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Les élections européennes se déroulent du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne pour élire 751 députés pour cinq ans. La campagne officielle démarre le lundi 12 mai. Mode d'emploi du scrutin.

 

- 22 au 25 mai -

élections dans les 28 États membres de l'UE. Le 22 au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, le 23 en Irlande et en République Tchèque, le 24 en Lettonie et en Slovaquie, le 25 dans les autres pays, dont l'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grèce et l'Italie.

Aucun résultat ne pourra être officiellement diffusé avant la fermeture des derniers bureaux de vote, à 21H00 GMT en Italie.

 

- 751 députés -

Les Etats membres envoient un nombre de députés tenant compte de manière dégressive de leur poids démographique: de 96 pour l'Allemagne à six pour les plus petits pays comme le Luxembourg, Malte et Chypre. La France élit 74 eurodéputés.

Les élections se déroulent au scrutin de liste dans tous les pays. La plupart ont une circonscription unique. Il y a plusieurs régions dans cinq pays, dont la France, l'Italie et le Royaume-Uni. La moitié imposent des seuils pour avoir des élus, dont la France, l'Italie et la Pologne.

 

- Depuis 1979 -

Le Parlement européen est élu pour 5 ans au suffrage universel direct depuis 1979. Ce sera donc cette année la 8e fois. Auparavant, il était composé de représentants des Parlements nationaux.

 

- 43% -

Le taux de participation a diminué à chaque élection. En 1979, il fut de 63%, avant de tomber à seulement 43% vingt ans plus tard. Des taux records sont attendus cette année.

 

- 7 groupes -

Les eurodéputés ne se rassemblent pas par nationalités, même si les préoccupations et les intérêts nationaux jouent un rôle dans les votes. Ils se réunissent par affinités politiques. Le Parlement sortant en comptait sept: centre-droit du PPE, socialistes, libéraux, écologistes, gauche radicale, conservateurs (essentiellement britanniques, polonais et tchèques), eurosceptiques (essentiellement britanniques et polonais). L'extrême droite aspire à en créer un huitième autour du Front national français et du Parti du peuple néerlandais.

 

- 4 dirigeants à renouveler -

Après les élections, les quatre principaux dirigeants des institutions européennes seront renouvelés. A commencer par celui de président de la Commission. Pour la première fois, les chefs d'Etat et de gouvernement devront tenir compte du résultat des élections. Il n'est pas garanti qu'ils choisissent un des chefs de file des partis.

Seront ensuite désignés les 27 autres commissaires, un par Etat, dont le chef de la diplomatie de l'UE. Sont en jeu également les présidences du Parlement et du Conseil européen.

 

- 1 siège, 2 lieux de travail -

En vertu des traités, le siège du Parlement est à Strasbourg, où doivent se tenir 12 sessions plénières par an. Dans les faits, les députés ne siègent que quatre jours par mois en France. Le reste du temps, ils travaillent en commission à Bruxelles, où a été construit un gigantesque bâtiment avec hémicycle. Chaque mois, quelque 5.000 personnes (députés, assistants, fonctionnaires, représentants de la Commission et interprètes) font la transhumance entre les deux villes. La bataille du siège fait rage depuis des années, les opposants à Strasbourg dénonçant notamment le coût du système actuel .

 

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 Après que son parti a rallié les suffrages dimanche lors des élections européennes, Marine Le Pen apparaît en Une d'un grand nombre de quotidiens régionaux

La presse quotidienne régionale prend des accents nationaux en ce lendemain d'élections et titre quasi-unanimement sur la victoire de l'extrême droite aux élections européennes.

Dans le nord de la France, la présidente du FN apparaît en Une de La Voix du Nord qui titre «Un seul vainqueur: le Front National» et du Courrier Picard qui ouvre sur «La France inquiète l'Europe».

Même constat dans l'est où Marine Le Pen fait la Une des Dernières nouvelles d'Alsace («La percée des anti-européens») et du Républicain Lorrain qui annonce «Le FN flambe, le PS coule» et qui présente en colonne de droite les neuf élus de la région.

Dans le sud-est, c'est Jean-Marie Le Pen, élu dans la région, qui apparaît en Une de La Provence sous le titre «Le FN met le feu». Même constat chez Nice Matin («Le FN écrase l'UMP et le PS») et Corse Matin qui ajoute une tonalité régionale en titrant: «FN en tête, Corse sans voix». Le Dauphiné Libéré prend note de «La victoire historique du FN» et affiche en Une le visage de sa présidente célébrant la victoire.

