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Voilà une étude qui devrait donner du grain à moudre à la grande distribution qui souhaite mettre fin au monopole des pharmacies. D'une officine à une autre, les prix des médicaments sans ordonnance peuvent varier du simple au quadruple, selon une enquête de l'association de consommateurs CLCV reprise par Europe 1.

Sur six produits courants (Synthol, Maalox, Actifed, Efferalgan, Imodiumlingual et Nurofen), les tarifs appliqués par les pharmaciens divergent de façon très importante. Alors que le panier moyen s'établit à 24,68 euros (sur les 140 pharmacies testées disposant de tous les produits), il est par exemple de seulement 17,08 euros à Arras dans le Pas-de-Calais (panier le moins cher) contre 33,70 euros à Paris (panier le plus cher). La capitale affiche d'ailleurs les prix les plus élevés en France pour quatre des six médicaments étudiés.

 

Du simple au quadruple à Paris. Les résultats montrent des prix qui doublent pour un même médicament sans ordonnance, voire qui quadruplent dans certains cas. Pour faire son enquête, la CLCV a pris un panier de produits classique avec du Synthol, de l'Actifed rhume, et de l'Efferalgan vitamine c, etc.

Résultat : pour le Maalox par exemple, qui soigne les brûlures d'estomac, l’association de consommateurs a trouvé la boîte de 40 comprimés à 3,80 euros dans une pharmacie du 6ème arrondissement de Paris et à 6,60 euros dans la rue d'à côté.

 Pire si on compare avec la province. Les écarts sont encore plus impressionnants lorsque l’on compare avec la province. On peut par exemple trouver la boîte d’Actifed rhume à 2,90 euros à Rennes et trois fois plus cher à Paris. La logique peut être appliquée au panier complet. 17 euros dans une pharmacie d'Arras et jusqu'à 36,80 euros dans le 6ème arrondissement de Paris.

 

Si l'on compare par produit, l'écart est encore plus flagrant d'une ville à une autre. Le flacon de 225 ml de Synthol est 2,35 fois plus cher dans le XVIIIème arrondissement de Paris (6,95 euros) qu'à Durtol dans le Puy-de-Dôme (2,95 euros). Autre exemple: la boîte de 20 comprimés de Nurofen 200 est vendue quatre fois plus cher à Cessons Sévigné en Ille-et-Vilaine (à 5,95 euros) que dans le Vème arrondissement de Paris (1,49 euro).

La CLCV dénonce par ailleurs le manque de transparence des pharmacies. Seul un établissement sur deux dispose d'un catalogue des prix des médicaments. Ce qui est pourtant une obligation légale pour tous les médicaments non remboursables soumis à prescription obligatoire.

Enfin, l'association s'est intéressée aux quelques sites de vente de médicaments en ligne. Les prix constatés ne sont pas très différents des tarifs des officines. D'autant que les frais de port alourdissent l'addition pour les clients. "Liées à une pharmacie physique, et sauf à multiplier très fortement les ventes de celle-ci afin d’obtenir des prix de gros plus intéressants, les pharmacies sur Internet ont peu de chance de proposer des prix compétitifs", souligne la CLCV

 

 

L'association de consommateurs CLCV a comparé les prix de ventes de plusieurs médicaments en vente libre.

Les prix des médicaments sans ordonnance jouent au yo-yo selon les pharmacies. D'après une étude de l'association de consommateurs CLCV, rendue publique ce matin sur Europe1, les prix facturés peuvent en effet varier de un à quatre selon les officines.

L'association a choisi de scruter les prix des médicaments parmi les plus courants, comme le Maalox, indiqué pour lutter contre les brûlures d'estomac, le Synthol, l'Actifed rhume ou encore l'Efferalgan, dans 266 pharmacies différentes, à Paris et en régions.

A Paris, la boîte de 40 comprimés de Maalox est par exemple facturée 3,80 euros dans une pharmacie du 6e arrondissement, et 6,60 euros la rue d'à côté. Les écarts peuvent être encore plus importants entre Paris et la province.

Europe 1 cite l'exemple de l'Actifed antirhume, que l'on peut acheter 2,90 euros à Rennes mais trois fois plus cher à Paris.

Surprise à la caisse. La CLCV regrette d'ailleurs que l'on ne découvre les prix qu'au moment de payer le plus souvent, puisque les produits sont généralement derrière le comptoir.

Normalement, les pharmacies doivent afficher leurs prix en magasins mais sur les 269 pharmacies visitées, la moitié seulement laissent effectivement un catalogue de prix à disposition de leurs clients.

 

Vente en ligne
Des écarts de prix d'autant plus gênants pour le consommateur qu'il n'en est pas forcément informé avant de passer à la caisse. Ces médicaments sans ordonnance d'utilisation courante sont en effet bien souvent rangés derrière le comptoir, regrette l'association de consommateurs.

L'Autorité de la concurrence, comme les associations UFC-Que Choisir et Familles rurales, avaient déjà dressé un constat similaire les années précédentes. UFC-Que choisir plaidait en conséquence pour que les médicaments sans ordonnance puissent être vendus en parapharmacie et dans les grandes surfaces.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a cependant écarté une telle piste cet été, soucieuse «que le circuit du médicament soit sécurisé, et la consommation maîtrisée». Les médicaments sont en revanche vendus en ligne depuis le mois de juillet. Une possibilité qui permet aux consommateurs de comparer plus facilement les prix, fait valoir le ministère.

 

 

 

Entre deux et presque cinq euros pour une boite de Nurofen, de quatre euros à jusqu'à neuf pour des pastilles Rennie... Selon l'association de consommateurs Familles rurales, qui publie depuis 2010 un observatoire des prix de 14 médicaments, cette année encore, les variations vont du simple au triple en fonction des pharmacies.

Comme l'année précédente, les plus forts écarts de prix concernent les médicaments pour lesquels il n'existe pas de spécialité remboursable accessible sans ordonnance.

 

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Si en moyenne, les prix n'ont quasiment pas évolué en trois ans, l'arrivée de la vente des médicaments sur internet n'a pas eu un effet bénéfique sur la concurrence. D'où le commentaire de l'association: «L'autorisation de proposer certains médicaments en libre accès devait, selon le ministère de la santé, offrir des prix concurrentiels et améliorer le pouvoir d'achat des citoyens. Force est de constater que ce n'est pas le cas.»

Acheter ses médicaments en ligne, n'est pas forcément moins cher. Selon l'observatoire, en moyenne, les frais de port demandés par les sites internet s'élèvent à 5,91 euros. Une somme qui compense les prix moins élevés affichés sur les 63 sites autorisés depuis juillet des médicaments sans ordonnance. En outre, l'association a remarqué qu'il était parfois difficile de trouver sur les sites les contenances des boîtes de médicaments présentées, ce qui peut conduire à des factures plus élevées


 

 

From : Challenges , le Figaro ,....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Economie Commerce Finances Monnaie
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