La crise qui secoue l'UMP depuis dix jours maintenant ne semble pas terminée. Suite à la proclamation des résultats de la commission des recours qui a proclamé une nouvelle fois Jean-François Copé président du parti de droite, François Fillon a dénoncé un "coup de force" et déposé un nouveau recours.
Les deux hommes qui s'affrontent pour prendre les rênes du premier parti de l'opposition ne veulent rien céder. Cet après-midi, le député-maire de Meaux et l'ancien premier ministre se sont rencontrés à la demande de l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.
François Fillon a annoncé la création d'un nouveau groupe parlementaire, "Rassemblement UMP". Mais pour débloquer la crise de son parti, Nicolas Sarkozy a proposé la tenue d'un référendum sur l'organisation d'un nouveau vote, acceptée par les deux camps
Jean-François Copé a proposé un référendum aux militants UMP. Un référendum qui serait organisé en décembre ou janvier. François Fillon s'est dit favorable à cette proposition. L'ancien chef du Gouvernement souhaite que le référendum porte sur un nouveau vote pour la présidence de l'UMP et qu'il soit supervisé par une instance indépendante.
Jean-François Copé a par ailleurs demandé à François Fillon de "renoncer à son groupe parlementaire (...) et à son projet de recours en justice", estimant que ce n'était pas "de nature à aller dans le sens de l'apaisement".
François Fillon a annoncé la création d'un nouveau groupe parlementaire, "Rassemblement UMP".
la liste des députés du groupe RUMP :
Le nouveau groupe Rassemblement-UMP, présidé par François Fillon, comprend 68 membres (dont un apparenté), dont la liste sera publiée mercredi matin au Journal officiel, avec sa déclaration politique.
Les 68 membres du groupe, par ordre alphabétique: François Baroin, Jacques-Alain Bénisti, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Jérôme Chartier, Guillaume Chevrollier, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Jean-Michel Couve, Bernard Debré, Rémi Delatte, Dominique Dord, Marianne Dubois, Christian Estrosi, François Fillon (président), Hervé Gaymard, Annie Genevard, Guy Geoffroy, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, Jean-Pierre Giran, Philippe Goujon, Claude Greff, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, Serge Grouard; Françoise Guégot, Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Philippe Houillon, Charles de La Verpillière, Jean-François Lamour, Thierry Lazaro, Isabelle Le Callennec, Dominique Le Mèner, Alain Leboeuf, Pierre Lellouche, Jean Leonetti, Céleste Lett, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Alain Marc, Alain Marleix, Philippe-Armand Martin, Jean-Claude Mathis, Jean-Claude Mignon, Patrick Ollier, Valérie Pécresse, Michel Piron, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Sophie Rohfritsch, Paul Salen, Michel Sordi, Lionel Tardy, François Vannson, Jean-Sébastien Vialatte, Jean-Pierre Vigier, Laurent Wauquiez et Éric Woerth.
Apparenté : Claude Sturni.
Sur ces 68 députés, il y a seulement douze femmes et cinq proviennent du seul département des Alpes-Maritimes, qui compte neuf circonscriptions.
Le RUMP fait plaisir en Nouvelle-Calédonie
Le président du Rassemblement-UMP de Nouvelle-Calédonie, Pierre Frogier, a considéré comme une "réhabilitation" le choix de François Fillon de baptiser son groupe parlementaire R-UMP, après les accusations de fraudes dont son parti a été la cible après le scrutin pour la présidence de l'UMP, a-t-il indiqué mercredi à l'AFP. "Nous avons été voués aux gémonies. Il y avait une urne à Nouméa et on a aussi mis en oeuvre le vote par correspondance. Pour qui connaît la géographie de la Calédonie, il n'était pas possible de faire autrement. On n'a rien caché à personne et Paris ne nous avait rien dit", a-t-il ajouté, jugeant cette période "difficile à vivre".
