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Quoi qu'en disent les pouvoirs publics, le doute sur les génériques est bien réel. Catherine Bourrienne-Bautista, déléguée générale du Gemme (groupement des génériqueurs en France), a beau le justifier par "un manque de communication auprès du grand public", ajouter à juste titre qu'en Allemagne, où le médecin est à l'origine de la prescription de génériques (alors qu'en France, c'est le pharmacien qui les délivre), "ceux-ci sont mieux acceptés et il y a beaucoup moins de suspicion", le fait est là: au fil des ans, la défiance s'aggrave. Même le Leem, le syndicat de l'industrie pharmaceutique, l'a constaté. Selon une étude de son Observatoire sociétal du médicament, révélée le 28 mars, 42 % (plus 7% en un an!) des patients et 50% des médecins disent observer des différences d'efficacité entre un générique et son princeps. 

 

Tous les spécialistes en conviennent pourtant: générique ou princeps, l'essentiel est de trouver le bon médicament pour un patient donné. "Et, surtout, de s'y tenir!" insiste le Pr Jean-Paul Stahl, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Grenoble. Là encore, les génériques posent un problème. Les pouvoirs publics ayant décidé de pousser systématiquement ("à la schlague", lance le Dr Hvostoff) leur consommation, tout est fait pour décourager celle des princeps. Ainsi, sur son ordonnance, le médecin doit désormais inscrire "non substituable" en face de chaque médicament. A gauche, à la main et sans rature. Faute de quoi le pharmacien délivrera d'office un générique. Le patient refuse, arguant qu'il préfère son médicament habituel? Depuis mai 2012, il devra alors avancer la totalité de la dépense et attendre plusieurs semaines pour se faire rembourser. Pis, le pharmacien est désormais tout-puissant ou presque. C'est lui, et lui seul, qui décide du générique que recevra le patient. Au gré des approvisionnements de son officine. Ou des accords passés avec tel ou tel laboratoire, et qui changent tous les six mois. Parfois même, il s'affranchit de la mention "non substituable", au motif que le princeps n'est pas disponible. Et se garde bien d'en avertir le médecin traitant.

 

Vingt ans de forcing sanitaire
1994 Edouard Balladur, alors Premier ministre, évoque le recours préférable aux génériques.

1996 Servier crée la société Biogaran, devenu le premier fabricant de génériques en France.

1997 Jacques Barrot, ministre de la Santé, signe le décret sur les médicaments génériques.

1999 Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la Santé, accorde aux pharmaciens le droit de substituer aux médicaments classiques des génériques. 

2003 Les autorités sanitaires imposent aux patients qui refusent les génériques de payer la différence.

2009 Pour être dispensé d'avance de frais, le malade doit accepter les génériques.

2012 Les patients qui refuseront les génériques ne se verront pas appliquer le tiers payant et, par conséquent, devront payer leurs médicaments princeps en avançant les frais.

Médecin généraliste à Paris, le Dr Sauveur Boukris a recueilli de nombreux témoignages concordants de praticiens et de patients en ce sens. Dans un livre réquisitoire à paraître le 10 avril, dont L'Express publie de larges extraits (voir page 78), il pointe, exemples à l'appui, les dérives d'une gestion purement administrative des génériques en France. Et dénonce, pêle-mêle, "une escroquerie intellectuelle, un non-sens économique et un danger sanitaire" - lié, en particulier, au manque de contrôle dans certains pays étrangers des matières premières qui servent à fabriquer les génériques. Lui arrive-t-il d'en prescrire, malgré tout le mal qu'il en pense ? "Bien sûr ! Pour des pathologies bénignes, des durées courtes et des patients jeunes, répond-il. En revanche, je m'y refuse devant des personnes âgées. J'ai trop souvent vu chez elles de confusions, de mauvais suivi, voire l'arrêt des traitements." A fortiori si elles sont polymédicamentées ou atteintes de pathologies chroniques. Car d'un mois à l'autre, d'une pharmacie à l'autre, les génériques diffèrent sensiblement. Impossible de s'y retrouver. Plus grave encore, en cas d'effet indésirable, il est quasi impossible de le signaler aux autorités sanitaires puisque le médecin ne sait pas ce que son patient a pris, et ce dernier a le plus souvent jeté la boîte ! Dès lors, rien d'étonnant à ce que l'Agence du médicament assure, données chiffrées en main, que les génériques n'engendrent "pas plus d'effets secondaires ou de réactions allergiques" que les princeps... 

