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La politique économique du gouvernement a atteint un record absolu d'impopularité depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy, 70% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion, selon un sondage BVA rendu public mercredi par Les Echos et France Info.


Avec seulement 27% de bonnes opinions (-5 points par rapport à février) contre 70% (+7 points) de mauvaises, l'impopularité de la politique économique du gouvernement "rivalise désormais avec les plus bas niveaux historiques enregistrés il y a quatre ans sur cet indicateur par Dominique de Villepin au moment du CPE (contrat première embauche)", souligne ce baromètre mensuel.

 


La dégradation de l'opinion est commune à toutes les catégories de population.
Même les sympathisants de droite y sont moins favorables et ne sont plus que 57% à la juger bonne (-5 points, contre 39%). Seuls 14% des sympathisants de gauche soutiennent cette politique, contre 85% qui la jugent mauvaise.
Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 mars auprès d'un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas).

From : Afp, le Parisien

 

 

 

Le bouclier fiscal, que Nicolas Sarkozy n'entend pas remettre en cause, est contesté par 67% des Français, 39% réclamant sa suppression définitive et 28% sa suspension, selon un sondage CSA (*) pour  Le Parisien/Aujourd'hui en France.

 

En cette période de crise, une mesure ficelée pour les plus riches fait malgré tout des jalousies. A gauche, on crie à l'injustice. Le socle de droite fidèle à Nicolas Sarkozy doute cependant de plus en plus. Du coup, toutes préférences politiques confondues, près de neuf sondés sur dix (87%) jugent qu'il faut «demander aux plus riches de participer davantage à la solidarité fiscale». Alors que les Français sont unanimes à trouver qu'on «paie trop d'impôts»

 

 

 

Avec la crise économique et la hausse record des déficits publics, elles se sont multipliées sur la base d'un constat simple : pour redresser ses comptes, l'Etat ne pourra pas se contenter de réduire ses dépenses, il devra également augmenter ses recettes, c'est-à-dire les impôts et les prélèvements sociaux. Et, à ce moment-là, comment imaginer d'exonérer les Français les plus riches de cet effort supplémentaire ?

 

 

Concernant 15 500 contribuables en 2008 pour une somme de 563 millions d'euros, le bouclier fiscal a profité l'an dernier à 16 350 foyers fiscaux pour un montant de 585 millions d'euros. Ces chiffres sont donnés par les quotidiens Les Echos et Le Figaro dans leurs éditions de jeudi.

 

Pourtant, Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur ce dispositif.

Un grand nombre d'élus UMP réclament de plus en plus ouvertement un aménagement (CSG et CRDS extraites du bouclier contre une sortie de la résidence principale du calcul de l'ISF), une suspension, voire la suppression du bouclier fiscal. Treize élus UMP avaient d'ailleurs annoncé, juste avant la rencontre, le dépôt d'un texte sur la suspension du dispositif.

 

Le chef de l'Etat leur a opposé une fin de non-recevoir en lançant: «Ne touchez pas au bouclier fiscal !». Pas question non plus d'extraire la CSG et la CRDS du bouclier fiscal. «Nous ne changerons pas de politique économique».

Dix jours après la lourde défaite de la majorité aux régionales, ces interrogations ont pris l'allure d'une fronde. Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, Jean-François Copé, son homologue à l'Assemblée, Alain Juppé, l'ancien premier ministre, et bien d'autres réclament désormais des aménagements ou mieux une suspension de cet avantage accordé à quelque 19 000 contribuables les plus fortunés.

Pour le chef de l'Etat, c'est inacceptable. Le bouclier fiscal est, en effet, le symbole par excellence de son quinquennat.

 

 

L'ex-Premier ministre Alain Juppé a suggéré mardi de revenir sur le bouclier fiscal, soulignant qu'il ne serait "pas choqué" qu'"on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise".

"Il faut s'interroger sur ce qu'on appelle le bouclier fiscal parce que les choses ont changé, la crise est venue", a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur France Info.

"On voit aujourd'hui qu'une petite minorité de très riches ne cesse de s'enrichir", a-t-il ajouté.

"Ca ne me choquerait pas qu'on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise", a estimé M. Juppé, indiquant avoir "cru comprendre que dans les débats qui ont eu lieu dans le groupe parlementaire UMP, la question avait été posée".

 

 

 

Treize députés UMP appellent à "suspendre le bouclier fiscal pour redonner du sens à la politique"

Nous l'observons depuis des mois : la déconnexion entre les annonces de la politique nationale et ce que vivent nos concitoyens n'a cessé de s'accentuer. Les résultats des dernières élections régionales comme leur taux d'abstention massif l'attestent.

La déception est d'autant plus forte qu'elle a succédé à beaucoup d'espoir (peut-être trop) suscité par la campagne présidentielle. Le risque de découragement est aujourd'hui si grand qu'il nous semble urgent de répondre à une triple exigence.

Le bouclier fiscal, c'est "reporter la fiscalité des plus riches vers les moins riches" D'abord, rappeler la vérité. La dette est énorme, et tout le monde sait qu'il faudra la rembourser.La question des retraites est liée à l'allongement de la durée de la vie, et tout le monde sait qu'il faudra cotiser plus longtemps. La santé et la présence médicale ont un coût, et tout le monde sait qu'il faudra trouver des financements.