La Dépêche du Midi titre «Le choc» et affiche une photo de Marine Le Pen de dos sur un fond noir. La présidente du FN fait également la Une de Sud-Ouest sous le titre «Le FN rafle la mise, la gauche s'effondre».

Dans l'ouest, on ouvre également sur la victoire de l'extrême droite tout en précisant que l'UMP arrive en tête dans la région. C'est le cas notamment du Télégramme qui titre sur «Le tsunami bleu marine» et de Ouest France qui annonce «FN à 25%: le choc» en précisant que «l'ouest résiste à la vague FN».

Au milieu de toutes ces Unes sur la victoire du Front National, Le Journal du Centre ne dit pas autre chose mais  s'essaie au jeu de mots en titrant: «Un vrai raz de… Marine.

 

 

 

 

Européennes: ce qu'il faut retenir des propositions économiques des partis

Petit guide à l'intention de ceux qui vont voter. Jetez un oeil sur les principales orientations économiques des partis pour la croissance, l'emploi, l'immigration, l'euro...

 Les élections européennes ont lieu en France ce dimanche 25 mai. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la campagne n'a pas été à la hauteur de l'enjeu. Il faut dire que les partis politiques n'ont pas joué le jeu non plus de leur côté et ont tardé à rendre visible leurs programmes, propositions, ambitions, orientations européennes.

L'ancien Premier ministre Alain Juppé a très bien résumé la situation dans un entretien au Monde : "L'image de l'Europe n'est pas bonne. On la charge de tous les péchés de la planète. Elle est, dit-on, bureaucratique, peu démocratique, naïve dans ses négociations commerciales, divisée sur les grands sujets diplomatiques comme l'Ukraine...".

Duc coup, l'Europe ne mobilise plus. Chaque scrutin ne fait que confirmer cette fâcheuse tendance. Le taux d'abstention était de 39,3% en 1979, lors du premier vote pour les eurodéputés au suffrage universel. Il a grimpé à  59,37% en 2009. Et il devrait très probablement battre un nouveau record cette année. Selon un sondage CSA, seulement 35% des Français se déclarent tout à fait certains d'aller voter. 

Et pourtant, les enjeux sont d'importance en cette période de crise économique. Les Français l'ont d'ailleurs compris puisque ils sont 60% à dire non à la question "la France devrait-elle sortir de l'Union européenne?", selon un sondage Viavoice, et  56% à considérer que la France est plus forte  économiquement en restant au sein de l'UE et de la zone euro (sondage BVA).

LireL'Europe fait rêver de moins en moins de Français>
Les partis politiques français ont mis du temps à présenter leurs propositions. C'est désormais chose faite. Chacun y va de son projet: 12 pages à l'UMP, 84 à EELV… Le Parti socialiste avance 50 propositions, l'UDI 65... Voici les idées des principaux partis à retenir sur 6 grandes thématiques: la croissanceDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque, l'emploi, l'euro, la politique agricole commune, l'immigration et la finance.

 

1 - La croissance
Ils sont tous d'accord sur un point. Il faut relancer la machine à l'échelle européenne pour espérer pouvoir réduire les déficits, la dette publique, s'attaquer de front au chômageDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque et recréer une dynamique économique globale.

Le parti socialiste propose donc de réviser le pacte de stabilité pour donner la priorité à la croissance, la relance et l'emploi. "Nous voulons un calendrier étendu, crédible et réaliste de réduction des déficits publics et nous continuerons de soutenir financièrement les dépenses d’avenir Indispensables au retour de la croissance en Europe".

Pour l'UMP, la crise actuelle n'est pas une crise de la demande, mais de la production. Il faut donc changer de modèle de croissance et "faire de la France comme de l'Europe une terre de producteurs, et non pas seulement un grand marché de consommateurs". L'Europe doit également favoriser la croissance des PME, pilier de l'économie de l'Union. C'est pourquoi l'UMP propose un "Small Business Act" pour réserver une part des marchés publics aux PME et un "Buy European Act" pour réserver une part des marchés publics européens aux entreprises de l'Union. Il faut enfin des grands projets industriel, spatial, énergétique et d'infrastructures pour relancer la croissance.

