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 «On ne demande pas à un président de la République de faire des prévisions. On demande à un président de la République de prendre des décisions. Les retournements en économie, ça se constate quand c'est là. Ca ne se ressent pas», déclare Henri Guaino, député UMP des Yvelines.

 

La nouvelle prophétie de François Hollande n'en finit plus d'amuser l'opposition. Après l'ironie de Jean-François Copé et de François Bayrou dimanche, c'est au tour de Valérie Pécresse et Henri Guaino de tourner en dérision la prédiction du président de la République, qui promet «un retournement économique.
 Croyez-vous au retournement économique annoncé par François Hollande ?  «Retournement économique» : Bayrou ironise sur la «pensée magique» de Hollande 

«C'est le grand bluff de François Hollande, saison 3 !», commente ce lundi sur Europe 1 la première. «Il a dû aller voir une voyante», rétorque de son côté le député des Yvelines dans un grand sourire sur iTélé.

Plus sérieux, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy estime, comme Valérie Pécresse qu'«on ne demande pas à un président de la République de faire des prévisions. On demande à un président de la République de gouverner, de prendre des décisions. Les retournements en économie, ça se constate quand c'est là. Ca ne se ressent pas, ça ne se pressent pas.» 

 

Le Foll le «sent»

Pourtant, ce retournement évoqué par le Chef de l'Etat, Stéphane Le Foll, lui, le «sent». Le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture en veut pour preuve «des projets d'investissements à un niveau qui n'avait pas été connu depuis plusieurs années» dans l'agro-alimentaire, qui fait partie de son portefeuille. «Je sens qu'il y a un état d'esprit qui doit changer», ajoute-t-il aussi sur BFM-TV.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon n'a pas la tête à faire un trait d'humour pour commenter la sortie médiatique de François Hollande. Sur RTL, le coprésident du Front de gauche répond que «ce n'est pas possible». «Je désapprouve une nouvelle fois le recours aux méthodes d'illusionniste.» 

 

Pourquoi les entreprises françaises sont des proies ?
Mais il faut s’interroger sur l’origine du problème.

Pourquoi ne sont-ce jamais,Total mise a part, des sociétés françaises qui absorbent des allemandes ou des américaines ?

Pourquoi est-ce le canadien Alcan qui, en 2003 a finalement absorbé, puis dissous progressivement, Pechiney ?

Pourquoi Arcelor n’a-t-elle pas grossi suffisamment pour ne plus pouvoir être absorbée par Mittal ? Pourquoi pas l’inverse ?

Pourquoi Alstom, sauvée en 2004 par une mise de fonds d’Etat légitime sous Sarkozy, malencontreusement revendue ensuite a Bouygues, est-elle aujourd’hui en quête d’un partenaire dominant ?

Pourquoi cette Alstom requinquée n’avait-elle, pas, déjà, pris l’initiative de l’échange avec Siemens, voire de l’absorption de sa branche ‘transport’ ?

Ces questions sont posées non pas par un quelconque souci de souveraineté. L’industrie automobile anglaise a complètement disparu, reprise par des firmes étrangères, et pourtant, aujourd’hui, on n’a jamais autant produits d’automobiles en Grande Bretagne. Malheureusement, si, comme ces industries anglaises, tous les fleurons de l’industrie française sont absorbés les uns après les autres, les centres de décision ne seront plus en France, et la probabilité que les usines et l’emploi s’y maintiennent sera très faible.

 

Un problème de fonds propres et de ‘vista’,
Alors pourquoi tant de fleurons français deviennent-ils absorbables ? Une première raison est de pure opportunité : leur éventuelle faiblesse en bourse qui rend leur achat intéressant. C’est le cas d’Alstom que la bourse a ‘ massacrée ’, malgré son carnet de commandes.

Mais, si elle l’a massacrée, c’est aussi parce que les opérateurs financiers ont anticipé depuis longtemps sa faiblesse, son manque tragique de fonds propres qui l’a conduite aujourd’hui a aller les chercher chez des concurrents. Ce manque de fonds propres est, lui-même dû a deux causes : un taux de profit trop faible et le peu d’enthousiasme de l’épargne française pour l’industrie

Comme le représentant du patronat lundi, on peut évidemment attribuer la faible profitabilité aux charges sociales et aux impôts pesant sur les entreprises. Le gouvernement reconnaît aujourd’hui que ces charges ont affaibli notre compétitivité-prix. Mais celle-ci ne joue pas autant dans ces grosse industries. Les salaires allemands y sont proches des nôtres.