 

 

Sur ces sujets majeurs, comme sur la réforme territoriale, les Français sont bien plus lucides qu'on ne le dit généralement. Ils n'attendent des hommes politiques ni mesures magiques ni miracles.

En revanche, ce qu'ils expriment, de façon parfois même désespérée, c'est un manque cruel de perspectives communes, sur tous ces sujets, qui permettent de dépasser les intérêts et les réponses catégorielles en faisant appel à l'intérêt général.

 

 

Dans un monde en plein bouleversement, le risque de décrochage pour notre pays est réel. La dette atteint près de

1 500 milliards d'euros et il faudra des années pour redresser notre situation financière.

La maîtrise de la dépense publique – nécessaire – n'y suffira pas. Et nous sommes convaincus qu'il faudra également augmenter les recettes fiscales.

Double effort donc, qui demande que l'on hiérarchise les réformes, que l'on fixe des priorités, qu'on y consacre le temps du dialogue et de l'explication.

Assurer un plus juste partage de l'effort demandé. Avec la crise, le bouclier fiscal va apparaître comme une injustice de plus en plus grande. Où trouve-t-on les ressources pour maintenir une couverture santé dans laquelle la dépendance pèse de plus en plus lourd ? Si l'on doit faire appel à la CSG, il serait inconcevable que ceux qui bénéficient du bouclier fiscal ne participent pas à cet effort.

 

 

De même, la réforme des retraites  réclame non seulement notre courage mais aussi des signes d'équité. L'effort promis et tenu sur le minimum retraite (+ 25 % sur cinq ans) n'empêche pas certaines "retraites chapeau" d'apparaître comme de véritables provocations.Ce sont des signes inacceptables, comme sont inacceptables certains écarts de rémunération proprement insensés récemment affichés.

 

Redisons que, de ce point de vue, la fiscalité peut être un outil d'équité. C'est pourquoi nous demandons la suspension du bouclier fiscal et déposerons à cet effet une proposition de loi.

Voilà longtemps que notre pays entretient un rapport particulier à la politique en lui demandant du sens. Aujourd'hui, trop de Français ne perçoivent plus ce sens qui appelle à vivre ensemble, à construire un avenir commun.

Dans une société qui s'émiette et se fragilise dangereusement, donnons des signes pour redonner du sens.


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Jean-Paul Anciaux, député de Saône-et-Loire ; Loïc Bouvard, député d'Indre-et-Loire ; Marc Bernier, député de Mayenne ; Pierre Cardo, député des

Yvelines ; René Couanau, député d'Ille-et-Vilaine ; Jean-Yves Cousin, député du Calvados ; Jean-Pierre Decool, député du Nord ; Jean-Pierre Giran,

député du Var ; Jean Grenet, député des Pyrénées-Atlantiques ; Marie-Anne Montchamp, député du Val-de-Marne ; Michel Piron, député de Maine

-et-Loire ; Michel Raison, député de Haute-Saône ; Jean-Marie Rolland, député de l'Yonne.

 

 

 

 

On ne peut pas mesurer l'impact du bouclier fiscal en matière de maintien en France, voire de retour, des détenteurs de revenus importants.( voir les évasions fiscales vers la Suisse , affaire des banques HSBC ,....)

 

Le bouclier fiscal permet-il aux hauts revenus de consommer plus ?

Non. L'essentiel des restitutions liées au bouclier fiscal concerne seulement une poignée de  ménages disposant de patrimoines considérables.

 

Si l'on examine les 100 restitutions les plus élevées auxquelles a procédé l'Etat (qui représentent un tiers du coût du bouclier fiscal), elles concernent des ménages détenant plus de 15,8 millions d'euros. Ces ménages ont reçu en moyenne 1,15 million d'euros.A ces niveaux de patrimoines, l'essentiel du revenu additionnel vient alimenter l'épargne et les spéculations boursières.

 

 

Si l'on souhaite stimuler la consommation, ce sont vers ceux qui ont les revenus les plus faibles (et donc la propension à consommer la plus élevée) qu'il faut se tourner.

L'objectif officiel du bouclier fiscal est de limiter une fiscalité trop lourde. Qu'en est-il réellement ?

Les recettes fiscales servent à financer des biens publics et de la redistribution. Dire que la fiscalité est trop lourde, c'est en fait une manière de dire qu'elle est "trop lourde" pour les plus riches.

Un exemple : le revenu de solidarité active (RSA) est financé par un impôt nouveau de 1,1 % sur les revenus fonciers et de l'épargne. Cet impôt est payé par tous ... sauf ceux qui sont protégés par le bouclier fiscal.

 

Il convient d'ailleurs de noter qu'il ne s'agit que d'un élément d'une démarche générale, dont participent également la réforme de 2007 sur les droits de succession (qui concerne 3 % des plus riches) et l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la baisse de la TVA sur la restauration, le refus de 'attaquer sérieusement aux niches fiscales...  Quelques milliards d'Euros par an de manque à gagner pour l'Etat .

 

Toutes ces mesures vont dans le même sens : reporter la fiscalité des plus riches vers les moins riches. Il est donc important de ne pas limiter le débat au bouclier fiscal, mais de considérer la politique fiscale dans son ensemble.

from : le Monde , le Parisien , ...


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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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