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Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a fait le pari risqué d'un référendum sur l'accord européen d'effacement d'une partie de la dette du pays, critiqué en Grèce pour l'abandon de souveraineté qu'il implique.Papandréou sème la panique sur la zone euro...Les Bourses européennes plongent.

 

Grèce : le gouvernement soutient Papandréou Une décision annoncée lundi soir, qui a mis en colère ses partenaires et sème la panique ce mardi sur les marchés. En France, ce référendum divise la classe politique française.

 

 

Cinq jours après l'accord arraché de haute lutte à Bruxelles, tout est à refaire. Le chef de l'Etat français a répété ce mardi que le plan de sauvetage de la zone euro adopté la semaine dernière à Bruxelles était «la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque», à l'issue d'une réunion interministérielle. «Hier, le Premier ministre grec a pris l'initiative d'annoncer un référendum. Cette initiative a surpris toute l'Europe, a confirmé le chef de l'État. Donner la parole au peuple est toujours légitime, mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s'exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires.»

 

 

 

 

Au G20

Que l'Europe se débrouille d'abord seule! Telle était en filigrane la ligne des prises de position des grands de ce monde.

Barack Obama a estimé que la zone euro était "en mesure d'être à la hauteur" de ses difficultés financières. Le président mexicain, Felipe Calderon, a conseillé de prendre exemple sur son pays, qui avait bénéficié de prêts préventifs du Fonds monétaire international (FMI) de 72 milliards de dollars pour faire reculer la spéculation durant la crise de 2008.

Dilma Rousseff, la présidente brésilienne, a résumé le sentiment de ses collègues émergents des "BRICS" (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en déclarant qu'elle n'avait "pas la moindre intention" de financer le Fonds européen de stabilité financière (FESF). "Pourquoi devrions-nous le faire, si les Européens le font?", a-t-elle demandé malicieusement.Elle entend n'utiliser qu'avec précaution les réserves de son pays amassées "à la sueur du peuple brésilien". Comme le président chinois Hu Jintao ou le président russe Dmitri Medvedev qui ne comprennent goutte aux subtilités du FESF, elle veut jouer la sécurité et ne passer que par le FMI pour aider éventuellement les Européens.

 

Après tout, ceux-ci faisaient naguère la leçon aux pays du Sud malades de leurs dettes. Il n'est que justice qu'ils pointent au guichet du Fond et en subissent les rudes conditions. A preuve, la mise sous surveillance d'une Italie qui n'arrive pas à convaincre que ses économies et ses réformes ne sont pas des trompe-l'œil.

 

Sollicitée pour apporter une aide, la Chine a suivi ces derniers mois l'aggravation de la crise des dettes en Europe, premier marché pour ses exportations et où elle détiendrait 550 milliards de dollars d'obligations souveraines. Elle a appelé sans détour l'Europe à mettre de l'ordre dans ses finances .

 

Trung Quốc sẽ cho các chính phủ đang khát vốn nhất vay tiền trực tiếp. Mua trái phiếu Tây Ban Nha hoặc Italia không phải là một đề xuất hay, trong khi mua trái phiếu Đức rõ ràng là chuyện hấp dẫn, bởi các trái phiếu này nhiều khả năng sẽ được hoàn trả đầy đủ. Trung Quốc đã tỏ rõ chỉ muốn bỏ tiền vào các khoản đầu tư an toàn, cho nên Bắc Kinh sẽ đòi phải có những sự đảm bảo phù hợp. Vì thế khoản đóng góp của Trung Quốc vào Quỹ bình ổn tài chính châu Âu (EFSF) trên thực tế sẽ không khác bao nhiêu so với việc cho Đức vay, điều không mấy tác dụng trong việc hỗ trợ các nước như Tây Ban Nha hay Italia kiểm soát tài chính của mình.Nếu Trung Quốc tăng tổng đầu tư của mình vào Eurozone, nhiều khả năng việc đó sẽ khiến có thêm nhiều người ở châu Âu mất việc làm trong lúc giá đồng euro sẽ bị đẩy cao lên.

Và điều đó sẽ khiến cho hàng xuất khẩu của khối euro trở nên kém hấp dẫn ở các thị trường quốc tế và hàng xuất khẩu của Trung Quốc mang tính cạnh tranh cao hơn, một kết cục rõ ràng sẽ bất lợi cho các nước vùng Địa Trung Hải vốn đã chật vật.