Dans la guerre fratricide que se livrent actuellement Jean-François Copé et François Fillon, ce dernier possède un moyen de pression inespéré: l'état catastrophique des finances de l'UMP. Le parti d'opposition accuse une dette gigantesque - de 50 à 70 millions d'euros, selon plusieurs sources parlementaires. A l'approche imminente de traites à payer, il est mis sous pression par ses banques créancières. On évoque également une trésorerie dans le rouge, autour de 15 millions d'euros. L'argentier du parti, Dominique Dord, s'en émouvait d'ailleurs publiquement cet été.
La situation est d'autant plus inquiétante que l'UMP ne pourra plus compter en 2013 sur les 30 millions d'euros de financement public qu'elle a touchés au titre de l'année 2012 (voir ici). Le ministère de l'Intérieur est en train de calculer les chiffres, mais le parti officiellement dirigé par Jean-François Copé ne devrait plus recevoir que 20 millions d'euros. Si tout se passe bien...
La constitution d'un nouveau groupe parlementaire priverait l'UMP, très endettée, de précieux financements publics. Etranglé financièrement, Copé n'aurait alors d'autre choix que de plier.???
L'échéance fatidique du 30 novembre
Car les partisans de François Fillon menacent le député-maire de Meaux d'un uppercut dont il ne pourrait se relever. Selon des informations recueillies par Challenges, l'ancien ministre de l'Economie François Baroin, soutien de Fillon, cherche à fédérer un groupe de parlementaires en marge du groupe UMP, présidé par le copéiste Christian Jacob. Si cette idée devenait réalité, le parti devrait faire avec quelques millions d'euros de moins.
Depuis la loi de 1988, le financement public des partis politiques repose sur deux "fractions". D'une part, le nombre de voix obtenues au premier tour des élections législatives: chacune d'entre elles garantit 1,68 euro par an aux partis qui ont fait 1% des suffrages dans au moins 50 circonscriptions. A ce titre, l'UMP, qui a obtenu plus un peu plus de 7 millions de voix le 10 juin dernier, peut espérer près de 12 millions d'euros, auxquels il faut retrancher 5 millions d'euros environ pour non-respect de la parité. Soit 7 millions d'euros.
D'autre part, chaque parlementaire qui se revendique d'un parti lui apporte une dot d'un peu plus de 42.000 euros par an. Avec 196 députés et 131 sénateurs, l'UMP peut attendre 13 millions d'euros. Sauf si des élus refusent finalement d'endosser ses couleurs... La date fatidique est toute proche: c'est le 30 novembre que les députés et sénateurs doivent déclarer à qui ils veulent verser ces 42.000 euros. Vu le contexte actuel, les parlementaires soutenant François Fillon (151, selon le Monde) pourraient donc décider de "tuer" Jean-François Copé en l'étranglant financièrement. 151 députés à 42.000 euros, ça fait plus de 6 millions d'euros... Un manque à gagner impossible à assumer, vu la situation financière de l'UMP.
Les aides publiques versées au mois de juin seulement
François Fillon n'a rien à y perdre, au contraire. Les parlementaires qui le suivraient dans cette voie sécessionniste pourraient affecter ces aides publiques à un "parti ami", issu par exemple des outre-mers et agréé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements publics (CNCCFP). "L'argent est versé aux partis politiques au mois de juin, explique un député chevronné. D'ici là, les amis de Fillon ont tout le temps de faire agréer leur groupe parlementaire. Et le 'parti ami' pourra alors leur reverser les aides qu'il avait reçues, comme ça se fait couramment." Si elle paraît audacieuse politiquement, la manoeuvre n'en est pas moins tout à fait possible.
Le nouveau siège parisien de l'UMP, acheté en 2011, reste l'un des plus gros postes de dépense: plus de 40 millions d'euros à rembourser sur dix ans. En pratique, l'UMP est contrainte de réduire drastiquement la voilure. Le montant du financement public de l'UMP s'élevait à près de 35 millions d'euros par an depuis 2007. Il devrait tomber à 23 millions pour les cinq années à venir en raison des mauvais résultats aux élections et de la pénalité pour non-respect de la parité aux législatives, où le parti de la droite républicaine a présenté moins de 26 % de candidates. Résultat: l'UMP se voit privée de près d'un quart de sa dotation.
