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Zair Kédadouche a démissionné de son poste d'ambassadeur de France en Andorre car il se dit victime de discrimination au sein du ministère des Affaires étrangères. Diplomate atypique, cet ex-footballeur professionnel passé par les cabinets gouvernementaux dénonce les discriminations raciales dont il aurait fait l'objet. Des déclarations jugées "inacceptables" par le porte-parole du Quai d'Orsay.

La lettre qu'il a adressée à François Hollande était confidentielle, et sa diffusion n'est pas de son fait. Mais Zair Kédadouche n'est plus astreint au droit de réserve et peu maintenant s'exprimer librement. "Pour la première fois, j'ai appris que mon nom pouvait être un handicap sur un certain nombre de nominations, des traitements différenciés par de hauts fonctionnaires du Quai d'Orsay qui considèrent que cette maison leur appartient et que quand on a un prénom d'origine étrangère on subit des discriminations."

Voir :  http://www.franceinfo.fr/entretiens/le-grand-temoin/zair-kedadouche-le-racisme-social-existe-encore-au-quai-d-orsay-1416863-2014-05-13

 

De nombreuses humiliations
Zair Kédadouche a dû faire face à des refus et à l'humiliation. "On m'a fait savoir que mon nom était gênant pour certains postes. Je devais être nommé comme Consul général à Anvers, mais on m'a expliqué que l'extrême droite présente et une communauté juive importante pouvait me gêner dans ma pratique au quotidien. Rien n'autorise la République à avoir de tel comportement."

L'ancien ambassadeur a senti régulièrement cette discrimination. "Avant même que je n'arrive en Andorre, on m'a fait comprendre que je n'aurais pas les mêmes facilités pour travailler. Mes nominations se sont faites dans des conditions déplorables, honteuses, humiliantes. Le racisme c'est une suite d'humiliations répétées. Dans l'administration française, pas tous, il y a de hauts fonctionnaires remarquables, il y a une petite caste qui s'arroge le droit de se passer les postes."

 

Une justice pour tous
Zair Kédadouche a porté plainte auprès du procureur de la République de Paris pour discrimination et comportement raciste à l'intérieur du Quai d'Orsay. "J'ai des éléments très précis, des preuves montrant que le Quai d'Orsay a utilisé des méthodes contraires à la République. Si je m'appelle Zair Kédadouche et que je me défends c'est pour tous ceux qui ne le peuvent pas. Je souhaite que des sanctions soient prises, qu'une commission parlementaire soit faite sur les discriminations."

 

 

Un ambassadeur français d'origine algérienne démissionne

La lettre de Zaïr Kedadouche, ambassadeur français dans la principauté d'Andorre et d'origine algérienne, qui a démissionné le 1er avril, accusant le Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères) de «racisme» et de «discrimination», a jeté un vrai pavé dans la mare en France.
«Je démissionne au nom des valeurs de la République parce que j'ai été traité différemment, discriminé, notamment à cause de mon nom», a-t-il écrit dans sa lettre adressée à Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et publiée par l'hebdomadaire français Le Point, devenant ainsi le premier ambassadeur français à quitter de sa propre initiative son poste en cours d'exercice.

«Ayant l'expérience de plusieurs ministères, j'ai le sentiment que le Quai d'Orsay, dans sa partie la plus influente, trace sa route dans un isoloir, cherchant à éliminer toute trace génétique risquant de compromettre la reproduction sociale de ses élites», écrit-il dans sa lettre. Il en parle dans ce courrier adressé le 18 juin 2013 à Laurent Fabius de son expérience «très douloureuse», faite de «discriminations feutrées subies dans les palais dorés du Quai d'Orsay», selon lui.

Zaïr Kedadouche a adressé deux lettres à Laurent Fabius, l'une en 2012 et l'autre en 2013, condamnant un «racisme abject» au sein du Quai d'Orsay, en annonçant cette fois qu'il  veut désormais mener ce combat devant la justice.
En août 2013, alors qu'il était encore ambassadeur auprès de la principauté d'Andorre, cette dernière avait évoqué «des attaques insidieuses» qu'il aurait subies au Quai d'Orsay et les tentatives de ses collègues de le «discréditer en raison de ses origines algériennes», selon lui.

Dans sa lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères, il condamnait les «discriminations feutrées» et fustigeait le comportement de certains de ses collaborateurs. Il évoquait également un «racisme social», saisissant le défenseur des droits, Dominique Baudis, pour mettre un terme à «l'omerta» qui sévissait dans la République française.
«Je me taisais mais continuais le combat en sous-marin», note-t-il.

Il a, dans une lettre adressée au président de la République François Hollande, renouvelé sa critique de l'administration, y dénonçant «l'existence intrinsèque du racisme et de l'antisémitisme qui gangrènent notre République de l'intérieur, même de son cadre administratif».
«M'appelant Zaïr Kedadouche, des affectations à des postes m'ont été interdites», dénonce-t-il.

«J'ai été très loyal vis-à-vis de l'administration et j'ai respecté le droit de réserve malgré les souffrances et les humiliations», assure-t-il.

 

Cette lettre adressée au président de la République française a été publiée le 12 mai sur le site du Nouvel Observateur, lors de son point hebdomadaire, ce mardi 13 mai, le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, a jugé «inacceptables» les attaques de Zaïr Kedadouche. «Les accusations graves de racisme et de discrimination portées par M. Kedadouche à l'encontre du ministère n'ont aucun fondement. Les inspections et évaluations menées régulièrement ne les ont jamais étayées.» Selon le Quai d'Orsay, Zaïr Kedadouche n'aurait jamais fait état de ses récriminations à l'administration.

