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Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois à l'Assemblée nationale, est l'auteur d'un rapport sur le cadre juridique applicable aux services de renseignement en France. Il dénonce, dans un entretien au Monde, l'attitude des Etats-Unis envers leurs alliés.
Comment avez-vous accueilli les révélations du Monde sur la surveillance à grande échelle des communications des Français par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) ?


Jean-Jacques Urvoas : Soyons honnêtes, ce n'est pas une surprise d'apprendre que la NSA espionne la France. Elle n'est d'ailleurs pas la seule agence américaine à agir ainsi. En revanche, la vraie découverte dans cette affaire, c'est l'ampleur et la systématicité de ces écoutes. Ces pratiques sont totalement démesurées et inadmissibles. Elles flétrissent considérablement l'image de cette grande nation démocratique et interrogent sur sa conception du monde et des libertés fondamentales.

 

Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a convoqué l'ambassadeur américain. Faut-il une réaction forte de l'exécutif pour demander des explications à Barack Obama ?

Il faut une réponse extrêmement ferme, à l'instar de la position défendue par le premier ministre et le ministre des affaires étrangères. Mais la situation n'est pas aisée car la réaction peut uniquement être diplomatique et politique. En effet, elle ne peut pas être juridique puisque, dans le domaine du renseignement, le droit sera toujours moins rapide que la technique, et le droit international s'avère lacunaire.

 

Cependant, il est très important de rappeler aux Etats-Unis que nous sommes leurs alliés, et ce depuis leur origine. Or, on ne peut pas se comporter envers des alliés comme avec des adversaires, voire des ennemis. Pareille relation implique de la confiance et de la réciprocité. Les Américains doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas nous traiter comme l'Iran ou la Syrie !

Au final, cette nouvelle péripétie révèle que les Etats-Unis n'ont pas d'alliés, ils n'ont que des cibles ou des vassaux. La France n'est ni l'un ni l'autre. Nous avions l'impression que nos échanges étaient équilibrés, manifestement ce n'est pas le cas. Il faut donc un réajustement et une mise au point sans concession.

Cette surveillance dépasse le cadre de la lutte contre le terrorisme...

En effet, cela ajoute à l'émoi. On s'aperçoit qu'une partie de l'espionnage concerne le domaine économique, nos positions concurrentielles... Cela représente probablement le volume le plus important de ces données. C'est une illustration de plus que les Etats-Unis sont une hyperpuissance et qu'ils se comportent comme tels : ils considèrent n'avoir que des droits et n'être tenus par aucun devoir.

 

La France a-t-elle les moyens de se défendre ?

La démesure des écoutes auxquelles procèdent les Etats-Unis est proportionnelle aux moyens qu'ils y consacrent. La communauté du renseignement américain bénéficie d'un budget qui avoisine les 75 milliards de dollars par an ; elle se compose de 16 services (on a tout lieu de penser qu'en réalité ils sont au nombre de 17) ; elle emploie près de 110 000 personnes et recourt à de nombreux sous-traitants. Il s'agit donc d'un rouleau compresseur.

En France, le budget annuel du renseignement tourne autour de 10 milliards d'euros pour 6 services. Une lutte technologique s'avérerait vaine. En son temps, l'URSS a trébuché sur de semblables considérations.

 

Une réponse européenne est-elle nécessaire ?

Le renseignement est un domaine régalien, ultra-régalien même. La défense des intérêts vitaux de la nation ne se mutualise pas. Ce n'est donc pas au niveau européen que cela se joue. Il faut que la France ait une réaction coordonnée et convergente. Une discussion très ferme doit se nouer avec le gouvernement américain, mais aussi avec leurs services. Chacun doit en parler à son alter ego. Le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) doit en parler au patron de la NSA, le coordinateur national du renseignement en France doit en parler au DNI (Director of National Intelligence) américain, le ministre des affaires étrangères doit en parler au secrétaire d'Etat... Dans le monde du renseignement, l'échange est capital et se réalise sur une base de confiance réciproque. Ce mécanisme me semble aujourd'hui mis à mal. Il faut donc assainir les conditions de la coopération.

Néanmoins, il ne faut pas se faire d'illusion. Les Etats-Unis continueront à nous espionner. Imaginer qu'ils puissent cesser est une douce utopie. Mais ce n'est pas une raison pour être une victime consentante.