 

Ces dérives sont d'autant plus désolantes que, bien employés, les génériques rendent de réels services. Grâce à leur faible prix, ils font baisser le déficit de l'Assurance-maladie en France. En Afrique, ils contribuent à enrayer l'épidémie de sida, rappelle le Dr Rémy Gauzit, réanimateur à l'Hôtel-Dieu à Paris. Ce médecin, auteur d'un travail remarqué sur les limites des génériques pour les antibiotiques, ajoute d'ailleurs qu'"aucune étude n'a jamais réussi à démontrer que les génériques marchent moins bien que le princeps". Mais il précise aussi que "dans les pays développés, les vrais enjeux sont financiers, pas sanitaires. Les autorités n'osent pas l'avouer et continuent de marteler que, sur le plan thérapeutique, c'est exactement la même chose. Mieux aurait valu dès le début être tout à fait honnête". Sans doute. Car l'honnêteté constitue la base indispensable d'une relation de confiance. En santé comme ailleurs.

 

Trois familles de génériques :

La "vraie copie" ou "auto-génériques" Il s'agit de la même molécule, avec le même dosage, la même forme galénique (apparence) et les mêmes excipients (substances autres que le principe actif qui donnent la consistance, le goût et la couleur du médicament). On les appelle les "autogénériques".

Les "médicaments similaires" Ces génériques comportent le même principe actif, le même dosage, la même forme galénique que le médicament classique, mais des excipients différents.

Les "médicaments assimilables" Ce sont les génériques dont le principe actif se présente sous une autre forme chimique que celle du médicament classique, tout en ayant le même dosage. Ils ont une forme galénique et des excipients différents.

 

 

 

Les 10 génériques les plus vendus en France
Parmi les centaines de millions de boites de médicaments vendues en France chaque année, quels sont les génériques les plus utilisés? Réponse.   
L'amoxicilline,un antibiotique, est la substance active génériquée la plus vendue en France.


Aujourd'hui, près d'un médicament sur quatre vendu en France est un générique. Malgré le discours rassurant des pouvoirs publics, des interrogations demeurent, relayées à la fois par des patients et par le corps médical, sur leur efficacité, sensée être absolument semblable à celle des médicaments princeps. Il N'empêche: année après année, la part des génériques parmi les médicaments remboursables ne cesse de grimper. Encore faudrait-il, au préalble, distinguer les "vraies" copies des génériques au statut de "médicament assimilables". En décembre dernier, l'Agence du Médicament a livré un épais rapport sur cette question, dans lequel elle dresse la liste des substances actives génériquées les plus vendues en France. En voici le "Top 10"

1 - Amoxicilline (antibiotique) : 26 millions de boites vendues

2 - Zolpidem (hypnotique) : 19,5 millions de boites vendues

3 - Metformine (anti diabétique) : 17,8 millions de boites vendues

4 - Ibuprofène (anti inflammatoire) : 17,1 millions de boites vendues

5 - Omeprazole (troubles de l'acidité gastrique) : 16,9 millions de boites vendues

6 - Alprazolam (anxiolytique) : 16,8 millions de boites vendues

7 - Amoxicilline/acide clavulanique (antibactérien) : 13,7 millions de boites vendues

8 - Furosemide (diurétique) : 13,4 millions de boites vendues

9 - Zopiclone (hypnotique) : 13, 3 millions de boites vendues

10 - Paroxetine (antidépresseur) : 11,2 millions de boites vendues

Source : Agence nationale de sécuritié du médicament (ANSM), données 2011)

 

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Selon un rapport de l'Académie de médecine, les excipients présents dans certains génériques les rendraient moins efficaces et moins bons pour la santé. Avez-vous déjà senti la différence entre un médicament de référence et générique?  

Les excipients contenus dans certains génériques modifieraient leur action.