Il faut plutôt aller chercher la cause de la faible profitabilité d’Alstom dans une mauvaise stratégie générale, qu’on retrouve d´ailleurs sous d’autres formes dans l’automobile. Puisque la concurrence s’est avivée sur les trains, et que le marché des turbines a ralenti, c’est la compétence stratégique, la vision a long terme, celle des dirigeants, qui est en cause. Et sans doute aussi dans la triste habitude des actionnaires de ne pas savoir trouver, dans l’équipe dirigeante d’une grande entreprise, l’homme ou la femme qui conciliera cette ‘vista’ stratégique avec la connaissance ‘ expérimentale ’ du cœur de l’entreprise. Ils ont trop tendance a aller le chercher ailleurs, sur la base de son appartenance a un ‘grand corps’. Ils sont aussi trop lents aussi à déceler les faiblesses de l’homme en place.

 

Un problème d’épargne
Mais le manque de fonds propres d’Alstom, comme de nombre de nos entreprises, tient aussi a la faible propension de l’épargne française pour l’industrie.

D’abord, l’épargne d’entreprise elle-même. Certains dirigeants de grandes entreprises ont effectivement beaucoup trop distribué ces vingt dernières années, en dividendes à leurs actionnaires et, par ricochet, en primes ou intéressements divers, à eux-mêmes ! Une bonne part de ces dividendes auraient eu être mis en réserve puis réinvestis en nouvelles activités. Notons tout de suite que ce reproche, que pousse la CGT et le Front de gauche, ne vaut évidemment pas pour les millions de PME dont le taux de profit de 28% est malheureusement de 12% inférieur au taux moyen européen de 40%.

L’épargne des ménages, elle aussi, est trop peu ‘industrielle’ . Elle va, pour 70% au foncier, a l’immobilier, et, pour le solde seulement, aux actifs financiers. Parmi ces derniers, 47% vont à l’assurance vie, et 37%, sous diverses formes, sont investis en épargne liquide dans les banques. Reste 5% seulement en actions !

En principe, l’épargne bancaire finance les PME. Mais l’assurance vie, ainsi que les grandes institutions financières comme la Caisse des dépôts, aujourd’hui la BPI, devraient savoir rediriger cette épargne des ménages vers les investissements industriels longs, puisqu’elle n’y va pas spontanément via la Bourse. Pour l’instant, on ne voit guère de changement en ce sens...

 

Que faire ?
Les français sont épargnants : 208 milliards en 2012. Plutôt que de recourir a la nationalisation d’Alstom, qui irait en sens contraire des efforts budgétaires actuels, pourquoi ne pas recourir a ces épargnants pour racheter la part de 29,4% de Bouygues et recapitaliser Alstom avant qu’ils entre en coopération avec General Electric, par exemple, pour parler d’égal a égal avec celui qui,, aujourd’hui souhaite coopérer, mais en dominant ?

L’Etat français ne doit pas, comme le fait l’Italie, lancer un emprunt nouveau pour capter cette épargne. Il ne peut le faire qu’en substitution à un emprunt remboursé afin de ne pas augmenter la dette.

Mais on peut faire appel au stock massif d’épargne financière des ménages : soit a travers le couple Caisse des dépôts-BPI, qui assure la ‘transformation’ de cette épargne liquide en titres participatifs ou actions, soit en proposant directement ces titres aux épargnants avec une garantie quelconque en capital en substitution d’une part de leurs dépôts ou comptes sur livrets.

 

 

France, tes entreprises foutent le camp !

Comme le révèle la bataille autour du contrôle d'Alstom, les centres de décision des grands groupes d'origine française quittent l'Hexagone. Enquête sur une tendance de fond de la mondialisation.
 Près d'un quart du CAC 40 a désormais installé tout ou partie de ses décideurs hors de nos frontières (Photomontage Mehdi)
 
 Quand Patrick Kron, le PDG d'Alstom, atterrit à l'aéroport du Bourget le jeudi 24 avril, il est loin de se douter de la tempête qui l'attend. Il revient des Etats-Unis, où il a négocié avec Jeffrey Immelt, le patron de General Electric (GE), la vente de sa division énergie : fabrication de turbines, de centrales électriques, de réseaux de distribution d'énergie et d'éoliennes marines, représentant 14 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit les deux tiers de son activité.

Visage fermé, Patrick Kron, qui s'est tant battu pour sauver son entreprise voilà dix ans, n'a pas envisagé cette éventualité de gaieté de coeur. Mais voilà deux ans que, entre la crise économique en Europe et la désaffection mondiale envers le gaz naturel au profit du gaz de schiste, il sait son groupe fragile.

A la descente du jet privé, ce jeudi 24 avril, il file à Bercy affronter un Arnaud Montebourg "très colère" - comme il dit - d'avoir découvert ce projet de cession par une dépêche de l'agence Bloomberg. "Comment pouvez-vous envisager de vendre vos turbines nucléaires sans en avertir l'Etat ? lance-t-il à Kron, qu'il reçoit pendant deux heures en tête à tête. Il s'agit de notre souveraineté énergétique." Le ministre de l'Economie exige des engagements sur "l'emploi, les investissements et la localisation des centres de décision".