Dans les 20 propositions d'EELV, il n'est aucunement question de retour à la croissance en Europe en tant que tel même si le sujet est repris dans les différentes ambitions via la création d'emplois, le salaire minimum européen, la protection des produits issus de l'Union par des droits de douane…

Les centristes (UDI-MoDem) préconisent quant à eux une politique industrielle européenne favorisant l'emploi afin de lutter contre la désindustrialisation, un plan ambitieux d'infrastructures, l'essor de grands champions européens, un small business act pour les PME et une mobilisation des fonds de la Banque européenne d'investissements (BEI) au service de l'économie réelle.

 
2 - L'emploi
C'est un des principaux thèmes de cette élection. A l'UMP, on en fait même "la priorité des priorités". Le parti de droite propose donc de favoriser l'emploi en particulier des jeunes en renforçant l'utilisation du Fonds social européen pour l'intégration professionnelle, soutenir la formation initiale et tout au long de la vie, l'apprentissage, l'entrepreunariat, la mobilité professionnelle... Cela passe également par une action de la BCE pour le soutien à la croissance et donc l'emploi. L'UMP préconise une préférence européenne pour les PME et l'accès aux marchés publics (voir ci-dessus).

Au PS, la réduction des déficits publics est un objectif mais elle ne peut être un horizon politique surtout lorsqu'elle se fait au détriment d'investissements structurants nécessaires pour combattre le chômage qu'il faudra donc privilégier. Il recommande également l'adoption d'un pacte pour la sidérurgie européenne pour éviter des situations à l'image du symbole de  Florange et parce qu'il est "illusoire de croire que la recherche et l'innovation survivent quand la production est partie".

Le Parti de Gauche préconise quant à lui de sortir la dette de l'emprise des marchés pour relancer l'emploi, un grand plan européen d'investissement pour reconstruire les économies et offrir aux européens un modèle de développement qui leur garantisse du travail, des revenus décents, une protection sociale. Il propose également un bouclier social pour sécuriser les emplois et éradiquer la précarité. L'Union économique et monétaire doit enfin être au service de la création d'emplois.

A l'UDI-MoDem, toutes les mesures de soutien à la croissance annoncées ci-dessus doivent favoriser l'emploi en Europe. Les centristes proposent d'engager les premières étapes de la création d'un droit du travail européen, via un contrat européen d'apprentissage pour première étape.

Le Front national vise pour sa part spécifiquement la directive détachement des travailleurs en proposant d'en sortir pour arrêter de détruire l'emploi des Français en offrant la possibilité de payer un travailleur étranger moins cher.
 

3 - L'immigration
L'immigration est un sujet prédominant dans beaucoup de programmes. L'UMP l'a même placée en tête de ses propositions, espérant ainsi très certainement pouvoir chasser sur les terres du Front national. C'est pourquoi le parti de droite propose une "Europe sûre de ses frontières" et qui ne s'élargit pas indéfiniment, avec notamment un commissaire européen de l'Immigration qui serait à la tête d'une agence européenne de l'espace Schengen, et l'opposition de l'entrée dans l'espace Schengen de la Roumanie et de la Bulgarie.

A son habitude, le Front National en a fait son principal cheval de bataille. Il propose depuis longtemps déjà de régler tous les maux par une prise à bras le corps des questions liées à l'immigration. Cela passe notamment par une sortie de l'espace Schengen, du rétablissement des frontières nationales. "Cette mesure de bon sens est la seule à même de restreindre rapidement le ravitaillement en drogue des dealers sur notre territoire ainsi que l'emprise sans cesse plus dévastatrice de la délinquance nomade étrangère".

Ce n'est pas la même logique au PS qui propose de développer des relations fortes avec les pays de la rive sud de la Méditerranée. "L'union européenne doit résolument faire le choix de la Méditerranée et de l'Afrique". Il faut également lutter contre les extrémismes des partis populistes qui désignent des coupables et proposent des solutions séduisantes, tient-il à préciser...

Du côté du Centre, on plaide pour une politique européenne de l'immigration avec des quotas annuels validés par le Parlement et pour l'instauration d'une "véritable police européenne des frontières".

EELV dit "non à l'Europe forteresse". L'Union peut et doit accueillir des migrants. "Contrairement aux fantasmes populistes, l'immigration est une chance. C'est aussi un besoin pour des pays vieillissants comme l'Allemagne. L'immigration est financièrement très profitable aux pays européens".

Le Parti de Gauche veut renégocier les accords de Schengen au profit d'une action résolue en faveur de politiques nouvelles de migrations internationales et de co-développement, en particulier avec les pays méditerranéens.

