons de la défaite  selon l'Ump
From : le Figaro , rue 89 , nouvelObs, le Point ...

Cette semaine, les esprits se sont échauffés à l'UMP, où plusieurs parlementaires ont soulevé les questions qui fâchent. Ils ont regretté le «déni de défaite» de la part de l'exécutif. En début de semaine, le chef de l'État devra reprendre la main sous peine de voir la bronca se propager dans les rangs de la majorité. Le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, a convoqué mardi une réunion pour tirer les leçons de la défaite. L'Élysée redoute ce rendez-vous défouloir qui pourrait tourner au procès de la gouvernance sarkozyste. Plusieurs responsables de la majorité et non des moindres, comme Alain Juppé et d'anciens ministres chiraquiens, réclament une meilleure hiérarchisation des réformes et une remise en cause de l'ouverture.


Le Premier ministre leur demande de se taire, mais ils ne veulent pas être « dans le déni » de « l'échec » des régionales.

 

« Ce qui n'a pas fonctionné, c'est la sortie de crise » ; « le RSA, c'était le programme de Mme Royal, ce n'était pas celui de Nicolas Sarkozy » ; « l'UMP n'est que le copié-collé de l'action gouvernementale »… Malgré l'injonction de François Fillon, les langues continuent de se délier : trois députés UMP réagissent sur Rue89.

Le Premier ministre l'a pourtant fait savoir mardi devant le comité de la majorité  : les esprits contrariants sont sommés de ne pas se manifester. Même si les suffrages de toute la majorité présidentielle (UMP, Nouveau Centre et alliés, 26,3%) ont été inférieurs à ceux du seul Parti socialiste (29,5%) au premier tour des élections régionales, prière de se taire :

« Nous avons encore beaucoup de sujets à régler, mais nous devons les régler ensemble. Ceux qui choisissent l'entre-deux-tours pour formuler des critiques sur l'action du gouvernement ou leur formation politique, ce ne sont pas des caractères bien trempés. »


« Nicolas est entouré par des autistes ou des béni-oui-oui »
En privé, François Fillon n'en pense cependant pas moins, comme le rapporte Le Canard Enchaîné ce mercredi. Tel cet emportement dès les résultats connus dimanche soir :

« Nicolas est entouré par des autistes ou des béni-oui-oui qui le confortent dans son refus de voir la réalité. On paie plein pot les conneries de Besson. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir tiré la sonnette d'alarme. »


Si les ministres respectent la consigne à la lettre (dix-neuf d'entre eux sont d'ailleurs également candidats aux régionales), ce n'est pas le cas de tous les membres de la majorité. Dès lundi, des voix discordantes se sont faites entendre.



Pour Rue89, trois députés UMP continuent d'exprimer leur refus d'être « dans le déni » de « l'échec » de la majorité au premier tour des élections régionales. Dans trois interviews, ils en expliquent les causes et livrent les clés pour y remédier.

_Georges Tron : « Pas de réserve de voix »
Le député de l'Essonne refuse de mettre la contre-performance de la droite dimanche uniquement sur le dos de l'abstention, blâmant la stratégie d'union des diverses formations dès le premier tour : « Nous sommes à court de réserve de voix. »

Il estime aussi que c'est l'action de l'exécutif durant la « sortie de crise » qui l'a plombé :

« Les Français ont le sentiment d'une forme d'inéquité dans la répartition des efforts et dans la répartition des difficultés et des souffrances. »


 _Lionnel Luca blâme « l'ouverture systématique à gauche »
« On ne peut pas se contenter de dire que ce n'est pas un échec gouvernemental », assène l'élu des Alpes-Maritimes.

Il se fait aussi l'écho des militants lassés des largesses élyséennes faites à la gauche, et s'en prend à certaines mesures symboliques :

« Le RSA, c'était le programme de Mme Royal, ce n'était pas celui de Nicolas Sarkozy. »


_ Luca Marie-Anne Montchamp : « La sécurité, ça va, on a compris »
Pour la parlementaire d'origine corrézienne, ancienne secrétaire d'Etat de Jacques Chirac, « quand le parti majoritaire n'est que le copié-collé de l'action gouvernementale », on limite la capacité d'expression politique ».