 

Hơn nữa, đầu tư vào trái phiếu chính phủ thì rất khác so với đầu tư vào các tài sản như các toà nhà, nhà máy, các cơ sở hạ tầng, các loại đầu tư có thể sẽ đem lại sự tăng trưởng kinh tế và tạo công ăn việc làm. Các khoản đầu tư như vậy khó có thể xảy ra trong những ngày này, và việc chuyển giao các khoản nợ chính phủ trong Eurozone từ các ngân hàng của châu Âu sang cho Trung Quốc không mấy tác dụng trong việc giúp thay đổi tình thế.

Khi các Chính phủ châu Âu hoàn trả các khoản nợ cho ngân hàng thì tiền mặt nhiều khả năng sẽ bị các ngân hàng dùng hết cho hoạt động tái cơ cấu vốn. Vì vậy, nó sẽ không tạo ra được các ngân khoản mới để đem cho các công ty vay tiếp. Nói cách khác, việc Trung Quốc đầu tư vào trái phiếu châu Âu cũng sẽ chẳng mấy tác dụng trong việc thúc đẩy tăng trưởng kinh tế ở châu Âu. Việc Trung Quốc đầu tư trực tiếp vào nền kinh tế thực sự ở châu Âu có lẽ sẽ có tác động lớn hơn nhiều.

Nhưng việc cử tri châu Âu có hoan nghênh hay không tình trạng khách hàng Trung Quốc tới mua bất động sản, công ty, đường sá vào thời điểm giá cả đang đi xuống do cuộc khủng hoảng vẫn tiếp diễn lại là một vấn đề khác.

 

 

 

 


La Grèce «pas loyale» pour Laurence Parisot
La décision de la Grèce d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage du pays relève d'un «comportement anormal, qui n'est pas loyal» envers ses partenaires européens, a jugé mardi la présidente du Medef, Laurence Parisot sur LCI, évoquant une sortie du pays de la zone euro. «Depuis déjà un certain temps, la Grèce ne jouait pas le jeu. Il faut en tirer les conséquences», a ajouté la présidente de la principale organisation patronale française.
«S'il faut un jour envisager la sortie de la Grèce, définissons les conditions juridiques pour que cette sortie, finalement, ne concerne que la Grèce», a-t-elle déclaré. Elle s'est dit «bien persuadée qu'il n'y aura pas d'éclatement de la zone euro».

 


 l'UMP dénonce avec virulence la décision de Papandréou...
«Cette décision me paraît incompréhensible, a insisté Christian Estrosi. Lorsque l'on est en situation de crise et que d'autres veulent vous aider, il est insultant de tenter à sauver sa peau plutôt que prendre ses responsabilités.» Ce proche de Nicolas Sarkozy souhaite donc pour sa part que le «Premier ministre grec revienne sur sa décision».
Comme Christian Estrosi, Valérie Rosso-Debord, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, ne mâche pas ses mots. «En prenant unilatéralement cette décision, pour des considérations de politiques intérieures, M. Papandréou non seulement n'assume pas la mission qui est la sienne mais en plus compromet la finalisation d'un accord dont il a été l'un des premiers défenseurs», indique-t-elle dans un communiqué.

 
Sébastien Huyghe, député UMP du Nord, «déplore» également cette décision dans un communiqué. Selon lui, «un référendum tardif (au mois de janvier), à l'issue plus qu'incertaine (il est extrêmement difficile d'obtenir un accord populaire sur un avenir fait de sueur, de sang et de larmes) comporte tous les risques pour la Grèce et L'Europe». «Georges Papandréou, veut sauver sa peau à tout prix. Son référendum est un coup de politique intérieure mais il risque de ruiner les efforts de la France et de l’Allemagne grâce auxquels un accord avait été trouvé», assène de son côté Philippe Juvin, député européen UMP. Il conclut durement : «Georges Papandréou avec ses petits coups de politicien minables, ne peut pas aller très loin, mais il peut nous emmener très bas.»

 

 

 


F.Hollande et M.Aubry :«Si cette décision de M. Papandréou entraîne de nouveaux désordres sur les marchés financiers, elle devrait surtout décider les dirigeants européens à prendre enfin les décisions d'engager les réformes structurelles, notamment pour réguler le système financier - comme nous n'avons cessé de le proposer depuis des mois -, et pour trouver un juste chemin entre la réduction des déficits et le maintien de la croissance et de l'emploi», concluent-ils.


Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : l'organisation d'un tel référendum est «un minimum de démocratie».et voit dans le dernier plan décidé pour aider la Grèce «dix années supplémentaires d'austérité»


Les Grecs ont le droit de choisir leur destin !», a martelé Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs, sur RTL qui souligne que «cela fait tout de même dix-huit mois qu'on pressure ce pays, ses dirigeants». Pour lui, «il est presque étonnant que cette dimension-là n'est pas été évoquée au sommet européen». Autre proche de François Hollande à avoir commenté l'annonce du Premier ministre grec, Stéphane Le Foll, eurodéputé PS, a assuré sur BFM TV que «tout doit être travaillé, discuté, négocié». «Il ne faut pas imposer à tous les autres des décisions prises à deux ou par un seul, l'Allemagne», a-t-il insisté.


Nous ne pouvons pas interdire aux Grecs de choisir leur destin. L' UE est une fédération d'États Nation. Un référendum est donc légitime», a renchéri Manuel Valls, député-maire socialiste d'Évry et candidat malheureux à la primaire, sur Twitter. Également ex-candidat à la primaire PS, Arnaud Montebourg a salué, sur France Info, «une décision intelligente et justifiée par le fait qu'on n'a pas le droit d'infliger à des populations entières des souffrances, des appauvrissements (...) décidés par des gouvernements sans leur demander leur avis». «Je félicite M. Papandréou pour son courage, (pour) avoir pris une décision de retour vers le souverain, le corps électoral», a lancé le député socialiste de Saône-et-Loire. Jean-Michel Baylet a aussi dit son mot sur Twitter : «L'accord européen de Bruxelles est mort-né. C'est un échec cuisant pour la diplomatie franco-allemande.»


Du côté du MoDem, on dit «comprendre» la position du premier ministre grec. «Il n'est pas complètement honnête de tomber à bras raccourcis sur Papandréou: il est épuisé par la situation, fragilisé par une courte majorité et la seule issue politique pour lui de toutes façons est l'union nationale», a estimé l'eurodéputé et vice-président du MoDem Robert Rochefort.


Éva Joly, assure, elle, dans un communiqué, que si «certains prétendent que cette consultation du peuple est irresponsable. Ce qui est irresponsable, c'est la saignée réalisée sur les Grecs». Selon la candidate EELV à la présidentielle, «les politiques menées ne peuvent se faire contre les peuples». «Le risque du "non" du peuple Grec aurait le mérite de remettre les contreparties du plan de sauvetage en question et d'ouvrir la porte à une nouvelle discussion et à d'autres options qui n'ont pas été prises en compte par la commission européenne, la BCE et le FMI. Comme par exemple la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux»,a-t-elle souligné.

 

 

 

 

Les Français désapprouvent la politique de la contribution financière en pure perte . 

Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, ils sont 63% à désapprouver l'augmentation de la contribution financière française à hauteur de 15 milliards d'euros dans le cadre du plan d'aide à la Grèce. Selon ce sondage, le projet n'est approuvé que par 37% des personnes interrogées, un chiffre cependant en augmentation par rapport à un sondage réalisé en septembre dernier où ils n'étaient que 32% à approuver le plan de sauvetage.

 

  
En novembre, sur les 63% de Français qui désapprouvent le projet (contre 68% en septembre), 32% y sont même "tout à fait" hostiles. Les classes moins aisées, comme les ouvriers et les employés, y sont clairement moins favorables, 89% des Français estiment que "l'argent prêté à la Grèce est de l'argent perdu, parce que la Grèce ne pourra pas rembourser", un chiffre en augmentation de deux points par rapport à septembre dernier. Mais, en même temps, ils sont 89% (cinq points de mieux qu'en septembre) à estimer que "les difficultés de la zone euro vont s'accroître dangereusement si le problème de la dette grecque n'est pas réglé".

 

Un Francais sur trois favorable au retour du franc 
Selon un sondage Ifop commandé par le site d'information Atlantico, un Français sur trois est tenté par le retour au franc et une sortie de l'euro. Selon ce sondage réalisé les 3 et 4 novembre, ce pourcentage s'élève à quasiment 50% parmi les employés et les ouvriers. De manière générale, un Français sur trois ne serait donc pas convaincu par les discours politiques et médiatiques expliquant qu'une sortie de la zone euro serait une pure folie, indique le site internet. Deux grandes raisons sont avancées pour ce retour au franc, explique Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion à l'Ifop, cité par Atlantico : l'euro est lié à la hausse des prix et la monnaie unique crée une solidarité avec des pays comme la Grèce qui "peuvent nous tirer vers le bas et exiger des sacrifices financiers supplémentaires".



From : le Parisien ,TF1,le Monde,...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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