 

4 - L'euro
L'euro est-il la source de tous les maux? A en croire le Front National, l'euro "est une prison" et il faut impérativement s'en libérer. C'est pourquoi le parti d'extrême droite propose de mettre fin aux plans de renflouement qui ne font qu'aggraver la dette, de revenir à une monnaie nationale et d'assainir les pratiques des banques.

Pour le Parti socialiste, l'euro est un outil et n'est que le reflet des politiques monétaires. Il propose donc de réviser la politique monétaire pour une parité plus équilibrée de la monnaie unique. La BCE doit également mettre en œuvre une politique plus favorable à la croissance et à l'emploi. Il faut enfin doter l'Union d'un gouvernement économique qui manque à la zone euro.

Même son de cloche à EELV. "Ceux qui veulent sortir de l'euro se trompent de combat". Il faut par contre "réparer" la monnaie unique. Pour cela, il faut notamment réformer la gouvernance et les objectifs de la BCE. "La gestion d'une monnaie commune exige par ailleurs une politique économique, sociale et fiscale européenne coopérative". EELV veut instaurer des critères de convergence sociaux et fiscaux comme outils d'une nouvelle politique économique européenne, définie par Bruxelles, le Parlement européen et les Etats. 

Pour le Parti de gauche, il faut refonder l'euro pour "en faire une monnaie au service des peuples". La Banque centrale doit pouvoir financer les investissements publics indispensables aux besoins sociaux. Les statuts de la BCE doivent être changés et il faut créer un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire.

Pour l'UMP, la BCE doit servir non seulement la lutte contre l'inflationDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque et la stabilité monétaire, mais aussi la croissance et l'emploi.

Les centristes veulent renforcer la zone euro en la dotant d'un véritable gouvernement et d'un budget autonome.

 
5 - La PAC
La réforme de la politique agricole commune (PAC) est quasiment dans tous les programmes. Il y a une unanimité pour revoir de fond en comble un système qui ne marche plus.

Pour EELV, "la PAC néglige l'agronomie, la vie des sols". Il faut selon le parti écologiste affecter 50% des fonds attribués à l'agriculture paysanne et aux circuits courts. Il fixe également un objectif de 30% de production biologique en Europe pour 2030.

Le Parti socialiste considère que le modèle intensif de la PAC a largement vécu. Il faut désormais promouvoir un développement plus durable de l'agriculture tout en assurant l'autonomie alimentaire de l'Europe avec des produits sains et diversifiés.

Le Parti de gauche prône une refondation de la PAC, pour développer une agriculture écologique, paysanne et de proximité et qui devra favoriser le principe de souveraineté alimentaire.

Le Front National souhaite renationaliser la politique agricole commune en augmentant et en sanctuarisant le budget dédié aux aides agricoles, en interdisant ou taxant les produits issus des pays qui ne respectent pas nos normes ou qui ont recours au dumping social et en soutenant quand cela est nécessaire les prix des denrées agricoles.

Le programme centriste défend une PAC qui permet l'autosuffisance alimentaire et le développement des secteurs agroalimentaires porteurs d'emplois.

L'UMP considère que l'agriculture est un atout hautement stratégique. C'est pourquoi il faut "exiger le maintien d'une politique agricole commune forte, durable et dotée d'un budget ambitieux".

 

6 - La finance
Crise bancaire, crise des subprime, politique de soutien aux établissements bancaires avec le sentiment que les contribuables ont payé pour les erreurs des banques… l'Union bancaire en cours de constitution devient donc pour beaucoup une nécessité.

Au PS, on considère notamment qu'elle consolidera la zone euro, permettra de surveiller toutes les banques et d'intervenir en cas de faillites. Cela passe également par davantage de transparence des établissements bancaires pour faire cesser l'évasion fiscale vers les paradis fiscaux.

A EELV, l'idée est simple: "mettre la finance au pas" avec comme priorité la transparence, et la réorientation de la finance au service de l'économie réelle et donc de l'emploi. EELV soutient une séparation stricte des banques de dépôt et des banques d'investissement sans exception, demande également d'urgence le démantèlement des paradis fiscaux, la fin du secret bancaire et la création d'un parquet européen pour lutter contre la criminalité financière et la corruption.

Le Front national propose d'assainir les pratiques des banques afin de "sécuriser l'épargne des Français de plus en plus menacée depuis l'exemple de Chypre, où l'UE a imposé le vol d'une partie des dépôts des épargnants".