Elle estime aussi que le gouvernement et le Président ont un peu trop tiré sur la corde de l'insécurité. Une pause dans les réformes ? Pourquoi pas, mais pas dans tous les domaines :

« Dans certaines réformes, oui. Je pense qu'on a beaucoup parlé de sécurité, ça va, on a vu, on a compris. Sur la question sociale, il me semble que ce n'est pas le moment. »



D'abord le déni des responsables de l'UMP au soir du premier tour a été vécu comme un affront par beaucoup de sympathisants de droite, et il est incontestable que le parti majoritaire a subi une sévère débâcle lors de ces élections, recueillant 35,37% des voix, loin derrière le Parti socialiste et ses alliés (53,79%). Elle conserve toute de même l'Alsace et remporte la Guyane et la Réunion. Mais cette maigre compensation a un goût amer. La Réunion est minée par les divisions à gauche et l'UMP a perdu la Corse au profit du PS (sans majorité absolue). Dix-neuf ministres étaient engagés dans la bataille, tous ont été balayés par la marée rose. Au soir des élections, personne à droite ne cache sa déception.

 
"Le président s'attendait à ces résultats qui sont décevants", a déclaré dimanche soir à l'AFP son principal collaborateur Claude Guéant. Même le président de l'UMP Xavier Bertrand a reconnu qu'"objectivement la gauche [avait] remporté ces élections", ne cachant pas sa "déception".
"Une élection a toujours une signification, un message", a indiqué encore Claude Guéant, ajoutant qu'"il [Nicolas Sarkozy] est décidé à l'entendre".

"Nous n'avons pas su convaincre"


Quel est le message ? D'abord que les Français désapprouvent la politique du gouvernement. "Nous n'avons pas su convaincre", admettait hier François Fillon. Si la majorité, comme la gauche, n'a pas su mobiliser les électeurs - l'abstention, certes moins importante qu'au premier tour a atteint plus de 49% -, un autre constat s'impose : la droite a perdu une grande partie de son électorat. Cause possible pour certains responsables de la majorité : l'ouverture qui, comme elle a été pratiquée par le président de la République Nicolas Sarkozy depuis quelques mois, est l'une des raisons de la défaite cinglante de l'UMP aux régionales. "Il faut revenir aux fondamentaux", jugeait au soir des élections Jean-François Copé. Autrement dit : revenir à une politique de droite pure.

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, renforcé par l'affaiblissement de l'exécutif, a déclaré que le gouvernement devait "solliciter des gens de droite" après l'ouverture du gouvernement à des ministres de gauche.
"Pendant un premier temps, l'idée était d'aller solliciter des gens de gauche acceptables par la droite. Je pense que maintenant c'est bien de solliciter des gens de droite acceptables par la gauche", a-t-il déclaré sur Europe-1 lundi 22 mars. "Nicolas Sarkozy pratique l'ouverture, moi aussi. Je vote à gauche", ironisait dimanche soir à la sortie des urnes un électeur s'avouant traditionnellement à droite.


A deux ans de la prochaine échéance présidentielle, le chef de l'Etat doit envoyer un signal fort à la droite s'il veut remobiliser un électorat qui ne se retrouve plus dans les choix pris par le gouvernement. Il doit recentrer sa politique vers son électorat traditionnel. Christine Boutin réclamait dimanche soir le retour de la "droite décomplexée" pointant encore la politique d'ouverture, et la branche dure de l'électorat de droite considère qu'elle n'a pas élu Nicolas Sarkozy pour qu'il nomme des hommes de gauche à des postes que des membres de la majorité auraient pu ravir. Cette critique ne date pas d'hier.

Entre les deux tours, de nombreux élus UMP ont mis personnellement en cause Nicolas Sarkozy sur sa politique d'ouverture, qui "crée des courants d'air à droite", selon le chiraquien François Baroin. Au lendemain des régionales, les critiques fusent. Le sénateur de la Moselle Jean-Louis Masson (Non inscrit) s'est même demandé si, après le résultat des régionales, Nicolas Sarkozy "[était] le meilleur candidat de la droite pour 2012 ou si une autre alternative doit être recherchée" citant "Villepin, Juppé ou Copé".
Les nominations de Didier Migaud (PS) et Michèle Charasse (ancien socialiste,) respectivement à la tête de la cour des comptes et au conseil constitutionnel ont mis le feu aux poudres à quelques semaines des élections régionales et, depuis, certains parlementaires ne décolèrent pas. "Trop c'est trop! Il faut désormais avoir sa carte au PS pour obtenir des responsabilités dans la République", s'était indigné à l'époque le député UMP Christian Vanneste. Le chef de l'Etat va devoir apaiser sa majorité parlementaire, "dans un état d'esprit insurrectionnel" selon une source proche de l'UMP.