 

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La presse américaine ironise sur les réactions du gouvernement français

Les révélations du Monde sur la collecte massive de données téléphoniques des Français par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) ont provoqué lundi 21 octobre des réactions surprises et outragées de la part des responsables politiques français. Et alors que l'administration Obama essaye tant bien que mal de justifier cette pratique d'espionnage généralisée visant son plus "vieil allié" (selon l'expression du secrétaire d'Etat John Kerry), la presse américaine ironise finement sur l'hypocrisie du gouvernement français.
"Ce n'est pas un secret, ni même un choc, que les Etats-Unis espionnent quelques-uns de leurs plus proches alliés. Mais [les récentes révélations sur l'espionnage de la France par la NSA] ont pourtant surpris les responsables de ce pays, l'un des plus grands bastions de l'espionnage au monde", souligne "The Cable", blog de la revue américaine Foreign Policy, ironisant sur les cris d'orfraie du président Hollande et son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius.

Lire : NSA : Washington tente de relativiser son espionnage en France

 

LA FRANCE A LA DGSE

  De son côté, le Financial Times se contente de rappeler que la France a empêché l'avion d'Evo Morales de traverser son espace aérien, le suspectant de transporter à son bord Edward Snowden, et que Le Monde, avant de révéler les pratiques de la NSA en France, avait sorti toute une enquête sur les pratiques des services de renseignement français.

 

En effet, "il a été prouvé que les services de renseignement français de la DGSE récoltaient également des données des citoyens français sans autorisation légale claire. Des faits qui suggèrent que, même si la technologie utilisée par les Etats-Unis semble plus sophistiquée, la pratique de l'espionnage numérique comme arme antiterroriste et anticriminelle est largement pratiquée", peut-on lire dans le New York Times.

Et le Wall Street Journal de rappeler que, en plus d'avoir "été accusée d'avoir son propre système d'écoutes sophistiqué", la France a régulièrement été citée par "les hauts responsables américains [...] comme étant l'un des principaux pays à être régulièrement pris en train d'espionner les Etats-Unis".

 

L'ARGUMENT DU "TOUT LE MONDE LE FAIT"

Pour le Washington Post,, le gouvernement américain ne pourra pas promettre de ne plus pratiquer ce genre d'écoutes car "les Etats-Unis ont agi ainsi pendant des décennies, et la France et les autres alliés des Etats-Unis ont tous leurs propres opérations de renseignement dans les pays amis".

Selon le quotidien rien n'excuse pour autant les pratiques américaines. Le quotidien retoque les arguments de la Maison Blanche qui a répliqué lundi en rappelant que les Etats-Unis récupéraient à l'étranger des données "du même genre que tous les pays", laissant entendre que "tous les pays" mènent de telles actions. "L'administration Obama est tranquillement en train de se justifier avec l'argument du 'tout le monde le fait', aussi bien auprès des autres gouvernements qu'auprès des critiques venant de l'intérieur", commente le Washington Post.

Si "The Cable" s'amuse de ce clin d'œil de l'administration Obama disant implicitement à ses alliés "Nous vous espionnons. Vous nous espionnez. C'est le jeu", il met également en garde : "Attention aux réponses des Mexicains et des Français, qui vont tous les deux compter dans l'opinion publique, qui pourrait ne pas apprécier cette relation d'espion à espion, et qui est en train d'évoluer à chaque nouvelle révélation sur le Big Brother américain."

 

 

Les médias USA s'interrogent sur la part "d'hypocrisie" de la réaction française, tant l'espionnage est un "sujet de polichinelle".

Le brusque courroux de Paris après les révélations du "Monde" sur l'interception, par les services secrets américains, de dizaine de millions de données téléphoniques de Français a surpris tant les observateurs français qu'américains. On sait depuis juin et les révélations du "Guardian", du "Washington Post" et du "Spiegel", qui ont récupéré les documents confidentiels d'Edward Snowden, que les Etats-Unis espionnent. Si, sur le fond, "Le Monde", n'apporte pas de scoop, le journal précise les détails techniques de la mise en place du système. La presse américaine s'interroge surtout sur la tardive indignation de la France à propos d'un "secret de polichinelle", dixit "Foreign Policy".

 

"Hypocrisie"
Cité par le "Wall Street Journal", le spécialiste en politiques étrangères, Thomas Klau, explique que "les gouvernements prennent des positions publiques déconnectées de la réalité". "C'est une sorte d'hypocrisie", ajoute-t-il suggérant que d'autres pays que les Etats-Unis sont engagés dans des processus d'espionnage et qu'ils sont, même, parfois amenés à coopérer.

C'est à ce sujet surtout, que la presse américaine attaque Paris. Elle rappelle que la France, "l'un des grands bastions de l'espionnage" pour "Foreign Policy", devrait plutôt balayer devant sa porte puisque son service de renseignement a fait l'objet de révélations tout aussi embarrassantes. Le "Financial Times", et le "Wall Street journal", rappellent que "Le Monde" avait signalé en juillet que "la DGSE recueillait systématiquement des données téléphoniques et des données internet en France et entre la France et l'étranger". "Paris a alors insisté sur le fait qu'il n'espionnait pas ses alliés".