Depuis 1999, l'Assurance maladie en recommandait la prescription, ils sont désormais sur la sellette. Les génériques ne seraient pas tous équivalents aux médicaments d'origine, selon un rapport de l'Académie de médecine publié ce lundi et relayé par Le Parisien. En cause: les excipients, qui donnent aux comprimés leur goût, leur couleur, ou leur forme. Dans le Parisien, le professeur Charles-Joël Menkès, à l'origine du rapport, explique que ces excipients "ne sont pas neutres. Certains peuvent même être allergisants, comme l'arachide". Mais tous les génériques ne sont pas montrés du doigt par l'étude. Seuls les antiépileptiques, les anticoagulants, les hypoglycémiants, la thyroxine et certains antibiotiques sont critiqués.

 Même si ces médicaments doivent toujours prouver leur "bioéquivalence" (c'est-à-dire que l'organisme répond au générique comme au médicament original), l'efficacité similaire n'est pas toujours garantie. C'est pour cela qu'il est important de signaler à son médecin traitant quels génériques sont mal supportés. Dans le Parisien, Charles-Joël Menkès précise que "c'est grâce à ces retours que les médecins ont décidé de ne plus substituer la thyroxine" au Lévothyrox. 

"Dans la plupart des cas, les génériques ne posent aucun problème", assure-t-il. En cas de doute, il est possible de refuser une prescription de générique, sauf si le médecin a précisé qu'il était non substituable (NS) sur l'ordonnance. Accusés par les pharmaciens d'abuser de cette mention, le gouvernement pourrait prochainement limiter l'usage du NS par les médecins.

 

 

Médicaments génériques: le cri d'alarme des médecins

Pour les pouvoirs publics, la cause est entendue: pas de différence entre génériques et molécules de référence. Pourtant, de plus en plus de généralistes et de spécialistes s'interrogent sur leur efficacité, leurs limites, leurs effets indésirables. L'un d'eux dénonce les dérives de la politique sanitaire dans un livre dont L'Express publie des extraits.

 

42% des patients et 50% des médecins disent observer des différences entre un générique et un princeps.

Jean Hvostoff n'est pas opposé aux génériques. Pas "par principe" en tout cas; en bon petit soldat de la santé publique, il en a même prescrit pendant des années. Jusqu'à ce jour de 2007 où un patient, salarié dans un laboratoire de génériques, lui lâche le morceau: si "son" médicament est moins cher que le princeps (la molécule de référence), c'est parce qu'il est produit dans un pays où "la matière première est moins pure. Donc, moins chère". "J'ai commencé à douter à ce moment-là. D'autant que, spontanément, de nombreux patients trouvaient ces traitements moins efficaces, plus difficiles à prendre, avec davantage d'effets secondaires. Bref, ce n'était pas pareil", se souvient ce généraliste en région parisienne.

 

Longtemps, les pouvoirs publics ont balayé d'un revers de main méprisant les praticiens qui osaient, arguments à l'appui, mettre en question la doxa officielle. Le générique a la même efficacité que son princeps, martèlent-ils aujourd'hui encore. A peine concèdent-ils que certains malades peuvent, parfois, réagir moins bien. Mais c'est "dans la tête", ajoutent-ils aussitôt, insinuant à mots couverts que la faute en reviendrait en quelque sorte aux patients eux-mêmes. Jusqu'à l'argument massue, censé tout justifier: les économies ainsi réalisées légitimeraient à elles seules le remplacement automatique d'un médicament par un autre. 

 

"Equivalent" ne signifie pas "identique"
Sauf que... Les "petits" généralistes ne sont plus seuls. Diabétologues, endocrinologues, neurologues, professeurs ou chefs de service, de plus en plus de spécialistes relaient ce discours. Et le renforcent par des exemples précis, difficilement réfutables. Les sociétés savantes s'y mettent également. Celles de cardiologie, d'hypertension artérielle, de pathologies infectieuses, notamment, ont fait part publiquement de leurs réticences. Jusqu'à l'Académie de médecine elle-même, qui a lancé une petite bombe en février 2012, en affirmant dans un rapport que "la bioéquivalence entre produit référent et générique ne signifie pas qu'il y a automatiquement une équivalence thérapeutique, en particulier lors de la substitution d'un générique par un autre". Ce qui a valu à ses auteurs une convocation de l'Igas, tant "le sujet dérange", constate son rapporteur, le Pr Charles-Joël Menkès. 