Pas d'universités d'été
Du point de vue des recettes propres, la situation n'est pas florissante non plus. À la fin de l'année 2007, l'UMP revendiquait 370.000 militants. C'est 100.000 de plus que le nombre de membres à jour de cotisation, arrêté fin juin 2012 à 268.000. Et autant de cotisations en moins. L'UMP se félicitait cependant, au printemps, de la bonne tenue des dons. Mais reste discrète sur leur montant.
Un premier coup de frein sur les dépenses a déjà été engagé. Le nombre de permanents au siège est réduit d'un tiers: de 145 équivalents plein-temps, l'UMP devrait rapidement passer à moins de 100. «Sans licenciement», précise-t-on: les CDD ne seront pas renouvelés, pas plus que les stagiaires.
Comme en 2007, l'UMP n'organisera pas d'universités d'été en cette rentrée postélectorale. Les dernières, à Marseille en septembre 2011, avaient coûté entre 3 et 4 millions d'euros.
«Beaucoup des dépenses que nous avons assumées depuis un an ne vont pas se renouveler», temporise-t-on dans l'entourage de Jean-François Copé. Par exemple, les conventions de préparation du projet qui se sont déroulées chaque semaine pendant plusieurs mois dans des salons d'hôtels ou des salles de conférences. Chacune coûtait environ 100.000 euros ; il y en a eu une trentaine.
C'est aussi par économie que l'UMP a décidé d'organiser le vote pour le congrès de novembre avec urnes et bulletins papier plutôt que par vote électronique. Économie réalisée: 500.000 euros.
Mais il faudra aller plus loin. Dominique Dord a remis deux notes à la direction: l'une précise les efforts à faire pour le simple retour à l'équilibre, l'autre un assainissement des finances et la constitution de provisions en vue des échéances de 2017. «Compte tenu du train actuel, il sera difficile de simplement remplir l'objectif du retour à l'équilibre», souffle le trésorier de l'UMP, qui peste contre les factures de téléphone de certains anciens ministres ou les notes de frais présentées.
Des dizaines de clubs politiques subventionnés
Parmi les préconisations, une augmentation de la cotisation des adhérents - «impensable», assure-t-on rue de Vaugirard - ou la révision des dotations que l'UMP verse à des clubs et à des mouvements. Parmi les dizaines de structures qui ont reçu une aide financière de l'UMP depuis 2007, on trouve Les Progressistes d'Éric Besson, le club Dialogue et Initiative de Jean-Pierre Raffarin ou l'Association pour la réforme d'Édouard Balladur. «Il faudra peut-être faire du ménage», reconnaît-on à l'UMP, en soulignant que les montants sont marginaux: France.9, le club de François Fillon, reçoit 50.000 euros par an.
L'un des plus gros postes de dépense reste le remboursement des prêts contractés pour l'achat du siège parisien et les travaux qui y ont été effectués, pour un montant dépassant les 40 millions d'euros. Les traites courent sur moins de dix ans. «Bien sûr, c'est lourd, mais cela nous permet aussi de réaliser des économies, notamment pour nos réunions, pour lesquelles nous devions louer des salles», précise-t-on au siège. En attendant, les pots de départ s'enchaînent rue de Vaugirard dans une ambiance aussi morose que la météo .
Les camps de François Fillon et de Jean-François Copé se déchirent toujours autour de la présidence de l'UMP
La situation s'enlise. La guerre de tranchées est une guerre de positions entre Jean-François Copé et François Fillon, vendredi 30 novembre, au treizième jour de la crise ouverte à l'UMP. Le président élu – mais contesté – du parti reste jusqu'ici inflexible face aux appels à un référendum ou à un revote. De son côté, le camp Fillon semble désireux d'entretenir la flamme en espérant que les négociations en coulisses aboutissent à une sortie de crise, tout en "intensifiant la pression" sur M. Copé.