"Continuer les réformes"
Le problème n'est-il pas plus profond ? Et s'il s'agissait du "style" du président de la République, ou du "rythme" des réformes, comme le pointait il y a peu Alain Juppé.
A droite, si le gouvernement doit faire l'objet ces prochains jours d'un "modeste" remaniement, personne, ou presque, n'ose l'admettre. "Il faut continuer les réformes", martelait dimanche soir le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, sur le plateau de France 2 et le président de l'UMP Xavier Bertrand sur le plateau de TF1. Lundi matin, les responsables de la majorité réaffirmaient en cœur que le gouvernement devait tenir le cap des réformes, à commencer par la réforme des retraites. "Les Français n'ont pas dit non aux réformes", a répété le secrétaire général de l'UMP. Elections régionales, conséquences régionales, donc. Le déni n'est pas loin. D'ailleurs on peut trouver d'autres causes à la défaite de l'UMP. Le Premier ministre François Fillon a attribué en partie les mauvais résultats de la droite à la crise mondiale qui, a-t-il souligné, "ne nous a pas facilité la tâche". "Les Français veulent sortir de la crise et que soit résolu le plus rapidement possible le problème du chômage", a jugé quant à lui Claude Guéant, qui veut voir dans le vote des Français "un grand appel à une action forte et efficace".




Les leçons de la défaite selon les humoristes

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Dans sa chronique, l'humoriste trace une biographique fictive de l'ex-socialiste rallié début 2007 à l'écurie sarkozyste : il le dépeint en « Mata-Hari de la politique française », infiltré par le Front national au sein de la gauche puis de la droite de gouvernement, nostalgique des soirées viriles à Montretout (l'ancien siège du parti extrémiste) où résonnaient bruits de bottes et aboiements de dobermans, qui parvient finalement à réaliser son dessein en devenant le premier expulseur d'immigrés de France.

La chronique se termine par cette phrase, hurlée avec l'accent qu'on prête aux nazis dans les films de guerre :

« En vérité, c'est un coup à quatre bandes : Marine Le Pen Présidente, Besson Premier ministre, Zemmour à la Culture, pour une France pure et blanche, sans délinquance, sans burqa, et sans rappeurs ! ! ! »


Le Pen, Besson et Zemmour !
envoyé par franceinter.


L'humour ne fait aucun doute : qui considère sérieusement qu'Eric Besson est le théoricien de la politique gouvernementale en matière d'immigration? Sinon, Guillon reprend des poncifs de la caricature bessonienne (« Un vrai profil à la Iago, idéal pour trahir »).

Au fond, seule une phrase paraît vraiment problématique, celle qui concerne le mariage (révolu) d'Eric Besson avec Sylvie Brunel :

« Eric consent à cette union, mais jure infidélité. Une des rares promesses qu'il tiendra. »



Installé au micro vingt minutes après la chronique de Guillon, le ministre annonce qu'il ne l'a pas écoutée, mais qu'il a déjà reçu des SMS d'amis choqués.



Les leçons de la défaite selon la gauche

Le Parti socialiste a qualifié de "cosmétique" le remaniement gouvernemental, ajoutant que la réponse de Nicolas Sarkozy au scrutin régional était "totalement hors sujet". "La France a besoin d'un changement de politique, pas d'un remaniement cosmétique. Au lendemain d'une défaite historique de la droite aux élections régionales, ce n'est pas un simple remaniement du gouvernement qui permettra de répondre aux attentes des Français", a déclaré Harlem Désir, secrétaire national du PS, dans un communiqué.

Selon le responsable socialiste, "si c'est là la seule réponse que le président de la République compte apporter, elle est totalement hors sujet". Harlem Désir a fait valoir que "les électeurs ont exprimé leur rejet de la politique injuste et inefficace de la droite et leur inquiétude face aux décisions annoncées pour les mois à venir". "Ce qu'ils attendent aujourd'hui, c'est un changement de cap économique et social et l'assurance que, demain, réforme cessera d'être synonyme de régression pour rimer enfin avec progrès", a-t-il ajouté. Le PS a appelé Nicolas Sarkozy "à revoir radicalement les choix et les orientations mis en oeuvre par son gouvernement". "Faute de cela, le malaise démocratique, révélé notamment par l'abstention, continuera de s'approfondir", conclut Harlem Désir.

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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