 

 

Pas davantage irresponsables ou achetés par les "big pharma", celles qui produisent des princeps et ont effectivement tout intérêt à jeter l'opprobre sur les génériques. Juste "des professionnels sensibles à la notion du juste soin au juste prix, mais attachés à la santé de leurs patients avant tout", selon la formule du Dr Jean-Yves Maes, installé à Lambersart, dans le Nord.

Peu à peu, un climat de suspicion générale s'est installé, d'autant plus regrettable que les génériques constituent une réelle alternative aux princeps. De fait, ces produits sont soumis aux mêmes exigences, aux mêmes contrôles et au même suivi pharmacologique que les médicaments classiques. Ils doivent avoir la même composition en principe actif et la même concentration dans le plasma - à 5% près. Sur le papier, donc, pas de différence. La réalité, elle, est plus complexe. Pour être mis sur le marché, un générique doit faire la preuve de son "équivalence" thérapeutique avec la molécule de référence. Mais "équivalent" ne signifie pas "identique". Dans certains cas, notamment pour les génériques "apparentés aux similaires", les excipients (les diluants, conservateurs ou colorants ajoutés au principe actif), la forme chimique mais aussi la galénique (la présentation sous forme de comprimés, poudre, gélules ou sirop) diffèrent sensiblement. Le plus souvent, ces variations de forme, de couleur ou de goût, même si elles peuvent troubler les patients, n'en modifient pas l'efficacité. 

Néanmoins, l'Agence du médicament le reconnaît elle-même, les excipients appelés "à effet notoire" provoquent parfois des réactions inattendues. L'amidon de blé peut, par exemple, entraîner des manifestations cutanées ; le gluten, des allergies; le chlorure de benzalkonium, des irritations oculaires. Sans oublier l'huile d'arachide, la gélatine, le lactose, l'acide borique...

 

Le pharmacien est désormais tout-puissant, ou presque.

La dernière fois qu'il a vu sa patiente, "une petite grand-mère que je soigne depuis des années", Jean-Yves Maes lui a demandé, par acquit de conscience, si elle prenait bien son antiulcéreux. La réponse est tombée, sans appel: "Docteur, j'ai arrêté, car j'ai trois boîtes différentes à la maison, je m'y perds!" Ce généraliste, installé à Lambersart, dans le Nord, a dû ravaler sa colère. "Je suis désabusé: même quand je marque "non substituable", le pharmacien n'en tient pas compte et, au final, c'est le patient qui trinque." A l'image de ce quadragénaire à qui le praticien a prescrit un jour un vasodilatateur "DCI" (dénomination internationale), en inscrivant "trimétazidine" sur l'ordonnance. Le pharmacien s'est trompé: il a donné de la trimébutine, un antispasmodique digestif. "Une erreur, ça peut arriver. Heureusement qu'il s'agissait d'un patient jeune et sans complication..." Tout le contraire de cette vieille dame aux antécédents multiples dont le diurétique, un autre générique, se coupait tout seul en deux. Résultat: "Elle a pris la moitié de la dose efficace pendant des jours et des jours."


Des histoires comme celles-là, le Dr Maes en a "des dizaines", assure-t-il. Encore ne s'agit-il là que de cas relativement bénins. Les choses se corsent pour des pathologies plus graves. Endocrinologue au CHU de Limoges, le Pr Marie-Pierre Teissier s'occupe de diabétiques sévères. Pour un même principe actif, la metformine, il existe deux familles de génériques censées équilibrer leur diabète. Mais les deux familles en question ne s'absorbent pas au même niveau du tube digestif car, selon l'enrobage, le mode d'action diffère - et les conséquences aussi, diarrhées, douleurs diverses... "Avec un diabète bien contrôlé, les conséquences restent mineures. En revanche, pour un pancréas au bout du rouleau, l'efficacité thérapeutique peut varier dans des proportions importantes - sans même parler des réactions allergiques propres à chaque excipient. Les laboratoires ont beau nous assurer le contraire, dans mon exercice quotidien, je vois des différences."