Sarkozy reste dans le feuilleton
Indirectement, Nicolas Sarkozy continuerait de plaider pour une négociation entre les deux parties, vendredi soir. Il aurait appelé Fillon et Copé à trouver une solution d'ici mardi, selon l'agence, citant "une source UMP". Faute de quoi il dira "publiquement" que les deux hommes sont "disqualifiés" pour diriger le parti, selon la source citée par l'AFP. L'entourage de l'ancien président et celui de Jean-François Copé ont démenti les affirmations de l'agence, en revanche le camp Fillon a confirmé que Nicolas Sarkozy avait appelé François Fillon, vendredi matin.
Le maire de Meaux entend désormais passer à autre chose. "Il se met au travail pour remettre l'UMP en ordre de marche et consulte pour constituer l'équipe [dirigeante], qu'il annoncera en janvier", explique au Monde.fr le député du Nord, Sébastien Huyghe, qui fait parti de l'équipe de campagne du maire de Meaux. "Pour nous, cette guerre est finie. A un moment, il faut savoir dire stop. La comédie doit s'arrêter", ajoute-t-il.
De son côté, François Fillon se montre également inflexible. Il ne veut pas renoncer à la création d'un groupe parlementaire "transitoire", seul moyen de pression à ses yeux pour obtenir un nouveau vote. L'ancien premier ministre a renouvelé jeudi dans un communiqué sa demande d'un groupe de travail "établissant les conditions d'une nouvelle consultation des adhérents". Ne parlant plus de référendum en préalable, il dit s'inscrire dans la démarche des "139 députés et [de] la quasi-totalité des sénateurs du groupe UMP" qui appellent à un nouveau vote pour départager les deux rivaux. S'il obtenait gain de cause, son groupe parlementaire serait "dissous", assure-t-on.
Chez les fillonistes, l'essentiel est de maintenir la pression sur M. Copé pour le faire plier. Le député Eric Ciotti, qui avait dirigé la campagne de François Fillon pour la présidence du parti, s'est félicité vendredi que "l'idée d'un nouveau vote" des adhérents progressait chez "les partisans de Jean-François Copé". M. Ciotti souhaite que ce nouveau scrutin ait "lieu dans les meilleurs délais".
L'ambiance reste toutefois au dialogue de sourds entre les deux adversaires, qui seront sur le terrain ce week-end. M. Copé se déplacera à Nancy, dimanche, pour une réunion militante, alors que M. Fillon sera le même jour aux Entretiens de Royaumont (Val d'Oise) chez l'un de ses fidèles, Jérôme Chartier.
Les deux camps s'accusent toujours mutuellement d'être à l'origine du blocage. "L'enfermement de Copé inquiète beaucoup de monde. Il fait même un bras d'honneur à Sarkozy !", accuse un filloniste. "François Fillon et ses proches sont dans une attitude jusqu'au boutiste", déplore Sébastien Huyghe. "Ils sont dans le 'tout sauf Copé'. Tant que Jean-François Copé sera président, cela ne les satisfaira pas..."
Pour Copé, dans la guerre contre Fillon, tous les coups sont permis. Exemple : la curieuse gestion du fichier des élus UMP.
Le modèle de Jean-François Copé, c'est le chef d'entreprise. Celui qui crée de la richesse, qui sait investir dans les secteurs porteurs, restructurer les services déficitaires. Le manager entreprenant, moderne, rigoureux. Celui qui fait entrer l'argent dans les caisses et dote sa société d'outils d'analyse performants. Bref, un bon gestionnaire. On s'attend donc à ce que l'UMP donne l'exemple. A en juger par la manière dont il a géré le fichier des élus du parti depuis qu'il est devenu secrétaire général, on peut en douter.