Le Parti de Gauche considère que les actionnaires des banques, les spéculateurs et la finance doivent assumer le prix de la crise dont ils sont responsables. Les produits financiers doivent être placés sous une surveillance stricte des pouvoirs publics. "Il faut en finir avec la cotation en continu, les ventes à découvert nues et les marchés de gré à gré". Il faut contrôler les mouvements de capitaux, briser les conglomérats bancaires, séparer les banques de dépôts des banques d'affaires, bloquer tous les mouvements de capitaux vers les paradis fiscaux…

 

Européennes : le ministère de l'intérieur français réfute des accusations de fraude

380 millions d'Européens étaient appelés aux urnes dimanche 25 mai pour élire leurs eurodéputés.

Le ministère de l'intérieur français a démenti des accusations de fraude aux européennes, dimanche 25 mai. A la mi-journée, le Front national a dénoncé des « dysfonctionnements », comme l'absence de bulletins de vote dans certains bureaux.
Après « vérifications », « aucun des faits avancés » par le Front national sur des « dysfonctionnements » du scrutin européen « n'est en mesure de porter atteinte à la sincérité » de l'élection, a indiqué le ministère de l'intérieur dans un communiqué, « soit parce qu'ils ne sont pas avérés, soit parce qu'ils avaient déjà été traités » ces derniers jours par les services concernés.

Le Front national a dénoncé « de très nombreux dysfonctionnements » dans le déroulement du scrutin des européennes et accusé le gouvernement « de truquer par les moyens les plus odieux le vote des Français ».

 

L'ABSENCE DE BULLETINS DE VOTE

Dans un communiqué, le parti de Marine Le Pen dénonce notamment « l'absence de bulletins de vote du FN » dans plusieurs départements, dont l'Essonne, des communes de la Nièvre, de Seine-et-Marne, de Saône-et-Loire, de Moselle. Les préfectures de la Nièvre et de Saône-et-Loire ont affirmé pour leur part que tous les bureaux de vote avaient été normalement fournis en bulletins.

Selon des informations obtenues par Le Monde, des bulletins du FN étaient manquants à Sainte-Geneviève, dans l'Essonne. Ces bulletins étaient cachés sous ceux d'autres listes. Le président du bureau les a tout de suite rétablis. A Savigny, la commune a reçu les 23 000 bulletins du FN, mais une erreur a été faite sur le récépissé, qui indiquait 6 300. L'erreur a été signalée jeudi par la mairie au mandataire FN, avant qu'il ne s'aperçoive que ce n'était qu'une faute de frappe.

En outre, des difficultés d'acheminement ont été relevées en Seine-et-Marne, mais tout a été livré à l'heure. Dans la Nièvre, les bulletins FN étaient manquants à la veille du scrutin. La préfecture les a récupérés avant l'ouverture des bureaux. Des problèmes d'acheminement ont également été signalés en Saône-et-Loire. Ils ont été résolus avant l'ouverture des bureaux. A Paray-le-Monial, le mandataire FN a signalé à 9 h 30 que les bulletins du FN n'étaient pas ceux de la bonne circonscription. Après vérification, aucun problème n'a été relevé.

 

DEUX MAIRES DÉMENTENT LES ACCUSATIONS DU FN

Interrogés par Le Monde, les maires du troisième arrondissement de Paris et d'Evry, dans l'Essonne, démentent. « C'est une information complètement fausse, confie Pierre Aïdenbaum, maire (PS) du 3e. J'ai fait le tour des quinze bureaux de vote de l'arrondissement avec le directeur général des services, chargé du déroulement du scrutin. J'ai pu constater que les bulletins du FN étaient bien partout présents », précise-t-il.

M. Aïdenbaum estime que le FN « contrevient par un tel communiqué aux règles électorales. Aucun parti politique n'a le droit de s'exprimer publiquement pendant le déroulement du vote », relève le maire du 3e
arrondissement de la capitale.

Françis Chouat, maire (PS) d'Evry (Essonne) qualifie de « mensonge absolu » les déclarations du FN concernant l'absence de bulletins de vote pour sa liste dans la ville. « Il n'y a strictement aucun problème. J'ai vérifié tous les bureaux. Y figurent tous les bulletins FN avec la bonne liste », insiste l'édile. « Qu'Evry figure dans la liste des villes ciblées par le FN n'est pas le fait du hasard », relève M. Chouat, successeur de Manuel à la mairie depuis 2012.