 

« Personne ne nous écoute. Sauf quand ça crève l'écran...  »
Le Pr Teissier trouve "très curieuse" l'absence de réponse des pouvoirs publics aux questions "légitimes" que posent les médecins.( et les patients aussi  qui sont peut-être eux-mêmes pharmaciens ou médecins !) Elle se dit surtout "agacée" par le fait que, lorsque la Société francophone du diabète alerte les pouvoirs publics sur un problème spécifique, "personne ne nous écoute. Sauf quand ça crève l'écran..." Marie-Pierre Teissier fait allusion à un courrier envoyé en mai 2010 par l'Agence du médicament aux généralistes, endocrinologues, gynécologues et aux pédiatres à propos d'un médicament, le Lévothyrox, utilisé dans le traitement de l'hypo-thyroïdie. Tout en assurant une "bioéquivalence" entre ce médicament et ses génériques, l'Agence rappelait qu'une variation "même très faible" due à un changement de traitement pouvait "perturber l'équilibre thérapeutique". Certes, ajoutait-elle, cela n'est censé arriver que chez "certains patients". Mais la liste des individus concernés était longue : enfants, personnes âgées, femmes enceintes, troubles cardio-vasculaires, cancers thyroïdiens, voilà qui fait du monde. "Certains patients" seulement?

 

L'excipient change la vitesse d'absorption d'une molécule
En d'autres termes, l'Agence reconnaît à demi-mot que les génériques ont beau être équivalents, ils n'ont pas forcément la même efficacité! "Ce qui n'a rien d'étonnant, note le Pr Teissier, puisque l'excipient change la pharmacologie d'une molécule, y compris sa vitesse d'absorption dans l'organisme." Or, cet élément-là demeure fondamental dans de nombreux traitements. Contre l'insuffisance cardiaque par exemple, pour laquelle, fait remarquer le Pr Yves Juillière, du CHU de Nancy, "l'enjeu est de trouver la posologie la plus forte possible pour obtenir une concentration sérique [dans le plasma du patient] maximale du produit. Mais cela, aucun générique ne peut le garantir". De fait, certains patients mentionnent des réactions cutanées ; d'autres, une moindre efficacité. Plus inquiétant encore, "des troubles du rythme cardiaque réapparaissent, alors même que le malade était jusque-là stabilisé".

Parfois, ces effets indésirables peuvent mener le malade jusqu'à l'hospitalisation en urgence. Le Dr Julien Blain a encore en mémoire ce quinquagénaire atteint d'insuffisance cardiaque, à qui le pharmacien avait délivré un diurétique générique, et qui s'est retrouvé en réanimation en 2010 car il n'urinait plus assez. "J'ai alerté les autorités sanitaires, mais j'attends toujours la réponse qui m'aurait permis de déclarer officiellement cette complication..." Oubli malheureux, simple erreur administrative ? Ce généraliste du Val-d'Oise n'y croit pas. "Au ministère de la Santé, ils ne sont ni idiots ni incompétents. Mais quand on a 40 de fièvre, c'est tellement plus facile de ne pas utiliser de thermomètre.


Encore ne s'agit-il là "que" des effets secondaires. Car il y a aussi toutes les maladies où le médicament permet, dans la durée, d'équilibrer des paramètres biologiques et où les ajustements thérapeutiques doivent être strictement personnalisés, ce qui n'est pas toujours possible avec un générique. C'est le cas, notamment, du diabète, de l'hypertension artérielle, de l'épilepsie ou encore de l'hypothyroïdie - pour laquelle l'Agence du médicament a d'ailleurs reconnu officiellement des difficultés réelles. Combien cela concerne-t-il de patients? Difficile de répondre précisément. "5% environ", estiment, sans s'être concertés, le Pr Teissier, endocrinologue au CHU de Limoges, et le Pr Juillière, cardiologue au CHU de Nancy. Le pourcentage peut sembler faible. Mais, rapporté au nombre de malades, cela représente des dizaines de milliers de personnes.  
D'un mois à l'autre, d'une pharmacie à l'autre, les génériques diffèrent aussi !!!!

 

 

From : l'Express (  http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/medicaments-generiques-ces-effets-pas-vraiment-secondaires_1236986.html?xtor=RSS-3011&google_editors_picks=true )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Santé - Bien - être
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