 

Après les cols bleus, il faut sauver les cols blancs !
Le pompier de la République a passé la première moitié du quinquennat à se battre contre la fermeture d'usines. Il doit maintenant lutter contre le déménagement des sièges sociaux. Après les cols bleus, il faut sauver les cols blancs ! "Nous n'avons aucun problème avec GE, avec lequel nous entretenons de très bonnes relations en France, expliquait-on pendant le week-end dans l'entourage du ministre. Mais il nous faut des garanties."

Siemens a bien compris l'inquiétude du pouvoir politique. Alors qu'un rapprochement entre Alstom et son homologue allemand semblait devoir déboucher sur une "boucherie sociale", pour reprendre l'expression d'un conseiller de GE, du fait de la similitude de leurs activités, Siemens a envoyé un courrier aux administrateurs d'Alstom leur promettant le maintien de l'emploi et des centres de décision en France.

Dès le 26 avril au matin, le patron de GE - 195 milliards d'euros de capitalisation boursière à Wall Street - s'est installé à l'hôtel Bristol pour répondre en direct aux interrogations de l'Elysée. A l'heure où nous écrivions ces lignes, il n'était pas sûr de l'emporter...

 

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 Du business tricolore hors des frontières
"Après les affaires Publicis, PSA et Lafarge, il y a un effet d'accumulation. Le gouvernement commence à prendre peur", souligne un proche du Premier ministre. Sur le papier, les cas de figure sont certes très différents. Publicis veut poursuivre une internationalisation réussie en se mariant avec l'américain Omnicom.

Lafarge estime être mieux armé pour résister à la concurrence chinoise en s'unissant au suisse Holcim. Trop petit et trop européen -à l'instar de PSA-, Alstom a surtout besoin d'un autre actionnaire que Martin Bouygues, qui ne lui donne pas les moyens de se repositionner.

Mais toutes ces affaires ont un point commun : elles aboutissent au transfert des centres de décision des fleurons du business tricolore hors des frontières, à Londres, Amsterdam, Bruxelles ou Genève...

Et ce n'est sans doute pas fini. Alors que le mouvement de fusions-acquisitions est reparti dans le monde depuis le début de l'année - 637 milliards de dollars échangés au premier trimestre, record depuis 2007 -, il y a encore bien des pépites françaises qui peuvent se transformer en proies pour des prédateurs étrangers en meilleure forme. On cite habituellement Ingenico dans les terminaux de paiement, Legrand dans le matériel électrique, Arkema dans la chimie, Accor dans l'hôtellerie ou encore Technip dans les équipements pétroliers. Et aussi Vivendi, Alcatel, voire Lagardère et Bouygues lui-même.

 

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Rothschild, Danone, Axa, Capgemini ont gardé le silence...
Les raisons de l'affaiblissement des entreprises françaises sur la scène internationale sont connues. Faible croissance en Europe, conditions de financement dégradées, manque de capitaux et fiscalité désavantageuse. "Handicapante" même, d'après Bernard Charlès, patron de Dassault Systèmes. Selon une étude du cabinet d'audit PwC et de la Banque mondiale, datant de novembre 2013, le total des prélèvements - impôts, taxes et charges sociales - pesant sur les bénéfices d'exploitation des entreprises atteint 64,7% en France contre 41% en moyenne dans le monde.

Conséquence ? "On constate l'exode des comités exécutifs", s'inquiète l'ancien commissaire aux investissements de Nicolas Sarkozy, René Ricol. "Le mouvement ne date pas de l'arrivée de la gauche au pouvoir, précise le banquier de droite, Philippe Villin, mais la taxation des salaires à 75% et les mesures prises dans la loi de finances 2013 ont fait déborder le vase."

Difficile cependant d'obtenir un commentaire des grands dirigeants français sur ce sujet tabou. "C'est un faux problème", a déjà répondu publiquement le patron de Total, Christophe de Margerie, que l'on a connu moins langue de bois. "Un faux débat", nous a répondu Valeo. Tandis que Rothschild, Danone, Axa, Capgemini ont gardé le silence... Bref, la fuite des élites françaises est le sujet dont tout le monde parle dans les dîners en ville, mais dont personne ne veut débattre ouvertement.


Opinion publique et pression des politiques
Il n'est d'ailleurs pas si simple de déménager un siège social. Mieux vaut pour cela saisir l'occasion d'une fusion qui justifie de déplacer le centre de gravité du nouveau groupe. "Sinon, les patrons craignent la réaction de l'opinion publique et la pression des politiques", constate un banquier d'affaires.