«Ayant l'expérience de plusieurs ministères, j'ai le sentiment que le Quai d'Orsay, dans sa partie la plus influente, trace sa route dans un isoloir, cherchant à éliminer toute trace génétique risquant de compromettre la reproduction sociale de ses élites», écrit, Zaïr Kedadouche, 56 ans, dans sa lettre adressée à Laurent Fabius, évoquant dans ce courrier adressé le 18 juin 2013 au ministre français des Affaires étrangères de son expérience «très douloureuse», faite de «discriminations feutrées subies dans les palais dorés du Quai d'Orsay». Il décide aujourd'hui de saisir la justice. «La dissidence doit s'organiser au sein des élites. J'en suis le pion», affirme cet ambassadeur français.
 
Le Quai d'Orsay réagit

Réagissant aux accusations formulées par cet ambassadeur, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a réagi hier par le biais d'un communiqué dans lequel il écrit que  «M. Kedadouche a exercé des responsabilités importantes au sein du réseau diplomatique et consulaire français entre 2008 et 2014. Il a fait le choix de rejoindre son corps d'origine, alors que d'autres affectations dans le réseau diplomatique lui étaient proposées».

Le porte-parole du Quai d'Orsay ajoute que «comme consul général puis comme ambassadeur, il a toujours bénéficié du plein soutien de l'administration dans la conduite de ses missions».

Le ministère français des Affaires étrangères estime que «les accusations graves de racisme et de discrimination portées par M. Kedadouche à l'encontre du ministère n'ont aucun fondement et sont inacceptables». Ajoutant que «les inspections et évaluations menées régulièrement depuis 2008 ne les ont jamais étayées. À ce jour, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international n'a d'ailleurs fait l'objet d'aucune demande d'information de la part du défenseur des droits ni de la justice».

«Le ministère considère comme un atout et une force de pouvoir compter, notamment parmi ses cadres, des personnes issues de la diversité», est-il ajouté dans ce communiqué.

 

Voir :

http://www.letempsdz.com/content/view/121589/1/

 

 

L'ex-ambassadeur  de France se confie : "j'ai été traité de sale bougnoule"

TÉMOIGNAGE E1 - Zaïr Kédadouche raconte à Europe 1 les discriminations et insultes qu'il dit avoir subies lors de sa carrière au ministère des Affaires étrangères.

LE TEMOIGNAGE. Tout a commencé très tôt, raconte Zaïr Kédadouche. L’ancien ambassadeur de France à Andorre a donné sa démission, agacé des remarques et insultes racistes. Zaïr Kedadouche, qui a adressé le 5 mars une lettre à François Hollande pour s’émouvoir de cette situation, s'est confié à Europe 1.

Dès le début. Selon lui, les premières brimades ont commencé lorsqu’il a "voulu être nommé comme consul général de France, il y a quelques années". "On m’a fait savoir que mon nom pouvait être gênant sur certains postes", raconte-t-il à Europe 1. Lorsqu’il demande à être affecté à Angers, "on m’a fait comprendre que l’extrême-droite y était extrêmement présente et que cela pouvait gêner les relations avec la France". Il parle également de discours tenus par des supérieurs sur la communauté juive implantée dans la ville, soulignant qu’il "ne pouvait pas, de ce fait, être présent à Anvers".

Le règne du silence. Zaïr Kédadouche dénonce la politique du silence qui règne au Quai d’Orsay. L’ancien diplomate, lui-même, s’est tu pendant des années. "On fait sa carrière en fonction de sa réputation. On se tait pour faire carrière", dit-il avec amertume. "J’ai décidé de parler en quittant le Quai", continue-t-il.

"Mon nom pouvait être gênant sur certains postes" :


"Mon nom pouvait être gênant sur certains postes" par Europe1fr

"J’ai tout gardé", déclare l’ambassadeur démissionnaire, "toutes les traces écrites des entretiens que j’ai pu avoir avec une certaine élite française qui considère que l’administration du quai d’Orsay leur appartient". Avec ses origines modestes et son parcours de sportif de haut-niveau, Zaïr Kédadouche estime avoir été tenu à l’écart des meilleurs postes : "Ayant un parcours atypique, je n’étais pas fait pour cette maison".

De la faute de l’administration entière. Il met en cause sa hiérarchie, qui ne l’a jamais soutenu, déplore-t-il. "Comment pouvez-vous accepter que mon administration ne m’ait jamais soutenu quand j’ai été insulté de sale bougnoule, sale arabe, ‘retourne dans ton pays’, alors que je suis diplomate, représentant de la France à l’étranger !", se souvient-il. Aujourd’hui, Zaïr Kédadouche demande à être reçu par le président de la République, qui est sensible à sa situation, affirme l’ancien diplomate.

Romain Nadal, le porte-parole du Quai d'Orsay, affirme au contraire que "pendant toute la période où il a exercé au ministère des Affaires étrangères, il a toujours eu le soutien et l'écoute attentive de la haute hiérarchie du ministère". Le porte-parole continue : "A aucun moment, lorsque l'inspection a travaillé avec lui, il n'a fait état d'accusations de racisme et de xénophobie".

 

Voir

http://www.europe1.fr/Politique/L-ex-ambassadeur-se-confie-j-ai-ete-traite-de-sale-bougnoule-2120233/

 

 

 

From : Europe 1 ,France Info ,.......

 

* les Patrouilleurs Chinois prêtent main forte à la Police parisienne

  http://miscellaneous-land.over-blog.net/article-des-patrouilleurs-chinois-vont-epauler-les-policiers-parisiens-la-police-fran-aise-incompetente-123588481.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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