Le "New York Times" invite lui aussi Paris à plus de retenu, et précise que la différence entre les Etats-Unis et la France tient seulement à "la technologie plus sophistiquée utilisée" par les agences américaines.

 

Une opinion publique française discrète
"Foreign Policy" s'étonne aussi de la discrétion de la réaction de l'opinion publique française sur le sujet. "Il n'y a eu aucune protestation publique en France comme on a pu le voir en Allemagne, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue avec des slogans contre la surveillance généralisée".

Interrogé par "Foreign Policy", Natalie Nougayrède, directrice de la rédaction du "Monde", explique que "les Français ont eu tendance au cours de ces dernières années à accepter des restrictions sur les libertés civiles au nom de la sécurité nationale, mais être largement espionné par les Etats-Unis est quelque chose qui fait mal, à la fois, à l'orgueil national et irrite même les gens qui ne se considèrent pas comme anti-américain."

 

La diplomatie française sur écoute aux Etats-Unis

Washington espionne aussi les ambassades françaises. Les documents dévoilés par l'ex-consultant de l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden n'ont pas seulement levé le voile sur l'ampleur de l'espionnage électronique des Etats-Unis à travers le monde. Certaines pièces montrent que les services secrets américains ont développé des programmes très novateurs pour mener des missions d'espionnage plus traditionnelles.
Des notes internes obtenues par Le Monde détaillent l'utilisation généralisée par la NSA de techniques de mouchards électroniques pour espionner les intérêts diplomatiques français à l'ONU à New York, ainsi qu'à Washington.

 

Il s'agit d'une note de deux pages datée du 10 septembre 2010. Un document technique interne classé "top secret", destiné aux opérateurs de la NSA qui utilisent au quotidien les outils d'interception de la puissante agence américaine. Il permet d'aider les techniciens à ne pas se perdre dans les méandres de codes et d'acronymes en usage dans la plus importante agence de renseignement du pays. Mais derrière de simples alignements de chiffres et de sigles apparemment inoffensifs, se dissimule, en réalité, le cœur de la guerre électronique.

 

On y découvre la preuve de l'existence du programme Genie, l'un des plus en vogue au sein de la NSA : la pose d'implants espions, à distance, dans des ordinateurs. Sur le territoire américain, ce mode d'interception est dénommé "US-3136" ; pour les cibles à l'extérieur du pays, "US-3137". La note mentionne la surveillance de l'ambassade de France à Washington, qui apparaît sous le nom de code "Wabash", et celle visant la représentation française à l'ONU, sous celui de "Blackfoot".

 

Le document précise les techniques employées pour espionner les communications des diplomates français : "Highlands" pour le piratage des ordinateurs grâce aux mouchards implantés à distance ; "Vagrant" pour le captage d'informations à partir des écrans ; et enfin PBX, qui revient à s'inviter aux discussions de la diplomatie française comme si l'on participait à une conférence téléphonique – comme évoqué par le Spiegel. Les techniques développées sont, pour certaines, connues des autres services étrangers, mais comme l'ensemble des principaux services secrets dans le monde, la NSA crée aussi ses propres outils qui n'existent nulle part ailleurs.

 

IMPLANTS-ESPIONS ET SURVEILLANCE DES COMMUNICATIONS CHIFFRÉES

Les rapports du budget américain, en 2011, qui comprend notamment une part du financement de la NSA, indiquaient que 652 millions de dollars (477 millions d'euros) avaient été consacrés au seul projet des "implants espions". La même année, on apprend que des "dizaines de millions d'ordinateurs" sont ainsi attaqués et que le projet est d'étendre ce chiffre à plusieurs millions par l'intermédiaire du programme Turbine. Le service phare de la NSA pour ces projets est le Tailored Access Operation, chargé des opérations offensives. Selon le Washington Post, le programme Genie contrôlerait, à distance, d'ici à la fin 2013, 85 000 implants espions dans des ordinateurs à travers le monde.

Un document, daté du mois d'août 2010, éclaire plus précisément les centres d'intérêt des Etats-Unis au travers de cet espionnage à distance. Emanant de la direction du renseignement électronique de la NSA, il assure que les informations confidentielles ainsi dérobées à des chancelleries étrangères, et notamment à la France, ont joué un grand rôle pour obtenir le vote, le 9 juin 2010, d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU infligeant de nouvelles sanctions à l'Iran pour non-respect de ses obligations sur son programme nucléaire.

 

Cette résolution était vivement défendue par Washington, qui craignait alors l'opposition des pays émergents. La Russie et la Chine soutenaient ce texte à l'ONU. En revanche, le Brésil et la Turquie étaient contre, arguant qu'ils proposaient, en liaison avec Téhéran, une alternative à ces sanctions. Le Liban, dont le gouvernement comprenait des membres du Hezbollah, soutenus par l'Iran, préférait s'abstenir.