C'est ainsi que, selon nos informations, Renault, Total et Kering ont étudié sérieusement par le passé un déménagement avant d'en abandonner le projet. Sans doute ont-ils été échaudés par le tollé soulevé en 2012 par Bernard Arnault quand il projetait de demander la nationalité belge. Le patron de LVMH avait reculé plutôt que d'écorner son image. Récemment, l'homme le plus riche de France a reconnu, dans une interview, qu'il avait "sous-estimé l'impact de sa démarche, dont on [lui] avait assuré, par ailleurs, qu'elle se ferait dans la plus grande discrétion".

 

Un quart du CAC 40 a exfiltré ses décideurs
Cela ne veut pas dire que les grands groupes ont abandonné leurs rêves d'ailleurs. Depuis quelques années, ils sont de plus en plus nombreux à exfiltrer discrètement des pans entiers de leurs centres de décision en installant une partie de leurs comités de direction à l'étranger.

En un an, le numéro deux de Kering, Jean-François Palus, la gestion de la trésorerie et la direction de la communication financière de Total et le patron d'Axa Investment Managers, l'Italien Andrea Rossi, ont traversé la Manche pour s'installer à Londres. Le PDG de Schneider, Jean-Pascal Tricoire, son directeur des ressources humaines et son directeur de la stratégie ont, eux, posé leurs valises à Hongkong.

En ajoutant Airbus Group (ex-EADS) et Gemalto, installés de longue date aux Pays-Bas, StMicroelectronics en Suisse, Solvay-Rhodia en Belgique et ArcelorMittal au Luxembourg, c'est près d'un quart du CAC 40 qui a désormais installé tout ou partie de ses décideurs hors de nos frontières.

Il y a des signes qui ne trompent pas. La chasseuse de têtes Diane Segalen a dû suivre ses clients à Londres en 2013. "Je n'avais plus assez d'activité à Paris pour tous mes salariés", témoigne-t-elle. C'est d'abord la finance - analystes, spécialistes du "private equity" et des produits dérivés - qui a traversé la Manche.

"La dernière tendance est maintenant de s'installer à Zurich", indique un banquier. Aujourd'hui, on voit même des activités traditionnelles comme la mode déserter Paris. Chez Kering, le sportswear de la marque Puma est basé en Allemagne, et le luxe de Gucci opère depuis l'Italie. Chez LVMH, le vice-président, Pierre Godé, partage son temps entre Paris et Milan, tandis que Christophe Navarre, directeur exécutif de Moët Hennessy, s'est posé à Londres.

 

L'internationalisation : reflet de la réussite
Mais gare à ne pas trop assombrir le tableau. Il existe des entreprises françaises qui font des acquisitions à l'étranger tout en maintenant leur siège social en France. Et cette internationalisation des comités exécutifs est aussi le reflet de la réussite à l'extérieur de nos grands groupes, qui, fort heureusement pour eux, dépendent de moins en moins de la demande française. C'est ainsi que moins de 10% du chiffre d'affaires de Kering est réalisé dans l'Hexagone.

On comprend mieux pourquoi, pour son directeur général, il est égal d'être installé à Paris ou Londres. Les grands employeurs français disposent aussi de quelques arguments pour faire venir des hauts dirigeants étrangers. Ils peuvent prendre à leur charge la différence d'imposition entre leur pays d'origine et la France. Et utiliser le dispositif fiscal de l'"impatriation", qui offre des déductions avantageuses pendant trois ans.

Le 30 octobre 2013, une délégation du patronat français, comprenant Serge Weinberg (Afep), Philippe Varin (Cercle de l'Industrie), Pierre Gattaz (Medef) et René Ricol (ex-commissaire à l'Investissement) avaient réclamé, lors d'une rencontre secrète, des allégements de charges massifs à François Hollande, "pour que le CAC 40 cesse de quitter la France".

Ces émissaires ont eu le sentiment d'être entendus quand le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, a promis solennellement de réduire de 50 milliards les dépenses publiques et d'alléger de 30 milliards les charges des entreprises.

"Il faut réussir le pacte de responsabilité, martèle René Ricol, c'est l'intérêt du gouvernement et du patronat." Sinon, "le risque est grand de voir la France pillée de ses actifs industriels comme l'a été la Belgique en son temps", craint un conseiller du CAC 40 estampillé à gauche, qui rappelle que, de tous ses anciens fleurons, le royaume des Belges n'a gardé en son sein que Belgacom et Solvay...

 

 

 

 

 From : Jean Matouk ,Caroline Miche , le Parisien , NouvelObs ,......

 

 http://blogs.rue89.nouvelobs.com/matouk/2014/05/03/un-levier-pour-renforcer-alstom-lepargne-des-francais-232836

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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