 

ACCUSATIONS D'EUROPE CITOYENNE ET DE NOUS CITOYENS

D'autres mouvements ont également dénoncé des dysfonctionnements. Selon un porte-parole d'Europe citoyenne, des bulletins de ces listes conduites par l'ancienne ministre Corinne Lepage n'étaient pas disponibles dans certains bureaux d'Ile-de-France, alors qu'ils avaient été fournis par les listes. Même chose pour le mouvement libéral Nous citoyens, qui a fait état de difficultés – absence de bulletins de vote – dans le Cher, à Angers ou encore à Perpignan. Les listes Debout la France, conduites par Nicolas Dupont-Aignan ont elles aussi dénoncé des mises à disposition aléatoires de leurs bulletins de vote dans certains bureaux.

 

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http://www.elections2014.eu/fr/in-the-member-states/France

 

http://www.elections2014.eu/fr/new-parliament

 

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Le Parlement européen est composé de 766 députés élus dans les 28 pays membres de l'Union européenne élargie. Depuis 1979, les députés sont élus au suffrage universel direct pour une durée de 5 ans.
Chaque pays décide de la forme que revêt l'élection sur son territoire, mais doit garantir l'égalité entre les sexes et le secret du scrutin. Les élections au Parlement européen sont organisées selon le système de la représentation proportionnelle. L'âge électoral est fixé à 18 ans, sauf en Autriche, où il est de 16 ans.

Les sièges sont attribués selon le critère de la population de l'État membre. Un peu plus d'un tiers des députés sont des femmes. Les députés au Parlement européen sont regroupés non par nationalité mais par affinité politique.

Les députés au Parlement européen partagent leur temps entre leur circonscription, Strasbourg – où se tiennent 12 périodes de session par an - et Bruxelles, où ils assistent aux périodes de session supplémentaires, ainsi qu'aux réunions des commissions et des groupes politiques.

Les modalités de l'exercice du mandat de député sont énoncées dans le Statut de 2009

 

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Par groupes politiques
Le système de groupe politique au sein du Parlement européen est très spécifique. Plutôt que de se référer uniquement aux intérêts nationaux, les députés européens sont invités à se regrouper dans des formations plurinationales représentatives d’intérêts communs.

Sur les 766 eurodéputés, 737 sont répartis en 7 groupes politiques. Pour former un groupe politique, il faut au minimum 25 députés européens originaires d'au moins 7 Etats membres de l’UE. 32 eurodéputés ont choisi de ne pas être rattachés à un groupe politique : ils prennent l’étiquette de "non inscrits".

 

Groupe du Parti populaire européen (PPE)
Le président du groupe Joseph Daul est français. Ancien agriculteur et militant des mouvements agricoles, il devient député européen en 1999. Il est élu à la présidence du groupe le 9 janvier 2007 pour remplacer Hans-Gert Pöttering (devenu Président du Parlement), puis réélu en 2009, et en 2012.
Fort de ses 274 députés européens représentant tous les Etats membres de l’Union sauf le Royaume-Uni, le PPE est le plus grand groupe du Parlement européen. Il est aussi une composante importante du paysage politique européen : plusieurs Premiers ministres actuels dans les Etats membres de l'UE et le Président de la Commission européenne, appartiennent à cette famille politique.

Si l’on considère la répartition par nationalités, les 42 parlementaires de la délégation allemande représentent le plus grand bloc du groupe. A l'opposé, le Danemark et l’Estonie ont un seul représentant chacun. La délégation française est composée de 30 élus appartenant essentiellement à l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

Plus connu sous l'acronyme de PPE, le "groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens)" réunit des partis démocrates-chrétiens, conservateurs et du centre-droit. Suite à la défection du parti conservateur britannique après les élections de juin 2009, le PPE-DE (pour "Démocrates européens") redevient le PPE. Fondé en 1953 (sous le nom de Groupe Démocrate-Chrétien), à l’époque de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), le PPE est le groupe politique le plus important en nombre depuis 1999. Il jouit d’une confortable majorité par rapport au groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), qui compte 195 membres.

Les élections européennes de 2009 ont marqué un relatif succès pour le groupe qui a obtenu 36 % des suffrages, en baisse de 2 points par rapport à 2004.