Pour tenter de comprendre les motivations de la NSA, on peut imaginer que la France a pu, un temps, inquiéter les Etats-Unis après avoir fait part, le 18 mai 2010, de "sa reconnaissance" et du "plein soutien de la France au président Lula pour les efforts qu'il a accomplis" en faveur d'un accord avec l'Iran. Mais ces déclarations françaises semblaient surtout motivées par des considérations commerciales franco-brésiliennes liées à la vente d'avions de chasse Rafale. "Washington savait pertinemment que nous étions alignés sur leur position, nous avions rencontré des délégations du Trésor américain à Paris sur le contenu des sanctions. Je ne vois pas ce qu'ils ont pu apprendre de nouveau", rapporte un diplomate associé aux discussions. Paris votera d'ailleurs pour cette résolution à l'ONU.

Cela n'empêche pas la NSA de qualifier, dans cette note, l'opération d'espionnage contre la représentation française à l'ONU "de succès silencieux qui a aidé à façonner la politique étrangère des Etats-Unis". Pour vanter ses mérites, l'agence de renseignement cite Susan Rice, alors ambassadrice américaine auprès des Nations unies, à propos du travail réalisé par la NSA : "Cela m'a aidée à connaître (...) la vérité, à révéler les positions sur les sanctions et nous a permis de conserver un train d'avance dans les négociations."

 

 

"Il n'est pas question à présent d'écouter ses dépositions en Allemagne. On ne peut pas inviter M.Snowden en Allemagne car il n'est pas exclu qu'il puisse être extradé (vers les Etats-Unis, ndlr)", a déclaré M.Oppermann à l'issue d'une réunion de sa commission.

Cette réunion extraordinaire de la commission a été convoquée suite à une rencontre la semaine dernière à Moscou entre le député allemand Hans-Christian Stroebele et M.Snowden.

Selon M.Oppermann, la commission a demandé au gouvernement de vérifier si l'interrogatoire de M.Snowden à titre de témoin en Russie ne compliquerait pas juridiquement la situation de ce dernier, à qui la Russie a accordé l'asile provisoire l'été dernier. Le ministre de l'Intérieur Hans-Peter Friedrich a promis de fournir une réponse sous peu.

Quoi qu'il en soit, M.Stroebele a indiqué que l'interrogatoire de M.Snowden à Moscou était contraire au désir de l'ex-agent des services secrets américains.

"Il m'a dit vouloir obtenir un asile ou un permis de séjour en Allemagne et être prêt à déposer devant la commission d'enquête du Bundestag", a raconté le député dans une interview à DeutschlandRadio.

Les représentants du gouvernement allemand ont cependant déclaré auparavant que rien ne motivait l'octroi de l'asile en Allemagne à M.Snowden, celui-ci ne faisant pas l'objet de persécutions politiques.

Un scandale retentissant a éclaté en Europe suite à la publication en octobre de données fournies par M.Snowden, selon lequel le renseignement américain aurait massivement intercepté les communications téléphoniques de citoyens européens, et placé sur écoute les chefs d'Etat d'au moins 35 pays, notamment la chancelière allemande Angela Merkel.

 

 

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Thông cáo này được đưa ra sau khi Le Monde mô tả chi tiết của Genie, một chương trình do thám của NSA bị cáo buộc dùng các phần mềm theo dõi cài đặt từ xa vào các máy tính ở nước ngoài, trong đó có các phái bộ ngoại giao.

Những thông tin này là do Edward Snowden, cựu nhân viên phân tích tình báo của NSA, rò rỉ thông qua Glen Greenwald, nhà báo của tờ Guardian hiện đang cung cấp thông tin từ Brazil, phóng viên BBC Christian Fraser ở Paris cho biết.

Theo đó thì bọ theo dõi đã được cài vào Đại sứ quán Pháp ở Washington dưới mật mã ‘Wabash’ và vào các máy tính của phái bộ Pháp tại Liên Hiệp Quốc có mật mã là ‘Blackfoot’.

Cũng theo tờ báo này thì hồi năm 2011, Mỹ đã bỏ ra 652 triệu đôla để tài trợ cho chương trình này. Hàng chục triệu máy tính được cho là đã bị đột nhập trong năm đó.

 

 

Voir : http://miscellaneous-land.over-blog.net/article-boundless-informant-informateur-universel-nsa-comment-elle-espionne-la-france-et-ses-dirigea-120700725.html

 

 

From : Jacques Follorou Nicolas Chapuis Delphine Roucaute ( le Monde ) , Le Nouvel Observateur ,......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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