Prenons ainsi ce "message flash" envoyé en catastrophe le 16 novembre à 22h34 (!) aux cadres de l'UMP par le président de la désormais fameuse Cocoe, moins de deux jours avant le vote pour le futur président du parti. Comme le montre cette lettre (voir ci-dessous) il s'agit de "modifier la règle initiale concernant le vote des élus" 36 heures avant le vote !
"Les règles ne sont pas uniformes dans les fédérations"
Dans ce courrier, Patrice Gélard, président de la Commission de Contrôle des Opérations de vote, rappelle d'abord les règles en vigueur dans le guide électoral de l'UMP (guide validé par le bureau politique du parti le 18 juillet), et notamment celle-ci : "Les adhérents qui perçoivent une indemnité en raison d'un mandat électif et/ou gouvernemental doivent être à jour de leur cotisation d'élu 2011 (en caractères gras dans le texte) et de leur cotisation d'adhérent 2012." La règle, qui découle directement de l'article 10 des statuts, semble en effet de simple bon sens. Jusque-là, rien à dire.
Mais, continue le doyen Gélard, "dans la pratique, le respect de [cette] règle apparaît très difficilement applicable le jour du congrès" ... Diable ! Pourquoi donc ? Parce que, poursuit-il, imperturbable, "les règles de cotisation pour les élus ne sont pas uniformes [sic] dans l'ensemble des fédérations départementales" ! "Elles peuvent entraîner une rupture d'égalité entre les élus concernés..."
Se rendant compte qu'il est "concrètement impossible d'appliquer une même procédure de contrôle et de mise à jour des cotisations d'élus dans l'ensemble des fédérations le jour du Congrès", le doyen Gélard constate qu'"il n'était pas matériellement possible pour la Commission d'éditer des listes d'émargement qui permettent de mentionner de manière totalement fiable et équitable le statut des élus (à jour ou non de leur cotisation d'élu en 2011) dans l'ensemble des fédérations" !
Démocratie à géométrie variable
Face à cette situation qu'il semble découvrir in extremis, le doyen Gélard décide donc, "en plein accord avec les représentants des candidats à la présidence de l'UMP et des Mouvements candidats (les chefs de file des motions), que la règle sur la cotisation d'élu ne s'appliquerait pas lors du Congrès du 18 novembre prochain" ! Autrement dit, on a fait voter des gens qui n'en avaient en réalité pas le droit.
Les élus qui n'étaient pas à jour de cotisation ont pu voter comme les autres. Autrement dit, encore, la démocratie à l'UMP est à géométrie variable. Les simples adhérents avaient l'obligation d'être à jour de leur cotisation. Pas les élus qui doivent pourtant bien souvent leur élection comme parlementaire, maire, conseiller municipal ou général, à leur étiquette partisane...
Lettre de la Cocoe aux cadres de l'UMP, datée du 16 novembre
Certes, le représentant de François Fillon, en l'occurrence son directeur de campagne Eric Ciotti, a approuvé cette disposition. C'est du reste lui qui avait levé ce lièvre. Mais dans l'urgence "il n'y avait, dit-il, pas moyen de faire autrement ". Le camp Fillon redoutait que des élus empêchés de voter le jour de l'élection ne fassent un scandale dans les bureaux de vote en accusant l'ancien Premier ministre de les priver de vote... Le meilleur de ce courrier ahurissant est sans doute sa conclusion. A la fin de sa lettre, le président de la Cocoe souhaite, sans rire, que ce congrès soit "une très belle réussite démocratique".
Leçon de l'histoire : les élus de l'UMP ne paient pas tous leurs cotisations. Pis, la direction de l'UMP ne possède pas de liste complète et fiable de ceux qui sont à jour et de ceux qui ne le sont pas. On attend avec intérêt la manière dont Copé expliquera aux simples adhérents de l'UMP pourquoi ce que l'on exige d'eux ne vaut pas pour leurs élus. "Selon que vous serez puissant ou misérable", disait Jean de La Fontaine. C'était dans "les Animaux malades de la peste"...
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