 

Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen (S&D)
L'autrichien Hannes Swoboda a succédé à l'actuel président du Parlement, Martin Schulz, à la présidence du groupe S&D. Il a été élu député européen en 1996. Entre janvier 1997 et juillet 2009, il a été vice-président de la délégation pour les relations avec l'Europe du Sud-Est.
Le Groupe S&D réunit les sociaux-démocrates, les socialistes, les travaillistes et les démocrates membres du Parlement européen. Il représente actuellement le deuxième groupe du Parlement et les 28 Etats membres.

Aux élections de 2009, les socialistes ont obtenu 25 % des votes, ce qui leur a permis d'obtenir 190 sièges, occupés par des élus originaires de tous les Etats membres. L'Allemagne, l'Espagne et l'Italie représentent les délégations nationales numériquement les plus importantes avec 23 membres (issus du Parti social-démocrate d'Allemagne SPD, du PSOE espagnol et du PD italien).

Suite aux élections de juin 2009, le Parti socialiste européen (PSE) a accueilli les 22 députés du parti démocrate italien (PD, anciennement dans l'ADLE) pour devenir l'Alliance Progressiste des Socialistes et des Démocrates au Parlement européen (S&D). Il compte aujourd'hui 195 sièges.

 

Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE)

Le Belge Guy Verhofstadt a été élu président du groupe suite aux élections de 2009. Fédéraliste convaincu et ancien Premier ministre de la Belgique, il dirige le parti libéral flamand Open VLD.
Avec 84 députés issus de 21 pays, l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE) est le troisième groupe politique d’importance au Parlement européen.

En termes de délégations nationales, les Etats membres les plus représentés au sein de ce groupe sont l’Allemagne et le Royaume-Uni (12 membres chacun).

A mi-chemin entre les deux groupes politiques numériquement les plus forts et ceux à taille plus petite, l’ADLE, résolument fédéraliste, cherche à faire pencher l’équilibre des pouvoirs vers le centre.

 

Groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE)

Les Verts/ALE ont élu 2 co-Présidents en 2009 : le Français  Daniel Cohn-Bendit, député européen depuis 1994 et co-président depuis 2004 ; l'Allemande Rebecca Harms, députée européenne depuis 2004.
Ce n’est qu’en 1984 que les Verts ont commencé à coordonner leurs efforts au niveau européen. En juillet 1999, ils ont rejoint l’Alliance libre européenne qui regroupe les partis militant notamment pour le droit des nations sans Etat et des régions d’Europe à l’autodétermination. Ils ont donné naissance à un nouveau groupe politique : les Verts/ALE.
Ce groupe comprend 58 parlementaires européens.

La délégation française est à sa tête avec 16 députés, suivie de l'Allemagne avec 14 députés.

 

Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (ECR)
L'ECR est présidé par le britannique Martin Callanan, député européen depuis 1999. Il a été élu à la tête du groupe depuis mi-décembre 2011.
A l'initiative des conservateurs britanniques, rejoints par l'ODS tchèque et le PiS polonais, le groupe des conservateurs et des réformateurs européens (ECR), aussi connu sous le nom de "groupe antifédéraliste", naît le 30 mai 2009.

Ses 57 membres, essentiellement issus des Démocrates européens (DE) et de l'Alliance pour l'Europe des nations (AEN), en font le quatrième groupe du Parlement européen.

L'ECR est composé de 27 conservateurs britanniques, de 12 Polonais du parti Droit et Justice, de 9 conservateurs tchèques, d'un Belge, d'un Danois, d'un Croate, de deux Italiens, d'un Hongrois, d'un Letton, d'un Lituanien et d'un Néerlandais.

 

Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL)

La députée allemande Gabriele Zimmer préside ce groupe depuis mars 2012. Elle est députée européenne depuis 2004 et membre du parti Die Linke depuis 2007.
Avec 35 députés issus de 14 Etats membres, le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) est le sixième groupe politique du Parlement européen, et fait office de forum de coopération des partis de gauche. Le groupe GUE/NGL a été créé en 1994, au début de la quatrième législature. Avant cette date, les partis se positionnant à gauche du groupe socialiste ont coopéré dans d’autres formations.

Lors de l'élargissement intégrant l’Autriche, la Finlande et la Suède, en janvier 1995, les représentants des partis de gauche des pays nordiques ont rejoint le GUE. Le groupe est composé de deux sous-groupes : la gauche unitaire européenne et la gauche verte nordique.

La délégation allemande est la plus importante avec 8 députés, suivie de la délégation française qui en compte 5.

Groupe Europe de la liberté et de la démocratie (EFD)

L'EFD est dirigé conjointement par le britannique Nigel Farage, fondateur du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), favorable au retrait britannique de l'UE, et l'italien Francisco Speroni, membre de la Ligue du Nord, hostile à la poursuite de l'intégration.
Avec pour priorité le non au référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, le groupe souverainiste Europe de la liberté et de la démocratie (EFD) est né le 1er juillet 2009.

Composé essentiellement de membres issus de l'ancien groupe "eurocritique, eurosceptique et euroréaliste" Indépendance / Démocratie (ID) et, en plus faible proportion, de l'Alliance pour l'Europe des nations (AEN), l'EFD représente la septième force politique du Parlement européen avec 31 députés issus de 12 pays.

Avec 8 membres chacun, le Parti de l’indépendance (UKIP) du Royaume-Uni et la Ligue du Nord italienne forment les plus gros blocs du groupe. Les autres délégations se composent de 1 ou 2 députés, dont le Français Philippe de Villiers (MPF/Libertas), vice-président du groupe.

 

Non inscrits
32 eurodéputés sont "non-inscrits", ce qui signifie qu'ils ne sont apparentés à aucun groupe politique. La grande majorité des députés non-inscrits proviennent de partis nationaux d'extrême-droite.

Statut des députésLe nouveau statut des députés européens est entré en vigueur le 14 juillet 2009. Il introduit un salaire identique pour tous, quelle que soit la nationalité, payé par le budget de l'Union européenne. Il en est de même pour les retraites et l'assurance maladie.

L’article 10 du statut fixe le salaire d’un député européen à 6 200 € nets mensuels auxquels s'ajoutent les indemnités de frais généraux de 4 299 €, les indemnités journalières ainsi que les remboursements des frais de voyages.

 

 

Statut des partis politiques
Le règlement du 4 novembre 2003 régit le statut et le financement des partis politiques au niveau européen.

Quatre conditions sont exigées pour qu'un groupement soit reconnu "parti politique au niveau européen":


avoir la personnalité juridique dans l’État membre où il a son siège ;
être représenté, dans au moins un quart des États membres, par des membres du Parlement européen ou avoir réuni (également dans un quart des pays) au moins 3 % des votes exprimés dans chacun de ces États membres lors des dernières élections au Parlement européen ;
respecter les principes fondateurs de l’Union européenne ;
avoir participé aux élections au Parlement européen ou en avoir exprimé l’intention.
Les partis sont financés par le budget général de l'Union européenne mais ils doivent également être financés à hauteur de 15% minimum par d'autres sources. Ces autres sources peuvent être :


les dons provenant de personnes physiques ou morales (12 000 euros maximum par an et par donateur, les entreprises publiques en étant exclues) ;
les cotisations des partis politiques membres du parti politique constitué au niveau européen (à hauteur de 40 % du budget annuel de celui-ci au maximum).
Le parti doit publier chaque année ses recettes et ses dépenses, et déclarer toutes ses sources de financements.  Il ne peut accepter :


Les députés européens Les députés européens sont élus au suffrage universel direct tous les cinq ans. Depuis l'entrée de la Croatie au 1er juillet 2013 et jusqu'aux prochaines élections en 2014, le Parlement européen est composé de 766 parlementaires répartis entre les 28 Etats membres en fonction du nombre d'habitants. Chaque pays a un nombre fixe de sièges, allant de 99 pour l'Allemagne à 6 pour Malte.

les dons anonymes,
les dons de plus de 12 000 euros par personne et par an,
les dons provenant de groupes politiques européens,
les dons d’une autorité publique d’un pays tiers,
les dons provenant des entreprises sur lesquelles les pouvoirs publics peuvent exercer une influence.
Les 15 partis politiques européens qui bénéficient d'un financement de l'UE sont aujourd'hui enregistrés en tant qu'organisations non gouvernementales.

 

 

 

 

 

 

From : le Monde , le Figaro , Parlement Européen ,Challenges ,.....

 

http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/05/25/le-ministere-de-l-interieur-francais-refute-des-accusations-de-fraude_4425426_4350146.html#xtor=AL-32280515

 

http://www.challenges.fr/economie/20140506.CHA3441/croissance-emploi-immigration-euro-ce-que-disent-les-programmes-pour-les-europeennes.html?google_editors_picks=true

 

http://www.touteleurope.eu/l-union-europeenne/institutions-et-organes/parlement-europeen/synthese/les-deputes-europeens.html

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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